Incendie à Roissy-en-France : une usine de pâtisserie détruite, 99 pompiers mobilisés
L'usine Le Gourmet Parisien a brûlé dans la nuit du 9 au 10 mai 2026, sans victimes ni perturbation du trafic aérien
Un violent incendie a ravagé l'usine Le Gourmet Parisien dans la zone industrielle du Moulin à Roissy-en-France (Val-d'Oise), le 9 mai 2026 vers 21h15. Le panache de fumée noire était visible depuis Paris. Aucune victime n'est à déplorer.
Un violent incendie a ravagé l’usine Le Gourmet Parisien dans la zone industrielle du Moulin à Roissy-en-France (Val-d’Oise), le 9 mai 2026 vers 21h15. Le panache de fumée noire était visible depuis Paris. Aucune victime n’est à déplorer.
L’essentiel
- Déclenchement : 9 mai 2026, vers 21h15, zone industrielle du Moulin à Roissy-en-France (Val-d’Oise), à 400 m de l’aéroport CDG.
- Moyens engagés : jusqu’à 99 pompiers du SDIS 95 et 42 véhicules mobilisés dans la nuit.
- Dommages : l’usine Le Gourmet Parisien est presque entièrement détruite ; aucune victime ni blessé.
- Trafic aérien : aucune perturbation selon Aéroports de Paris (ADP) ; l’entrepôt n’a aucun lien fonctionnel avec l’aéroport.
- Cause : inconnue au 10 mai 2026, enquête en cours.
Un départ de feu fulgurant en pleine zone industrielle
C’est un appel d’urgence reçu à 21h15, le 9 mai, qui a déclenché l’intervention du Service départemental d’incendie et de secours du Val-d’Oise (SDIS 95). L’usine Le Gourmet Parisien, implantée rue du Meunier dans la zone industrielle du Moulin, est rapidement englobée par les flammes. L’établissement, spécialisé dans la production de pâtisseries surgelées et fraîches à destination des professionnels de la restauration, se trouve à environ 400 mètres des pistes de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Le SDIS 95 a confirmé l’intervention sur son compte X dès les premières minutes :
L’usine est vide au moment des faits. Aucun salarié n’est présent sur le site, ce qui explique l’absence de victimes malgré l’ampleur du sinistre, selon Le Parisien.
99 pompiers engagés, une nuit d’intervention
Les premiers engins arrivent rapidement sur place. Les effectifs montent en puissance au fil des heures : d’une soixantaine de soldats du feu initialement, le dispositif atteint un pic de 99 pompiers et 42 véhicules, selon Le Parisien. L’intervention se prolonge toute la nuit. Au petit matin du 10 mai, des foyers résiduels subsistent sous des tôles effondrées.
Les pompiers du Val-d’Oise ont précisé : « Les foyers principaux sont éteints. Il reste quelques foyers résiduels, notamment sous de la tôle qui est tombée au sol. » Une intervention comparable, en termes de mobilisation, à d’autres sinistres majeurs traités ces derniers jours par les services de secours franciliens et provinciaux.
Le Figaro et France 3 Paris ont relayé les images dès la soirée :
Un panache de fumée visible depuis Paris
L’épaisse colonne de fumée noire, alimentée par les matières stockées dans l’entrepôt, a été observée à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, jusqu’à Paris. Des témoignages et vidéos circulent rapidement sur les réseaux sociaux. Plusieurs médias nationaux - Le Parisien, Le Figaro, France 3, BFM - couvrent le sinistre en direct dans la nuit du 9 au 10 mai.
Face à l’inquiétude suscitée par ce panache, la préfecture de Seine-et-Marne a diffusé des consignes préventives, invitant les riverains à « limiter les activités physiques extérieures en cas de perception de fumée et garder les fenêtres fermées si des odeurs ou fumées étaient constatées ». Le préfet de Seine-et-Marne a diffusé une alerte spécifique sur les fumées à destination des populations concernées.
Selon Le Parisien, des relevés environnementaux ont été effectués dans l’étang du golf de Roissy et le ru situé à proximité. Ils n’ont rien détecté de significatif en termes d’impact sur les sols ou les populations.
Aucune perturbation pour l’aéroport CDG
La proximité immédiate avec l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a naturellement suscité des interrogations. Aéroports de Paris (ADP) a écarté tout lien fonctionnel entre l’entrepôt sinistré et les infrastructures aéroportuaires. Le trafic n’a subi aucune perturbation, confirment à la fois ADP et Le Parisien.
France 3 Paris relaye la position officielle : « Il n’a pas de lien avec l’aéroport. »
Le Gourmet Parisien : une PME de la filière desserts
L’usine sinistrée est une filiale de La Compagnie des Desserts. Créée en 1988, elle emploie entre 50 et 99 salariés et affichait un chiffre d’affaires de 14,6 millions d’euros en 2023, selon les données Pappers. Sa production est orientée vers les professionnels de la restauration : pâtisseries surgelées et fraîches, positionnement haut de gamme.
L’usine est décrite comme presque entièrement détruite au lendemain du sinistre : quelques murs debout, le reste réduit à l’état de décombres. Le parking adjacent et les bâtiments voisins ont été préservés, selon Le Figaro. Les conséquences sur l’activité économique de l’entreprise et l’avenir des salariés n’ont pas encore été communiquées par la direction au 10 mai 2026.
L’origine du sinistre reste inconnue à ce stade. Une enquête est en cours.
Contexte dans le Val-d’Oise
La zone industrielle du Moulin, à Roissy-en-France, est l’une des nombreuses implantations liées à l’économie aéroportuaire du nord du Val-d’Oise. Selon l’INSEE, l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle représentait en 2023 une richesse de 9,48 milliards d’euros dans le secteur tertiaire marchand, avec 89 550 salariés directs dans son périmètre d’influence. La composante industrielle stricto sensu, dans un rayon incluant Roissy-en-France, est plus limitée : environ 530 emplois selon les mêmes données INSEE.
Ce type de sinistre industriel n’est pas sans précédent dans ce secteur. En 2017, un incendie avait déjà touché l’entreprise de restauration aérienne Newrest aux portes de Roissy, mobilisant plusieurs dizaines de pompiers sans provoquer de victimes ni de perturbation du trafic, selon ici.fr. Dans les deux cas, la réactivité du SDIS 95 a permis de confiner le sinistre à l’établissement concerné. On peut également rappeler d’autres incendies récents ayant détruit totalement des bâtiments industriels ou commerciaux en France, avec chaque fois des questions sur l’avenir économique des sites touchés.
Cause inconnue, enquête ouverte
Au 10 mai 2026, aucune piste n’a été officiellement avancée sur l’origine du feu. Les services de l’État et les pompiers du Val-d’Oise ont initié les investigations d’usage après la maîtrise des flammes. Le parquet compétent n’a pas encore communiqué sur l’ouverture éventuelle d’une enquête judiciaire.
La direction de La Compagnie des Desserts n’a pas fait de déclaration publique sur le sort des salariés ni sur les perspectives de reconstruction ou de relocalisation de l’activité à ce stade.
Les pompiers du SDIS 95 devaient poursuivre leur intervention le 10 mai dans la matinée pour s’assurer de l’extinction complète des derniers foyers résiduels sous les tôles effondrées.
Sources
- Le Parisien : Usine de pâtisserie détruite, impact sur le trafic aérien… Ce que l'on sait de l'incendie près de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle
- Le Figaro : Val-d'Oise : un impressionnant incendie visible depuis Paris près de l'aéroport de Roissy
- Actu.fr : Un incendie impressionnant se déclare juste à côté de l'aéroport de Roissy, un entrepôt de pâtisserie part en fumée
- Le Parisien : Un impressionnant incendie en cours près de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, une soixantaine de pompiers sur place