Iran : Ahmadinejad arrêté après la révélation d’un complot du Mossad
L'ancien président iranien placé en résidence surveillée pour collusion avec Israël, alors que les frappes américaines paralysent le détroit d'Hormuz
Mahmoud Ahmadinejad a été arrêté le 13 juillet par les Gardiens de la Révolution après que le Mossad a révélé l'avoir recruté pour prendre la tête de l'Iran. Cette opération secrète, menée sur plusieurs années, visait à installer l'ancien président comme dirigeant de transition après l'élimination d'Ali Khamenei en février dernier.
L’essentiel
- Arrestation : Mahmoud Ahmadinejad placé en résidence surveillée le 13 juillet 2026 par les Gardiens de la Révolution iraniens
- Complot révélé : Le Mossad a recruté Ahmadinejad sur plusieurs années pour l’installer comme dirigeant après la chute du régime
- Frappes américaines : Le CENTCOM a frappé Bandar Abbas et l’île de Qeshm ce matin, faisant chuter le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz à son plus bas niveau en cinq semaines
- Contexte : Ali Khamenei a été tué en février 2026 lors de l’opération Roaring Lion menée par les États-Unis et Israël
La révélation d’un complot israélien impliquant l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a provoqué un séisme politique à Téhéran. Selon le New York Times, le Mossad a mené pendant des années une opération secrète pour recruter Ahmadinejad comme atout stratégique, avec pour objectif de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime actuel. Les Gardiens de la Révolution ont réagi en plaçant l’ex-président en résidence surveillée dès la découverte de ses contacts avec Israël, selon le Jerusalem Post.
Une opération de renseignement sur plusieurs années
Le plan élaboré par Israël et soutenu par les États-Unis visait à positionner Mahmoud Ahmadinejad comme dirigeant de transition après l’élimination du Guide suprême Ali Khamenei, tué en février lors de la phase d’ouverture de l’opération militaire américano-israélienne baptisée Roaring Lion. Cette stratégie reposait sur le pari que l’ancien président, connu pour ses positions ultra-conservatrices mais écarté du pouvoir depuis 2013, pourrait servir de pont entre l’ancien régime et une nouvelle gouvernance acceptable pour l’Occident.
Ahmadinejad avait fait sa première apparition publique depuis le début du conflit lors du cortège funéraire d’Ali Khamenei le 6 juillet, selon le Jerusalem Post. Cette présence remarquée, alors que Mojtaba Khamenei, successeur désigné et fils du Guide suprême défunt, brillait par son absence, avait alimenté les spéculations sur un possible changement de pouvoir. Le New York Times rapporte que Mojtaba Khamenei n’a pas assisté aux funérailles de son père par crainte d’être assassiné par Israël, signe de la paranoïa qui s’est emparée des dirigeants iraniens.
Frappes américaines et paralysie du détroit d’Hormuz
En parallèle de ces révélations politiques, les forces du Commandement central américain (CENTCOM) ont mené une nouvelle série de frappes aériennes ciblées en Iran au matin du 13 juillet. Des explosions importantes ont retenti à proximité de Bandar Abbas et de l’île de Qeshm dans le détroit d’Hormuz, selon le Jerusalem Post. Ces opérations militaires ont eu un impact immédiat sur le trafic maritime : Reuters indique que la circulation dans le détroit est tombée à son plus bas niveau en cinq semaines en raison des risques accrus liés au conflit.
Le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ 21% du pétrole mondial, constitue un point de passage stratégique dont la fermeture aurait des répercussions économiques mondiales. Les frappes américaines visent à détruire les capacités de défense côtière iraniennes et à neutraliser les sites de lancement de missiles qui menacent la navigation internationale.
Israël en retrait du conflit direct
Alors que les États-Unis intensifient leur campagne militaire contre l’Iran, Israël maintient une posture plus discrète. Selon ILTV News Flash, l’État hébreu reste en dehors du conflit direct pour l’instant, malgré les tensions persistantes et les ripostes iraniennes. Cette stratégie permet à Israël de poursuivre ses opérations de renseignement sans s’exposer directement à une escalade militaire avec Téhéran.
Le Royaume-Uni a annoncé le 13 juillet la désignation des Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste, selon Ynet. Cette décision, qui s’ajoute aux sanctions déjà en vigueur, isole davantage le régime de Téhéran sur la scène internationale et facilite la coordination des actions occidentales contre l’Iran.
Contexte international : un Moyen-Orient en recomposition
L’arrestation d’Ahmadinejad et les frappes américaines s’inscrivent dans une reconfiguration profonde du Moyen-Orient. Depuis l’élimination d’Ali Khamenei en février, le régime iranien est fragilisé par des divisions internes et une pression militaire croissante. Pour la France et l’Europe, ces développements posent la question de la stabilité régionale et de l’approvisionnement énergétique, particulièrement sensible depuis la crise ukrainienne.
Une ex-officier du renseignement citée par le Jerusalem Post a évoqué un cessez-le-feu limité aux missiles, suggérant que les parties cherchent à éviter une escalade incontrôlée tout en maintenant la pression militaire. Cette situation fragile pourrait évoluer rapidement selon les décisions prises à Téhéran et à Washington dans les prochains jours.
Une crise de confiance au sommet de l’État iranien
La découverte du complot du Mossad a déclenché une vague de suspicion au sein de l’élite iranienne. Si Ahmadinejad, président de 2005 à 2013 et figure controversée mais influente, a pu être recruté par les services israéliens, aucun responsable ne peut désormais se sentir à l’abri d’accusations de trahison. Cette paranoïa, illustrée par l’absence de Mojtaba Khamenei aux funérailles de son père, pourrait paralyser la prise de décision à Téhéran au moment où le régime fait face à sa plus grave crise depuis la révolution de 1979.
Les prochaines heures seront déterminantes pour observer la réaction du régime iranien et l’évolution de la campagne militaire américaine. La communauté internationale surveille de près une situation qui pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.