GP de Grande-Bretagne : Hamilton pénalisé, la FIA sous le feu des critiques
Troisième à Silverstone, Lewis Hamilton a écopé d'une pénalité pour faux départ jugée sévère par Ferrari, avant d'échapper à une seconde sanction.
Le Grand Prix de Grande-Bretagne 2026, remporté par Charles Leclerc, a tourné à la polémique réglementaire. Lewis Hamilton, pénalisé pour un faux départ de deux millimètres, a ensuite évité une sanction pour un drapeau jaune ignoré.
L’essentiel
- Résultat : Charles Leclerc a remporté le GP de Grande-Bretagne à Silverstone devant George Russell et Lewis Hamilton, troisième.
- Pénalité : Hamilton a reçu cinq secondes de pénalité pour un faux départ, un mouvement de roue de deux millimètres repéré à la vidéo par les commissaires.
- Enquête : le Britannique a ensuite été visé par une enquête d’après-course pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune au 38e tour, finalement sanctionné d’une simple réprimande.
- Autre cas : Kimi Antonelli a lui aussi été pénalisé de cinq secondes pour limites de piste, une sanction acceptée par Mercedes.
Le Grand Prix de Grande-Bretagne, disputé ce week-end à Silverstone, restera moins pour la victoire de Charles Leclerc, devant George Russell, que pour les décisions des commissaires de la FIA. Lewis Hamilton, arrivé troisième, a été au cœur de deux dossiers disciplinaires distincts sur la même course, selon Formula 1 et Eurosport.
Une pénalité de cinq secondes pour deux millimètres
Dès le départ, le pilote Ferrari a été signalé pour un faux départ. Les commissaires ont visionné les images et estimé qu’un léger mouvement de roue, de l’ordre de deux millimètres, avait eu lieu avant l’extinction des feux, rapporte Motorsport Week. Ce constat visuel a suffi à justifier une pénalité de cinq secondes, appliquée en course.
Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, a jugé la sanction disproportionnée. Selon PlanetF1, il a fait valoir que les capteurs embarqués de la monoplace n’avaient enregistré aucun mouvement anormal, contredisant l’analyse purement vidéo des commissaires. Le différend illustre la marge d’interprétation qui subsiste dans ce type de contrôle, entre données télémétriques et lecture d’images.
Un drapeau jaune ignoré, puis une simple réprimande
La course ne s’est pas arrêtée là pour Hamilton. Une seconde enquête a été ouverte après l’arrivée, cette fois pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune au 38e tour, précise Formula 1. Interrogé par Sky Sports F1, le pilote a reconnu ne pas avoir vu le signal et s’est dit prêt à perdre son podium.
Les commissaires ont finalement opté pour la clémence, se limitant à une réprimande qui lui a permis de conserver sa troisième place. Selon GPFans, cette décision a été justifiée par la complexité de la gestion d’énergie des monoplaces 2026 et par l’intensité du duel que menait Hamilton avec Max Verstappen à cet instant de la course, réduisant selon eux son temps de réaction disponible.
Le cas Antonelli, traité différemment par Mercedes
Contrairement à Ferrari sur le cas Hamilton, Mercedes n’a donc pas cherché à faire annuler la sanction visant son pilote italien.
Contexte pour le sport automobile français
La Scuderia Ferrari, dirigée par Frédéric Vasseur, reste la principale écurie où un dirigeant français occupe une position de premier plan en Formule 1. Sa réaction publique après la pénalité d’Hamilton relance un débat récurrent dans le paddock sur la cohérence des outils utilisés par les commissaires, entre télémétrie constructeur et analyse vidéo de la FIA. Ce débat dépasse le cas Ferrari : il touche à la manière dont la réglementation 2026, marquée par une gestion d’énergie plus complexe, est appliquée en course, un sujet suivi de près par les équipes engagées dans le championnat, y compris celles à capitaux ou personnel français.
Au classement pilotes, Hamilton occupe la troisième place avec 147 points, derrière Kimi Antonelli, en tête avec 179 points, et George Russell, deuxième avec 154 points. Charles Leclerc, vainqueur du jour, reste quatrième au général avec 108 points.
La FIA n’a pas communiqué de calendrier sur une éventuelle clarification des critères utilisés pour les faux départs, un point que Ferrari pourrait remettre sur la table lors des prochaines épreuves.