Hauts-de-Seine : le préfet Brugère lance des réunions d’urgence contre le chômage des jeunes
La première session s'est tenue le 3 juin à Nanterre, en présence de chefs d'entreprises et partenaires institutionnels du département.
Le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère a réuni mardi soir à Nanterre clubs et chefs d'entreprises pour lancer une série de réunions d'urgence sur l'emploi des jeunes. En un an, le chômage des jeunes a progressé de 22 % dans le département.
L’essentiel
- +22 % : hausse du chômage des jeunes dans les Hauts-de-Seine sur un an, selon l’invitation officielle de la préfecture (cp-sa.fr).
- 3 juin 2026, 18h00 : première réunion d’urgence tenue à la préfecture de Nanterre, en présence de clubs et chefs d’entreprises du département.
- Partenaires mobilisés : France Travail, CCI 92, CPME 92, DRIEETS, villes de Suresnes, Clichy, Courbevoie et établissements publics territoriaux (POLD, GPSO Seine Ouest, Vallée Sud).
- 21,5 % : taux de chômage national des 15-24 ans au 4e trimestre 2025, selon l’INSEE, en hausse de 2,8 points sur un an.
- 6,8 % : taux de chômage localisé dans les Hauts-de-Seine au 4e trimestre 2025 (INSEE), contre 6,1 % un an plus tôt.
Une réunion à la préfecture de Nanterre
Le 3 juin 2026 à 18h00, la préfecture des Hauts-de-Seine, à Nanterre, a accueilli la première d’une série de réunions d’urgence consacrées à l’emploi des jeunes dans le département. À la table : clubs d’entreprises locaux, chefs d’entreprises, et partenaires institutionnels - France Travail, CCI 92, CPME 92, DRIEETS. Des représentants des villes de Suresnes, Clichy et Courbevoie, ainsi que des établissements publics territoriaux POLD, GPSO Seine Ouest et Vallée Sud, étaient également présents, selon le compte X officiel de la préfecture.
Le préfet Alexandre Brugère a présenté l’initiative comme une réponse directe à une dégradation documentée : selon l’invitation officielle relayée par cp-sa.fr, le chômage des jeunes a augmenté de 22 % dans le département en un an. Ce chiffre est cité dans un document unique ; il n’a pas encore été corroboré par une publication INSEE spécifique au 92 pour cette tranche d’âge.
Objectif : mobiliser les recruteurs bassin par bassin
Le format retenu est délibérément territorial. La préfecture a annoncé des réunions dans chaque bassin d’emplois du département, pas une seule session centrale. L’idée : aller au plus près des réalités locales, mettre en contact direct les acteurs de l’insertion (France Travail, DRIEETS) et les décideurs économiques susceptibles de recruter.
Le sous-préfet Djilali Guerza, chargé du développement économique et de l’emploi dans le département, est associé à cette démarche. Il avait déjà piloté l’installation des comités locaux pour l’emploi dans plusieurs bassins du 92 en 2025. Les dates et lieux des prochaines réunions n’ont pas encore été communiqués publiquement.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Le département affiche un taux de chômage localisé de 6,8 % au 4e trimestre 2025, selon l’INSEE, contre 6,1 % un an plus tôt. C’est en deçà de la moyenne nationale (7,3 % fin 2025), mais la tendance est à la hausse. Le tissu économique du 92 - La Défense en tête - n’immunise pas le département contre la dégradation de l’emploi des jeunes, un segment particulièrement exposé aux cycles économiques.
Au niveau national, le taux de chômage des 15-24 ans a atteint 21,5 % fin 2025, en progression de 2,8 points sur un an selon l’INSEE, et de 2,4 points sur le seul dernier trimestre. Ce contexte national pèse mécaniquement sur les Hauts-de-Seine. La préfecture avait déjà engagé en 2026 d’autres actions d’accueil citoyen : près de 100 nouvelles naturalisations avaient été organisées à Nanterre dans les semaines précédentes.
Dans le département voisin, la préfecture de Seine-Saint-Denis avait mené des opérations anti-fraude à Montreuil et Bondy début juin, signe d’une mobilisation préfectorale accrue en Île-de-France sur plusieurs fronts.
Un cadre posé depuis début 2025
Cette série de réunions s’inscrit dans un dispositif plus large. Le Comité départemental pour l’emploi des Hauts-de-Seine (CDPE) a été installé en février 2025, co-présidé par Alexandre Brugère et le président du Département Georges Siffredi. Ce comité est issu de la loi pour le plein emploi de décembre 2023, qui a instauré des instances de coordination à trois niveaux : régional, départemental et local.
Quatre comités locaux pour l’emploi (CLPE) ont été mis en place dans les bassins d’emplois du 92 courant 2025. Le dernier, à Gennevilliers, avait été installé en avril 2025 en présence du sous-préfet Guerza, selon le compte X de la préfecture. Les réunions d’urgence annoncées par Brugère s’appuient sur ces structures existantes pour accélérer les mises en relation avec les entreprises.
Alexandre Brugère : un préfet jeune dans un département stratégique
Nommé en novembre 2024 en succession de Laurent Hottiaux, Alexandre Brugère est l’un des plus jeunes préfets de France (39 ans), selon Le Journal du Grand Paris et AEF Info. Les Hauts-de-Seine constituent un poste à forte visibilité : deuxième département le plus peuplé d’Île-de-France, premier pôle économique de la région avec La Défense. Cette initiative sur l’emploi des jeunes est la première action d’urgence visible de son mandat sur ce sujet.
Les prochaines réunions dans les bassins d’emplois du département sont attendues dans les prochaines semaines ; la préfecture n’a pas encore publié de calendrier détaillé.
Sources
- Préfecture des Hauts-de-Seine (@Prefet92) : Tweet officiel de la préfecture des Hauts-de-Seine – réunion d'urgence emploi des jeunes
- cp-sa.fr : Mobilisation pour l'emploi des jeunes – invitation officielle 3 juin 2026
- Cap Emploi 92 : Installation du Comité départemental pour l'emploi dans les Hauts-de-Seine
- Alternatives Économiques : Le chômage des jeunes atteint 21,5 % fin 2025