Jura : premier décollage du pélicandrome de Dole-Tavaux contre un feu
Un Dash a décollé le 7 juillet de l'aéroport de Dole-Tavaux pour combattre un incendie de forêt à Nantua, dans l'Ain.
Le 7 juillet 2026, un bombardier d'eau Dash-8 a décollé de Dole-Tavaux pour la première mission opérationnelle du nouveau pélicandrome du Jura. Direction Nantua, dans l'Ain, où un feu de forêt a détruit entre 14 et 20 hectares.
L’essentiel
- Fait 1 : Un Dash-8 a décollé du pélicandrome de Dole-Tavaux le 7 juillet 2026, une première opérationnelle pour cette infrastructure jurassienne.
- Fait 2 : L’appareil est intervenu sur un feu de forêt à Nantua (Ain), qui a détruit 14 hectares de végétation.
- Fait 3 : La RD74 a été fermée entre Nantua et Apremont pendant l’intervention des secours.
- Fait 4 : L’incendie s’est déclaré en pleine canicule, avec des températures atteignant 38 °C selon Météo-France.
- Fait 5 : Le pélicandrome a été mis en place après les feux de 2022 et 2024 qui avaient marqué l’Est de la France.
Le mardi 7 juillet 2026, un avion bombardier d’eau Dash-8 a quitté la piste de l’aéroport de Dole-Tavaux, dans le Jura. Selon la préfecture du Jura, il s’agissait de la toute première mission opérationnelle effectuée depuis le nouveau pélicandrome installé sur la plateforme. L’appareil se dirigeait vers l’Ain, où un feu de forêt venait de se déclarer au-dessus de la commune de Nantua.
Un feu déclaré au-dessus d’un magasin Lidl
Le départ de feu s’est produit dans la végétation située en hauteur au-dessus d’un magasin Lidl de Nantua. L’incendie a rapidement pris de l’ampleur, favorisé par des conditions climatiques défavorables. Il a fini par détruire entre 14 et 20 hectares de végétation, selon les informations recueillies par le Journal de la Météo de l’Ain, avant que les secours ne parviennent à stabiliser la situation.
Pour sécuriser la zone d’intervention, le département de l’Ain a fermé la route départementale D74 à la circulation, entre Nantua et Apremont. Les moyens terrestres ont été appuyés par le Dash-8 venu du Jura et par un hélicoptère privé mobilisé en renfort, selon info.fr.
Une canicule qui complique la lutte
L’intervention s’est déroulée alors que le Jura et l’Ain traversaient un épisode de canicule, avec des températures maximales relevées à 38 °C selon Météo-France. Ces conditions de chaleur intense sont propices à la propagation rapide des feux de végétation, un phénomène qui touche cet été plusieurs régions françaises confrontées à des vagues de chaleur, comme l’a illustré la mobilisation de 130 pompiers à Bordeaux lors d’une étape du Tour de France.
La préfecture du Jura a salué cette première utilisation de l’infrastructure sur son compte X. « Une première qui confirme l’utilité de cette infrastructure », a écrit @Prefet39.
Le pélicandrome, né des feux de 2022 et 2024
Le pélicandrome de Dole-Tavaux n’est pas une improvisation. Selon RCF Jura, ce projet a été initié début 2025 pour renforcer la lutte contre les incendies de forêt dans l’Est de la France, dans la foulée des feux historiques de 2022 et de ceux de 2024 qui avaient touché plusieurs massifs de la région. L’infrastructure permet aux bombardiers d’eau de se ravitailler en produit retardant ou en eau à proximité immédiate des zones à risque, réduisant les temps de rotation entre deux passages sur un sinistre.
Contexte dans le Jura
L’aéroport de Dole-Tavaux, situé à quelques kilomètres de Dole, est la principale plateforme aérienne du Jura. Son intégration au dispositif national de lutte contre les feux de forêt s’inscrit dans un renforcement plus large du maillage de sécurité civile face à la multiplication des épisodes de sécheresse et de canicule observés ces dernières années dans l’Est de la France. Le département du Jura, marqué par une forte présence forestière notamment dans le massif jurassien, est directement concerné par ce risque accru. Cette mission du 7 juillet marque, selon la préfecture, la validation opérationnelle du dispositif, appelé à intervenir au-delà des seules limites départementales, comme l’illustre son déploiement vers l’Ain.
Les autorités n’ont pas communiqué à ce stade sur le coût total de l’infrastructure ni sur la fréquence prévue de son utilisation dans les prochaines semaines.