Gard : le chômage dépasse 10 % fin 2025, Alès en première ligne
Le taux de chômage atteint 10,3 % au quatrième trimestre 2025 dans le Gard, en hausse de 0,8 point sur un an.
L'emploi salarié recule dans le Gard, tiré vers le bas par l'industrie. Le tertiaire résiste partiellement. À Alès, la situation est plus tendue, avec un taux de 15,6 % fin février 2026.
Le Gard termine l’année 2025 avec un taux de chômage en progression. Selon l’Insee, il atteint 10,3 % au quatrième trimestre 2025, contre 9,7 % au premier trimestre de la même année. La hausse est de 0,8 point sur un an.
L’emploi salarié total dans le département s’établit à 237 700 postes fin 2025, en baisse de 0,6 % sur le seul quatrième trimestre (-1 300 emplois). Sur l’ensemble de l’année 2025, le recul atteint 0,3 %, soit 3 600 postes perdus, principalement dans le secteur privé, selon l’Insee.
L’industrie décroche, le tertiaire amortit
Le secteur industriel concentre l’essentiel des pertes. Au quatrième trimestre 2025, il perd 4,6 % de ses effectifs, soit environ 900 emplois supprimés. Le tertiaire non marchand recule lui aussi, de 1,4 %. Les créations dans le reste du tertiaire compensent une partie du choc, sans toutefois l’effacer.
Côté demandeurs d’emploi, le nombre de personnes inscrites en catégorie A dans le Gard atteint 104 420 en décembre 2025, selon les données rapportées par Actu.fr. C’est une hausse sensible par rapport à décembre 2024, où ce chiffre était de 83 900.
Alès sous pression
La deuxième ville du département concentre les difficultés. Fin février 2026, le taux de chômage y atteint 15,6 %, selon La Marseillaise. La CGT locale a tenu un point presse pour alerter sur cette situation.
Au niveau national, l’tendance est également orientée à la hausse. L’Insee prévoit un taux de chômage de 8,1 % au printemps 2026, selon des données relayées par AEFinfo. Le Gard, structurellement au-dessus de la moyenne nationale, devrait rester dans cette dynamique.
Les prochaines statistiques trimestrielles pour le premier trimestre 2026 seront publiées par l’Insee en juin 2026. Elles permettront de mesurer si la légère stabilisation de l’activité observée en début d’année se traduit ou non dans les chiffres de l’emploi.