Gaza : Israël accepte un retrait, le Hamas son désarmement

Un accord de principe prévoit le retrait progressif de l'armée israélienne et le désarmement du Hamas, sous supervision américaine, égyptienne et qatarie

Gaza : Israël accepte un retrait, le Hamas son désarmement
Illustration David Cohen / info.fr
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Selon plusieurs médias dont la BBC, Israël a accepté le principe d'un retrait de la bande de Gaza tandis que le Hamas s'est engagé à se désarmer. Une nouvelle force de police doit assurer la sécurité du territoire après le départ des troupes israéliennes.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Israël a accepté le principe d'un retrait de la bande de Gaza dans le cadre d'un projet d'accord avec le Hamas, selon la BBC.
  • Le Hamas s'est engagé à se désarmer, préalable présenté comme une première par plusieurs sources.
  • Une nouvelle force de police, excluant les membres des factions armées, doit assurer la sécurité de Gaza selon Haaretz.
  • Les médiateurs de l'accord sont les États-Unis, l'Égypte et le Qatar, selon Reuters.
  • Le retrait israélien est planifié par étapes pour éviter un vide sécuritaire, selon l'Associated Press.
5 faits vérifiés 4 sources mis à jour le 31 juillet à 14:16

Le 31 juillet 2026, les négociations sur l’avenir de Gaza ont franchi une étape que plusieurs médias internationaux qualifient de décisive. Selon la BBC, Israël a accepté le principe d’un retrait de la bande de Gaza dans le cadre d’un projet d’accord avec le Hamas, qui de son côté a consenti à son propre désarmement. Une nouvelle force de police, indépendante des factions armées, doit être déployée pour assurer la sécurité publique une fois les troupes israéliennes retirées.

L’information a circulé rapidement sur les réseaux sociaux avant d’être reprise par les rédactions. Le compte NewsCentralTV a notamment relayé les annonces du président américain Donald Trump sur les grandes lignes de l’accord :

Ce que dit l’accord

D’après la BBC, le texte en discussion prévoit trois volets liés entre eux : le désarmement du Hamas, un retrait progressif des Forces de défense israéliennes (FDI), et le déploiement d’une force de police chargée du maintien de l’ordre à Gaza. Selon l’agence Associated Press, ce retrait israélien serait planifié par étapes, afin d’éviter un vide sécuritaire immédiat sur le terrain. Le quotidien israélien Haaretz précise que la nouvelle force de sécurité locale exclura les membres actifs des factions armées, dans le but de garantir sa neutralité.

Un haut responsable du Hamas, Ghazi Hamad, a détaillé la portée de l’accord dans une déclaration relayée par le média panafricain CGTN Africa : retrait israélien de Gaza, reconstruction, déploiement de forces internationales et transfert des responsabilités à un « comité national ».

Un désarmement présenté comme une première

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Plusieurs sources sur X, dont le compte @abuhamad1, décrivent cet engagement comme une première : pour la première fois, le Hamas s’engagerait officiellement sur un plan concret de remise de ses armes, préalable annoncé au retrait israélien.

Cette séquence, désarmement puis retrait, est présentée par les médiateurs comme la condition de base d’un cessez-le-feu durable. Selon Al Jazeera, l’accord global reste toutefois lié à la libération des otages détenus par le Hamas et à des garanties de cessez-le-feu permanent, deux points qui ont déjà fait échouer plusieurs tentatives d’accord depuis le début de la guerre.

Qui pilote les négociations

D’après Reuters, les médiateurs internationaux qui supervisent activement ces discussions sont les États-Unis, l’Égypte et le Qatar, un trio qui accompagne les pourparlers israélo-palestiniens depuis plusieurs mois. Le plan s’inscrit dans les discussions portées par l’administration Trump, qui a présenté publiquement les contours de l’accord selon NewsCentralTV. Le Monde indique par ailleurs que le contrôle des points de passage clés et la reconstruction de Gaza seraient coordonnés avec cette nouvelle autorité policière, une fois celle-ci mise en place.

Concrètement, cela signifie que la gestion quotidienne du territoire, de la sécurité à l’acheminement de l’aide, changerait de mains à mesure que les troupes israéliennes se retireraient. C’est ce transfert progressif de responsabilités, plus que le seul retrait militaire, qui constitue le cœur technique de l’accord.

Contexte régional et diplomatique

Ce projet d’accord intervient après près de deux ans de guerre déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023 et la riposte militaire israélienne à Gaza, un conflit qui a mobilisé en continu la diplomatie américaine, égyptienne et qatarie. Pour la France, qui suit ces négociations depuis Paris et par la voix de sa représentation diplomatique dans la région, l’enjeu immédiat porte sur la libération des otages, dont des ressortissants franco-israéliens ont figuré parmi les personnes enlevées lors de l’attaque initiale, et sur les conditions d’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza, sujet suivi de près par les ONG françaises présentes sur zone. La position française, réitérée à plusieurs reprises par le Quai d’Orsay, a toujours conditionné son soutien à un accord durable au respect du droit international et à une solution politique incluant l’Autorité palestinienne.

Le rôle de médiateur joué par l’Égypte et le Qatar s’inscrit dans une continuité : les deux pays avaient déjà porté les précédentes trêves négociées depuis le début du conflit. L’implication directe de l’administration Trump, elle, marque une différence par rapport aux cycles de négociation antérieurs, menés sous l’administration Biden.

Les points encore incertains

Aucune des sources consultées ne précise à ce stade de calendrier ferme pour le retrait des FDI, ni la composition exacte de la nouvelle force de police, ni l’identité des pays qui fourniraient les « forces internationales » mentionnées par Gazzi Hamad. Le mécanisme concret du désarmement du Hamas, remise des armes à qui, sous quel contrôle, n’a pas non plus été détaillé publiquement à cette heure. Ces zones d’ombre expliquent la prudence de plusieurs commentateurs, qui rappellent que des accords similaires ont déjà été annoncés puis suspendus au cours du conflit.

La suite dépendra des prochaines annonces des médiateurs américains, égyptiens et qataris, ainsi que de la réaction officielle du gouvernement israélien, qui n’avait pas encore confirmé publiquement les termes exacts de l’accord au moment de la rédaction de cet article.

David
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Sources

David Cohen

David Cohen

David Cohen est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Jerusalem. basé sur place, Il couvre l'actualité de Israel pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays, et…

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