Fusillade à Vallauris : une dizaine de tirs de kalach, un mineur interpellé, trois suspects en fuite

Lundi soir, des coups de feu ont retenti dans le quartier des Hauts-de-Vallauris, près du collège Pablo Picasso. La police judiciaire de Nice mène l'enquête.

Fusillade à Vallauris : une dizaine de tirs de kalach, un mineur interpellé, trois suspects en fuite
Illustration Laura Martinez / info.fr

Une dizaine de tirs de kalachnikov ont éclaté lundi 4 mai 2026 vers 20h dans le quartier des Hauts-de-Vallauris, près d'Antibes. Aucun blessé n'est à déplorer, mais des impacts ont été relevés sur un appartement proche du collège Pablo Picasso. Trois suspects restent en fuite. Un mineur a été interpellé.

Une dizaine de tirs de kalachnikov ont éclaté lundi 4 mai 2026 vers 20h dans le quartier des Hauts-de-Vallauris, connu également sous le nom de Zaïne, à quelques kilomètres d’Antibes. Aucun blessé n’est signalé à ce stade, mais des impacts de balles ont été relevés sur la façade d’un appartement situé à proximité immédiate du collège Pablo Picasso. Trois suspects sont en fuite. L’affaire est confiée à la police judiciaire de Nice.

L’essentiel

  • Lundi 4 mai 2026, vers 20h : une dizaine de tirs de kalachnikov entendus dans le quartier des Hauts-de-Vallauris (ex-Zaïne), sans blessé.
  • Trois suspects impliqués dans la fusillade, toujours en fuite au moment de la publication.
  • Un mineur interpellé dans l’enceinte du collège Pablo Picasso peu après les tirs.
  • Mardi 5 mai vers 18h40 : nouvelles détonations signalées dans le même secteur, sans trace de tirs retrouvée pour l’instant selon Nice-Matin.
  • Enquête confiée à la police judiciaire de Nice, avec renforcement des patrouilles dans le quartier.

Les faits : dix tirs en pleine soirée résidentielle

Les premiers appels au 17 parviennent peu avant 20h. Des riverains du quartier des Hauts-de-Vallauris signalent des détonations en rafale. Selon Nice-Matin et France 3 Côte d’Azur, les enquêteurs dénombrent au moins une dizaine de tirs à l’arme de type kalachnikov. Des impacts sont constatés sur un appartement à proximité directe du collège Pablo Picasso, établissement public qui accueille des centaines d’élèves du secteur.

Aucune victime physique n’est recensée. Trois individus sont identifiés comme impliqués dans la fusillade. Ils prennent la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Un mineur est néanmoins interpellé dans l’enceinte du collège, selon France 3 Côte d’Azur et Nice-Matin. Son lien exact avec la fusillade n’a pas été précisé publiquement à ce stade.

Le lendemain : nouvelles détonations, pas de preuves matérielles

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Dès le mardi 5 mai 2026 vers 18h40, de nouveaux signalements de détonations parviennent aux services de police dans le même secteur de la Zaïne. Les équipes dépêchées sur place ne retrouvent aucune trace de tirs, selon Nice-Matin, seul média à avoir rapporté cet épisode à ce stade. La nature exacte des détonations - arme à feu, pétards ou autre - n’est pas établie.

Cette tension persistante pousse les autorités à maintenir un dispositif policier renforcé dans le quartier. La police judiciaire de Nice pilote l’enquête sur la fusillade de lundi, selon France 3 Côte d’Azur et BFM Nice Côte d’Azur.

Un quartier marqué par le narcotrafic

Le quartier de la Zaïne, rebaptisé Hauts-de-Vallauris, est régulièrement cité pour son trafic de stupéfiants. BFM Nice Côte d’Azur et Nice-Matin rappellent que les trafiquants y sont rapidement remplacés lorsqu’ils sont interpellés, rendant l’action des forces de l’ordre particulièrement difficile à ancrer dans la durée.

Le maire de Vallauris, Jean-Luc Bragato, a réagi publiquement après la fusillade. Selon BFM Nice Côte d’Azur, il a déclaré : « Rien ne sera cédé aux délinquants et trafiquants à Vallauris comme dans toutes les autres communes du département. » Il n’a pas détaillé de mesures supplémentaires à ce stade.

Ce type d’incident n’est pas inédit dans le secteur. Une fusillade avait déjà eu lieu le 14 octobre 2019 à Vallauris, blessant deux personnes, avec deux mineurs interpellés à l’époque, selon Nice-Matin. Des fusillades en quartier sensible impliquant des mineurs se multiplient dans plusieurs villes françaises en 2026.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Le département des Alpes-Maritimes présente un tableau sécuritaire contrasté. En 2025, 25 homicides ont été enregistrés, soit trois de plus qu’en 2024, avec une implication croissante des mineurs dans les infractions, selon France 3 Côte d’Azur et le bilan publié par la préfecture. Dans le même temps, la délinquance de voie publique a reculé de 3,34 % et les vols avec violence de 17,8 %, selon des données relayées par RCF et BFM Nice Côte d’Azur.

Vallauris affiche un taux de criminalité de 48,1 pour mille habitants en 2024, avec 253 agressions et 426 faits de stupéfiants recensés, dans la moyenne départementale selon les données compilées par Linternaute et Loximmo. La commune de 25 000 habitants, limitrophe d’Antibes-Juan-les-Pins, concentre sur ce quartier une part significative de son activité délinquante.

La présence d’armes lourdes dans ce type de règlement de comptes inquiète les élus et les forces de l’ordre. Des faits similaires ont été signalés dans d’autres villes françaises ces dernières semaines. À Vallauris, la proximité immédiate d’un collège rend la situation particulièrement préoccupante pour les familles du secteur.

L’interpellation d’un mineur dans l’enceinte scolaire interroge aussi sur la porosité entre les établissements et les réseaux locaux. Des incidents impliquant des mineurs aux abords de collèges ont été recensés dans plusieurs départements cette année.

L’enquête : ce qui reste à établir

La police judiciaire de Nice coordonne les investigations. Les trois suspects identifiés restent introuvables. L’origine du différend à l’origine des tirs n’a pas été communiquée officiellement. Le lien entre le mineur interpellé et les auteurs présumés n’a pas été précisé par les autorités.

Les résultats balistiques sur les impacts relevés dans l’appartement, ainsi que les éventuelles images de vidéosurveillance du quartier, pourraient permettre d’avancer dans l’identification des fuyards. La question de l’implication des mineurs dans des faits de violence grave est un axe de travail croissant pour les parquets de la région.

Le parquet de Grasse, compétent sur Vallauris, n’avait pas communiqué de qualification juridique précise au moment de la publication de cet article.

La prochaine étape pour les enquêteurs sera l’identification et l’interpellation des trois suspects en fuite. Le statut du mineur interpellé - témoin ou mis en cause - devrait être précisé dans les prochains jours.

Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Laura est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Alpes-Maritimes (06), avec Nice pour chef-lieu. Spécialité du département : Sophia Antipolis (technopole), Cannes et tourisme international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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