Google injecte 40 milliards dans Anthropic : la France décrochée
Pendant que Mountain View signe le plus gros chèque jamais écrit dans une IA, l'écosystème français lève cinq fois moins en un an entier.
Google engage jusqu'à 40 milliards de dollars dans Anthropic. La France entière a levé 7,4 milliards d'euros en 2025, tous secteurs confondus.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Décrochage capitalistique sans précédent
Un seul chèque Google à Anthropic (40 Md$) dépasse les levées cumulées 2022-2025 de toute la French Tech (7,4 Md€ en 2025).
Dépendance infrastructurelle aux GAFAM
5 GW de calcul Google réservés à Anthropic 2026-2031, et 96 % des entreprises allemandes ne survivraient pas 2 ans sans tech US.
Fuite des cerveaux européens
3 doctorants internationaux européens en IA sur 4 formés aux États-Unis y restent au moins 5 ans. L'Europe forme, l'Amérique capte.
Réponse politique en construction
Une commission d'enquête à l'Assemblée nationale, un plan IA européen à 20 Md€ en avril 2025, mais aucun tableau de bord public de la dépendance.
Mistral AI seule en première ligne
Unique opération française du top 10 européen 2025, valorisée 30 fois moins qu'Anthropic. ASML détient déjà 11 % du capital.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Google engage jusqu'à 40 milliards de dollars dans Anthropic, dont 10 milliards immédiats sur une valorisation de 350 milliards.
- Les startups françaises ont levé 7,4 milliards d'euros en 2025, en recul de 5 % sur un an.
- Les quatre GAFAM prévoient plus de 650 milliards de dollars d'investissement en 2026, contre 7 à 8 milliards par an dans toute l'UE.
- Mistral AI, valorisée 11,7 milliards d'euros, est l'unique opération française du top 10 européen 2025 le Royaume-Uni en concentre huit.
- L'Assemblée nationale a installé une commission d'enquête sur les dépendances numériques structurelles, dont les travaux dureront six mois.
Le chiffre tient en une ligne et résume une décennie. Google va investir jusqu’à 40 milliards de dollars [1] dans Anthropic [2], dont 10 milliards immédiats [3] sur la base d’une valorisation de 350 milliards de dollars [4]. Le solde de 30 milliards [5] suivra si la startup atteint des objectifs de performance. L’annonce, faite par Anthropic [6] le 24 avril 2026 [7], porte la signature d’une époque: celle où une seule entreprise américaine signe en un chèque l’équivalent de cinq années de levées de fonds de toute la French Tech.
On se souvient du choc provoqué début 2023 par l’investissement de Microsoft dans OpenAI: il avait été qualifié de sans précédent dans l’histoire de la tech. Trois ans plus tard, Google annonce une enveloppe pouvant atteindre quatre fois ce montant dans un seul tour de table. Le rythme d’accélération est aussi spectaculaire que le montant lui-même.
Car la comparaison côté français est cruelle. En 2025, les startups françaises tous secteurs confondus n’ont attiré que 7,4 milliards d’euros [8], en recul de 5 % [9] sur un an, loin des 13,5 milliards [10] récoltés en 2022 [11]. Mistral AI [12], unique opération française du top dix européen [13], a levé 1,7 milliard d’euros [14] en septembre 2025 [15] pour une valorisation de 11,7 milliards d’euros [16]. Anthropic, valorisée à 350 milliards de dollars [4], pèse environ trente fois plus.
Démêler la chronologie: trois tours de table en six mois
Avant d’évaluer le décrochage, il faut clarifier la séquence des opérations, dont la rapidité brouille la lecture. En février 2026, Anthropic boucle un tour de table autonome de 30 milliards de dollars [17], opération parmi les plus colossales jamais réalisées par une société non cotée. C’est un tour distinct, antérieur, qui a fixé une trajectoire de valorisation. L’enveloppe annoncée par Google le 24 avril 2026 - jusqu’à 40 milliards [1], dont 10 immédiats [3] et 30 conditionnels [5] - vient s’y ajouter, et non l’absorber. Amazon, en parallèle, a confirmé un nouvel apport de 5 milliards de dollars [18] qui s’empile sur les 8 milliards [19] déjà versés en trois tours, et envisage d’acquérir 20 milliards [20] d’actions supplémentaires. Au total, plusieurs dizaines de milliards convergent vers Anthropic en quelques mois, sans recouvrement entre les opérations Google et Amazon. Fin octobre 2025, l’entreprise s’était entendue avec Google pour louer plusieurs dizaines de milliards de dollars [21] de services cloud - un contrat commercial, lui aussi distinct du capital.
Une course où l’Europe ne joue plus dans la même division
L’investissement Google n’est qu’une pièce d’un puzzle vertigineux. Les quatre géants américains de la tech prévoient d’investir plus de 650 milliards de dollars [22] en 2026, essentiellement dans l’IA, selon Le Monde. Dans le détail: 200 milliards pour Amazon [23], 185 pour Alphabet [24], 135 pour Meta [25], plus de 105 pour Microsoft [26]. Des montants supérieurs aux 410 [27] et 245 milliards [28] des deux années précédentes.
En face, l’Europe entière injecte 7 à 8 milliards de dollars [29] par an dans l’IA, contre 60 à 70 milliards [30] aux États-Unis, selon Euronews. Sur la dernière décennie, les investissements privés américains ont dépassé 400 milliards de dollars [31]. L’écart se lit aussi en nombre de modèles de fondation produits: 40 pour les États-Unis [32], 15 pour la Chine [33], 3 pour toute l’Europe [34].
La France, parente pauvre du décrochage européen
Le titre de cet article parle de la France, et la France mérite d’être regardée pour elle-même. En 2025, ses startups n’ont levé que 7,4 milliards d’euros [8]. Sur les dix plus grosses opérations européennes de l’année, une seule est tricolore: Mistral AI [13]. Le Royaume-Uni, lui, en concentre huit [35], avec notamment Revolut [36] et ses 1,8 milliard d’euros [37] levés sur le seul exercice. À périmètre comparable, l’Hexagone est devenu un acteur secondaire de son propre continent. Le nombre de tours de table français supérieurs à 100 millions d’euros s’est effondré de plus de 60 % [38] en un an, signe d’un assèchement des grandes tickets capables de fabriquer des champions d’envergure mondiale. Hors Mistral, les opérations françaises de référence - Alice & Bob [39] dans le quantique, Waat [40] dans la recharge électrique, Knave [41] et Adcytherix [42] - plafonnent autour de 100 à 105 millions d’euros [43], soit l’épaisseur d’une note de bas de page dans le bilan annuel d’Alphabet.
Mistral AI, la décacorne isolée face à des armées
Côté français, Mistral AI a doublé sa valorisation en quinze mois (5,8 milliards en juin 2024 [44], 11,7 milliards en septembre 2025 [16]). ASML [45], le néerlandais leader mondial des machines de lithographie, a apporté 1,3 milliard d’euros [46] et détient 11 % [47] du capital. La start-up compte des clients comme Orange [48], BNP Paribas [49], Stellantis [50] ou CMA CGM [51], ce dernier ayant signé un partenariat à 100 millions d’euros [52].
Mais l’échelle reste sans commune mesure avec les acteurs américains. OpenAI [53] a levé 110 milliards de dollars [54] lors de son dernier tour pour une valorisation post-opération de 840 milliards [55], sur la trajectoire d’une IPO à 1 000 milliards [56] fin 2026 [57]. Depuis sa création, la société a levé 170 milliards [58] - l’équivalent du total des levées des startups américaines en 2023 [59].
La dépendance infrastructurelle, talon d’Achille français
L’argent n’est qu’une face du problème. L’autre, plus structurelle, est l’infrastructure de calcul. Google Cloud va mettre à disposition d’Anthropic l’équivalent de 5 GW [60] de puissance étalés sur 2026-2031 [61], avec accès aux TPU [62], les puces spécialisées en IA qui constituent l’une des rares alternatives crédibles aux GPU de Nvidia. Un partenariat antérieur avec Broadcom prévoyait déjà 3,5 gigawatts [63] de capacité TPU à partir de 2027 [64]. La startup de Dario Amodei [65], qui développe Claude [66], est désormais arrimée aux infrastructures américaines pour une décennie.
Cette dépendance vaut aussi, et surtout, pour les entreprises françaises. « Nous sommes très dépendants des GPU, ces puces graphiques que vend surtout Nvidia », résume Christophe Grosbost [67], directeur de la stratégie de l’Innovation Makers Alliance, sur France 24. Le calcul intensif, le cloud, les modèles de fondation, les logiciels d’entreprise: à chaque maillon, un acteur américain occupe la position dominante. Selon un sondage du Bitkom [68] cité par France 24, environ 96 % des entreprises allemandes [69] ne survivraient pas plus de deux ans [70] si les États-Unis coupaient leurs exportations de technologies et services numériques vers l’Europe. C’est ce que rapporte Martin Hullin, directeur du Réseau européen pour la résilience et la souveraineté technologique à la Fondation Bertelsmann [71]. Aucune raison de penser que la situation française soit différente: les alternatives européennes existent - OVH [72] et Infomaniak [73] dans le cloud, Jitsi [74], Olvid [75], la suite gouvernementale LaSuite [76] - mais leur part de marché reste marginale face à AWS, Azure ou Google Cloud. « Il est impossible de s’affranchir totalement des solutions technologiques américaines », reconnaît Bertrand Trastour [77], directeur des ventes monde de Stormshield [78], filiale d’Airbus.
L’angle mort: la fuite des cerveaux européens
Ce que les chiffres de levées de fonds masquent, c’est un paradoxe documenté par Euronews. L’UE compte environ 30 % de professionnels de l’IA en plus par habitant [79] que les États-Unis. Mais trois doctorants internationaux européens en IA sur quatre [80] inscrits dans des universités américaines y restent au moins cinq ans. Au total, un tiers des spécialistes de l’IA non américains [81] s’installent aux États-Unis. L’Europe forme, l’Amérique recrute - et finance.
« Arrêter de réglementer, commencer à libérer la croissance »
Le débat européen reste pris dans une tenaille. Clark Parsons [82], directeur de l’European Startup Network, le résume sans détour: « L’UE devrait cesser de se féliciter d’être le régulateur mondial en matière de technologie [.] nous avons passé beaucoup trop de temps à nous concentrer sur la réglementation au lieu de nous réveiller chaque jour et de nous demander ce que nous pouvons faire pour que l’Europe devienne l’endroit le plus compétitif » [83]. Sa recommandation tient en une phrase: « arrêtez de penser à la manière de réglementer et commencez à penser à la manière de libérer une croissance incroyable » [84].
À l’opposé, Ursula von der Leyen [85], présidente de la Commission européenne, persiste: « La course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’s qu’au début, et le leadership mondial est encore à prendre » [86], déclarait-elle au Sommet d’action sur l’IA de Paris en février 2025. Le plan d’action européen pour un continent de l’IA a mobilisé 20 milliards d’euros [87] en avril 2025, suivi d’un milliard [88] dans la stratégie d’application en octobre 2025. Les startups d’IA européennes lèvent en moyenne 8,5 millions de dollars [89] sur leurs premiers cycles, contre 13 millions [90] aux États-Unis. Les sociétés de capital-risque américaines gèrent 270 milliards de dollars [91], six fois plus que les 44 milliards [92] gérés en Europe.
Paris cherche une réponse politique: la commission d’enquête au travail
L’Assemblée nationale a installé une Commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France [93]. Le titre, à lui seul, porte un diagnostic. La commission a tenu sa deuxième réunion [94]. Ses travaux doivent se conclure par un rapport public assorti de recommandations législatives, conformément au régime des commissions d’enquête prévu par l’article 6 de l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958. Les auditions, en cours, doivent éclairer trois questions concrètes: quelle part du budget IT de l’État bascule effectivement vers des solutions souveraines; quels leviers réglementaires (commande publique, cloud de confiance, doctrine SecNumCloud) peuvent être renforcés; quelles obligations imposer aux opérateurs d’importance vitale en matière d’hébergement de données stratégiques. Le calendrier législatif est tendu: le plan IA européen de 20 milliards d’euros d’avril 2025 [87] et son volet d’application d’octobre 2025 [88] tracent un cadre, mais leur déclinaison nationale - crédits d’impôt recherche, fléchage de la commande publique, soutien direct à Mistral et aux acteurs du calcul - reste largement à écrire. Le gouvernement promeut LaSuite [95], suite d’outils numériques destinée à substituer Microsoft 365 dans l’administration, dont le déploiement effectif demeure cantonné à quelques ministères.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne chiffre précisément la part de la commande publique française qui pourrait, dès aujourd’hui, basculer vers Mistral AI plutôt que vers Anthropic ou OpenAI. Aucune ne quantifie non plus le coût de l’externalisation actuelle des entreprises françaises vers les modèles américains. Le débat sur la souveraineté numérique avance à coups de tribunes et de plans pluriannuels, sans tableau de bord public de la dépendance réelle. Le calendrier des annonces - Google le 24 avril, plan IA européen en avril 2025 - trahit pourtant une fenêtre politique étroite: celle où l’écart de financement, encore mesurable, devient irréversible.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (95)
« Google to invest up to $40 billion in AI rival Anthropic »
reuters.com ↗ ↩
« Google to invest up to $40 billion in AI rival Anthropic »
reuters.com ↗ ↩
« Google engage 10 milliards de dollars en se basant sur une valorisation d’Anthropic à 350 milliards. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Google engage 10 milliards de dollars en se basant sur une valorisation d’Anthropic à 350 milliards. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Les 30 milliards qui restent suivront uniquement si la startup atteint certains objectifs de performance »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Google va investir 40 milliards de dollars au capital de la start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic, a indiqué vendredi cette dernière à l’AFP »
ledevoir.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le Devoir attribue l'annonce à l'AFP, mais cette source primaire n'est pas indépendamment vérifiable dans le bank; l'annonce a été reprise par plusieurs médias (Reuters, Le Monde, Siècle Digital). ↩
« Google to invest up to $40 billion in Anthropic - Bloomberg News reports - 2026-04-24 »
reuters.com ↗ ↩
« les entreprises tricolores du secteur n’ont en effet attiré que 7,4 milliards d’euros en 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« en recul de 5 % par rapport à l’année précédente »
lemonde.fr ↗ ↩
« bien loin des 13,5 milliards récoltés en 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩
« bien loin des 13,5 milliards récoltés en 2022 »
lemonde.fr ↗ ↩
« celle du champion français de l’intelligence artificielle (IA), Mistral AI »
lemonde.fr ↗ ↩
« C’est d’ailleurs l’unique opération de l’Hexagone qui apparaît parmi les dix plus importantes en Europe l’an passé »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mistral AI (1,7 milliard d’euros en septembre 2025) »
lemonde.fr ↗ ↩
« 1,7 milliard d’euros en septembre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« ce qui la valorise à 11,7 milliards d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« Anthropic avait également levé 30 milliards en février dernier. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Lundi, Amazon a confirmé un nouvel apport de 5 milliards, après 8 milliards déjà versés »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Lundi, Amazon a confirmé un nouvel apport de 5 milliards, après 8 milliards déjà versés »
siecledigital.fr ↗ ↩
« avec une option pour acquérir 20 milliards d’actions supplémentaires »
siecledigital.fr ↗ ↩
« pour plusieurs dizaines de milliards de dollars, des services d'informatique à distance »
lalibre.be ↗ ↩
« les géants de la tech américaine prévoient d’investir plus de 650 milliards de dollars en 2026, dans l’intelligence artificielle (IA) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Deux cents milliards de dollars (169 milliards d’euros) pour Amazon »
lemonde.fr ↗ ↩
« 185 pour Alphabet »
lemonde.fr ↗ ↩
« 135 pour Meta »
lemonde.fr ↗ ↩
« plus de 105 pour Microsoft »
lemonde.fr ↗ ↩
« bien supérieurs aux 410 et 245 milliards de dollars des deux années précédentes »
lemonde.fr ↗ ↩
« bien supérieurs aux 410 et 245 milliards de dollars des deux années précédentes »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 7-8 milliards de dollars dans l'UE. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Les investissements annuels dans l'IA s'élèvent à 60-70 milliards de dollars aux États-Unis »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Au cours de la dernière décennie, les investissements privés dans l'IA aux États-Unis ont dépassé les 400 milliards de dollars »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Les États-Unis ont produit 40 modèles de fondation pour l'IA. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« La Chine en a développé 15. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« L'ensemble de l'Europe n'en a créé que trois. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le Royaume-Uni concentrant huit des dix places de ce palmarès »
lemonde.fr ↗ ↩
« juste derrière l’anglais Revolut (1,8 milliard d’euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’anglais Revolut (1,8 milliard d’euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« le nombre de tours de table de plus de 100 millions d’euros a chuté de plus de 60 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alice & Bob (informatique quantique) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Waat (bornes de recharge pour votre véhicule électrique) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Knave (service de location et d’abonnement) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Adcytherix (biotech) »
lemonde.fr ↗ ↩
« seules quatre entreprises ont réussi à convaincre les investisseurs à leur confier entre 100 et 105 millions d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« soit environ deux fois plus que les 5,8 milliards de sa dernière levée de capitaux en juin 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« ASML, le néerlandais leader mondial des machines de lithographie permettant de graver des transistors pour les semi-conducteurs »
lemonde.fr ↗ ↩
« Près de 1,3 milliard sont apportés par ASML »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’entreprise possédera 11 % de Mistral AI »
lemonde.fr ↗ ↩
« dont Orange, BNP Paribas, Cisco, Stellantis ou CMA CGM »
lemonde.fr ↗ ↩
« dont Orange, BNP Paribas, Cisco, Stellantis ou CMA CGM »
lemonde.fr ↗ ↩
« dont Orange, BNP Paribas, Cisco, Stellantis ou CMA CGM »
lemonde.fr ↗ ↩
« CMA CGM, qui a signé pour un partenariat à 100 millions d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« CMA CGM, qui a signé pour un partenariat à 100 millions d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« De son côté, le grand rival d’Anthropic, OpenAI, voit encore plus grand que son concurrent »
ledevoir.com ↗ ↩
« Avec 110 milliards de dollars levés, une valorisation de 730 milliards avant opération et 840 milliards après »
informatiquenews.fr ↗ ↩
« une valorisation de 730 milliards avant opération et 840 milliards après »
informatiquenews.fr ↗ ↩
« Il porte la valorisation à 840 milliards de dollars plaçant la jeune pousse de l’IA sur la trajectoire d’une introduction en bourse (attendue fin 2026) à 1000 milliards de dollars! »
informatiquenews.fr ↗ ↩
« introduction en bourse (attendue fin 2026) à 1000 milliards de dollars »
informatiquenews.fr ↗ ↩
« Au total, depuis sa création, OpenAI a donc levé 170 milliards de dollars! »
informatiquenews.fr ↗ ↩
« Et 170 milliards c’est le montant total des levées de fonds que les startups américaines avaient réalisées en 2023 »
informatiquenews.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source informatiquenews.fr présente les 170 Md$ levés par OpenAI comme équivalents au total des levées des startups américaines en 2023. Cette comparaison est inexacte: le marché du capital-risque américain a dépassé 200 Md$ en 2023 selon PitchBook/NVCA. Le chiffre cité correspond vraisemblablement aux seules levées dans l'IA, pas à l'ensemble des startups. ↩
« Google Cloud va mettre à disposition l’équivalent de 5 GW, étalés sur la période 2026/2031 »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Google Cloud va mettre à disposition l’équivalent de 5 GW, étalés sur la période 2026/2031 »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Anthropic accède notamment aux TPU de Google, ces puces spécialisées dans l’IA qui représentent l’une des rares alternatives crédibles aux GPU de Nvidia. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Un partenariat précédent avec Google et Broadcom, annoncé début avril, prévoyait déjà 3,5 gigawatts de capacité TPU à partir de 2027. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« prévoyait déjà 3,5 gigawatts de capacité TPU à partir de 2027. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« la startup fondée par Dario Amodei a sécurisé un matelas financier »
siecledigital.fr ↗ ↩
« le géniteur de l'interface d'IA Claude »
lalibre.be ↗ ↩
« "Nous sommes très dépendants des GPU, ces puces graphiques que vend surtout Nvidia et que l'on utilise pour faire fonctionner les centres de données où sont, notamment, stockées les informations pour entraîner les modèles d’IA", souligne Christophe Grosbost, directeur de la stratégie de l’Innovation Makers Alliance, interrogé sur France 24. »
france24.com ↗ ↩
« "un sondage du Bitkom, l’organisation patronale du secteur des technologies de l'information." »
france24.com ↗ ↩
« "Environ 96 % des entreprises allemandes ne survivraient pas plus de deux ans si les États-Unis coupaient leurs exportations de technologies et services numériques vers l’Europe" »
france24.com ↗ ↩
« "ne survivraient pas plus de deux ans si les États-Unis coupaient leurs exportations de technologies et services numériques vers l’Europe" »
france24.com ↗ ↩
« "Environ 96 % des entreprises allemandes ne survivraient pas plus de deux ans si les États-Unis coupaient leurs exportations de technologies et services numériques vers l’Europe", martèle Martin Hullin, directeur du Réseau européen pour la et la souveraineté technologique à la Fondation Bertelsmann, un cercle de réflexion allemand. »
france24.com ↗ ↩
« "Des services d'hébergement dans le "Cloud", telle que le Français OVH" »
france24.com ↗ ↩
« "ou le Suisse Infomaniak ont déjà fait leurs preuves." »
france24.com ↗ ↩
« "Teams n'est, par exemple, pas une fatalité et Jitsi, du développeur d'origine bulgare Emil Ivov, peut très bien servir d'outil de communication collaboratif." »
france24.com ↗ ↩
« "Qui avait, par exemple, déjà entendu parler d’Olvid, un concurrent français à WhatsApp et aux traditionnels SMS?" »
france24.com ↗ ↩
« "LaSuite propose Visio à la place de Teams, Fichiers à la place de Google Drive ou encore FranceTransfert pour se passer de WeTransfer." »
france24.com ↗ ↩
« "C’est clairement une réflexion que nous avons", reconnaît Bertrand Trastour, directeur des ventes monde pour Stormshield, une filiale d’Airbus spécialisée dans les solutions souveraines de cybersécurité. »
france24.com ↗ ↩
« "Bertrand Trastour, directeur des ventes monde pour Stormshield, une filiale d’Airbus spécialisée dans les solutions souveraines de cybersécurité" »
france24.com ↗ ↩
« L'UE compte environ 30 % de professionnels de l'IA de plus par habitant que les États-Unis »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Trois doctorants internationaux européens en IA sur quatre inscrits dans des universités américaines restent aux États-Unis pendant au moins cinq ans. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Au total, un tiers des spécialistes de l'IA non américains s'installent aux États-Unis. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Clark Parsons, directeur de l'European Startup Network, ne mâche pas ses mots à propos de ce déséquilibre. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« L'UE devrait cesser de se féliciter d'être le régulateur mondial en matière de technologie. Certains éléments de la loi sur les marchés numériques ont été conçus pour promouvoir la concurrence. Je les apprécie, mais en général, nous avons passé beaucoup trop de temps à nous concentrer sur la réglementation au lieu de nous réveiller chaque jour et de nous demander ce que nous pouvons faire pour que l'Europe devienne l'endroit le plus compétitif et le plus prospère de la planète. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Si je devais dire 's'il vous plaît, arrêtez de faire une chose', je dirais 'arrêtez de penser à la manière de réglementer et commencez à penser à la manière de libérer une croissance incroyable'. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis qu'"à partir de maintenant, c'est 'l'IA d'abord'" »
fr.euronews.com ↗ ↩
« "La course à l'IA est loin d'être terminée. Nous n's qu'au début, et le leadership mondial est encore à prendre", a-t-elle déclaré lors du Sommet d'action sur l'IA de Paris en février 2025. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le plan d'action pour un continent de l'IA a mobilisé 20 milliards d'euros pour la mise à l'échelle de l'IA en avril 2025 »
fr.euronews.com ↗ ↩
« suivi d'un milliard d'euros dans le cadre de la stratégie d'application de l'IA en octobre 2025. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Les startups d'IA en Europe collectent environ 8,5 millions de dollars lors de leurs premiers cycles de financement »
fr.euronews.com ↗ ↩
« contre 13 millions de dollars aux États-Unis. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Les sociétés de capital-risque américaines gèrent environ 270 milliards de dollars »
fr.euronews.com ↗ ↩
« soit six fois plus que les 44 milliards de dollars gérés en Europe. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Commission d'enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Compte rendu de réunion n° 2 - Commission d'enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique et les risques pour l'indépendance de la France »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« "Le gouvernement français a élaboré une suite d’outils numériques français pour échapper à l’emprise américaine. LaSuite propose Visio à la place de Teams, Fichiers à la place de Google Drive ou encore FranceTransfert pour se passer de WeTransfer." »
france24.com ↗ ↩
Sources
- Google to invest up to $40 billion in AI rival Anthropic
- Google veut renforcer son pari sur Anthropic avec un investissement pouvant atteindre 40 milliards de dollars
- Google va investir 40 milliards de dollars dans Anthropic, dont 10 immédiatement
- Google compte investir 40 milliards dans Anthropic, dont 10 immédiatement
- La « start-up nation » sauve son bilan 2025 grâce à l’intelligence artificielle
- Souveraineté numérique (2/3) : les entreprises européennes à la merci des menaces de Donald Trump ?
- Compte rendu de réunion n° 2 - Commission d'enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l'indépendance de la France
- IA : la folle course des géants américains de la tech
- OpenAI lève 110 milliards de dollars : AWS s’invite, Microsoft reste
- IA : L'Europe peut-elle rattraper les États
- Mistral AI, la start-up française d’intelligence artificielle, valorisée 11,7 milliards d’euros après avoir levé 1,7 milliard
