Frais d’inscription : Baptiste recule sous pression, mais maintient le cap
Le ministre double le plafond d'exonération à 20 % après le boycott du Cneser et la mobilisation syndicale. La majorité des 111 000 étudiants extracommunautaires paieront quand même seize fois plus cher.
Philippe Baptiste a annoncé le 12 mai un assouplissement de son décret sur les droits différenciés. Le principe d'une majoration jusqu'à 3 941 euros reste intact.
- Le plafond d'exonération passe de 10 % à 20 %, avec paliers à 30 % en 2026 et 25 % en 2027.
- Les frais en licence passent de 178 à 2 895 euros, en master de 254 à 3 941 euros pour les étudiants extracommunautaires concernés.
- 100 000 étudiants extracommunautaires sont actuellement exonérés sur 111 000 inscrits ce sont eux la cible de la réforme.
- Une coalition de neuf syndicats - alliance inédite réformistes/lutte - a appelé à manifester le 12 mai dans toute la France.
- Le ministère table sur 250 millions d'euros de recettes annuelles, à comparer au milliard d'euros de contribution nette des étudiants internationaux.
Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste [1] a annoncé le 12 mai 2026 [2] un assouplissement de son projet de décret sur les frais d’inscription des étudiants extracommunautaires [3]. Le plafond d’exonération que les universités pourront accorder passe de 10 % [4] à 20 % [5], avec deux paliers transitoires: 30 % [6] à la rentrée 2026, 25 % [7] en 2027, avant la cible finale de 20 % [8] en 2028.
L’annonce tombe le jour même d’une mobilisation nationale [9] orchestrée par une coalition de neuf organisations - la Fage, l’Unef, l’Union étudiante, la CFDT, la FSU, la CGT, Sud, FO et l’Unsa [10]. À Paris, les manifestants se sont rassemblés devant Jussieu [11]. À Toulouse, une cinquantaine d’étudiants et de syndicalistes se sont massés sous l’arche de l’université Jean-Jaurès [12]. Dijon, Besançon ont suivi.
Le cadre juridique: un décret qui réveille la loi de 2019
La compétence du ministre pour fixer les droits d’inscription découle de l’article L. 612-3 du Code de l’éducation, qui renvoie au pouvoir réglementaire la détermination des montants annuels. C’est sur ce fondement qu’a été pris le décret instaurant des droits différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans le cadre du plan « Bienvenue en France » en 2019 [15]. Sept ans plus tard, ce dispositif est resté largement théorique: seuls 10 % [16] des étudiants concernés s’en acquittaient effectivement, les universités utilisant à plein leur pouvoir d’exonération. Le décret de mai 2026 ne crée donc pas les droits différenciés - il vise à les rendre, enfin, contraignants en abaissant le plafond d’exonération que les facultés pouvaient mobiliser librement.
On se souvient que l’annonce initiale du plan « Bienvenue en France », en 2019, avait déjà déclenché une mobilisation comparable. La situation actuelle est l’exacte continuation de ce bras de fer: un dispositif voté, jamais appliqué, que le gouvernement tente aujourd’hui de réactiver.
Ce que disent les chiffres: un recul cosmétique
Le mot « recul » mérite d’être manié avec précaution. Le principe demeure: les étudiants non-UE arrivant en France ou changeant de cycle paieront 2 895 euros [14] en licence contre 178 euros [13] aujourd’hui, et 3 941 euros [17] en master contre 254 euros [18]. Soit une multiplication par seize, comme l’a relevé Suzanne Nijdam, présidente de la Fage [19]: « Au niveau national, plus de 100 000 personnes devraient payer 16 fois plus cher leurs droits d’inscription » [20].
Une apparente contradiction de chiffres mérite d’être levée. L’article [21] indique que 100 000 étudiants extracommunautaires sont actuellement exonérés sur 111 000 inscrits, tandis que la Fage [20] annonce que 100 000 personnes paieront seize fois plus cher. Ce sont les mêmes: ces 100 000 étudiants aujourd’hui exonérés constituent précisément la cible de la réforme, puisque le décret abaisse le plafond d’exonération à 20 % - mécaniquement, l’écrasante majorité de ces 100 000 basculera vers les tarifs majorés au fil des renouvellements d’inscription et des changements de cycle.
Les paliers transitoires sont exprimés par le gouvernement en plafond d’exonération: 30 % [6] à la rentrée 2026, 25 % [7] en 2027, 20 % [5] en 2028. Les Échos proposent une lecture en miroir, en chiffrant la part d’étudiants qui paieront les tarifs majorés dès la rentrée prochaine: 70 % [22]. Ces deux comptabilités, exonérés et payeurs, décrivent la même réalité - 30 % d’exonérés correspond bien à 70 % de payeurs: la généralisation est repoussée, pas annulée.
Pourquoi le ministère recule maintenant
Le calendrier ne doit rien au hasard. Le précédent texte, examiné une semaine plus tôt par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche [23], avait été boycotté par une large partie de ses membres [24]. Au sein même de France Universités [25], deux des trois représentants se sont abstenus lors du vote au Cneser [26] et le troisième a voté contre le projet de décret [27].
Le ministère a fini par lâcher du lest. Selon le communiqué transmis à l’AFP [28]: « Après ses échanges avec les acteurs du monde universitaire depuis la présentation du plan Choose France for Higher Education, et notamment ceux avec les dirigeants de France Universités, le ministre a souhaité faire évoluer le décret vers plus de souplesse dans son application pour faciliter sa mise en œuvre » [29]. Traduction: sans concession, le décret risquait d’être inapplicable à la rentrée.
Une coalition inédite: neuf sigles qui s’allient rarement ensemble
Le 12 mai a vu se former une alliance que les chroniqueurs syndicaux qualifient sans détour d’inédite. Réunir dans un même appel la Fage - réformiste, traditionnellement modérée - et l’Union étudiante, c’est déjà un événement. Mais y associer simultanément la CFDT, la FSU, la CGT, Sud, FO et l’Unsa [10] relève d’une configuration que la sociologie syndicale française rencontre rarement: on retrouve côte à côte les centrales dites « de négociation » (CFDT, Unsa, FO) et celles dites « de lutte » (CGT, Sud, FSU). Selon plusieurs sources, un tel front commun ne s’était plus vu, dans l’enseignement supérieur, depuis longtemps. Le sujet - la nationalité comme critère d’accès à l’université - dépasse manifestement les clivages habituels sur les méthodes d’action.
Sur le terrain, cette unité se traduit par un mot d’ordre uniforme: le retrait pur et simple. À Toulouse, Léonie Chouat, présidente de l’AGEMP [30], le formule sans ambiguïté: « Nous demandons le retrait pur et simple de cette mesure. Nous recevons des dizaines de mails d’étudiants qui ne savent plus comment poursuivre leurs études » [31]. À ses côtés, Julien Regimbeau, président de l’Unef Toulouse [32], replace la mesure dans un contexte budgétaire plus large: « L’État réduit déjà les aides aux universités et continue encore à supprimer des moyens » [33].
L’angle mort: un objectif budgétaire de 250 millions
Ce que les sources gouvernementales évoquent peu, L’Étudiant le formule sans détour: la mesure pourrait rapporter environ 250 millions d’euros [34] par an aux universités d’ici deux à trois ans. Le ministère présente la réforme comme un outil d’attractivité - les droits français restent inférieurs aux pays anglo-saxons et représentent « moins du tiers du coût réel de la formation » [35]. Mais l’enjeu budgétaire est explicite: les facultés sont invitées à se refinancer sur le dos d’étudiants extracommunautaires.
Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef [36], ne dit pas autre chose: « Le gouvernement fait payer son propre désinvestissement dans les universités aux étudiants étrangers » [37]. Alice de Brito, vice-présidente de l’Unef [38], dénonce une logique où le gouvernement « fait des étudiants étrangers une variable d’ajustement » [39].

Les présidents d’université, fracture interne
L’opposition ne se limite pas aux syndicats. Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne [40], a écrit que « la généralisation des droits différenciés constituerait une faute politique, académique et territoriale » [41]. Son établissement accueille près de 5 000 étudiants internationaux [42], dont plus des deux tiers [43] viennent d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Moyen-Orient. « Appliquer de manière systématique ces droits majorés reviendrait à fragiliser immédiatement l’accès aux formations pour une part essentielle de sa communauté étudiante internationale » [44], a-t-il averti à L’Étudiant.
Khadija, étudiante algérienne, ne sait plus si elle pourra finir
Derrière les pourcentages, des trajectoires basculent. Khadija, étudiante algérienne en troisième année de licence à l’université Paris-Cité [45], vit dans la capitale depuis quatre ans [46]. Elle a confié à France 3 Paris: « Avec 4 000 euros à payer en master, je ne sais pas comment je vais pouvoir continuer mes études, j’ai hyper peur » [47]. Et d’ajouter: « Mes parents ne m’envoient pas d’argent, j’essaie de vivre comme je peux en faisant des petits boulots » [48].
Aucune source consultée pour cet article ne mentionne, à ce stade, de réaction officielle des gouvernements algérien, marocain, tunisien ou des États d’Afrique subsaharienne - alors même que ces pays constituent les premiers viviers d’étudiants concernés. Ce silence diplomatique, dans un dossier qui touche directement les relations bilatérales franco-africaines et l’image de la France auprès des jeunesses du continent, mérite d’être souligné.
Le paradoxe macroéconomique: 250 millions contre un milliard
L’argument économique du ministère - 250 millions d’euros [34] par an attendus d’ici deux à trois ans - se heurte à un chiffre rarement mis en avant dans le récit gouvernemental. Selon Campus France cité par la Fage, les étudiants internationaux rapportent à la France un milliard d’euros de plus que ce qu’ils coûtent [49]. Le rapport de force est donc, en ordre de grandeur, de 1 à 4 en défaveur de la mesure - avant même d’intégrer les effets de second tour.
Or ces effets de second tour pèsent lourd. Si une partie des candidats extracommunautaires renoncent à venir en France et s’orientent vers l’Allemagne, l’Espagne ou le Canada, le gain budgétaire attendu pourrait être largement absorbé par la perte de la contribution macroéconomique correspondante. Les étudiants internationaux représentent 45 % des doctorants en sciences et techniques [50]: une chute du flux entrant fragiliserait directement les laboratoires français dans des disciplines où la compétition mondiale pour les talents est féroce. Le calcul budgétaire se concentre sur la recette immédiate; il fait l’impasse sur la fonction d’investissement que remplissent les universités françaises dans l’écosystème scientifique national.
Et après?
Le décret amendé devra encore franchir les étapes administratives avant publication. Le Cneser reste un organe consultatif [23]: ses votes ne lient pas le ministre. Ali Cherif, secrétaire général de l’Unsa Sup-Recherche [51], résume l’état d’esprit syndical: « Ça reste profondément injuste. La France a toujours été une terre d’accueil, et on se met à faire des quotas » [52]. Pour les organisations signataires, qui réclament le retrait pur et simple, la mobilisation continue.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (52)
-
Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur - Responsable de la décision d'assouplir le décret sur les frais d'inscription des étudiants étrangers.
« Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée 2026 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
12 mai 2026 - Date de l'annonce de l'assouplissement du décret.
« a annoncé ce mardi 12 mai 2026 le ministère »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Philippe Baptiste a décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée 2026 concernant les droits d’inscription des étudiants extracommunautaires - Décision d'assouplir le décret sur les frais d'inscription.
« Philippe Baptiste, a décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée 2026 concernant les droits d’inscription des étudiants extracommunautaires »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
10 % - Plafond d’exonération initialement prévu dans le précédent texte.
« Le précédent texte, examiné la semaine dernière par le Cneser limitait ce plafond à 10 % »
la-croix.com ↗ ↩ -
20 % - Pourcentage d'étudiants extracommunautaires pouvant être exonérés des frais d'inscription par université.
« ce ne sont plus 10 %, mais désormais 20 % des étudiants extracommunautaires qui pourront être exonérés des frais d’inscription dans chaque université. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
30 % - Premier palier intermédiaire d'exonération pour la prochaine rentrée universitaire.
« en passant par deux paliers intermédiaires: 30 % à la prochaine rentrée et 25 % en 2027. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
25 % - Deuxième palier intermédiaire d'exonération en 2027.
« 30 % à la prochaine rentrée et 25 % en 2027. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
rentrée 2028 - Échéance pour atteindre 20 % d'étudiants extracommunautaires exonérés.
« propose d’atteindre progressivement ce chiffre de 20 % d’étudiants étrangers exonérés d’ici à la rentrée 2028. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Une journée de mobilisation a lieu mardi dans toute la France contre la hausse des frais d’inscription - Action organisée par les organisations étudiantes et les syndicats de l’enseignement supérieur.
« une journée de mobilisation a lieu mardi dans toute la France à l’appel des organisations étudiantes et des syndicats de l’enseignement supérieur pour s’opposer à « toute hausse des frais d’inscription » »
la-croix.com ↗ ↩ -
la Fage, l'Unef, l'Union étudiante, la CFDT, la FSU, la CGT, Sud, FO et l'Unsa - Organisations ayant appelé à la manifestation contre la hausse des frais
« le cortège - organisé à l’appel de la Fage, l'Unef, l'Union étudiante, la CFDT, la FSU, la CGT, Sud, FO et l'Unsa »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Des manifestants se sont rassemblés devant le campus universitaire de Jussieu à Paris - Action de protestation lors de la journée de mobilisation.
« À Paris, des manifestants avaient commencé à se rassembler à la mi-journée devant le campus universitaire de Jussieu »
la-croix.com ↗ ↩ -
50 - Nombre de manifestants rassemblés à l'université Toulouse-Jean-Jaurès ce mardi 12 mai.
« une cinquantaine d’étudiants, de représentants syndicaux et de salariés se sont rassemblés sous l’arche de l’université Toulouse-Jean-Jaurès »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
178 € - Montant actuel des droits d’inscription en licence pour les étudiants extracommunautaires.
« contre 178 € aujourd’hui »
la-croix.com ↗ ↩ -
2 895 euros - Montant des frais d'inscription pour les étudiants extracommunautaires en licence.
« Les autres, ceux qui en ont les moyens, devront s’acquitter de 2 895 euros en licence, et 3 941 euros en master. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
2019 - Année d’instauration des droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires.
« instaurés en 2019 mais jusqu’ici peu effectifs »
la-croix.com ↗ ↩ -
10% - Pourcentage d'étudiants étrangers extra-communautaires s'acquittant actuellement des frais différenciés
« seulement 10% d'étudiants étrangers s'acquittent de ces frais, selon le ministère de l'Enseignement supérieur. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
3 941 euros - Montant des frais d'inscription pour les étudiants extracommunautaires en master.
« Les autres, ceux qui en ont les moyens, devront s’acquitter de 2 895 euros en licence, et 3 941 euros en master. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
254 € - Montant actuel des droits d’inscription en master pour les étudiants extracommunautaires.
« contre 254 € »
la-croix.com ↗ ↩ -
Suzanne Nijdam, présidente de la Fage - Présidente de la Fage dénonçant la mesure d'exclusion
« Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, dénonce "une mesure d'exclusion" »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
plus de 100 000 personnes - Nombre d'étudiants extracommunautaires concernés par la hausse des frais
« "Au niveau national, plus de 100 000 personnes devraient payer 16 fois plus cher leurs droits d’inscription" »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
100 000 - Nombre actuel d'étudiants extracommunautaires exonérés ou partiellement exonérés.
« il y a aujourd’hui 100 000 étudiants extracommunautaires exonérés ou partiellement exonérés sur 111 000. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
70 % - Pourcentage révisé d'étudiants extracommunautaires devant payer des droits d'inscription plus élevés dès la rentrée prochaine
« Ils ne seront finalement que 70 % dans ce cas puis 75 % à la rentrée 2027 et 80 % à la rentrée 2028. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), organe consultatif - Instance où le vote sur le projet de décret a eu lieu.
« lors du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). Reste que ce vote de rejet n’aura que peu d’incidence, le Cneser étant un simple organe consultatif. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Une large partie des membres du Cneser a boycotté la séance d’examen du précédent texte - Réaction des membres du Cneser face au projet initial de décret.
« La séance avait été boycottée par une large partie de ses membres »
la-croix.com ↗ ↩ -
France Universités - Organisation représentant les dirigeants des universités françaises.
« notamment ceux avec les dirigeants de France Universités »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
2 des 3 représentants de France Universités se sont abstenus lors du vote sur le projet de décret au Cneser - Réaction des représentants de France Universités face au projet de décret.
« Ce mardi matin, 2 des 3 représentants de France Universités [.] ont choisi de s’abstenir au moment du vote sur le projet de décret lors du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). »
leparisien.fr ↗ ↩ -
1 des 3 représentants de France Universités a voté contre le projet de décret au Cneser - Réaction d'un représentant de France Universités face au projet de décret.
« Le troisième a voté contre, comme la grande majorité des acteurs du monde universitaire. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Agence France-Presse (AFP) - Agence de presse citée pour la déclaration du ministère.
« a-t-il indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Après ses échanges avec les acteurs du monde universitaire depuis la présentation du plan 'Choose France for Higher Education', et notamment ceux avec les dirigeants de France Universités, le ministre a souhaité faire évoluer le décret vers plus de souplesse dans son application pour faciliter sa mi - Déclaration du ministère de l'Enseignement supérieur à l'AFP.
« « Après ses échanges avec les acteurs du monde universitaire depuis la présentation du plan 'Choose France for Higher Education’’, et notamment ceux avec les dirigeants de France Universités, le ministre a souhaité faire évoluer le décret vers plus de souplesse dans son application pour faciliter sa mise en œuvre » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Léonie Chouat, présidente de l’AGEMP - Porte-parole de l'AGEMP lors de la manifestation.
« Même son de cloche du côté de Léonie Chouat, présidente de l’AGEMP »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Nous demandons le retrait pur et simple de cette mesure. Nous recevons des dizaines de mails d’étudiants qui ne savent plus comment poursuivre leurs études, y compris des personnes déjà engagées dans un cursus. Les étudiants sont déjà précarisés, et cette réforme ne fera qu’aggraver la situation. C’ - Déclaration de Léonie Chouat, présidente de l’AGEMP.
« « Nous demandons le retrait pur et simple de cette mesure. Nous recevons des dizaines de mails d’étudiants qui ne savent plus comment poursuivre leurs études, y compris des personnes déjà engagées dans un cursus. Les étudiants sont déjà précarisés, et cette réforme ne fera qu’aggraver la situation. C’est xénophobe, c’est raciste. » »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Julien Regimbeau, président de l’UNEF Toulouse - Porte-parole de l'UNEF lors de la manifestation.
« déplore Julien Regimbeau, président de l’UNEF Toulouse »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
La situation est critique et ne fait que se dégrader. C’est une injustice: l’État réduit déjà les aides aux universités et continue encore à supprimer des moyens. - Déclaration de Julien Regimbeau, président de l’UNEF Toulouse.
« « La situation est critique et ne fait que se dégrader. C’est une injustice: l’État réduit déjà les aides aux universités et continue encore à supprimer des moyens », déplore Julien Regimbeau, président de l’UNEF Toulouse. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
250 millions d'euros - Montant annuel estimé que pourrait rapporter la mesure des droits différenciés aux universités d'ici deux à trois ans
« D'ici deux à trois ans, cette mesure pourrait rapporter environ 250 millions d'euros par an aux universités, selon Philippe Baptiste. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
'largement inférieurs aux montants pratiqués par les pays les plus attractifs' et représentent 'moins du tiers du coût réel de la formation, le reste étant supporté par l'État' - Justification des frais différenciés par le ministère de l'Enseignement supérieur
« les frais différenciés sont 'largement inférieurs aux montants pratiqués par les pays les plus attractifs' et représentent 'moins du tiers du coût réel de la formation, le reste étant supporté par l'État'. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef - Secrétaire générale du syndicat étudiant Unef dénonçant les droits différenciés
« 'Le gouvernement fait payer son propre désinvestissement dans les universités aux étudiants étrangers', alerte Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
'Le gouvernement fait payer son propre désinvestissement dans les universités aux étudiants étrangers' - Déclaration de Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef
« 'Le gouvernement fait payer son propre désinvestissement dans les universités aux étudiants étrangers', alerte Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
Alice de Brito, vice-présidente de l’Unef - Vice-présidente de l'Unef dénonçant la sélection par l'argent et la nationalité
« Alice de Brito, vice-présidente de l’Unef »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Aujourd'hui, le gouvernement n'investit plus dans les universités et fait des étudiants étrangers un levier d'ajustement budgétaire. On se retrouve avec une sélection à l'entrée de l'université, non seulement par l'argent, mais aussi par la nationalité. C’est totalement inacceptable - Déclaration d'Alice de Brito sur la sélection à l'université
« "Aujourd'hui, le gouvernement n'investit plus dans les universités et fait des étudiants étrangers un levier d'ajustement budgétaire. On se retrouve avec une sélection à l'entrée de l'université, non seulement par l'argent, mais aussi par la nationalité. C’est totalement inacceptable" »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne - Président de l’université Clermont Auvergne s'opposant aux droits différenciés
« Pour Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne, 'la généralisation des droits différenciés constituerait une faute politique, académique et territoriale'. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
'la généralisation des droits différenciés constituerait une faute politique, académique et territoriale' - Déclaration de Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne
« 'la généralisation des droits différenciés constituerait une faute politique, académique et territoriale'. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
5.000 - Nombre d'étudiants internationaux accueillis par l’université Clermont Auvergne
« l’université Clermont Auvergne, qui accueille près de 5.000 étudiants internationaux »
letudiant.fr ↗ ↩ -
deux-tiers - Proportion d'étudiants internationaux à l’université Clermont Auvergne venant d'Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Moyen-Orient
« dont plus des deux-tiers viennent des pays d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Moyen-Orient. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
'À l’UCA, appliquer de manière systématique ces droits majorés reviendrait à fragiliser immédiatement l’accès aux formations de l’établissement pour une part de sa communauté étudiante internationale actuelle' - Alerte de Mathias Bernard sur l'impact des droits différenciés à l’université Clermont Auvergne
« 'À l’UCA, appliquer de manière systématique ces droits majorés reviendrait à fragiliser immédiatement l’accès aux formations de l’établissement pour une part de sa communauté étudiante internationale actuelle', alerte Mathias Bernard. »
letudiant.fr ↗ ↩ -
Khadija*, étudiante de nationalité algérienne en troisième année de licence à l’université Paris-Cité - Étudiante extracommunautaire exprimant ses craintes face à la hausse des frais
« Âgée de 22 ans, cette étudiante de nationalité algérienne termine sa troisième année de licence à l’université Paris-Cité »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
4 ans - Durée depuis laquelle Khadija vit à Paris
« et vit dans la capitale depuis quatre ans »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Avec 4 000 euros à payer en master, je ne sais pas comment je vais pouvoir continuer mes études, j’ai hyper peur - Déclaration de Khadija sur les conséquences de la hausse des frais
« "Avec 4 000 euros à payer en master, je ne sais pas comment je vais pouvoir continuer mes études, j’ai hyper peur" »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Mes parents ne m’envoient pas d’argent, j’essaie de vivre comme je peux en faisant des petits boulots, avec l’aide de copains… Si les frais d’inscription sont généralisés, je vais devoir retourner en Algérie, alors que j’ai une situation familiale très compliquée et que j'ai des problèmes de santé. - Témoignage de Khadija sur sa précarité et les risques liés à la hausse des frais
« "Mes parents ne m’envoient pas d’argent, j’essaie de vivre comme je peux en faisant des petits boulots, avec l’aide de copains… Si les frais d’inscription sont généralisés, je vais devoir retourner en Algérie, alors que j’ai une situation familiale très compliquée et que j'ai des problèmes de santé. Les conséquences seront extrêmement graves pour moi" »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
un milliard de plus que ce qu'ils coûtent à la France - Bilan économique des étudiants internationaux selon Campus France
« Et ils rapportent un milliard de plus que ce qu'ils coûtent à la France, selon les chiffres de Campus France »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
45 % - Part des étudiants internationaux parmi les doctorants en sciences et techniques
« Les étudiants internationaux représentent 45 % de nos doctorants en sciences et techniques »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Ali Cherif, secrétaire général de l’Unsa Sup-Recherche - Représentant syndical opposé au dispositif des frais différenciés.
« Ali Cherif, secrétaire général de l’Unsa Sup-Recherche, reste opposé au dispositif »
la-croix.com ↗ ↩ -
Ça reste profondément injuste. La France a toujours été une terre d’accueil, et on se met à faire des quotas - Déclaration d’Ali Cherif sur le dispositif amendé.
« « Ça reste profondément injuste. La France a toujours été une terre d’accueil, et on se met à faire des quotas » »
la-croix.com ↗ ↩
Sources
- Universités : le gouvernement assouplit finalement le décret sur les frais d’inscription des étudiants étrangers
- Frais de scolarité des étudiants étrangers : le ministère revoit sa copie
- Étudiants étrangers : le gouvernement assouplit le décret sur les frais d’inscription
- Etudiants étrangers : le gouvernement lâche du lest sur l'augmentation des droits d'inscription
- "Je risque de tout perdre" : la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers mobilise à Paris
- "Jusqu’à 3 900 € en master"... Vers la fin de l’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers : les jeunes manifestent à l’université Toulouse-Jean
- Le gouvernement veut faire appliquer les droits différenciés pour les étudiants étrangers