Le Gosier : alerte rouge qualité de l’air le 1er juin, 86 μg/m³ de PM10 mesurés

Une brume de sable saharienne a dégradé fortement l'air en Guadeloupe ce 1er juin 2026, dépassant le seuil d'alerte réglementaire.

Le Gosier : alerte rouge qualité de l'air le 1er juin, 86 μg/m³ de PM10 mesurés
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Ce lundi 1er juin 2026, la procédure d'alerte rouge qualité de l'air a été maintenue sur l'ensemble de la Guadeloupe, dont Le Gosier. La station de Belcourt a enregistré 86 μg/m³ de PM10, au-dessus du seuil d'alerte de 80 μg/m³. La mairie du Gosier a relayé les recommandations sanitaires officielles pour les populations vulnérables.

L’essentiel

  • 86 μg/m³ de PM10 : mesurés à la station de Belcourt (Baie-Mahault) le matin du 1er juin 2026, au-dessus du seuil d’alerte fixé à 80 μg/m³ (source : Gwad’Air / La 1ère Guadeloupe).
  • Alerte rouge : procédure maintenue sur l’ensemble de l’archipel guadeloupéen le 1er juin, déclenchée par arrêté préfectoral dès le 31 mai 2026.
  • Origine : poussières sahariennes transportées par les alizés, combinées à des émissions humaines locales, selon Gwad’Air.
  • Populations ciblées : enfants, personnes âgées, asthmatiques, femmes enceintes, personnes souffrant de pathologies cardio-respiratoires.
  • Amélioration prévue : passage en alerte jaune annoncé dès le 2 juin 2026, selon les prévisions Gwad’Air relayées par La 1ère.

Une brume de sable saharienne sur tout l’archipel

Le 1er juin 2026 au matin, la Guadeloupe s’est réveillée sous une couche de particules fines d’origine désertique. La station de mesure de Belcourt, à Baie-Mahault, a enregistré 86 μg/m³ de PM10, selon Gwad’Air, l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air. Le seuil d’alerte réglementaire est fixé à 80 μg/m³.

L’épisode avait été anticipé. La préfecture de Guadeloupe avait déclenché la procédure d’alerte rouge dès le dimanche 31 mai, sur la base des prévisions de Gwad’Air. L’alerte a été maintenue le lendemain sur l’ensemble de l’archipel.

Gwad’Air confirme l’origine principalement désertique du phénomène : des poussières du Sahara et du Sahel, transportées par les alizés jusqu’aux Antilles. Ces flux se combinent à des émissions humaines locales, aggravant la dégradation de l’indice de qualité de l’air.

La mairie du Gosier mobilisée sur les recommandations sanitaires

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La mairie du Gosier a réagi rapidement via son compte officiel, en relayant les consignes de Gwad’Air et de l’ARS Guadeloupe.

Les recommandations diffusées sont les suivantes : limiter les activités physiques intenses en extérieur, réduire les sorties des personnes fragiles, fermer les fenêtres pour les personnes sensibles aux poussières, éviter les expositions prolongées à l’air extérieur.

L’ARS Guadeloupe précise, pour les populations vulnérables - femmes enceintes, enfants, personnes de plus de 65 ans, asthmatiques, malades cardio-respiratoires - de privilégier des sorties brèves et peu intenses, et de consulter un médecin en cas de gêne respiratoire. Ces consignes sont disponibles en temps réel sur gwadair.fr.

Un phénomène récurrent d’avril à octobre

La brume de sable saharienne n’est pas un événement exceptionnel aux Antilles. Gwad’Air documente des épisodes fréquents entre avril et octobre, période pendant laquelle les alizés chargent les masses d’air en provenance du Sahara et du Sahel. Les impacts sanitaires sur les populations fragiles sont établis : irritations des voies respiratoires, crises d’asthme, complications cardiovasculaires chez les plus exposés.

Un épisode similaire avait frappé la Martinique dans les jours précédents. Madininair avait levé l’alerte le 2 juin à Fort-de-France, tout en signalant un nouvel épisode attendu dès le jeudi suivant.

Contexte dans la Guadeloupe

La Guadeloupe fait partie des territoires français les plus exposés aux épisodes de pollution atmosphérique d’origine naturelle. La surveillance est assurée par Gwad’Air, association agréée couvrant l’archipel et Saint-Martin, dont les indices sont publiés en continu sur son site officiel.

La procédure d’alerte rouge est déclenchée par la préfecture sur la base des prévisions de Gwad’Air, conformément à l’arrêté préfectoral relatif aux procédures d’information-recommandation et d’alerte. L’arrêté de référence date du 3 février 2020 et a fait l’objet de mises à jour.

Le territoire est par ailleurs soumis à d’autres tensions environnementales ce début juin 2026. Une alerte sécheresse a été déclenchée sur Grande-Terre et la Désirade depuis le 4 juin, avec des restrictions d’usage de l’eau en vigueur. Ces deux phénomènes - pollution de l’air et sécheresse - touchent simultanément un même archipel dont les capacités de résilience environnementale sont régulièrement sollicitées.

La brume de sable pose également un problème connexe documenté par La 1ère : les particules désertiques favoriseraient le développement des radeaux de sargasses, autre sujet structurant pour le littoral guadeloupéen.

Prévisions : retour à la normale attendu le 2 juin

Selon La 1ère Guadeloupe, une amélioration était attendue dès le mardi 2 juin 2026, avec un passage de l’alerte rouge en alerte jaune. Le risque de dépassement du seuil était qualifié de « moyen » pour les vingt-quatre heures suivantes.

Gwad’Air reste la source de référence pour suivre l’évolution de l’indice en temps réel. La préfecture de Guadeloupe communique également via son site et les réseaux officiels en cas de maintien ou de levée de l’alerte.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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