Haute-Saône : les feux d’artifice interdits jusqu’au 19 juillet
Le préfet Serge Jacob interdit tirs pyrotechniques et feux festifs face à la sécheresse, tandis que Belfort maintient son 14-Juillet
Le préfet de la Haute-Saône a signé le 9 juillet un arrêté interdisant tous les feux d'artifice jusqu'au 19 juillet, en raison de la sécheresse et de la canicule. Dans le Territoire de Belfort voisin, les décisions divergent d'une commune à l'autre.
L’essentiel
- Arrêté : le préfet de Haute-Saône Serge Jacob a signé le 9 juillet 2026 l’arrêté n° 70-2026-07-09-00001 interdisant les feux d’artifice.
- Durée : l’interdiction court du 9 juillet à 12h00 au 19 juillet inclus, sur tout l’espace public et privé de plein air du département.
- Vente restreinte : un arrêté distinct du 8 juillet encadre l’achat et le transport d’artifices F2 et F3 jusqu’au 15 juillet.
- Contraste local : la ville de Belfort maintient son feu d’artifice du 14 juillet, tandis que Sochaux a annulé le sien.
Un arrêté signé en urgence
C’est un arrêté inhabituel à quelques jours du 14-Juillet. Le préfet de la Haute-Saône, Serge Jacob, a signé le 9 juillet l’arrêté n° 70-2026-07-09-00001, qui interdit les tirs de feux d’artifice, les spectacles pyrotechniques et l’allumage de feux festifs sur l’ensemble du département. La préfecture l’a annoncé directement sur son compte X.
Selon la préfecture de Haute-Saône, la mesure s’applique du 9 juillet à midi jusqu’au 19 juillet inclus, sur tous les espaces publics et privés de plein air. Concrètement, aucune commune du département ne peut organiser de feu d’artifice pendant cette période, y compris pour les festivités du 14-Juillet.
Sécheresse et canicule en cause
La décision est motivée par l’épisode de chaleur intense et la sécheresse qui touchent le département, selon la préfecture. Le risque de feux de forêt est jugé élevé dans ce contexte. Le quotidien L’Est Républicain a qualifié l’arrêté d' »inédit » à quelques jours des festivités nationales.
Un second arrêté, signé le 8 juillet, vient compléter le dispositif : il réglemente l’achat, la vente et le transport d’artifices de divertissement des catégories F2 et F3 jusqu’au 15 juillet. Ces restrictions s’ajoutent à celles déjà prises dans d’autres départements confrontés à la sécheresse, à l’image du passage en vigilance rouge canicule en Sarthe ou des restrictions de moissons décidées dans la Nièvre.
Contexte dans le Territoire de Belfort
L’arrêté préfectoral ne concerne pas directement le Territoire de Belfort, mais la proximité géographique avec la Haute-Saône donne à la mesure un écho local. Le Jura, également confronté à la sécheresse, a pris une interdiction similaire des feux d’artifice, selon info.fr. Dans ce contexte régional tendu, les communes du Territoire de Belfort n’ont pas toutes tranché dans le même sens : la ville de Belfort maintient son feu d’artifice traditionnel du 14 juillet au pied du Lion de Bartholdi, malgré un niveau d’alerte renforcée. À quelques kilomètres, la commune de Sochaux, dans le Doubs, a annulé son bal populaire et son feu d’artifice prévus le 13 juillet, selon la ville de Sochaux. Le compte @icibelfort a relayé l’information dès le 9 juillet.
Cette divergence illustre une situation observée ailleurs en France cet été, où la sécheresse pousse certaines collectivités à annuler leurs festivités tandis que d’autres, hors zone d’interdiction préfectorale, maintiennent leur programme. Le risque incendie a aussi conduit d’autres départements à mobiliser des moyens aériens, comme le premier décollage du pélicandrome de Dole-Tavaux dans le Jura, ou à gérer des reprises de feu, à l’image de la reprise du feu à Pompaire dans les Deux-Sèvres.
Des sanctions en cas de non-respect
Le non-respect des arrêtés préfectoraux expose les contrevenants à des poursuites judiciaires devant le procureur de la République, selon les précisions diffusées par PanneauPocket. Aucune sanction n’a pour l’instant été communiquée par la préfecture concernant d’éventuels manquements constatés depuis le 9 juillet.
La préfecture de Haute-Saône doit lever son arrêté au terme des dix jours d’interdiction, sauf prolongation liée à l’évolution de la sécheresse.