Italie : une grève de 23 heures paralyse les trains Italo

Le personnel d'Italo NTV a cessé le travail le 9 juillet, perturbant les liaisons à grande vitesse entre Rome, Milan, Florence et Naples

Italie : une grève de 23 heures paralyse les trains Italo
Illustration Marco Bianchi / info.fr

Un préavis du syndicat Uilt-Uil a déclenché une grève nationale de 23 heures chez l'opérateur privé Italo NTV, ce 9 juillet. Les trains à grande vitesse reliant les grandes villes italiennes sont perturbés, en pleine saison touristique.

L’essentiel

  • Durée : grève nationale de 23 heures chez Italo NTV, du 9 juillet 2026 à 03h00 au 10 juillet à 02h00
  • Syndicat : mouvement lancé par Uilt-Uil (Uiltrasporti) pour le personnel opérationnel et les équipages
  • Villes touchées : liaisons perturbées vers Turin, Milan, Bologne, Florence, Rome et Naples
  • Trenitalia non concerné : l’opérateur public poursuit son trafic normalement, selon The Local Italy
  • Remboursement : possible pour tout retard supérieur à 60 minutes, selon Italo Treno

Ce qui s’est passé

Depuis 3 heures du matin ce 9 juillet, le personnel opérationnel et les équipages de bord d’Italo NTV observent un arrêt de travail de 23 heures, jusqu’à 2 heures du matin le 10 juillet. Le mouvement a été déposé par le syndicat Uilt-Uil, selon le Ministero delle Infrastrutture e dei Trasporti. Italo est le principal concurrent privé de Trenitalia sur le marché italien de la grande vitesse, avec des rames qui desservent l’axe nord-sud du pays.

Les perturbations concernent les liaisons entre Turin, Milan, Bologne, Florence, Rome et Naples, selon InTrieste. RFI évoque aussi des répercussions dans des régions comme la Calabre, la Campanie, l’Émilie-Romagne, le Latium, la Lombardie, la Toscane et la Vénétie. Concrètement, cela veut dire des trains annulés ou retardés sur des trajets très fréquentés en été, notamment par les touristes qui relient les grandes villes d’art italiennes.

Des trains garantis, mais pas tous

Pour limiter la pagaille, Italo a publié sur son site une liste officielle de trains dont la circulation est garantie malgré la grève. C’est la pratique habituelle en Italie lors des mouvements sociaux dans les transports : certains créneaux, notamment aux heures de pointe, restent assurés par la loi pour préserver un service minimum.

Les voyageurs concernés par une annulation ou un retard de plus de 60 minutes peuvent demander un remboursement ou un échange de billet, précise Italo Treno. La compagnie recommande de vérifier les horaires en temps réel avant de se déplacer, un conseil repris par plusieurs médias italiens comme Wanted in Rome et TravelTourister.

Trenitalia, l’opérateur public historique, n’est pas directement concerné par ce préavis, selon The Local Italy. Les voyageurs qui le peuvent ont donc la possibilité de basculer vers ses trains à grande vitesse, même si cela suppose souvent de racheter un billet.

Contexte : un été social tendu dans les transports italiens

Cette grève chez Italo n’est pas un cas isolé. Selon InTrieste, elle survient après une grève dans le secteur aérien le 5 juillet, et précède un nouveau débrayage ferroviaire annoncé pour le 24 juillet. L’été 2026 s’annonce donc particulièrement chargé en mouvements sociaux dans les transports italiens, en pleine période de départs en vacances.

La situation est encore compliquée par des travaux d’infrastructure. Rete Ferroviaria Italiana mène des chantiers majeurs sur le nœud ferroviaire de Florence entre le 5 et le 10 juillet, une date qui chevauche directement la grève d’Italo. Pour les voyageurs transitant par la Toscane, cela signifie un cumul de contraintes : trains annulés d’un côté, circulation ralentie de l’autre.

Pourquoi les cheminots d’Italo se mobilisent

Le syndicat Uiltrasporti a lancé ce mot d’ordre pour faire pression sur la direction d’Italo NTV, dans l’optique d’obtenir de meilleures conditions de travail, rapporte InTrieste. Les motifs précis des revendications salariales ou organisationnelles n’ont pas été détaillés dans les sources disponibles à ce stade.

Ce que ça change pour les voyageurs français

Pour les Français en déplacement en Italie ces jours-ci, notamment ceux qui prévoient de relier Rome à Florence, Milan ou Naples en train à grande vitesse, la vigilance s’impose. Une réservation sur Italo ne garantit pas un départ à l’heure prévue le 9 juillet, et il vaut mieux consulter les horaires en temps réel avant de se rendre en gare. Les alternatives passent soit par Trenitalia, non concerné par ce préavis, soit par un report de trajet une fois la grève terminée, à 2 heures du matin le 10 juillet.

Le prochain rendez-vous social dans les transports italiens est déjà connu : un nouveau mouvement ferroviaire est annoncé pour le 24 juillet, de quoi anticiper d’éventuelles perturbations sur la suite de l’été.

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Sources

Marco Bianchi

Marco Bianchi

Marco Bianchi est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Rome. basé sur place, Il couvre l'actualité de l'Italie pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays, et...

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