Plus de 600 salariés de Google refusent de livrer leur IA pour des opérations classifiées du Pentagone
Une lettre adressée à Sundar Pichai relance la fronde interne huit ans après le projet Maven, sur fond de bras de fer entre la Maison-Blanche et Anthropic.
Plus de 600 salariés de Google somment Sundar Pichai de refuser un contrat d'IA pour des opérations classifiées avec le Pentagone. La fronde rejoint celle d'OpenAI et d'Anthropic.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une fronde interne qui rejoue le scénario Maven
Plus de 600 salariés de Google demandent à Sundar Pichai de renoncer aux opérations classifiées, huit ans après le retrait du projet Maven en 2018.
Le bras de fer Anthropic-Pentagone change la donne
La rupture des contrats avec Anthropic fin février et la menace d'invoquer le Defense Production Act pèsent sur les arbitrages des autres laboratoires.
Les lignes rouges éthiques évoluent partout
Google rediscute ses engagements post-Maven, OpenAI a signé avec le Pentagone, et Anthropic a supprimé sa garantie préalable de sécurité dans la RSP 3.0.
L'AI Act européen ne couvre pas le militaire
Le récital 24 du règlement adopté le 13 juin 2024 exclut explicitement les usages exclusivement militaires ou de sécurité nationale.
Une gouvernance mondiale rejetée par Washington
Le 20 février 2026, Michael Kratsios a déclaré à New Delhi que les États-Unis rejettent totalement la gouvernance mondiale de l'IA, bloquant tout cadre international contraignant.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 600 salariés de Google ont signé une lettre publiée le 27 avril 2026 contre l'IA pour opérations classifiées du Pentagone.
- La lettre du 27 avril est distincte de celle de notdivided.org (28 février, 800 signataires Google sur près de 900 au total).
- Anthropic a été désignée par le Pentagone comme risque pour la chaîne d'approvisionnement après son refus de coopérer.
- L'AI Act européen, applicable au 2 août 2026, exclut les usages militaires de son champ d'application.
- Google reste prestataire du ministère de la défense pour des activités non classifiées.
Plus de 600 [1] salariés de Google ont signé une lettre adressée au PDG d’Alphabet, Sundar Pichai [2], publiée lundi 27 avril 2026 [3]. Le texte exige que le groupe renonce à fournir ses modèles d’intelligence artificielle à l’armée américaine pour des opérations classifiées. Plusieurs cadres figurent parmi les signataires [4], et beaucoup travaillent au sein du laboratoire DeepMind [5], selon The Washington Post [6].
Selon le site The Information [7], Alphabet [8] est en discussion avec le Pentagone [9] pour le déploiement de Gemini [10] dans des environnements classifiés [11]. Google est déjà prestataire du ministère de la défense, mais uniquement pour des activités non classifiées [12]. Sollicités, ni Sundar Pichai ni un porte-parole d’Alphabet n’avaient répondu publiquement à la lettre au moment de la mise sous presse de cet article.
Deux lettres, deux compteurs: démêler le mouvement
La fronde se déploie en réalité sur deux fronts qu’il faut distinguer. Une première lettre ouverte avait été publiée le 28 février 2026 [15] sur le site notdivided.org [16], réunissant initialement 573 employés de Google et 93 d’OpenAI [17][18]. Le compteur a grimpé à près de 900 signatures [19], dont 800 [20] côté Google, en quelques jours. La seconde lettre, adressée directement à Sundar Pichai et publiée le 27 avril, rassemble plus de 600 [1] signataires de Google et constitue un texte interne distinct, même si les signataires peuvent en partie se recouper avec ceux de notdivided.org. La première vise l’industrie tout entière; la seconde cible Alphabet et le contrat Gemini en discussion. Les deux posent les mêmes lignes rouges: pas de surveillance de masse des citoyens américains, pas de systèmes d’armes autonomes sans supervision humaine [21].
Dans la lettre relayée par AFP [22], un employé dont le nom n’a pas été révélé résume l’angoisse interne: « En l’état, il n’y a aucun moyen de s’assurer que nos outils ne seront pas utilisés pour faire des dégâts affreux ou rogner les libertés individuelles, loin des regards » [23]. Tout comme Anthropic, Google a demandé que son IA ne soit pas sollicitée pour de la surveillance de masse aux États-Unis ou pour des attaques mortelles [24][25]. Mais l’administration Trump [26] estime suffisant de s’engager à agir dans le cadre de la loi [27][28].
La justification stratégique du Pentagone
Côté Département de la Défense, l’argumentaire est désormais public. Le ministère cherche à intégrer plus efficacement l’intelligence artificielle dans ses opérations pour, selon la formule employée à l’origine de Maven, « maintenir [ses] avantages face à des adversaires de plus en plus compétents » [29]. Une nouvelle plateforme d’IA destinée à environ trois millions d’employés du Pentagone [30] doit accueillir Gemini [31] aux côtés de Grok, le chatbot développé par xAI [32], et de Claude d’Anthropic [33][34]. La logique est celle de la diversification des fournisseurs et de la course à la capacité opérationnelle: selon une source citée par Reuters [35], « l’IA ne décide pas qui vit ou meurt » [36], la décision restant humaine. C’est précisément cette frontière entre outil et décideur que les signataires de la lettre du 27 avril contestent.
Le précédent Maven et la mémoire interne
En 2018 [37], un mouvement interne avait poussé Google à renoncer à participer au projet Maven [38], qui s’appuyait sur l’IA pour analyser des images recueillies par des drones [39]. À l’époque, une pétition avait recueilli plus de 3 100 signatures [13] sur les 72 000 employés [14] que comptait alors la firme, dans un document interne adressé à Sundar Pichai [40]. Le programme, lancé en avril 2017 [41], donnait au Pentagone un accès à TensorFlow, le système de deep learning développé par Google [42]. Le contrat Google lui-même, plus modeste que le budget cumulé du programme sur l’ensemble de sa durée de vie, n’avait pas empêché la mobilisation d’aboutir au retrait de la firme.
La fronde Google n’est pas un cas isolé dans l’histoire récente du secteur. On se souvient des mobilisations passées d’employés de Microsoft contre le contrat HoloLens conclu avec l’armée américaine pour le programme IVAS, en 2019, ou des salariés d’Amazon ayant protesté contre la fourniture du logiciel de reconnaissance faciale Rekognition aux forces de l’ordre - Amazon ayant fini par instaurer en 2020 un moratoire sur ces ventes, partiellement attribué à la pression interne. Selon plusieurs analyses du secteur, Maven demeure néanmoins l’un des rares précédents où un mouvement interne a abouti au retrait effectif d’une entreprise tech d’un contrat militaire américain. Les ingénieurs qui avaient gagné contre Maven en 2018 retrouvent aujourd’hui un management de nouveau en discussion ouverte avec le Pentagone.
L’affaire Anthropic, signal d’alarme du secteur
Le ministère de la défense cherche à diversifier ses fournisseurs alors qu’il dépend encore d’Anthropic [43], avec laquelle il est en contentieux [44]. Fin février [45], l’administration Trump a décrété la rupture de tous les contrats liant le gouvernement à la start-up californienne, une décision contestée en justice par Anthropic [46]. Le Pentagone a désigné Anthropic comme « risque pour la chaîne d’approvisionnement » [47], statut habituellement réservé aux entreprises liées à des adversaires étrangers [48].
Selon Les Numériques, qui s’appuie sur un entretien initialement publié par TIME, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth [49] a convoqué le PDG d’Anthropic, Dario Amodei [50], pour exiger la levée des restrictions sur l’usage militaire de Claude [51]. En cas de refus, le gouvernement a menacé d’invoquer le Defense Production Act, une loi datant de la guerre de Corée [52], pour forcer Anthropic à coopérer [53]. Anthropic a refusé d’assouplir les garde-fous [54][55]. Quelques heures après ce refus, OpenAI a annoncé un accord avec le Pentagone pour déployer ses modèles sur les réseaux classifiés [56].
Anthropic, le paradoxe des deux lignes rouges
La position d’Anthropic peut sembler contradictoire: l’entreprise refuse frontalement les exigences du Pentagone [54][55], mais a discrètement reculé sur sa propre doctrine de sécurité interne. Le 24 février [57], elle a publié la version 3.0 de sa Responsible Scaling Policy, supprimant la garantie préalable de sécurité présente dans la version de 2023 [58]. La contradiction se dénoue lorsqu’on distingue deux registres. Le premier concerne l’usage externe du modèle: Anthropic maintient deux interdits - pas de surveillance de masse, pas d’armes autonomes [59] - qui sont précisément ceux que le Pentagone voulait lever. Le second concerne la sécurité technique du modèle lui-même, c’est-à-dire l’engagement à ne pas entraîner un système avant d’avoir prouvé qu’il est sûr [60]. C’est cette seconde garantie qui a sauté dans la RSP 3.0. Le directeur scientifique Jared Kaplan [61] l’a justifiée par la pression concurrentielle face à OpenAI, Google et xAI [62]. Anthropic défend donc une éthique d’usage tout en relâchant son éthique de conception: deux doctrines distinctes que l’opinion confond aisément.
Lignes rouges: une érosion documentée chez plusieurs acteurs
Cette dynamique ne touche pas qu’Anthropic. On se souvient des AI Principles publiés par Google après le retrait du projet Maven: le groupe s’engageait alors à ne pas concevoir d’IA pour des armes ou des technologies « causant ou susceptibles de causer un préjudice global ». Les discussions actuelles avec le Pentagone autour de Gemini en environnement classifié [11] traduisent, selon les signataires de la lettre du 27 avril, une évolution de doctrine que l’entreprise n’a pas formellement explicitée. OpenAI, de son côté, avait longtemps interdit dans ses conditions d’utilisation toute application militaire de ses modèles; la signature d’un accord avec le Pentagone pour les réseaux classifiés [56] marque, pour les analystes du secteur, une rupture avec cet engagement initial. Quant à xAI, sa présence sur la plateforme du Pentagone aux côtés de Gemini et de Claude [32] confirme que la quasi-totalité des grands acteurs sont désormais engagés sur le terrain classifié. La course à l’IA militaire rebat les cartes éthiques de l’ensemble du secteur.
Ce que dit le cadre européen, ce qu’il ne dit pas
Le règlement (UE) 2024/1689, adopté le 13 juin 2024 [63] et paru au JOUE le 12 juillet 2024 [64], sera pleinement applicable à partir du 2 août 2026 [65]. L’AI Act prévoit des amendes pouvant atteindre 35 millions d’euros [66] ou 7 % [67] du chiffre d’affaires mondial. Mais son récital 24 exclut explicitement de son champ d’application les systèmes d’IA développés ou utilisés exclusivement à des fins militaires, de défense ou de sécurité nationale [68]. La lettre des salariés de Google porte donc sur des usages que la régulation européenne ne couvre pas.
Une gouvernance mondiale que Washington verrouille
L’absence de cadre européen sur le militaire renvoie à un problème plus large: il n’existe aucun traité international contraignant sur l’IA militaire. Plusieurs initiatives multilatérales ont tenté de combler ce vide. On se souvient du Sommet de Bletchley Park en novembre 2023, qui a réuni une trentaine d’États autour d’une déclaration non contraignante sur les risques de l’IA, et de la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en mars 2024 sur une « IA sûre, sécurisée et digne de confiance ». Aucun de ces textes ne porte spécifiquement sur l’usage militaire ni n’impose d’obligation juridique aux États. L’Union européenne, qui pousse pour un cadre plus contraignant, s’est elle-même autocensurée en excluant le militaire de l’AI Act; la Chine défend de son côté une approche souverainiste centrée sur le contrôle étatique de ses propres modèles.
Dans ce paysage, le 20 février 2026 [69], Michael Kratsios, conseiller de la Maison-Blanche pour les sciences et technologies et directeur de l’Office of Science and Technology Policy [70], a déclaré à New Delhi que les États-Unis « rejettent totalement la gouvernance mondiale de l’IA » [71], en estimant que « l’adoption de l’IA ne peut conduire à un avenir meilleur si elle est soumise à la bureaucratie et à un contrôle centralisé » [72]. Cette position s’inscrit dans une ligne constante: Washington avait déjà refusé de souscrire à certains accords éthiques mondiaux lors de sommets antérieurs [73]. Tant que les États-Unis bloquent, aucun traité contraignant ne peut s’imposer aux acteurs dominants du secteur, qui sont précisément américains. Dans ce vide normatif, observent plusieurs spécialistes du droit de la tech, la mobilisation interne aux entreprises tend à devenir l’un des rares contre-pouvoirs effectifs sur l’IA militaire occidentale.
Pourquoi maintenant
Le timing répond à une mécanique précise. Le ministère de la défense doit remplacer Anthropic après la rupture de fin février [45]. Il s’est entendu avec OpenAI pour intégrer ses modèles aux opérations classifiées, mais le processus doit prendre plusieurs mois [74]. Microsoft a déjà des accords pour fournir des services d’IA dans des environnements classifiés [75]. Google est le prochain candidat naturel, et c’est précisément cette imminence que cherche à briser la lettre du 27 avril 2026.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« Plus de 600 salariés de Google ont signé une lettre adressée au PDG d’Alphabet, Sundar Pichai »
lemonde.fr ↗ ↩
« une lettre adressée au PDG d’Alphabet, Sundar Pichai »
lemonde.fr ↗ ↩
« publiée lundi 27 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« Plusieurs cadres de l’entreprise figurent parmi les signataires »
lemonde.fr ↗ ↩
« many of the signers work in Google’s DeepMind AI lab »
theverge.com ↗ ↩
« reports the The Washington Post »
theverge.com ↗ ↩
« Selon le site The Information »
lemonde.fr ↗ ↩
« la filiale d’Alphabet est actuellement en discussion avec le Pentagone »
lemonde.fr ↗ ↩
« Google is in talks with the Pentagon »
theverge.com ↗ ↩
« deploying its Gemini AI in classified settings »
theverge.com ↗ ↩
« Google and the Pentagon are discussing a deal for deploying its Gemini AI in classified settings »
theverge.com ↗ ↩
« Google est déjà prestataire du ministère de la défense, mais pour des activités non classifiées »
lemonde.fr ↗ ↩
« une pétition diffusée en interne a déjà collecté plus de 3.100 signatures »
lefigaro.fr ↗ ↩
« plus de 3.100 des 72.000 employés de la firme »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org »
korben.info ↗ ↩
« La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org »
korben.info ↗ ↩
« La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org, a d'abord réuni 573 employés de Google et 93 d'OpenAI. »
korben.info ↗ ↩
« La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org, a d'abord réuni 573 employés de Google et 93 d'OpenAI. »
korben.info ↗ ↩
« Le nombre de signataires est monté à près de 900 en quelques jours. »
korben.info ↗ ↩
« En quelques jours, le compteur est monté à près de 900 signatures, dont 800 côté Google. »
korben.info ↗ ↩
« Les signataires posent deux lignes rouges: pas de surveillance de masse des citoyens américains, et pas de systèmes d'armes autonomes sans supervision humaine. »
korben.info ↗ ↩
« selon une déclaration consultée par l’Agence France-Presse (AFP) »
lemonde.fr ↗ ↩
« « En l’état, il n’y a aucun moyen de s’assurer que nos outils ne seront pas utilisés pour faire des dégâts affreux ou rogner les libertés individuelles, loin des regards » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Google a demandé que son IA ne puisse pas être sollicitée pour de la surveillance de masse aux Etats-Unis ou pour des attaques mortelles »
lemonde.fr ↗ ↩
« Tout comme Anthropic, Google a demandé à ce que son IA ne puisse pas être sollicitée pour de la surveillance de masse aux États-Unis ou pour des attaques mortelles. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’administration Trump a décrété la rupture de tous les contrats le liant à la start-up californienne »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mais l’administration Trump estime qu’il lui est suffisant de s’engager à agir dans le cadre de la loi »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mais le gouvernement estime qu'il lui est suffisant de s'engager à agir dans le cadre de la loi. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le but affiché est d'«intégrer plus l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique à travers les opérations pour maintenir nos avantages face à des adversaires de plus en plus compétents» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une nouvelle plateforme, destinée à ses trois millions d’employés »
bfmtv.com ↗ ↩
« le Département de la Défense a également choisi Gemini, de Google »
bfmtv.com ↗ ↩
« Plateforme qui est également enrichie d'un autre chatbot, Grok, de xAI, la start-up d'Elon Musk »
bfmtv.com ↗ ↩
« la start-up californienne détentrice du chatbot Claude »
bfmtv.com ↗ ↩
« Claude est aujourd'hui le seul système d'IA autorisé sur les réseaux classifiés du Pentagone, via un partenariat avec Palantir »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« selon des sources proches du dossier, citées par Reuters »
bfmtv.com ↗ ↩
« une source de Reuters [.] indiquait assez justement que 'l’IA ne décide pas qui vit ou meurt' »
bfmtv.com ↗ ↩
« En 2018, un mouvement interne avait poussé le groupe à renoncer à participer au projet Maven »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui s’appuyait sur l’IA pour analyser des images recueillies par des drones »
lemonde.fr ↗ ↩
« un mouvement interne avait poussé le groupe à renoncer à participer au projet Maven »
lemonde.fr ↗ ↩
« document interne adressé à Sundar Pichai, PDG de Google »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le programme lancé en avril 2017 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« donner au Pentagone un accès à TensorFlow, un système de deep learning »
lefigaro.fr ↗ ↩
« il dépend encore, pour l’instant, de celle d’Anthropic »
lemonde.fr ↗ ↩
« avec laquelle il est en contentieux »
lemonde.fr ↗ ↩
« Fin février, l’administration Trump a décrété la rupture de tous les contrats le liant à la start-up californienne »
lemonde.fr ↗ ↩
« une décision contestée en justice par Anthropic »
lemonde.fr ↗ ↩
« Anthropic is currently in a legal battle with the Pentagon over being designated a 'supply chain risk' »
theverge.com ↗ ↩
« et de désigner Anthropic comme "risque pour la chaîne d'approvisionnement", un statut habituellement réservé aux entreprises liées à des adversaires étrangers »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a convoqué le PDG Dario Amodei »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Dario Amodei, cofondateur et PDG d'Anthropic, l'entreprise derrière le chatbot Claude »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a convoqué le PDG Dario Amodei mardi et lui a donné jusqu'à vendredi 17 h 01 pour lever les restrictions qu'Anthropic impose à l'usage militaire de Claude »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le gouvernement a même menacé d'invoquer le Defense Production Act, une loi datant de la guerre de Corée, pour forcer Anthropic à coopérer. »
korben.info ↗ ↩
« Le gouvernement a même menacé d'invoquer le Defense Production Act, une loi datant de la guerre de Corée, pour forcer Anthropic à coopérer. »
korben.info ↗ ↩
« refusing to loosen guardrails around how the US military can use its AI models »
theverge.com ↗ ↩
« Le département de la Défense avait donné un ultimatum à Anthropic: lever ses restrictions sur Claude pour permettre son utilisation dans la surveillance domestique et les armes autonomes, ou perdre ses contrats fédéraux. Anthropic a refusé. »
korben.info ↗ ↩
« Et quelques heures après ce refus, OpenAI annonçait un accord avec le Pentagone pour déployer ses modèles sur les réseaux classifiés. »
korben.info ↗ ↩
« Le 24 février, Anthropic a publié la version 3.0 de cette politique »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« La garantie préalable a disparu. À sa place: un engagement à ralentir le développement uniquement si l'entreprise se considère en tête de la course à l'IA et si elle juge les risques catastrophiques significatifs »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Anthropic maintient deux lignes rouges: pas d'armes autonomes contrôlées par l'IA et pas de surveillance de masse des citoyens américains »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« jamais l'entreprise n'entraînerait un modèle sans pouvoir garantir au préalable que ses mesures de sécurité étaient suffisantes »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le directeur scientifique Jared Kaplan a justifié ce virage dans un entretien avec TIME »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Trois facteurs ont pesé: l'incapacité à prouver de façon tranchée que les modèles actuels facilitent ou non des attaques biologiques (ce que Kaplan appelle une "zone d'ambiguïté"), un climat politique américain hostile à toute régulation de l'IA, et une pression concurrentielle devenue existentielle face à OpenAI, Google et xAI »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Le règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle (AI Act) »
vie-publique.fr ↗ ↩
« est paru au Journal officiel de l'Union européenne (JOUE) du 12 juillet 2024 »
vie-publique.fr ↗ ↩
« Le règlement sur l'IA sera pleinement applicable à partir du 2 août 2026 »
vie-publique.fr ↗ ↩
« des amendes administratives pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, selon le montant le plus élevé »
lediplomate.media ↗ ↩
« ou 7% du CA mondial, en fonction de la taille de l'entreprise et de l'infraction »
vie-publique.fr ↗ ↩
« Les systèmes d'IA qui sont développés ou utilisés exclusivement à des fins militaires, de défense ou de sécurité nationale devraient être exclus du champ d'application du présent règlement »
artificialintelligenceact.eu ↗ ↩
« Cette posture a été réaffirmée avec insistance le 20 février 2026 par Michael Kratsios »
lediplomate.media ↗ ↩
« Michael Kratsios, conseiller de la Maison-Blanche pour les sciences et technologies et directeur de l’Office of Science and Technology Policy »
lediplomate.media ↗ ↩
« a déclaré que les États-Unis « rejettent totalement la gouvernance mondiale de l’IA » »
lediplomate.media ↗ ↩
« «l’adoption de l’IA ne peut conduire à un avenir meilleur si elle est soumise à la bureaucratie et à un contrôle centralisé» »
lediplomate.media ↗ ↩
« du refus de souscrire à certains accords éthiques mondiaux lors de sommets internationaux antérieurs »
lediplomate.media ↗ ↩
« mais le processus doit prendre plusieurs mois »
lemonde.fr ↗ ↩
« Microsoft already has deals to provide AI services in classified environments »
theverge.com ↗ ↩
Sources
- Google : plus de 600 salariés s’opposent à la fourniture d’IA à l’armée américaine pour des opérations classifiées
- Chez Google, plus de 600 employés signent une lettre s’opposant à la fourniture d'IA à l'armée américaine
- Google employees ask Sundar Pichai to say no to classified military AI use
- "L’IA ne décide pas qui vit ou meurt": alors que le Pentagone investit dans l’intelligence artificielle, les géants de l’IA s’inquiètent, leurs outils vont-ils servir à espionner et réprimer les Améri
- Près de 900 employés de Google et OpenAI réclament des limites sur l'IA militaire
- Des milliers de salariés de Google dénoncent un projet d'IA à des fins militaires
- Claude : Anthropic ne garantit plus la sécurité de son IA, l'armée US veut l'utiliser sans restrictions
- ANALYSE – Intelligence artificielle, souveraineté normative et géopolitique : La fragmentation de la gouvernance mondiale entre puissances technologiques
- Intelligence artificielle : le cadre juridique européen de l'IA (AI Act)
- Récital 24
