Hérault : trois établissements fermés pour emploi d’étrangers sans autorisation

La préfète a ordonné le 7 mai la fermeture de Wikolyn à Baillargues, Chiken Share Times à Béziers et Souk du Maghreb à Montpellier pour travail illégal.

Hérault : trois établissements fermés pour emploi d'étrangers sans autorisation
Illustration Sarah Bertrand / info.fr

La préfète de l'Hérault a prononcé le 7 mai 2026 la fermeture administrative de trois établissements de restauration et de commerce pour emploi d'étrangers sans autorisation de travail. Les sanctions vont d'un à trois mois selon le nombre de salariés en situation irrégulière.

La préfète de l’Hérault a prononcé le 7 mai 2026 la fermeture administrative de trois établissements de restauration et de commerce pour emploi d’étrangers sans autorisation de travail. Les sanctions vont d’un à trois mois selon le nombre de salariés en situation irrégulière.

L’essentiel

  • Wikolyn (Baillargues) : fermeture de 3 mois, 4 étrangers sans autorisation de travail détectés en ZI de la Biste.
  • Chiken Share Times (Béziers) : fermeture de 2 mois, 2 étrangers sans autorisation, au 3 boulevard Maréchal Leclerc.
  • Souk du Maghreb (Montpellier) : fermeture d’1 mois, 1 étranger sans autorisation, au 86 rue de la Madeleine.
  • 172 fermetures administratives prononcées dans l’Hérault en 2025, contre 83 en 2023, selon la préfecture.

Trois adresses, trois sanctions différentes

La décision a été rendue publique via le compte officiel de la préfecture sur X le 7 mai 2026. Le restaurant Wikolyn, implanté dans la zone industrielle de la Biste à Baillargues, écope de la sanction la plus lourde : trois mois de fermeture. Les contrôleurs y ont relevé l’emploi de quatre ressortissants étrangers dépourvus d’autorisation de travail.

À Béziers, le restaurant Chiken Share Times, situé au 3 boulevard Maréchal Leclerc, ferme pour deux mois. Deux salariés en situation irrégulière ont été identifiés. À Montpellier, l’établissement Souk du Maghreb, au 86 rue de la Madeleine, est contraint de fermer un mois pour l’emploi d’un étranger sans titre.

La durée des fermetures est proportionnelle au nombre de salariés concernés, conformément aux dispositions du code du travail permettant à l’autorité préfectorale de prononcer des fermetures administratives temporaires en cas de travail dissimulé.

Wikolyn, déjà dans le viseur en avril 2026

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Pour le restaurant asiatique de Baillargues, ce n’est pas la première intervention des autorités. En avril 2026, selon Actu.fr et La Gazette de Montpellier, une fermeture immédiate avait été ordonnée concernant des logements insalubres aménagés dans les combles de l’établissement. Six salariés y étaient hébergés dans des conditions qualifiées d’indignes. La fermeture du 7 mai intervient donc dans un contexte déjà tendu pour cet établissement.

Contexte dans l’Hérault

Les fermetures administratives pour infractions au droit du travail se sont multipliées dans le département. En 2023, la préfecture avait prononcé 83 fermetures, contre 59 l’année précédente - un niveau alors qualifié de record par Actu.fr. En 2025, ce chiffre est monté à 172, selon la préfecture de l’Hérault.

La restauration figure parmi les secteurs les plus contrôlés. En novembre 2025, quatre établissements montpelliérains avaient déjà été fermés pour travail illégal, dont L’Hortus, sanctionné de trois mois de fermeture, selon Info Occitanie. Ces fermetures administratives répétées à Montpellier illustrent une politique préfectorale qui s’est durcie depuis 2023.

La préfecture a également modifié sa communication. Les motifs des fermetures sont désormais affichés sur des panneaux apposés en vitrine des commerces concernés, selon Ici Montpellier. L’objectif affiché est de sensibiliser la clientèle et le tissu économique local. Une pratique qui rappelle d’autres démarches de transparence sur les infractions commerciales, comme les alertes lancées par des commerçants à Caen sur des problèmes de harcèlement dans l’espace public.

Base légale et recours possibles

Les fermetures administratives pour emploi illégal d’étrangers sont encadrées par l’article L. 8272-2 du code du travail. Elles n’impliquent pas nécessairement une procédure pénale parallèle, mais peuvent s’y ajouter. Les établissements visés disposent d’un délai de deux mois pour contester les décisions devant le tribunal administratif.

La préfecture n’a pas précisé si des suites judiciaires étaient engagées dans ces trois dossiers. Les motifs de fermeture et leur durée restent ceux communiqués publiquement le 7 mai, confirmés par Echo des Tribunes. Sur un sujet voisin - les conditions de logement des travailleurs - , d’autres départements comme le Loir-et-Cher ont engagé des démarches spécifiques contre l’habitat indigne.

La préfecture de l’Hérault n’a pas communiqué sur d’éventuelles prochaines opérations de contrôle. Les établissements fermés ne pourront rouvrir qu’à l’issue de leur période de sanction.

Sources

Sarah Bertrand

Sarah Bertrand

Sarah est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hérault (34), avec Montpellier pour chef-lieu. Spécialité du département : Montpellier (1ere croissance demographique française) et viticulture. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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