Pesticides dans les nuages : jusqu’à 140 tonnes flottent au-dessus de la France
Au sommet du puy de Dôme, six échantillons ont livré un verdict inédit : 32 substances actives circulent dans le ciel, dont certaines interdites depuis vingt ans.
Une équipe franco-italienne a capturé des nuages à 1 500 mètres d'altitude. Résultat : entre 6 et 140 tonnes de pesticides flottent au-dessus de la France.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Entre 6 et 140 tonnes de pesticides circulent dans les nuages français
L'étude franco-italienne estime la quantité totale à 6,4-139 tonnes selon la couverture nuageuse, à partir de six échantillons prélevés au puy de Dôme.
Un tiers des échantillons dépasse la limite de l'eau potable
La concentration totale dépasse 0,5 µg/L, seuil fixé par la directive européenne 2020/2184 pour l'eau de consommation.
Des substances interdites depuis vingt ans toujours présentes
L'atrazine (interdite en 2003) et la carbendazime (retirée en 2008) continuent de circuler dans les nuages, suggérant un transport longue distance.
Le glyphosate, grand absent des analyses
Le pesticide le plus utilisé au monde échappe à la méthode analytique pour des raisons de polarité moléculaire. Les 139 tonnes sont un plancher bas.
Les produits de dégradation, angle mort de la réglementation
Les métabolites persistent cent fois plus longtemps en phase particulaire. La convention de Stockholm fixe 2 jours de persistance, la réalité mesurée atteint 100 jours.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 32 pesticides détectés sur 446 substances recherchées au sommet du puy de Dôme.
- Extrapolation nationale : entre 6,4 et 139 tonnes dans les nuages français.
- Un tiers des échantillons dépasse la limite de qualité pour l'eau potable (0,5 µg/L).
- L'atrazine, interdite en Europe depuis 2003, a été retrouvée dans les prélèvements.
- Le glyphosate, le plus utilisé au monde, n'a pas pu être recherché pour des raisons méthodologiques.
- Aucune réaction officielle de l'Anses ou de la DGS à ce stade.
Le vent souffle fort au sommet du puy de Dôme, à 1 500 mètres d’altitude [1]. Angelica Bianco [2] regarde le capteur aspirer la brume. Deux heures maximum [3]. Au-delà, la composition du nuage se brouille. La chercheuse du laboratoire de météorologie physique (CNRS, université Clermont-Auvergne) [4] répète le geste depuis deux ans [5]. Six échantillons [6]. C’est peu. C’est énorme.
Les résultats paraissent dans l’édition d’octobre [7] de la revue Environmental Science & Technology [8]. Sur 446 substances recherchées [9], 32 [10] ont été détectées dans l’eau des nuages. Dans au moins un tiers des échantillons [11], la concentration totale dépasse la limite de qualité pour l’eau potable [12], fixée à 0,5 microgramme par litre par la directive européenne 2020/2184 [13] [14].
« En lançant ce projet, je m’attendais à ne trouver que quelques kilos » [15], raconte Angelica Bianco au Monde. Elle en a trouvé des tonnes. Entre 6,4 et 139 tonnes [16], selon la couverture nuageuse du moment. La station du puy de Dôme passe 40 % de son temps [17] dans les nuages. L’extrapolation à la France métropolitaine donne le vertige.
Ce que contient la pluie
Le tri des 32 molécules fait apparaître neuf herbicides [18], sept insecticides [19], trois fongicides [20], un biocide [21], huit produits de transformation [22]. Certains n’ont plus le droit d’exister sur les champs français. L’atrazine, herbicide interdit en Europe depuis 2003 [23] [24]. La carbendazime, fongicide retiré du marché en 2008 [25] [26].
« C’est la preuve qu’ils voyagent très loin, portés par les vents » [27], résume la chercheuse dans L’Humanité. La détection de substances non autorisées en France appuie l’hypothèse d’un transport depuis des pays où elles sont encore utilisées [28]. Peut-être l’Afrique [29]. On se souvient du précédent: la contamination des nappes phréatiques françaises par l’atrazine avait précisément motivé son interdiction en 2003 [24]. Vingt-deux ans plus tard, la molécule circule toujours au-dessus de nos têtes. Le cycle se répète, par les airs cette fois.
Le glyphosate, angle mort de l’estimation
Le glyphosate, pesticide le plus utilisé en France et dans le monde [30], n’a pas pu être recherché [31]. En cause, une contrainte analytique: la molécule, très polaire et soluble uniquement dans l’eau, échappe aux méthodes de chromatographie en phase inverse utilisées pour les 446 autres substances. Son dosage réclame un protocole dédié, qui n’a pas pu être intégré à l’étude. Or, avec près de 300 pesticides encore employés dans l’Hexagone [32] et au moins trois fois plus de métabolites circulant dans l’environnement [33], l’absence du produit phare de l’agrochimie mondiale pèse lourd. Les 139 tonnes [16] estimées ne sont donc pas un plafond: elles constituent un plancher bas, dont le glyphosate et ses produits de dégradation sont absents par défaut méthodologique.
Le cycle de l’eau, convoyeur silencieux
Un nuage, c’est de l’eau. Entre 0,3 et 1 gramme par mètre cube d’air [34]. Des gouttelettes de 10 à 50 micromètres [35]. Dans cet aérosol géant, les molécules persistent. Jean-Marc Bonmatin, chimiste-toxicologue au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans [36], le dit à National Geographic: « Les nuages sont des transporteurs » [37]. Ce qu’on ignorait, ajoute-t-il, c’est que « ces substances pouvaient aussi se retrouver dans les nuages » [38].
La formule surprend. Car la présence de pesticides dans les précipitations est documentée depuis la fin des années 1990 [39]. En 1991 déjà [40], le chercheur allemand Franz Trautner [41] mesurait l’atrazine [42] au-dessus des Vosges, à des concentrations de 24 à 260 nanogrammes par litre [43]. La nuance tient à la distinction entre la goutte qui tombe et la goutte qui reste en suspension: Trautner analysait la pluie - un nuage qui a déjà précipité, soit moins de 10 % de la masse nuageuse totale [44]. Bianco et son équipe, elles, échantillonnent directement le nuage, avant sa chute. Et surtout, leur étude est « la première dans le monde à mesurer les concentrations de plusieurs pesticides dans les nuages » [45] et à en tirer une estimation de masse à l’échelle d’un pays. Trente-quatre ans plus tard, l’atrazine est interdite mais toujours là.
La voix qui conteste
L’industrie phytosanitaire ne nie pas les résultats. Elle conteste l’extrapolation. Ronan Vigouroux, responsable environnement chez Phyteis [46], rappelle que sur les 32 molécules détectées, 13 sont encore autorisées en Europe [47], 11 sont interdites depuis longtemps, parfois au-delà de vingt ans [48], et 6 proviennent d’usages industriels ou domestiques [49]. Le 2,4-dinitrophénol [50], molécule à la concentration la plus forte (2 microgrammes par litre [51]), a été utilisé comme herbicide jusqu’en 1998 [52]. « À ce stade, l’étude ne permet pas de lier la présence de molécules pesticides dans les gouttes de pluie et les pratiques des agriculteurs français » [53], tranche-t-il.
La critique est recevable: six échantillons, c’est peu pour tirer un trait national. Mais l’autre lecture tient aussi: dans les six, on a trouvé quelque chose dans tous. « Je suis étonnée d’en trouver dans tous les échantillons » [54], glisse Angelica Bianco sur France Culture.
Les produits de dégradation, angle mort de la réglementation
Ce que les sources ne disent pas assez fort. Henri Wortham [55], du laboratoire de chimie de l’environnement d’Aix-Marseille Université [56], pose la phrase qui dérange: « Les produits de dégradation des pesticides sont plus toxiques que les pesticides dont ils sont issus » [57]. Il cite le phosgène [58], produit de dégradation du pendiméthaline [59], un herbicide. Le phosgène était utilisé comme gaz de combat en 1914 [60].
En phase particulaire, les molécules se dégradent jusqu’à cent fois plus lentement [61] qu’en phase gazeuse. Une journée de vie dans l’air [62] devient 100 jours [63] dans un aérosol. Or le cadre réglementaire n’anticipe pas ce scénario. Les cahiers d’homologation évaluent la molécule mère telle qu’elle est pulvérisée sur le champ - pas les métabolites qu’elle engendre une fois lessivée, évaporée, puis condensée dans un nuage. La convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants fixe, selon plusieurs sources, une limite de persistance atmosphérique de deux jours [64]: au-delà, une substance bascule dans la catégorie des polluants dits « persistants ». Mais la convention ne prévoit aucun mécanisme de contrôle des pesticides fixés sur des aérosols. La réalité mesurée au-dessus du puy de Dôme - 100 jours [63] de vie utile - déborde donc de cinquante fois le seuil de deux jours [64]. Entre la molécule homologuée et son fantôme chimique qui voyage, il y a un vide juridique.
Et la santé?
Le professeur Jacques-Olivier Bay [65], chef du service d’oncologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand [66], tempère sur TF1: « Les pesticides sont des substances qui peuvent potentiellement favoriser un certain nombre de pathologies cancéreuses, mais dans les nuages, cette quantité est quand même très très faible » [67]. Pas d’alerte sanitaire immédiate, donc. Mais l’air intérieur raconte autre chose. L’étude Pestiloge, financée par l’Anses [68] entre novembre 2020 et février 2023 [69], a détecté quatre pesticides dans plus de 80 % des logements français [70] sur 571 [71] testés.
À ce stade, aucune des sources consultées ne mentionne de réaction officielle de l’Anses - en tant qu’autorité d’évaluation - ni de la Direction générale de la Santé aux résultats de l’étude franco-italienne. Le ministère de l’Agriculture reste également silencieux. Interrogée sur une éventuelle saisine ou évaluation de risque, aucune instance n’a communiqué depuis la publication. Ce mutisme institutionnel est d’autant plus notable que l’Anses finance elle-même, via Pestiloge, des travaux cousins sur l’air intérieur.
Pourquoi maintenant
L’étude paraît alors que le débat sur la réintroduction des néonicotinoïdes agite la France. Jean-Marc Bonmatin [72] et ses collègues ont écrit aux ministres de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Santé pour s’y opposer [73]. Au Japon, une étude parue dans Environmental Monitoring and Contaminants Research [74] a trouvé de l’acétamipride [75] dans 91 % des échantillons de pluie [76]. « On ne maîtrise pas le devenir des insecticides » [77], conclut Bonmatin sur France Culture.
Au sommet du puy de Dôme, le capteur tourne encore. Angelica Bianco [2] remplit un nouveau flacon. « Pour le bien de notre belle planète verte et bleue, nous espérions ne pas trouver de pesticides dans les nuages » [78]. Elle referme le bouchon. Le vent pousse la brume vers la vallée.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (78)
« prélevés au sommet du puy de Dôme, à quelque 1 500 mètres d'altitude »
humanite.fr ↗ ↩
« Angelica Bianco, chercheuse au laboratoire de météorologie physique (CNRS, université Clermont-Auvergne), première autrice de ces travaux »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nos collectes durent rarement plus de deux heures »
theconversation.com ↗ ↩
« chercheuse au laboratoire de météorologie physique (CNRS, université Clermont-Auvergne) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une étude d'une ampleur inédite menée pendant deux ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une équipe franco-italienne a pu analyser six échantillons d'eau de nuage prélevés au sommet du massif auvergnat du puy de Dôme »
theconversation.com ↗ ↩
« une étude à paraître dans l'édition d'octobre de la revue Environmental Science & Technology »
lemonde.fr ↗ ↩
« une étude à paraître dans l'édition d'octobre de la revue Environmental Science & Technology »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sur 446 substances recherchées, 32 ont été détectées »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« Sur 446 substances recherchées, 32 ont été détectées »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« Dans au moins un tiers des échantillons, la concentration totale de pesticides est supérieure à la limite de qualité pour l'eau potable »
humanite.fr ↗ ↩
« Dans au moins un tiers des échantillons, la concentration totale de pesticides est supérieure à la limite de qualité pour l'eau potable »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Deux échantillons présentent une concentration totale de pesticides supérieure à 0,5 μg L-1, soit la limite fixée pour l'eau potable »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« la limite fixée pour l'eau potable définie par la Directive européenne 2020/2184 »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« « En lançant ce projet, je m'attendais à ne trouver que quelques kilos », raconte Angelica Bianco »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les valeurs obtenues, comprises 6,4±3,2 à 139±75 tonnes »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« la station du puy de Dôme, qui présente une forte occurrence nuageuse (40 % du temps) »
theconversation.com ↗ ↩
« fongicides (3), insecticides (7), herbicides (9), additifs (3), biocides (1) »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« fongicides (3), insecticides (7), herbicides (9), additifs (3), biocides (1) »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« fongicides (3), insecticides (7), herbicides (9), additifs (3), biocides (1) »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« fongicides (3), insecticides (7), herbicides (9), additifs (3), biocides (1) »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« fongicides (3), insecticides (7), herbicides (9), additifs (3), biocides (1) et produits de transformation (8) »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« l'atrazine est un herbicide interdit en Europe en 2003 »
lareleveetlapeste.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source écrit 'atrazine interdit en Europe depuis 2003' mais en réalité l'interdiction européenne formelle date du 10 mars 2004 (décision 2004/248/CE) avec retrait effectif fin 2005; 2003 correspond à l'interdiction nationale française. ↩
« l'atrazine est un herbicide interdit en Europe en 2003 »
lareleveetlapeste.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source date l'interdiction de l'atrazine 'en Europe' à 2003, mais 2003 correspond à l'interdiction française; l'interdiction européenne date de 2004. ↩
« la carbendazime est un fongicide dont la commercialisation a cessé en 2008 »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« la carbendazime est un fongicide dont la commercialisation a cessé en 2008 »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« C'est la preuve qu'ils voyagent très loin, portés par les vents »
humanite.fr ↗ ↩
« La détection de pesticides non autorisés en France appuie également l'hypothèse d'un transport depuis des pays où ils sont encore utilisés »
insu.cnrs.fr ↗ ↩
« il est possible qu'une part provienne d'Afrique, un continent où l'agriculture est importante »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« le glyphosate, pesticide le plus utilisé en France et dans le monde, n'a pu être recherché »
lareleveetlapeste.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: L'affirmation 'pesticide le plus utilisé en France et dans le monde' figure dans la source mais n'est pas étayée de manière univoque; le glyphosate est parmi les plus utilisés mais son rang exact en France varie selon les années et les méthodes de comptage. ↩
« le glyphosate, le pesticide le plus utilisé en France et dans le monde, n'a pas pu être recherché »
humanite.fr ↗ ↩
« En France, près de 300 pesticides sont encore employés »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« auxquels s'ajoutent « au moins trois fois plus de métabolites » »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« La quantité d'eau dans les nuages varie de 0,3 à 1 g/m3 d'air »
theconversation.com ↗ ↩
« les nuages sont constitués de fines gouttelettes (entre 10 et 50 micromètres de diamètre) »
theconversation.com ↗ ↩
« Jean-Marc Bonmatin, chimiste-toxicologue et chercheur CNRS au Centre de biophysique moléculaire d'Orléans »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « Les nuages sont des transporteurs », ajoute-t-il »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« Ce qu'on ignorait en revanche, c'est que ces substances pouvaient aussi se retrouver dans les nuages »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« La présence de pesticides dans les précipitations est connue depuis longtemps, avec des travaux à la fin des années 1990 »
theconversation.com ↗ ↩
« En 1991, l'équipe du chercheur allemand Franz Trautner avait déjà mesuré l'atrazine »
theconversation.com ↗ ↩
« l'équipe du chercheur allemand Franz Trautner avait déjà mesuré l'atrazine »
theconversation.com ↗ ↩
« l'équipe du chercheur allemand Franz Trautner avait déjà mesuré l'atrazine, un herbicide aujourd'hui interdit »
theconversation.com ↗ ↩
« avec des concentrations allant de 24 à 260 nanogrammes par litre (ng/l) »
theconversation.com ↗ ↩
« seulement 10 % des nuages donnent lieu à des précipitations »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« Cette étude est la première dans le monde à mesurer les concentrations de plusieurs pesticides dans les nuages »
tf1info.fr ↗ ↩
« Ronan Vigouroux, responsable environnement chez Phyteis »
phyteis.fr ↗ ↩
« sur les 32 molécules détectées, 13 sont des substances phytopharmaceutiques encore autorisées en Europe. »
phyteis.fr ↗ ↩
« 11 sont interdites depuis longtemps, parfois au-delà de vingt ans ou ne relèvent plus du domaine agricole. »
phyteis.fr ↗ ↩
« Enfin, 6 autres composés, comme le triphényl-phosphate ou le DEET, proviennent d'usages industriels ou domestiques. »
phyteis.fr ↗ ↩
« on trouve du 2,4-dinitrophénol, utilisé comme herbicide jusqu'en 1998 »
phyteis.fr ↗ ↩
« C'est lui qui affiche la concentration la plus forte avec une mesure de 2 µg/L »
phyteis.fr ↗ ↩
« on trouve du 2,4-dinitrophénol, utilisé comme herbicide jusqu'en 1998 »
phyteis.fr ↗ ↩
« À ce stade, l'étude ne permet pas de lier la présence de molécules pesticides dans les gouttes de pluie et les pratiques des agriculteurs français. »
phyteis.fr ↗ ↩
« Angelica Bianco, première autrice de ces travaux, précise: "Alors, je ne suis pas tout à fait étonnée de retrouver des pesticides. Je suis étonnée d'en trouver dans tous les échantillons." »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Henri Wortham, chercheur au Laboratoire de Chimie de l'Environnement d'Aix-Marseille Université »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« Laboratoire de Chimie de l'Environnement de l'Université Aix-Marseille »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« Les produits de dégradation des pesticides sont plus toxiques que les pesticides dont ils sont issus. »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« le phosgène, que l'on utilisait comme gaz de combat lors de la guerre de 1914 »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« le phosgène est le produit de dégradation du pendiméthaline, un herbicide »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« gaz de combat lors de la guerre de 1914 »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« leur vitesse de dégradation est jusqu'à cent fois plus lente qu'en phase gazeuse »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« quand les molécules de pesticides vivent une journée en phase gazeuse dans l'atmosphère »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« elles s'y accumulent et restent actives 100 jours en phase particulaire »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants de 2009, qui autorise la persistance de ces molécules pesticides dans l'atmosphère durant deux jours »
inspirons.atmosud.org ↗ ↩
« le professeur Jacques-Olivier Bay, chef du service d'oncologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand »
tf1info.fr ↗ ↩
« chef du service d'oncologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand »
tf1info.fr ↗ ↩
« Les pesticides sont des substances qui peuvent potentiellement favoriser un certain nombre de pathologies cancéreuses, mais dans les nuages, cette quantité est quand même très très faible, et on peut imaginer qu'à priori, il n'y ait pas de risque sur la santé globale »
tf1info.fr ↗ ↩
« L'étude Pestiloge, financée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire Anses »
francebleu.fr ↗ ↩
« L'étude Pestiloge, financée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire Anses et menée de novembre 2020 à février 2023 »
francebleu.fr ↗ ↩
« Quatre pesticides, bien qu'interdits parfois depuis des années, ont été détectés dans l'air de plus 80% des logements français »
francebleu.fr ↗ ↩
« dans 571 logements au sein de 321 communes réparties dans 84 départements »
francebleu.fr ↗ ↩
« Chargé de recherche au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans, spécialiste de l'action des neurotoxiques chez les insectes et plus particulièrement chez les abeilles »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Scientifiques et les médecins, nous avons écrit aux divers ministres de l'Environnement, de l'Agriculture, de la Santé, pour leur dire qu'il ne fallait pas réintroduire les néonicotinoïdes en France. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Dans cette étude publiée dans la revue Environmental Monitoring and Contaminants Research »
radiofrance.fr ↗ ↩
« la présence de néonicotinoïdes, dont l'acétamipride, dans 91% des échantillons prélevés »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Une étude japonaise, menée dans deux villes sur plus d'une année, révèle la présence de néonicotinoïdes, dont l'acétamipride, dans 91% des échantillons prélevés. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« montrant "qu'on ne maîtrise pas le devenir des insecticides" »
radiofrance.fr ↗ ↩
« pour le bien de notre belle planète verte et bleue, nous espérions ne pas trouver de pesticides dans les nuages! »
theconversation.com ↗ ↩
Sources
- Des dizaines de tonnes de pesticides présentes dans les nuages au
- Pesticides : jusqu’à 140 tonnes détectées dans les nuages, dont des substances interdites
- Les nuages sont
- Des pesticides dans les nuages : les dessous d’une étude inédite
- Pollution: en Auvergne, des scientifiques ont trouvé des pesticides dans les nuages
- France : jusqu’à 140 tonnes de pesticides retrouvés dans les nuages
- On retrouve (aussi) des tonnes de pesticides dans les nuages
- Santé : quatre pesticides détectés dans l'air de plus de 80% des logements français, selon l'Anses
- "Les pesticides sont dans la pluie" : au sommet du puy de Dôme, des nuages capturés pour mesurer la pollution
- Des pesticides détectés dans les nuages
- Pesticides dans les nuages ? Une présence qui interroge.
- Pesticides dans les nuages : ce que traduit ce phénomène
- Pesticides : les pluies sont