Hôpitaux français : 4 000 morts par an, et personne ne déclare
La Cour des comptes documente une sous-déclaration massive des accidents médicaux et 33 milliards d'euros de soins ratés ou inutiles chaque année
La Cour des comptes chiffre à 4 000 morts par an les infections nosocomiales et révèle que les hôpitaux ne déclarent qu'un accident grave sur 22 à 52.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sous-déclaration massive
Moins de 7 200 EIGS déclarés en 2024 contre 160 000 à 375 000 estimés par an : un accident grave sur 22 à 52 seulement remonte aux ARS.
33 milliards de gâchis annuel
Plus de 11 milliards d'euros pour réparer les préjudices évitables et 22 milliards de soins inutiles ou à faible valeur, selon les données OCDE.
4 000 morts évitables par an
Les infections nosocomiales tuent plus que la route. Coût de réparation : entre 2,2 et 5,2 milliards d'euros par an.
Une certification aveugle
Seulement 10% des critères d'évaluation des hôpitaux mesurent les résultats réels des soins. 12% des établissements ne sont pas certifiés ou le sont sous conditions.
Seuils d'activité non respectés
20 maternités sous le seuil de 300 accouchements annuels, 244 établissements sous le seuil de 20 chirurgies de cancer de l'ovaire — sans conséquence sur leur autorisation d'activité.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La Cour des comptes publie un rapport de 146 pages le 27 avril 2026.
- 4 000 décès par an attribués aux infections contractées à l'hôpital, davantage que la mortalité routière.
- Moins de 7 200 EIGS déclarés en 2024 contre 160 000 à 375 000 estimés.
- 33 milliards d'euros de coûts annuels (préjudices évitables + soins inutiles).
- Sur 125 expertises judiciaires du Pr Tadié, deux accidents seulement avaient été déclarés.
- L'AP-HP juge le principe de sanction financière contre les hôpitaux « contre-productif ».
Le rapport de la Cour des comptes publié lundi 27 avril 2026 [1] tient en 146 pages [2] et un constat: la France soigne 13 millions de patients par an [3] dans 2 965 établissements [4], mais ignore largement la qualité de ce qu’elle leur fait subir.
Les chiffres sont connus des magistrats de la rue Cambon [5] depuis longtemps. Ils n’ont jamais été présentés avec cette brutalité. Les infections nosocomiales contractées à l’hôpital provoquent près de 4 000 décès directs par an [6], soit davantage que la mortalité routière [7]. Elles coûtent entre 2,2 et 5,2 milliards d’euros par an [8]. La Cour des comptes [9] estime, à partir des données de l’OCDE [10], que la réparation des préjudices évitables coûte plus de 11 milliards d’euros [11] par an, et les soins « inutiles ou à faible valeur » 22 milliards supplémentaires [12]. Pour le dire simplement, le système de santé français produit chaque année 33 milliards d’euros de gâchis ou de préjudices, dont une partie tue.
L’omerta des établissements, en chiffres
L’obligation légale de déclaration existe depuis 2004 [13]. Codifiée à l’article L.1413-14 du Code de la santé publique, elle impose à tout professionnel ou établissement de santé de signaler aux Agences régionales de santé [14] tout « événement indésirable grave associé aux soins » (EIGS) [15] - décès, mise en jeu du pronostic vital, handicap permanent [16]. Mais aucune sanction administrative ou financière n’est attachée au défaut de déclaration: l’obligation est légale, son non-respect ne coûte rien.
Le résultat tient en deux nombres. En 2024 [17], moins de 7 200 cas [18] ont été remontés aux ARS. Le nombre réel se situe entre 160 000 et 375 000 par an [19] selon la dernière enquête nationale, qui remonte à 2019 [20]. Concrètement, sur 22 à 52 accidents graves qui surviennent à l’hôpital, un seul est déclaré. Liberation parle d’une « culture de l’omerta » qui a la vie dure [21] - une formule qui revient aussi dans la bouche du neurochirurgien Marc Tadié, qui évoque « une véritable culture du silence » autour des accidents médicaux. La Cour des comptes, plus mesurée, évoque une « problématique structurelle » [22].
Les magistrats appellent à instaurer une sanction financière contre les établissements qui ne déclarent pas [23], dès l’année prochaine [24]. Ils veulent aussi intégrer les EIGS dans la procédure de certification des hôpitaux [25], assurée tous les quatre ans [26] par la Haute Autorité de santé [27]. Le diagnostic de sous-déclaration n’est pas neuf, mais vingt ans après l’instauration de l’obligation légale, le constat est presque identique.
Pourquoi personne ne déclare
La promesse du titre - « personne ne déclare » - appelle un examen des freins concrets. Aucun statut protecteur du soignant déclarant n’existe en droit français: un infirmier ou un médecin qui signale un EIGS s’expose à la lecture du dossier par la direction, par l’ordre, et potentiellement par la justice civile ou pénale. La déclaration n’est pas anonymisée vis-à-vis de l’ARS. Elle peut être versée à une expertise judiciaire en cas de plainte de la famille. Ce risque médico-légal perçu - déclarer, c’est s’auto-incriminer - explique une part importante du silence.
S’y ajoute une donnée organisationnelle: la déclaration suppose une décision collective. Comme le formule Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP-HP [28], « quand il y a eu une erreur médicale, ce n’est souvent pas le cas d’une seule personne, mais d’une équipe et donc ce n’est pas si simple que ça d’aller reconnaître qu’il y a eu un problème » [29]. La hiérarchie médicale - chefs de service, directions d’établissement - joue ici un rôle de filtre rarement étudié: c’est elle qui valide ou bloque la remontée vers l’ARS. Aucune des sources publiques sur le rapport ne quantifie ce filtrage. C’est l’angle mort que la Cour des comptes elle-même n’éclaire pas.
Salomon: reconnaître le mal, refuser le remède
Sur le mécanisme proposé par la Cour, Salomon juge le principe de sanction financière « contre-productif » [30]. Il reconnaît pourtant, dans la même intervention, que « on manque d’une culture du retour d’expérience » et que « c’est effectivement encore imparfait » [31]. La position est singulière: elle admet le diagnostic - vingt ans d’obligation légale n’ont pas produit la transparence - mais rejette le seul levier coercitif aujourd’hui sur la table. Si la culture du retour d’expérience ne s’est pas installée spontanément depuis 2004, on peine à voir par quel mécanisme elle s’installerait spontanément aujourd’hui. Salomon préfère miser sur la loi de janvier 2025 fixant un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé [32], dont le décret d’application doit être pris avant le 1er janvier 2027 [33], après avis de la HAS [34]: « éviter que le soignant soit débordé, car s’il est débordé, il n’aura plus le temps nécessaire pour bien faire: se laver les mains, suivre le protocole » [35]. Argument recevable sur le terrain des infections nosocomiales. Pas sur celui de la déclaration. Sur la formation des médecins à la sécurité des soins [36], il salue en revanche l’« une des très bonnes idées » du rapport [37].
Une certification qui ne mesure pas grand-chose
La HAS « certifie » les établissements tous les quatre ans, mais 12% ne sont pas certifiés ou le sont « sous conditions » [38]. Le site Qualiscope [39], qui publie les évaluations, reste méconnu du public. Surtout, seulement 10% des critères [40] mesurent les résultats réels des soins. Les 90% restants évaluent des procédures, de l’organisation, des protocoles - tout sauf ce qui arrive vraiment au patient.
La Cour propose des indicateurs concrets: survenue d’une septicémie après opération, traumatisme du vagin post-accouchement [41]. Elle plaide aussi pour intégrer le ressenti des patients: leurs symptômes ont-ils disparu, leur qualité de vie s’est-elle améliorée [42].
Les seuils d’activité, ou la corrélation oubliée
Plus un chirurgien opère un même geste, mieux il l’opère. Selon plusieurs sources, la littérature médicale internationale documente cette corrélation entre volume d’activité et mortalité: sous un certain seuil, l’équipe perd la main, le matériel se sous-utilise, les complications montent. C’est pour cela que des seuils minimaux d’activité existent - fixés par la HAS et par les sociétés savantes - pour les actes lourds: chirurgie carcinologique, accouchements, cardiologie interventionnelle.
Le rapport relève qu’en France il suffit de 70 interventions annuelles pour opérer un cancer du sein [43], contre 150 ailleurs en Europe [44]. Une vingtaine de maternités françaises [45] n’atteignent même pas les 300 accouchements annuels [46] requis. Et 244 établissements [47] réalisent moins de 20 chirurgies du cancer de l’ovaire par an, le seuil minimal recommandé [48]. Le problème n’est pas que ces seuils existent: c’est qu’ils ne sont pas opposables. Une maternité sous le seuil ne ferme pas, un service d’oncologie en sous-activité continue d’opérer. L’autorisation d’activité, délivrée par les ARS, est rarement retirée. La Cour des comptes appelle à transformer ces seuils en conditions impératives d’autorisation [49] - autrement dit à passer du « recommandé » au « obligatoire ». La conséquence concrète, pour les patientes d’une vingtaine de maternités et de plusieurs centaines de services chirurgicaux, est aujourd’hui une probabilité statistiquement plus élevée de complication postopératoire qu’ailleurs en Europe.
4 000, 5 000, 30 000, 50 000: la guerre des chiffres
Le chiffre de 4 000 morts par infections nosocomiales fait consensus [50][51][52]. Au-delà, plus rien ne tient. Marc Tadié, ancien chef du service de neurochirurgie à l’hôpital Bicêtre AP-HP et expert judiciaire depuis plus de vingt ans [53], publie en avril 2026 [54] un livre où il avance le chiffre d’environ 30 000 décès par an [55] liés aux accidents médicaux toutes causes confondues. Les associations de victimes parlent de 50 000 [56]. Le ministère de la Santé, lui, retient 5 000 [57].
Cet écart appelle un arbitrage que ni la Cour des comptes ni les sources publiques ne tranchent. Si les seules infections nosocomiales causent 4 000 décès [6], et si le ministère retient 5 000 décès toutes causes médicales confondues [57], alors le ministère n’attribuerait qu’environ 1 000 morts par an à l’ensemble des autres accidents évitables - erreurs médicamenteuses, erreurs chirurgicales, défauts de surveillance, retards de diagnostic. Cette répartition est mathématiquement difficile à tenir: les infections nosocomiales représenteraient 80% de la mortalité hospitalière évitable. Tadié et les associations contestent précisément ce périmètre. La divergence tient vraisemblablement à la définition retenue d’« accident évitable »: strictement causal pour le ministère, plus large pour les experts indépendants. Aucun registre national fiable n’existe pour départager.
Cette absence chiffrée a une cause que Tadié pose crûment: « Nous avons en France une culture de la fatalité. On considère que l’erreur est humaine et qu’elle est, de fait, inévitable. Des jeunes médecins considèrent presque normal d’avoir trois ou quatre accidents médicaux au cours de leur carrière. C’est faux: l’aléa thérapeutique n’existe pas » [58]. Sur 125 expertises judiciaires [59] qu’il a menées, deux seulement avaient été déclarées [60]. Un rapport de la HAS de 2018 [61] sur les urgences avait identifié les problèmes. En 2024 [62], la même HAS a réinspecté les mêmes services. Rien n’avait changé.
L’absence des patients
Un acteur manque dans tout le dispositif: les patients eux-mêmes, et leurs représentants. Aucune association de victimes d’accidents médicaux n’apparaît nommément dans les sources publiques disponibles sur la consultation préparatoire au rapport. Le chiffre de 50 000 décès [56] cité plus haut leur est attribué de manière collective, sans qu’aucune association ne soit nommément citée. La Cour des comptes appelle pourtant elle-même à développer le « patient partenaire » [63] et à intégrer le ressenti des malades dans l’évaluation [42]. Le rapport plaide pour leur place sans, à ce stade, leur donner véritablement la parole sur les arbitrages chiffrés.
Pourquoi maintenant
Le timing du rapport n’est pas neutre. La Cour des comptes le publie au moment où le comité d’alerte appelle à des « actions déterminées » pour résorber le déficit des établissements publics de santé [64], et où l’AP-HP affronte une augmentation massive des charges hospitalières non compensées en 2024 [65]. Les magistrats recommandent la mise en place « dès 2026 » [66] d’une gouvernance nationale de la qualité des soins [67], constatant l’absence actuelle de toute stratégie pluriannuelle [68]. Ils demandent aussi une formation à la sécurité des soins pendant les études de médecine [36] et une liste nationale des médicaments dangereux pour encadrer leur prescription à l’hôpital [69].
En résumé: 4 000 morts mesurés par les infections nosocomiales [6], des dizaines de milliers d’accidents non déclarés, 33 milliards d’euros de gâchis annuels, et un système d’évaluation où 90% des critères ne regardent pas les résultats. Le rapport pose le diagnostic. Reste à savoir qui le lira - et qui acceptera, enfin, qu’une obligation légale sans sanction n’est pas une obligation.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (69)
« présenté lundi 27 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans un rapport de 146 pages consacré à cette thématique »
apmnews.com ↗ ↩
« 13 millions de patients sont soignés chaque année dans 2.965 établissements »
tf1info.fr ↗ ↩
« 13 millions de patients sont soignés chaque année dans 2 965 établissements (330 hôpitaux publics, 978 privés, 657 privés non-lucratifs) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon les magistrats de la rue Cambon »
liberation.fr ↗ ↩
« les infections nosocomiales contractées en milieu hospitalier sont à l’origine de près de 4 000 décès directs par an »
lemonde.fr ↗ ↩
« soit « davantage que la mortalité routière » »
lemonde.fr ↗ ↩
« et coûteraient 2,2 à 5,2 milliards »
tf1info.fr ↗ ↩
« écrit la Cour des comptes dans un rapport consacré à l’enjeu de santé publique qu’est la qualité des soins »
lemonde.fr ↗ ↩
« à partir de données de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) »
tf1info.fr ↗ ↩
« elle estime que la réparation des préjudices évitables [.] s'élèverait à plus de 11 milliards d'euros »
tf1info.fr ↗ ↩
« le montant des soins 'inutiles ou à faible valeur', à 22 milliards. »
tf1info.fr ↗ ↩
« depuis 2004 »
lemonde.fr ↗ ↩
« remontés aux Agences régionales de santé (ARS) en 2024 »
tf1info.fr ↗ ↩
« les «événements indésirables graves associés aux soins» (EIGS) »
liberation.fr ↗ ↩
« conduisent à la mise en jeu du pronostic vital, au handicap permanent ou au décès des patients »
liberation.fr ↗ ↩
« moins de 7 200 ont fait l’objet d’une déclaration en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« moins de 7 200 ont fait l’objet d’une déclaration en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« alors qu’entre 160 000 et 375 000 événements de ce type surviendraient chaque année au cours de séjours hospitaliers »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon la dernière enquête nationale sur le sujet remontant à 2019 »
lemonde.fr ↗ ↩
« A l’hôpital, la culture de l’omerta a la vie dure »
liberation.fr ↗ ↩
« évoquant une « problématique structurelle » »
lemonde.fr ↗ ↩
« appelant à instaurer une 'sanction' pour les établissements qui ne les déclarent pas. »
tf1info.fr ↗ ↩
« les experts réclament des sanctions financières à partir de l'année prochaine contre les établissements de santé qui ne respecteront pas la règle »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ces EIGS devraient être intégrés dans la certification des établissements de santé »
tf1info.fr ↗ ↩
« notamment de la Haute Autorité de santé (HAS) qui les « certifie » tous les quatre ans »
lesechos.fr ↗ ↩
« notamment de la Haute autorité de santé (HAS) qui les 'certifie' tous les quatre ans »
tf1info.fr ↗ ↩
« Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Quand il y a eu une erreur médicale, ce n'est souvent pas le cas d'une seule personne, mais d'une équipe et donc ce n'est pas si simple que ça d'aller reconnaître qu'il y a eu un problème" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le principe de sanctions financières pour les hôpitaux coupables d'accidents graves liés aux soins "est contre-productif" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "on manque d'une culture du retour d'expérience", que "c'est effectivement encore imparfait" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« une loi existe depuis janvier 2025, qui fixe un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ce principe de ratio minimum soignant/patient doit être instauré par décret avant le 1er janvier 2027 par le gouvernement, après avis de la Haute autorité de santé (HAS). »
franceinfo.fr ↗ ↩
« après avis de la Haute autorité de santé (HAS) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "éviter que le soignant soit débordé, car s'il est débordé, il n'aura plus le temps nécessaire pour bien faire: se laver les mains, suivre le protocole, plutôt que de courir parce qu'il a pris du retard sur son programme de soins" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les magistrats préconisent aussi une formation à la sécurité des soins pendant les études de médecine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "l'une des très bonnes idées dans le rapport, nous ne sommes pas formés pendant nos études à la qualité des soins en général" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« mais 12% ne sont pas certifiés ou 'sous conditions' »
tf1info.fr ↗ ↩
« et le site Qualiscope, qui publie ces évaluations, reste méconnu »
tf1info.fr ↗ ↩
« et seulement 10% évaluent les résultats réels »
tf1info.fr ↗ ↩
« qui suggère de développer de nouveaux indicateurs, comme la survenue d'une septicémie postopératoire, d'un traumatisme du vagin post-accouchement… »
tf1info.fr ↗ ↩
« Il faut intégrer aux critères le ressenti des patients sur ces résultats (les symptômes ont-ils disparu?, la qualité de vie est-elle améliorée?.) »
tf1info.fr ↗ ↩
« pour opérer un cancer du sein, il suffit de réaliser au moins 70 interventions par an »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ailleurs, en Europe, le seuil est fixé à 150 opérations minimum an »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une vingtaine de maternités françaises n'atteignent aujourd'hui pas les 300 accouchements annuels nécessaires »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une vingtaine de maternités françaises n'atteignent aujourd'hui pas les 300 accouchements annuels nécessaires »
franceinfo.fr ↗ ↩
« 244 établissements réalisent moins de 20 chirurgies du cancer de l'ovaire. »
tf1info.fr ↗ ↩
« C’est le cas notamment de la chirurgie du cancer de l’ovaire (vingt actes par établissement par an) »
ccomptes.fr ↗ ↩
« les 'seuils' d'activité minimale pour pouvoir réaliser tel ou tel acte ne sont 'pas toujours respectés', déplore la Cour »
tf1info.fr ↗ ↩
« Les infections nosocomiales [.] sont encore à l'origine d'environ 4.000 décès par an »
tf1info.fr ↗ ↩
« À elles seules, ces infections liées aux soins provoquent 4 000 morts par an »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les infections nosocomiales (contractées à l'hôpital) sont encore à l'origine d'environ 4.000 décès par an »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ancien chef du service de neurochirurgie à l’hôpital Bicêtre AP-HP, professeur à l’Université Paris XI et expert judiciaire depuis plus de vingt ans, Marc Tadié a vu défiler des centaines de dossiers »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« Le Cherche-Midi, avril 2026 »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« je suis arrivé à un ordre de grandeur d’environ 30 000 décès par an »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« Les associations évoquent 50 000 »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« le ministère plutôt 5 000 »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« Nous avons en France une culture de la fatalité. On considère que l’erreur est humaine et qu’elle est, de fait, inévitable. Des jeunes médecins considèrent presque normal d’avoir trois ou quatre accidents médicaux au cours de leur carrière. C’est faux: l’aléa thérapeutique n’existe pas. »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« Dans ma pratique d’expert judiciaire, sur 125 expertises »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« seuls deux cas avaient été déclarés »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« Un rapport de la HAS en 2018 aux urgences avait identifié les problèmes »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« En 2024, elle est retournée inspecter les mêmes services »
whatsupdoc-lemag.fr ↗ ↩
« La Cour appelle à ce que le rôle du patient partenaire se développe davantage »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Le comité d'alerte appelle à des "actions déterminées" pour résorber le déficit des établissements publics de santé »
apmnews.com ↗ ↩
« une augmentation massive des charges hospitalières non compensées en 2024 »
aefinfo.fr ↗ ↩
« mettre en place, dès 2026, une gouvernance nationale de la politique d’amélioration de la qualité des soins »
ccomptes.fr ↗ ↩
« La Cour recommande donc de mettre en place, dès 2026, une gouvernance nationale de la politique d’amélioration de la qualité des soins »
ccomptes.fr ↗ ↩
« La Cour relève l’absence de stratégie pluriannuelle de la qualité des soins »
ccomptes.fr ↗ ↩
« une liste nationale des médicaments dangereux pour encadrer leur prescription à l'hôpital »
franceinfo.fr ↗ ↩
Sources
- Qualité et sécurité des soins : la Cour des comptes réclame une meilleure prise en compte des « événements indésirables graves »
- Erreurs médicales sous-déclarées, soins ratés… La Cour des comptes épingle les établissements de santé français
- Erreurs médicales, infections, morts... Le rapport alarmant de la Cour des comptes sur la qualité des soins dans les établissements de santé
- La Cour des comptes met en lumière une sous-déclaration massive des erreurs médicales dans les hôpitaux et cliniques
- Hôpital : plus de 20 milliards d'euros de soins « inutiles ou à faible valeur », selon la Cour des comptes
- La politique d'amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé
- Qualité des soins : la Cour des comptes plaide pour la mise en place d'une instance nationale de pilotage
- Pr Marc Tadié : « Il y a une véritable culture du silence autour des accidents médicaux, des milliers de morts évitables chaque année »
- Établissements de santé: la Cour des comptes prône "une gouvernance nationale de la politique d'amélioration de la qualité des soins"
- Qualité des soins à l'hôpital : le principe de sanction financière "est contre-productif", réagit Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP