Girondins de Bordeaux : accord en vue avec Sparta Capital avant la DNCG, la caution de Lopez bloque
À la veille de son audition décisive, le club bordelais a obtenu des avancées sur le loyer du stade et l'option d'achat. Le maintien en National 2 dépend encore de la levée de la caution personnelle de Gérard Lopez.
Les négociations entre Bordeaux Métropole, Gérard Lopez et le fonds Sparta Capital ont permis des progrès sur deux points clés à 24 heures du passage des Girondins devant la DNCG. Le loyer du Matmut Atlantique et les conditions de rachat du stade se précisent. Reste l'épineux dossier de la caution personnelle de 19,7 millions d'euros.
L’essentiel
- Loyer du Matmut : accord en bonne voie sur une formule mêlant part fixe et part différée sur 24 mois.
- Option d’achat : les négociations sont presque finalisées, avec un droit de regard de cinq ans pour Sparta Capital.
- Caution personnelle de Gérard Lopez : le dernier point de blocage, refusée par Bordeaux Métropole.
- Solution transitoire : un prêt de Sparta Capital à Lopez placé sous séquestre est étudié pour rassurer la DNCG.
À 24 heures de son passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le FC Girondins de Bordeaux a enregistré des avancées notables dans ses discussions avec Bordeaux Métropole et le fonds d’investissement britannique Sparta Capital. Selon plusieurs sources concordantes, un accord de principe se dessine sur deux des trois points qui bloquaient jusqu’ici le rachat du club par Sparta Capital.
Loyer du Matmut Atlantique : une formule en deux temps
Le premier point débloqué concerne le loyer du Matmut Atlantique. Après des semaines de tension, Bordeaux Métropole et le club sont parvenus à un compromis. La nouvelle formule prévoit une part fixe immédiate et une part différée, étalée sur 24 mois. Cette solution temporaire doit permettre au club de réduire sa charge locative immédiate, tout en garantissant à la Métropole un retour financier sur le moyen terme. L’accord, s’il est validé, allégera le budget 2026-2027 des Girondins, qui évolueront en National 2.
Option d’achat du stade : un droit de regard de cinq ans
Le deuxième point en voie de règlement porte sur la valorisation du stade en cas de rachat futur. Sparta Capital, mené par Franck Tuil, obtiendrait un droit de regard de cinq ans sur les conditions d’acquisition du Matmut Atlantique. Ce mécanisme sécurise l’investisseur, qui prévoit d’injecter 20 millions d’euros sur trois ans pour assurer la pérennité du club. Selon les informations recueillies par Ici Gironde, les discussions sur l’option d’achat sont « presque finalisées », même si le montant exact de la valorisation n’a pas été communiqué.
Le projet de rachat prévoit que Sparta Capital détienne 67 % des parts du club bordelais, tandis que Gérard Lopez conserverait les 33 % restants, selon WebGirondins. Un schéma qui permettrait à l’actuel propriétaire de rester minoritaire tout en apportant une bouffée d’oxygène financière.
La caution personnelle de Gérard Lopez, dernier obstacle
Mais un point reste en suspens, et il est de taille. Bordeaux Métropole, par la voix de son président Thomas Cazenave, refuse de renoncer à la caution personnelle de 19,7 millions d’euros signée par Gérard Lopez. Cette garantie, exigée lors de précédents exercices, est devenue le principal point de blocage. Les négociateurs de la Métropole estiment que sans cette caution, la collectivité ne serait pas couverte en cas de nouvelle défaillance du club.
Ce montant est d’autant plus critique que le club doit présenter 9 millions d’euros de garanties à la DNCG pour valider son budget. Sur cette somme, 6 millions devaient être apportés par Sparta Capital et 3 millions par Gérard Lopez. Or, ce dernier n’a pas encore versé sa part. Pour contourner l’obstacle, une solution transitoire est à l’étude : un prêt de Sparta Capital à Gérard Lopez, placé sous séquestre. Ce montage permettrait de rassurer la DNCG sur la disponibilité des fonds, sans obliger Lopez à sortir l’argent immédiatement.
Contexte dans le département
La situation des Girondins de Bordeaux est suivie de près en Gironde. Le club, quintuple champion de France, a connu une descente aux enfers après sa relégation en National 2 à l’issue de la saison 2025-2026. Pour la Métropole bordelaise, préserver l’emploi et l’image du territoire est un enjeu majeur : le stade Matmut Atlantique, propriété de la collectivité, a coûté 165 millions d’euros lors de son inauguration en 2015. Une liquidation du club entraînerait une perte sèche pour les contribuables et un vide sportif dans la troisième ville de France.
Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein et que l’équipe de France se prépare pour son 16e de finale (lire la composition probable), le sort des Girondins se joue dans les coulisses administratives du football français.
Prochaine étape : l’audition DNCG ce mardi
Les Girondins de Bordeaux sont attendus ce mardi 30 juin 2026 devant la DNCG. L’instance devra valider ou non le budget 2026-2027. Si les avancées sur le loyer et l’option d’achat sont réelles, le sort du club repose désormais sur la capacité des parties à trouver une issue à la question de la caution. Le recours au prêt sous séquestre semble être la piste privilégiée. Une décision est attendue dans la soirée.
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