Indre : 30 ans de réclusion confirmés en appel pour un père violeur récidiviste
La cour d'assises de la Nièvre a confirmé le 1er juin 2026 la peine prononcée à Châteauroux, malgré la perpétuité requise par l'accusation.
Un Indrien de 58 ans, condamné pour viols incestueux répétés sur sa fille entre 7 et 13 ans, s'est vu confirmer le 1er juin 2026 sa peine de 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Nièvre à Nevers. Récidiviste condamné dès 1996, il avait interjeté appel de la peine prononcée en novembre 2025 à Châteauroux.
L’essentiel
- Verdict d’appel : 30 ans de réclusion criminelle confirmés le 1er juin 2026 par la cour d’assises de la Nièvre à Nevers, dont 20 ans de période de sûreté incompressible.
- Faits : viols incestueux répétés sur sa fille entre 7 et 13 ans, viols dès l’âge de 7 ans, imposition de contenus pornographiques, manipulation d’un médecin pour prescrire la pilule à l’enfant à 11 ans.
- Antécédents : condamné en 1996 pour viol sur une marginale de 16 ans et en 1997 pour viol sur un jeune homme en foyer ; 14 ans de prison purgés.
- Perpétuité requise par l’accusation, non prononcée par la cour.
- Culpabilité non contestée : l’appel portait uniquement sur la peine.
Un appel limité à la peine, un verdict identique
Le 1er juin 2026, la cour d’assises de la Nièvre s’est réunie à Nevers pour statuer sur l’appel formé par un Indrien de 58 ans, prénommé Dominique dans les comptes rendus d’audience. Sa culpabilité n’était pas en cause : l’homme avait été reconnu coupable de viols incestueux répétés sur sa propre fille, commis alors que la fillette était âgée de 7 à 13 ans. Il contestait uniquement la sévérité de la peine infligée six mois plus tôt à Châteauroux.
La cour a confirmé la condamnation à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, selon La Nouvelle République et Le Journal du Centre. L’accusation avait requis la perpétuité. Elle n’a pas été prononcée.
Des faits d’une particulière gravité
La première instance s’était tenue en novembre 2025 devant la cour d’assises de l’Indre à Châteauroux. La victime, âgée de 15 ans au moment du procès, avait refusé le huis clos afin que les débats soient publics, selon Le Journal du Centre.
Les faits retenus sont multiples. Les viols ont débuté quand l’enfant avait 7 ans. L’accusé lui imposait également le visionnage de contenus pornographiques. Il a manipulé un médecin pour que la pilule contraceptive soit prescrite à sa fille à l’âge de 11 ans. Dominique n’a reconnu que quelques faits, situés vers les 13 ans de la victime, niant l’étendue réelle des agressions.
Lors du procès en appel à Nevers, il a adressé à sa fille cette phrase, rapportée par La Nouvelle République : « J’espère que tu vas me laisser tranquille. » Un comportement qualifié de manipulation par les observateurs présents à l’audience. Ce type d’affaire n’est pas sans rappeler d’autres dossiers de violences intrafamiliales instruits dans la région, comme certaines condamnations pour violences graves rendues ces derniers mois.
Un profil psychiatrique sans ambiguïté
Les expertises psychiatriques versées au dossier décrivent un homme narcissique, dyssocial et pervers, sans empathie, présentant une « parfaite froideur émotionnelle » et une « volonté de contrôle permanent », selon Le Journal du Centre. Les experts ont également relevé qu’il avait pris plaisir à évoquer les faits au cours des audiences.
Un récidiviste qui avait dissimulé son passé
L’affaire prend une dimension supplémentaire à la lecture du casier judiciaire de Dominique. Condamné une première fois en 1996 pour viol sur une marginale de 16 ans, puis en 1997 pour viol sur un jeune homme placé en foyer, il avait purgé 14 ans de prison. À sa libération, il avait menti à sa famille sur la nature de ses condamnations, prétendant avoir été incarcéré pour un homicide commis en état de légitime défense, toujours selon Le Journal du Centre. C’est après cette dissimulation qu’il a fondé une famille et commis les faits pour lesquels il est aujourd’hui condamné.
Contexte dans l’Indre
L’Indre (36) est l’un des départements les moins peuplés de la région Centre-Val de Loire, avec environ 220 000 habitants. Les affaires criminelles d’une telle ampleur y sont rares et mobilisent systématiquement les juridictions de la cour d’appel de Bourges, compétente pour le département. Le premier procès s’était tenu à la cour d’assises de l’Indre à Châteauroux, chef-lieu du département. Pour l’appel, la cour d’assises de la Nièvre à Nevers a été désignée, conformément aux règles de renvoi en matière criminelle. L’affaire a été couverte par au moins trois médias régionaux distincts : La Nouvelle République, Le Journal du Centre et Le Berry Républicain. Des drames similaires surviennent ailleurs en France, comme des mises en examen pour violences intrafamiliales récemment traitées par d’autres tribunaux.
Déchéance de l’autorité parentale prononcée
Outre la réclusion criminelle, la cour d’assises de l’Indre avait prononcé en première instance la déchéance de l’autorité parentale. La confirmation de la peine en appel clôt la phase judiciaire pour l’accusé, sauf recours en cassation, dont aucun élément n’avait été annoncé à la date du verdict.
Dominique, 58 ans, restera incarcéré au minimum jusqu’à l’extinction de sa période de sûreté de 20 ans. Sa fille, aujourd’hui majeure, avait choisi la publicité des débats dès le premier procès.
Sources
- La Nouvelle République : "J'espère que tu vas me laisser tranquille" : le père incestueux de nouveau condamné à trente ans de prison en appel
- Le Journal du Centre : Condamné à 30 ans de réclusion pour d'innombrables viols sur sa fille, il veut une autre peine et sera rejugé à Nevers
- Le Journal du Centre : "Pourquoi t'es comme ça ?" : le père incestueux échappe à la perpétuité lors de son procès en appel à Nevers
- Le Berry Républicain : Un père condamné à trente ans de réclusion criminelle pour avoir violé sa fille dans l'Indre