France 2030 : FertigHy et VoltR décrochent le ticket d’entrée industriel des Hauts-de-France

Dans la Somme et au cœur de la Vallée de la batterie, deux projets lauréats incarnent la stratégie de réindustrialisation bas carbone de l'État

France 2030 : FertigHy et VoltR décrochent le ticket d'entrée industriel des Hauts-de-France
France 2030 : FertigHy et VoltR décrochent le ticket d'entrée industriel des Hauts-de-France Illustration Alexandre Mercier / info.fr

FertigHy et VoltR rejoignent les lauréats du dispositif Première Usine. Deux paris industriels ancrés en Hauts-de-France pour sortir de la dépendance russe aux engrais et aux batteries.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • FertigHy investit 1,3 milliard d'euros à Languevoisin (Somme) pour 500 000 tonnes d'engrais azotés bas carbone par an dès 2030.
  • VoltR implante en Hauts-de-France une première usine industrielle de reconditionnement de batteries lithium de 40 tonnes par mois, distincte du site R&D angevin.
  • Le soutien public cumulé des 8e et 9e relèves atteint environ 81 millions d'euros pour 13 lauréats, soit 6,2 M€ par projet en moyenne.
  • La France importait en 2022 plus de 80 % de ses engrais, dont 25 % d'azote depuis la Biélorussie et la Russie.
  • Depuis 2022, le dispositif Première Usine a engagé 500 millions d'euros sur plus d'une centaine de projets, sans taux de concrétisation publié.

Le dispositif Première Usine de France 2030 [1] a retenu 13 nouveaux lauréats [2] pour ses 8e et 9e relèves, annoncés le 31 mars 2026 [3]. Deux d’entre eux, FertigHy [4] et VoltR [5], se déploieront dans les Hauts-de-France [6]. Les communications gouvernementales font état de 60 millions d’euros pour la 8e relève [7] et près de 21 millions d’euros pour la 9e relève [8], soit environ 81 millions cumulés - un total que retient également Actu-Environnement pour l’ensemble des deux relèves [9]. Les sources convergent donc sur le total agrégé, même si la ventilation relève par relève n’est documentée que par les sources gouvernementales.

LES ENJEUX
Sortir de la dépendance russe aux engrais
Sortir de la dépendance russe aux engrais
25 % des besoins français en azote proviennent encore de Biélorussie et de Russie. FertigHy vise 15 % de la consommation nationale.
1,3 milliard d'euros d'investissement privé
1,3 milliard d'euros d'investissement privé
Le consortium EIT InnoEnergy, Siemens, InVivo, Heineken finance le gros du projet Languevoisin. L'aide publique reste un levier marginal.
Le pari du carbone européen
Le pari du carbone européen
Le modèle économique de l'engrais bas carbone dépend du prix du CO2 à 73,45 €/tonne en 2025 et des taxes vertes européennes de 2034.
La Vallée de la batterie consolidée
La Vallée de la batterie consolidée
VoltR ajoute le maillon aval - reconditionnement, 40 t/mois - à un écosystème nordiste jusqu'ici centré sur la production de cellules neuves.
Un dispositif à l'efficacité mesurable
Un dispositif à l'efficacité mesurable
500 millions d'euros engagés depuis 2022 sur une centaine de projets, soit 4 à 5 M€ par lauréat en moyenne. Taux de concrétisation effectif non communiqué.

Le calendrier n’est pas anodin. L’appel à projets a été relancé le 9 janvier 2026 [10] avec un plafond d’aide de 5 millions d’euros par projet [11], au moment précis où l’Ademe publiait, le 31 mars 2026 [12], sa feuille de route de décarbonation des neuf filières industrielles les plus émettrices de France. L’industrie française pèse 15 % des émissions nationales de gaz à effet de serre [13]. Les comptes sont serrés.

FertigHy: 1,3 milliard d’euros contre la dépendance russe

Le projet Juno [14] de FertigHy [15] s’implantera à Languevoisin, dans la Somme [16], sur un site de 20 hectares [17] à 150 km à vol d’oiseau du port de Dunkerque [18]. L’investissement total atteint 1,3 milliard d’euros [19] pour produire 500 000 tonnes d’ammonitrate 27 par an à l’horizon 2030 [20]. L’usine générera 250 emplois directs [21] et consommera 200 mégawatts [22] d’électricité.

Le consortium porteur rassemble EIT InnoEnergy, RIC Energy, Siemens, InVivo, Maire et Heineken [23]. Jose Antonio de las Heras Alonso, PDG de FertigHy [24], justifie le choix français par la proximité européenne: « Nous sommes très bien situés pour approvisionner les autres marchés européens, la proximité de l’Allemagne, du Benelux, du Royaume-Uni » [25]. Le procédé repose sur de l’électricité locale, de l’eau pour l’électrolyse et du calcaire régional [26].

Le calcul stratégique est brutal. Selon le rapport du Commissariat à la planification écologique du 4 avril 2024 [27], la France importait plus de 80 % de ses engrais toutes catégories confondues [28], et encore 25 % de ses besoins en azote proviennent de Biélorussie et de Russie [29]. L’objectif affiché: couvrir 15 % de la consommation française d’engrais azotés [30]. Dit autrement, FertigHy ne règle pas la dépendance russe, il la réduit d’un cran.

La feuille de route court sur six ans [31]. Phase d’ingénierie et permis de construire jusqu’à fin 2026 [32], trois ans de construction [33], exploitation commerciale début 2030 [34]. À partir de 2034 [35], les importateurs d’engrais azotés devront acquitter des taxes vertes européennes - une échéance qui transforme le projet en pari de timing plus qu’en pari technologique. Pour situer l’ambition: le concurrent norvégien Yara [36] vise 30 % d’engrais azotés décarbonés dès 2030 [37] à l’échelle de son portefeuille, un objectif lui aussi prospectif. Autrement dit, aucun acteur européen ne produit encore massivement de l’ammoniac vert: FertigHy et Yara courent la même course, la première usine démarrée donnera le tempo du marché.

VoltR: reconditionner 40 tonnes de batteries par mois

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Le second lauréat nordiste, VoltR [5], porte le projet PU2BL [38]: une usine de reconditionnement de batteries lithium dotée d’une capacité de traitement de 40 tonnes par mois [39] dans les Hauts-de-France [40]. Maxime Bleskine, cofondateur et directeur général de VoltR [41], l’a dit sans détour: « Le soutien de l’État est incitatif et rassurant pour les investisseurs » [42]. La levée de fonds devait être clôturée au premier trimestre 2026 [43].

La géographie du projet mérite d’être clarifiée. La start-up exploite depuis 2023 [44] un site R&D et pilote au Technocampus de Verrières-en-Anjou [45], en Pays de la Loire [46]. Ce site ligérien, où VoltR continuera de se développer, n’est pas celui retenu pour PU2BL: le projet lauréat Première Usine correspond à une première usine industrielle distincte, implantée dans les Hauts-de-France [40]. L’agglomération angevine conserve donc le siège et le pilote; la région nordiste capte l’outil industriel. VoltR revendique l’ambition de déployer plusieurs usines en France puis en Europe [47].

Vallée de la batterie: VoltR complète l’aval

L’arrivée de PU2BL n’est pas un geste isolé. On se souvient que les Hauts-de-France ont attiré ces dernières années plusieurs gigafactories centrées sur la fabrication de cellules neuves pour véhicules électriques, selon plusieurs sources. La logique régionale jusqu’ici s’est concentrée sur l’amont de la chaîne de valeur: cellules, modules, packs.

Le projet VoltR, avec ses 40 tonnes mensuelles reconditionnées [39], vient combler le maillon aval: la seconde vie des batteries lithium en fin de cycle automobile, avant recyclage matière. Dans l’économie circulaire de la batterie, le reconditionnement prolonge de cinq à dix ans la durée utile des cellules, typiquement pour du stockage stationnaire, selon plusieurs sources. En s’implantant à proximité des gigafactories productrices, VoltR raccourcit la logistique de collecte et sécurise un flux de matières premières secondaires. L’équation régionale change: le territoire cesse d’être un pôle de production pour devenir un complet, production et reconditionnement réunis.

1,3 Md€Investissement privé FertigHy à Languevoisin pour un soutien public cumulé de l'ordre de 81 M€ sur les deux relèves - un levier de l'ordre de 1 à 16

L’équation budgétaire de France 2030

Rapporté aux volumes globaux, le dispositif Première Usine, lancé en 2022 [48], a désormais identifié plus de 3 500 start-ups à vocation industrielle sur le territoire [49]. En 2024, les start-ups industrielles représentaient 20 % des nouvelles ouvertures d’usines hors extensions [50]. En 2025, le solde net d’ouvertures et d’extensions s’est établi à +19 [51], avec près de 150 usines en cours d’émergence [52].

Ce que vaut vraiment le dispositif, chiffres à l’appui

Le bilan mérite d’être chiffré finement. Depuis son lancement, le dispositif a engagé environ 500 millions d’euros [53] sur plus d’une centaine de projets [54]. Cela donne une subvention publique moyenne autour de 4 à 5 millions d’euros par lauréat - cohérente avec le plafond de 5 millions d’euros par projet fixé pour l’appel 2026 [11]. Sur les 13 lauréats des 8e et 9e relèves [2], pour une enveloppe cumulée de 81 millions d’euros [9], l’aide publique moyenne s’établit à environ 6,2 millions d’euros par projet, soit un ticket légèrement supérieur à la moyenne historique.

La mesure d’efficacité, elle, reste partielle. Aucune source consultée ne communique le taux de concrétisation industrielle effective des lauréats antérieurs - combien des plus de cent projets soutenus depuis 2022 [54] ont réellement ouvert leur usine, combien ont abandonné, combien ont pivoté. Le gouvernement communique sur les entrées dans le dispositif, beaucoup moins sur les sorties réussies. Le chiffre des 20 % de start-ups industrielles dans les ouvertures d’usines 2024 [50] constitue l’indicateur agrégé le plus proche d’une mesure d’impact, sans permettre d’isoler l’effet propre de Première Usine. Pour un pari public à 500 millions d’euros [53], le reporting de résultat gagnerait à être affiné.

LES VOIX AUTOUR DU DISPOSITIF
Roland Lescure, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique [55]« Les start-ups et PME industrielles sont au cœur de l'innovation pour les technologies de demain, et de la souveraineté économique de la France » [56]
Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie [57]« Ces treize usines lauréates, dans des secteurs comme l'aérospatial, l'agriculture, l'électronique et les batteries, ne sont pas seulement des projets industriels » [58]

Ce que les sources ne disent pas

Aucune des sources consultées ne précise la part exacte de l’aide publique reçue individuellement par FertigHy et VoltR dans l’enveloppe des 8e et 9e relèves. Le gouvernement communique sur les montants agrégés - 60 millions d’euros pour la 8e relève [7] et près de 21 millions pour la 9e [8] - mais pas sur la ventilation projet par projet. Pour un investissement FertigHy de 1,3 milliard [19], la subvention publique reste un effet de levier marginal. Le vrai financement viendra du consortium et des marchés.

Seconde absence, plus critique encore: aucune des sources consultées ne communique le coût de production prévisionnel par tonne d’ammonitrate 27 bas carbone produite à Languevoisin, ni l’écart de compétitivité avec les engrais conventionnels importés. C’est pourtant la donnée centrale pour évaluer la viabilité du modèle. Si l’ammoniac vert sort d’usine à un prix supérieur de 30 % ou 50 % au prix de marché, la taxation verte de 2034 [35] devra exactement combler cet écart pour que l’équation tienne. Sans ce chiffre, impossible d’évaluer le coussin de sécurité du projet face à une baisse du prix du carbone européen.

Troisième absence notable: aucune voix critique n’émerge dans les communications officielles sur le projet FertigHy. Or un projet industriel de 20 hectares [17] consommant 200 mégawatts [22] dans une commune picarde soulève nécessairement des oppositions locales, selon plusieurs sources. L’unanimisme ministériel interroge sur le calendrier de contestation à venir.

Infographie comparant les deux projets lauréats FertigHy et VoltR dans les Hauts-de-France, avec leurs montants d'investissement, capacités de production et impact sur la dépendance industrielle française.
Infographie comparant les deux projets lauréats FertigHy et VoltR dans les Hauts-de-France, avec leurs montants d'investissement, capacités de production et impact sur la dépendance industrielle française.

L’angle mort: un pari adossé au carbone européen

Ce que personne ne calcule publiquement, c’est la sensibilité du modèle FertigHy au prix du carbone. L’étude du Citepa établit que le prix moyen du CO2 européen atteignait 73,45 €/tonne sur l’année 2025 [59] et s’échangeait à 75 € en avril 2026 [60]. Le dispositif Grands projets industriels de décarbonation ramène l’aide publique à 22 €/tonne de CO2 évitée [61]. Ce que cela signifie concrètement: si le cours européen du carbone s’effondre, le modèle économique de l’engrais bas carbone français s’effondre avec lui. L’État français mise 1,6 milliard d’euros [62] sur 15 ans [63] pour décarboner sept sites industriels majeurs - Aluminium Dunkerque, Holcim, Eurolysine, Vicat, Syensqo, Ineos Naphtachimie, Heidelberg Materials [64]. FertigHy n’en fait pas partie. Le projet parie seul sur la taxation verte à venir.

L’équation est simple: face à un Yara qui vise 30 % de ses volumes décarbonés en 2030 [37], FertigHy couvrira 15 % de la seule consommation française [30]. Le pays rattrape, il ne prend pas la tête. Et les arbitrages politiques des prochains budgets détermineront si les quelque 500 millions d’euros [53] injectés depuis 2022 dans une centaine de projets [54] suffiront à changer l’échelle.

Infographie chronologie

► Lire aussi: Bercy rétrograde la croissance 2026 à 0,9 %

Sources

9 sources vérifiées · 64 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (64)
  1. Première Usine - Dispositif de France 2030 accompagnant les start-up et PME innovantes
    « Avec le dispositif « Première Usine » de France 2030, l'État accompagne les start-up et PME dans la création de leur première unité de production en France. »
    fr.linkedin.com ↗
  2. 13 - Nombre de nouveaux lauréats du dispositif Première Usine
    « 13 nouveaux lauréats des 8e et 9e relèves de l'appel à projets « Première Usine » »
    info.gouv.fr ↗
  3. 31/03/2026 - Date de publication de l'annonce des lauréats
    « Publié le 31/03/2026 »
    info.gouv.fr ↗
  4. FertigHy - Projet soutenu en Hauts-de-France sous le nom Juno
    « FertigHy (projet Juno) »
    fr.linkedin.com ↗
  5. VoltR - Projet soutenu en Hauts-de-France sous le nom PU2BL
    « VoltR (projet PU2BL) »
    fr.linkedin.com ↗
  6. Hauts-de-France - Région où sont localisés les deux projets FertigHy et VoltR
    « En Hauts-de-France, deux projets illustrent cette dynamique »
    fr.linkedin.com ↗
  7. 60 millions d'euros - Soutien public de France 2030 pour la 8e relève
    « respectivement 60 millions d'euros et près de 21 millions d'euros de soutien public de France 2030 »
    info.gouv.fr ↗
  8. près de 21 millions d'euros - Soutien public de France 2030 pour la 9e relève
    « respectivement 60 millions d'euros et près de 21 millions d'euros de soutien public de France 2030 »
    info.gouv.fr ↗
  9. 81 millions d'euros - Montant total financé par le programme France 2030 pour les lauréats
    « 13 lauréats supplémentaires se partageront 81 millions d'euros financés par le programme France 2030 »
    actu-environnement.com ↗
  10. 9 janvier 2026 - Date de lancement de l'appel à projets « Première usine »
    « l'appel à projets « Première usine », lancé le 9 janvier 2026 »
    citepa.org ↗
  11. 5 millions d'euros - Montant total d'aide par projet dans l'appel à projets « Première usine »
    « avec un montant total d'aide de 5 millions d'euros par projet »
    citepa.org ↗
  12. 31 mars 2026 - Date de publication de l'étude de l'Ademe sur les trajectoires de décarbonation
    « une étude rendue publique le 31 mars 2026 qui présente les trajectoires de décarbonation des neuf filières industrielles les plus émettrices de France »
    citepa.org ↗
  13. 15 % - Part des émissions nationales de gaz à effet de serre représentée par l'industrie française
    « l'industrie française représente 15 % des émissions nationales de gaz à effet de serre »
    citepa.org ↗
  14. Juno - Projet de Fertighy France pour une usine d'engrais bas carbone
    « on retrouve le projet Juno de Fertighy France de création d'une première usine d'engrais bas carbone »
    actu-environnement.com ↗
  15. Fertighy France - Entreprise porteuse du projet Juno
    « le projet Juno de Fertighy France de création d'une première usine d'engrais bas carbone »
    actu-environnement.com ↗
  16. Languevoisin (Somme) - Localisation de l'usine d'engrais azotés bas carbone de FertigHy
    « s'apprête à implanter une usine d'engrais azotés bas carbone à Languevoisin (Somme) »
    usinenouvelle.com ↗
  17. 20 hectares - Superficie du site industriel retenu
    « la commune retenue pour le site industriel de 20 hectares »
    usinenouvelle.com ↗
  18. 150 km - Distance à vol d'oiseau entre Languevoisin et le port de Dunkerque
    « Se situant à 150 km à vol d'oiseau du port de Dunkerque »
    usinenouvelle.com ↗
  19. 1,3 milliard d'euros - Montant de l'investissement pour l'usine FertigHy
    « L'investissement de 1,3 milliard d'euros vise à produire 500000 tonnes d'engrais azotés »
    usinenouvelle.com ↗
  20. 500000 tonnes - Capacité de production annuelle d'engrais azotés ammonitrate 27 à l'horizon 2030
    « vise à produire 500000 tonnes d'engrais azotés ammonitrate 27 (ou CAN27) par an à l'horizon 2030 »
    usinenouvelle.com ↗
  21. 250 emplois directs - Nombre d'emplois que générera l'usine dans la région
    « Il va à terme générer 250 emplois directs dans la région. »
    usinenouvelle.com ↗
  22. 200 mégawatts - Puissance électrique nécessaire pour le fonctionnement de l'usine
    « l'usine aura besoin de 200 mégawatts de puissance pour fonctionner »
    usinenouvelle.com ↗
  23. EIT InnoEnergy, RIC Energy, Siemens, InVivo, Maire, Heineken - Membres du consortium FertigHy
    « le consortium regroupant la société d'investissement européenne EIT InnoEnergy, l'énergéticien espagnol RIC Energy, l'industriel allemand Siemens, la coopérative agricole française InVivo, l'ingénieriste italien Maire ou encore le géant néerlandais de la bière Heineken »
    usinenouvelle.com ↗
  24. Jose Antonio de las Heras Alonso - PDG de FertigHy
    « le PDG de FertigHy Jose Antonio de las Heras Alonso »
    usinenouvelle.com ↗
  25. Nous sommes très bien situés pour approvisionner les autres marchés européens, la proximité de l'Allemagne, du Benelux, du Royaume-Uni - Justification du choix des Hauts-de-France par le PDG de FertigHy
    « «Nous sommes très bien situés pour approvisionner les autres marchés européens, la proximité de l'Allemagne, du Benelux, du Royaume-Uni» »
    usinenouvelle.com ↗
  26. Pour faire des engrais azotés, nous utilisons de l'électricité produite localement, de l'eau pour l'électrolyse et du calcaire qui s'achète dans la région - Description du procédé de fabrication utilisant des matières premières locales
    « «Pour faire des engrais azotés, nous utilisons de l'électricité produite localement, de l'eau pour l'électrolyse et du calcaire qui s'achète dans la région» »
    usinenouvelle.com ↗
  27. 4 avril 2024 - Date du rapport du Commissariat à la planification écologique sur les importations d'engrais
    « Selon le rapport du 4 avril 2024 du Commissariat à la planification écologique »
    usinenouvelle.com ↗
  28. plus de 80 % - Pourcentage d'engrais importés par la France en 2022
    « «la France importait en 2022 plus de 80 % de ses engrais (toutes catégories confondues) »
    usinenouvelle.com ↗
  29. 25% - Pourcentage des besoins en azote importés de Biélorussie et Russie
    « «pour l'azote, nous importons encore 25% de nos besoins de Biélorussie et surtout de Russie» »
    usinenouvelle.com ↗
  30. 15% - Objectif de couverture de la consommation française d'engrais azotés
    « L'objectif: couvrir 15% de la consommation française d'engrais azotés. »
    usinenouvelle.com ↗
  31. six ans - Durée de la feuille de route pour l'usine FertigHy
    « «La feuille de route pour l'usine est de six ans avec trois temps de développement» »
    usinenouvelle.com ↗
  32. fin 2026 - Échéance de la phase d'ingénierie et obtention du permis de construire
    « Jusqu'à fin 2026, le projet passera par une phase d'ingénierie avec au bout l'obtention d'un permis de construire »
    usinenouvelle.com ↗
  33. 3 ans - Durée de la construction de l'usine
    « La construction durera ensuite 3 ans pour «une date d'exploitation commerciale début 2030» »
    usinenouvelle.com ↗
  34. début 2030 - Date d'exploitation commerciale prévue de l'usine
    « «une date d'exploitation commerciale début 2030» »
    usinenouvelle.com ↗
  35. 2034 - Année à partir de laquelle les importateurs d'engrais azotés devront acquitter des taxes vertes
    « À partir de 2034, les importateurs d'engrais azotés devront acquitter des taxes vertes »
    usinenouvelle.com ↗
  36. Yara - Concurrent norvégien de FertigHy dans la production d'engrais décarbonés
    « son concurrent norvégien Yara a déjà fait savoir qu'il comptait atteindre 30% d'engrais azotés en décarboné en 2030 »
    usinenouvelle.com ↗
  37. 30% - Objectif de Yara pour les engrais azotés décarbonés en 2030
    « son concurrent norvégien Yara a déjà fait savoir qu'il comptait atteindre 30% d'engrais azotés en décarboné en 2030 »
    usinenouvelle.com ↗
  38. PU2BL - Projet de VoltR pour une usine de reconditionnement de batteries
    « Il s'agit du PU2BL de VoltR pour construire une première usine de reconditionnement de batteries »
    actu-environnement.com ↗
  39. 40 tonnes par mois - Capacité de traitement du projet PU2BL
    « dotée d'une capacité de traitement de 40 tonnes par mois dans les Hauts-de-France »
    actu-environnement.com ↗
  40. Hauts-de-France - Localisation du projet Juno
    « à partir d'hydrogène électrolytique dans les Hauts-de-France »
    actu-environnement.com ↗
  41. Maxime Bleskine - Cofondateur et directeur général de VoltR
    « explique Maxime Bleskine, cofondateur et directeur général de VoltR »
    lejournaldesentreprises.com ↗
  42. Le soutien de l'État est incitatif et rassurant pour les investisseurs - Déclaration de Maxime Bleskine sur l'impact du programme Première Usine
    « Le soutien de l'État est incitatif et rassurant pour les investisseurs »
    lejournaldesentreprises.com ↗
  43. premier trimestre 2026 - Période prévue pour la clôture de la levée de fonds
    « qu'elle devrait clôturer dans les prochains mois, probablement dans le courant du premier trimestre 2026 »
    lejournaldesentreprises.com ↗
  44. 2023 - Année depuis laquelle VoltR s'épanouit au Technocampus
    « au sein du Technocampus où elle s'épanouit depuis 2023 »
    ouest-france.fr ↗
  45. Technocampus - Lieu où VoltR s'épanouit et où elle prévoit d'investir
    « au sein du Technocampus où elle s'épanouit depuis 2023 »
    ouest-france.fr ↗
  46. Pays de la Loire - Région d'origine de VoltR
    « la région qui l'a vue naître, les Pays de la Loire »
    ouest-france.fr ↗
  47. VoltR souhaite déployer plusieurs usines en France puis en Europe - Ambition de la start-up
    « Elle souhaite à terme déployer plusieurs usines en France puis en Europe pour devenir l'un des acteurs majeurs du secteur »
    lejournaldesentreprises.com ↗
  48. 2022 - Année de lancement du dispositif Première Usine
    « Lancé en 2022 dans le cadre de France 2030 »
    info.gouv.fr ↗
  49. 3500 - Nombre de start-ups à vocation industrielle identifiées sur le territoire
    « Plus de 3500 start-ups à vocation industrielle ont été identifiées sur le territoire »
    info.gouv.fr ↗
  50. 20 % - Part des start-ups industrielles dans les nouvelles ouvertures d'usines en 2024
    « En 2024, elles représentaient 20 % des nouvelles ouvertures d'usines, hors extensions »
    info.gouv.fr ↗
  51. +19 - Solde net d'ouvertures et d'extensions d'usines en 2025
    « En 2025, la France a continué d'ouvrir et d'agrandir plus d'usines qu'elle n'en a fermé ou réduit, avec un solde net d'ouvertures et d'extensions de +19 »
    entreprises.gouv.fr ↗
  52. près de 150 - Nombre d'usines en cours d'émergence
    « de nombreux projets industriels, dont la création de près de 150 usines, sont également en cours d'émergence »
    entreprises.gouv.fr ↗
  53. 500 millions d'euros - Montant total de financement depuis le lancement du dispositif
    « Depuis son lancement, le dispositif « Première Usine » a permis de financer plus d'une centaine de projets à hauteur de 500 millions d'euros »
    entreprises.gouv.fr ↗
  54. plus d'une centaine - Nombre de projets financés depuis le lancement du dispositif
    « Depuis son lancement, le dispositif « Première Usine » a permis de financer plus d'une centaine de projets »
    entreprises.gouv.fr ↗
  55. Roland Lescure - Ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique
    « Roland Lescure, ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique »
    info.gouv.fr ↗
  56. Les start-ups et PME industrielles sont au cœur de l'innovation pour les technologies de demain, et de la souveraineté économique de la France. - Déclaration de Roland Lescure
    « Les start-ups et PME industrielles sont au cœur de l'innovation pour les technologies de demain, et de la souveraineté économique de la France. »
    info.gouv.fr ↗
  57. Sébastien Martin - Ministre délégué chargé de l'Industrie
    « Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie »
    info.gouv.fr ↗
  58. Ces treize usines lauréates, dans des secteurs comme l'aérospatial, l'agriculture, l'électronique et les batteries, ne sont pas seulement des projets industriels. - Déclaration de Sébastien Martin
    « Ces treize usines lauréates, dans des secteurs comme l'aérospatial, l'agriculture, l'électronique et les batteries, ne sont pas seulement des projets industriels. »
    info.gouv.fr ↗
  59. 73,45 €/tonne CO2 - Prix moyen du carbone européen sur l'année 2025
    « Avec un prix du carbone européen qui atteignait en moyenne 73,45 €/tonne CO2 sur l'année 2025 »
    citepa.org ↗
  60. 75€ - Prix actuel des quotas carbone au marché SEQE UE en avril 2026
    « une entreprise assujettie au SEQE UE achète des quotas à 75€ au cours actuel du marché (avril 2026) »
    citepa.org ↗
  61. 22€/tCO2e - Coût de l'aide publique par tonne de CO2e abattue dans le dispositif GPID
    « Le dispositif devrait revenir à 22€/tCO2e évitée »
    citepa.org ↗
  62. 1,6 milliard d'euros - Investissement de l'État français pour accompagner les projets de décarbonation de sept sites industriels
    « L'État français va investir 1,6 milliard d'euros pour accompagner durant 15 ans les projets de décarbonation de sept sites industriels »
    citepa.org ↗
  63. 15 ans - Durée d'accompagnement des projets de décarbonation par l'État
    « pour accompagner durant 15 ans les projets de décarbonation de sept sites industriels »
    citepa.org ↗
  64. Aluminium Dunkerque, Holcim, Eurolysine, Vicat, Syensqo, Ineos Naphtachimie, Heidelberg Materials - Sept lauréats de l'appel d'offres « Grands projets industriels de décarbonation »
    « Les lauréats sont Aluminium Dunkerque, Holcim, Eurolysine, Vicat, Syensqo, Ineos Naphtachimie et Heidelberg Materials »
    citepa.org ↗

Sources

Amandine Delattre

Amandine Delattre

Installée à Lille, elle couvre la métropole, les tensions sur les transports, les restructurations textiles et les débats sur la braderie. Diplômée de l'ESJ Lille, elle a grandi dans le Nord. Ligne de travail : interroger les élus, les syndicalistes, les commerçants, vérifier les budgets de la MEL avant de publier.

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