Grève dans les écoles primaires : Mehun-sur-Yèvre touchée par le mouvement national
Le 31 mars, des enseignants du Cher ont rejoint la mobilisation nationale contre les suppressions de postes et le gel des salaires.
Les écoles primaires de Mehun-sur-Yèvre ont été perturbées le 31 mars 2026 lors d'une grève nationale des enseignants du premier degré. Dans le Cher, 11 postes sont supprimés pour la rentrée prochaine. Les syndicats dénoncent des conditions de travail dégradées.
Le mouvement a débuté le 31 mars 2026. À Mehun-sur-Yèvre, comme dans le reste du département, des enseignants du premier degré ont cessé le travail pour rejoindre une journée de grève nationale. Les revendications portent sur les salaires, gelés malgré l’inflation, et sur les fermetures de classes liées aux suppressions de postes.
11 postes supprimés dans le Cher
Pour la rentrée 2026, le département du Cher perd 11 postes d’enseignants dans le premier degré, selon Le Berry Républicain. Au niveau national, ce sont 4 000 postes qui disparaissent, dont 1 891 dans le primaire, justifiés par une baisse démographique attendue.
Mi-mars, le SNUipp-FSU 18 avait déposé une alerte sociale, dénonçant des « conditions de travail compliquées » dans le département, avant d’appeler à la mobilisation du 31 mars et à un rassemblement à Bourges. Le taux de participation reste contesté : 13,2 % selon le ministère de l’Éducation nationale, jusqu’à 30 % selon les syndicats, d’après La Croix.
Une tendance qui s’installe dans le département
Ce n’est pas la première fois. En 2024, une grève le 1er février protestait contre la perte de 19 postes pour la rentrée de cette année-là. En 2025, 16 suppressions nettes avaient été enregistrées dans le premier degré du Cher, selon Le Berry Républicain. Les 11 suppressions de 2026 s’inscrivent dans cette réduction continue, même si le rythme ralentit légèrement.
Du côté des familles, l’impact est concret. Les services périscolaires - cantines, accueils du matin - ont été perturbés lors de grèves précédentes dans le département, notamment en septembre et décembre 2025. Un schéma similaire s’est reproduit le 31 mars à Mehun-sur-Yèvre.
Le 8 avril, la commission académique a fixé la carte scolaire définitive pour le Cher. Le recteur de l’académie d’Orléans-Tours, Jean-Philippe Agresti, a défendu les arbitrages rendus : « une réalité que nous devons accepter », selon Le Berry Républicain. Les syndicats, eux, annoncent la poursuite des mobilisations à l’approche de la rentrée.
Sources
- Le Berry Républicain : Prévision de la carte scolaire : le Cher privé de 11 postes à la rentrée 2026
- Le Berry Républicain : Grève des enseignants : des choix budgétaires court-termistes qui aggravent la dégradation d'un service public d'éducation
- La Croix : Éducation : jusqu'à 30 % de grévistes attendus demain dans le primaire
- Le Berry Républicain : « Une réalité que nous devons accepter » : le recteur de l'académie d'Orléans-Tours défend la carte scolaire