Hautes-Alpes : huit nouveaux lieutenants de louveterie intronisés à la préfecture de Gap
Une cérémonie officielle s’est déroulée ce mercredi 17 juin à Gap pour la remise des insignes à huit recrues chargées de la régulation du loup.
Ce mercredi 17 juin, le préfet des Hautes-Alpes Philippe Bailbé a remis leurs insignes à huit nouveaux lieutenants de louveterie en préfecture. Une médaille de l’honneur a également été décernée au doyen Bruno Drevet pour douze années de service.
L’essentiel
- Fait 1 : Huit nouveaux lieutenants de louveterie ont été nommés ce 17 juin 2026 à Gap.
- Fait 2 : Le préfet Philippe Bailbé a remis la médaille de l’honneur à Bruno Drevet, doyen et président de l’association départementale.
- Fait 3 : Ces recrutements visent à renforcer la régulation du loup, dans un département à forte prédation sur les troupeaux.
- Fait 4 : Les nouveaux louvetiers doivent suivre une formation physique et théorique avant d’intervenir.
Une cérémonie sobre mais symbolique s’est tenue ce mercredi 17 juin dans les salons de la préfecture des Hautes-Alpes, à Gap. Huit nouveaux lieutenants de louveterie ont officiellement reçu leurs insignes des mains du préfet Philippe Bailbé.
Recrutés au printemps 2026 à l’issue d’un appel à candidatures lancé en mars, ces bénévoles assermentés viennent renforcer un corps historiquement chargé de la régulation des espèces susceptibles de causer des dégâts, en particulier le loup. Le préfet l’a rappelé en citant « l’intensité de prédation du loup » dans le département.
Une cérémonie sous le signe de la transmission
Après la remise des badges, chaque nouveau lieutenant a signé la charte de ses devoirs, acte solennel qui scelle leur engagement bénévole pour une durée de cinq ans, jusqu’au 31 décembre 2029. L’un des temps forts de la matinée a été la remise de la médaille de l’honneur à Bruno Drevet, doyen des lieutenants de louveterie des Hautes-Alpes et président de leur association départementale, après douze années de service.
« Vous êtes les gardiens d’un équilibre, un équilibre discuté, parfois difficile à expliquer », a déclaré le préfet à l’adresse des louvetiers, cité par La Marseillaise. Avant ce renforcement, le département comptait 22 lieutenants présents à la cérémonie.
Un maillage renforcé face à la prédation
L’appel à candidatures, publié en mars 2026, ciblait prioritairement les secteurs du Gapençais, de l’Embrunais et du Champsaur-Valgaudemar, zones où les attaques de loups sur les troupeaux sont les plus fréquentes. Les conditions pour postuler étaient strictes : permis de chasser depuis au moins cinq ans, moins de 75 ans, aptitude physique, et engagement à mobiliser au moins quatre chiens courants ou deux de déterrage.
Les huit recrues, dont les noms n’ont pas été rendus publics, suivront désormais une formation théorique et physique avant d’être mobilisables pour des battues administratives ou des opérations de repoussage du loup.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Avec une économie pastorale encore très présente - élevage ovin et bovin en alpage - les Hautes-Alpes sont l’un des départements français les plus exposés à la prédation lupine. Le préfet a souligné que ces nominations s’inscrivent dans une volonté de « repousser le loup vers ce qui doit être son habitat naturel », tout en maintenant un équilibre avec la biodiversité. La louveterie, corps ancien réinstitué par arrêté préfectoral, constitue un maillon essentiel de la régulation.
Le département est également concerné par d’autres actualités locales : à Briançon, un conducteur alcoolisé a foncé sur un véhicule de police le même jour, tandis que le projet de transformation du fort des Têtes en Village des Athlètes pour les JO 2030 avance avec la désignation des promoteurs.
Prochaine étape pour les huit nouveaux lieutenants : la formation, qui devrait s’achever d’ici l’automne 2026. Leur mandat court jusqu’en 2029.
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