Grippe aviaire en Haute-Garonne : 9 communes sous surveillance après l’abattage de 800 volailles à Nohic

Un foyer H5 détecté le 29 avril à Nohic contraint la préfecture à encadrer les élevages de Fronton, Bouloc et sept autres communes limitrophes.

Grippe aviaire en Haute-Garonne : 9 communes sous surveillance après l'abattage de 800 volailles à Nohic
Illustration Baptiste Castel / info.fr

Un foyer de grippe aviaire hautement pathogène (sous-type H5) a été confirmé le 29 avril 2026 dans un élevage multi-espèces à Nohic, commune de Tarn-et-Garonne. Plus de 800 volailles ont été abattues. En Haute-Garonne, neuf communes sont désormais soumises à un arrêté préfectoral de surveillance renforcée.

Un foyer de grippe aviaire hautement pathogène (sous-type H5) a été confirmé le 29 avril 2026 dans un élevage multi-espèces à Nohic, commune de Tarn-et-Garonne. Plus de 800 volailles ont été abattues. En Haute-Garonne, neuf communes sont désormais soumises à un arrêté préfectoral de surveillance renforcée.

L’essentiel

  • Foyer confirmé : grippe aviaire H5 détecté le 29 avril 2026 dans un élevage à Nohic (Tarn-et-Garonne)
  • 800 volailles abattues : environ 300 poulets et 520 canards supprimés préventivement
  • Deux zones réglementées : protection de 3 km et surveillance de 10 km autour du foyer, par arrêté du préfet Vincent Roberti
  • 9 communes de Haute-Garonne : Fronton, Bouloc, Le Born, Castelnau-d’Estrétefonds, Villaudric, Villemur-sur-Tarn, Villematier et Villeneuve-lès-Bouloc sous arrêté préfectoral du 29 avril 2026
  • Durée minimale : les restrictions s’appliquent pour au moins 30 jours, selon la mairie de Fronton et la chambre d’agriculture de Haute-Garonne

Un élevage détruit, un périmètre établi en 24 heures

Le foyer a été identifié dans un élevage mixte - poulets et canards - situé à Nohic, à une vingtaine de kilomètres au nord de Toulouse. Dès le 29 avril, le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, a signé deux arrêtés. Le premier instaure une zone de protection de 3 km autour de l’exploitation. Le second délimite une zone de surveillance de 10 km, dont une partie empiète sur le territoire de la Haute-Garonne, selon La Dépêche du Midi.

L’abattage préventif a porté sur 300 poulets et 520 canards, soit plus de 800 bêtes au total. Les autorités ont appliqué le protocole sanitaire standard : destruction des animaux, désinfection des locaux, contrôle des entrées et sorties.

Ce que l’arrêté impose aux neuf communes garonnaises

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La préfecture de Haute-Garonne a émis son propre arrêté le même jour. Huit communes sont citées dans les sources : Fronton, Bouloc, Le Born, Castelnau-d’Estrétefonds, Villaudric, Villemur-sur-Tarn, Villematier et Villeneuve-lès-Bouloc. Actu.fr et La Dépêche font état de neuf communes au total, la liste complète n’ayant pas été intégralement publiée par la préfecture à ce stade.

Les obligations imposées aux détenteurs de volailles dans ces zones sont les suivantes, selon les deux médias régionaux :

  • confinement obligatoire de tous les oiseaux
  • désinfection des locaux et du matériel
  • contrôles vétérinaires renforcés
  • interdiction des mouvements de volailles
  • suspension des marchés et foires de volailles

Les mesures restent en vigueur pour une durée minimale de 30 jours, d’après la mairie de Fronton et la chambre d’agriculture de Haute-Garonne. Une surveillance post-vaccination spécifique est prévue pour les élevages de canards.

Aucun risque pour la consommation humaine

Les autorités sanitaires et les médias régionaux s’accordent sur ce point : aucun risque pour la consommation humaine n’est associé à ce foyer. La grippe aviaire H5 ne se transmet pas par la consommation de volailles ou d’œufs correctement cuits. Les restrictions concernent exclusivement les élevages et les déplacements d’animaux vivants.

Contexte dans la Haute-Garonne

Le nord du département - secteur de Fronton, Villemur-sur-Tarn, Castelnau-d’Estrétefonds - concentre une partie de l’élevage avicole garonnais, avec une densité agricole notable dans la vallée du Tarn. La proximité immédiate du foyer de Nohic, en rive droite du Tarn, explique que plusieurs communes de ce territoire se retrouvent dans le rayon réglementé.

Ce type d’épisode n’est pas sans précédent en Occitanie. Un foyer similaire avait été détecté le 17 octobre 2025 dans un élevage de canards à Allons (Lot-et-Garonne), conduisant à des zones de protection et surveillance comparables, selon la préfecture du Lot-et-Garonne. Pour les éleveurs de la région, la menace est récurrente depuis plusieurs saisons.

À l’échelle nationale, la saison 2025-2026 comptait 121 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène dans des élevages commerciaux au 16 avril 2026, contre 620 pour la saison 2024-2025 selon le ministère de l’Agriculture. La tendance était donc nettement à la baisse - jusqu’à ce nouveau foyer détecté deux jours après l’abaissement du niveau de risque national au niveau modéré, le 27 avril 2026, comme le relève France 3 Occitanie.

Un calendrier sanitaire sous tension

Le timing est notable. Le ministère de l’Agriculture avait abaissé le niveau de risque le 27 avril ; le foyer de Nohic a été confirmé dès le 29. Ce décalage illustre la difficulté d’un retour à la normale dans des zones d’élevage dense, et la vigilance que requièrent les crises sanitaires agricoles même en période d’accalmie.

Les éleveurs de canards vaccinés font l’objet d’une attention particulière : la vaccination atténue les symptômes mais n’empêche pas la circulation du virus, ce qui complique la détection précoce.

La chambre d’agriculture de Haute-Garonne a publié une note d’information à destination des exploitants des neuf communes concernées. Les contrôles vétérinaires dans la zone de surveillance sont prévus dans les prochains jours. La levée des restrictions dépendra des résultats de ces inspections et de l’absence de nouveaux cas dans le périmètre.

Sources

Baptiste Castel

Baptiste Castel

Baptiste est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Haute-Garonne (31), avec Toulouse pour chef-lieu. Spécialité du département : Airbus et capitale européenne de l'aérospatiale. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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