Jour du dépassement : la France à crédit écologique dès le 24 avril, semaines avant ses voisins
L'Hexagone épuise sa part annuelle de ressources avant l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne. Le numérique et l'IA aggravent l'addition.
La France a atteint son jour du dépassement écologique le 24 avril 2026, deux semaines avant l'Allemagne et un mois avant le Royaume-Uni. Le numérique pèse de plus en plus lourd.
- La France a atteint son jour du dépassement le 24 avril 2026, soit cinq jours plus tard qu'en 2025.
- L'Allemagne suit le 10 mai, le Royaume-Uni le 22 mai, l'Espagne le 4 juin.
- Les data centers français consomment 10 TWh, et pourraient atteindre 37 TWh en 2035 selon l'ADEME.
- Une requête ChatGPT consomme environ 10 fois plus d'électricité qu'une recherche Google.
- L'empreinte carbone française par habitant atteint 8,2 tonnes en 2024.
La date est tombée. Le 24 avril 2026 [1], la France a basculé dans le rouge écologique. Si l’humanité entière vivait au rythme français, la planète aurait déjà épuisé ce qu’elle peut régénérer en un an [2]. Pour les huit mois restants [3], le pays vit à crédit.
Les chiffres ne mentent pas. L’Allemagne atteindra ce seuil le 10 mai [4], le Royaume-Uni le 22 mai [5], l’Espagne le 4 juin [6]. Soit deux semaines, un mois et près de six semaines de retard sur Paris. L’écart avec Berlin s’est creusé en deux ans à peine [7]: auparavant, les Allemands précédaient les Français d’un ou deux jours [8].
Pourquoi la France décroche
L’explication tient en partie au mix énergétique. « L’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne ont une part assez importante d’énergies renouvelables pour faire de l’électricité. La France en a un peu moins, et surtout elle a aussi des centrales nucléaires qui produisent de l’électricité » [11], indique Inès Bouacida, chercheuse spécialiste des questions énergie-climat à l’IDDRI [12]. L’empreinte carbone par habitant en France atteignait 8,2 tonnes en 2024 [10], pour une empreinte nationale totale de 563 millions de tonnes équivalent CO₂ [9].
Le paradoxe nucléaire
L’argument peut surprendre. Le nucléaire est réputé bas-carbone, et ses émissions directes de CO2 sont effectivement faibles. Pourquoi pénalise-t-il alors la France dans le classement du Footprint Network [13]? La réponse tient à la nature même de l’indicateur. Les comptes de l’organisation [13] mesurent une demande sur la nature - biocapacité, surfaces forestières mobilisées pour absorber les émissions, ressources halieutiques, terres agricoles, prélèvements en matières premières - et non une simple intensité carbone. La filière nucléaire mobilise des surfaces importantes pour l’extraction de l’uranium, la gestion des déchets et le refroidissement, qui pèsent dans ce calcul. À l’inverse, un mix très éolien comme celui du Royaume-Uni ou très solaire comme celui de l’Espagne réduit non seulement les émissions, mais aussi l’empreinte sur les sols et les forêts captatrices. Le nucléaire reste un atout climatique français; il n’est pas un atout pour l’empreinte écologique au sens large.
Le cas Luxembourg, l’angle mort européen
Le Luxembourg affiche le pire jour du dépassement européen, le 17 février [14]. Près de deux mois d’avance sur la France [15]. « Pour le Luxembourg, cela tient à la faiblesse de ses ressources propres et à une population très riche qui consomme énormément » [16], explique Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF France [17]. Il faudrait près de huit Terres pour absorber la consommation luxembourgeoise [18], contre entre deux et trois pour la française [19].
L’empreinte importée, l’angle mort comptable
Voici ce que les communications officielles disent peu. Il existe deux manières de mesurer l’impact écologique d’un pays: les émissions territoriales - ce qui sort des cheminées et des pots d’échappement situés sur le sol national - et l’empreinte de consommation, qui inclut tout ce qui est importé. Les deux divergent.
La France a réduit ses émissions intérieures de 34 % depuis 1990 [20]. Mais celles associées aux importations ont, elles, augmenté de 2 % sur la même période [21]. Résultat: l’empreinte réelle n’a baissé « que » de 20 % [22]. L’empreinte carbone française dépasse en effet de 33 % les émissions territoriales [23]: un tiers de notre impact est invisible dans les bilans nationaux.
La même logique s’applique au numérique. De nombreux services utilisés en France reposent sur des infrastructures situées à l’étranger [24], et leurs consommations « importées » n’apparaissent pas dans les statistiques nationales [25]. Le jour du dépassement, lui, intègre ces flux invisibles. C’est ce qui explique en partie l’écart avec l’Allemagne, dont les services numériques ne sont pas moins gourmands - mais dont le mix électrique l’est différemment. Politiquement, ce décalage permet à un État d’afficher des progrès territoriaux tout en délocalisant son empreinte. C’est précisément ce que mesure ce calcul.
L’addition numérique qui s’alourdit
Le secteur numérique est devenu un facteur aggravant que les sources documentent désormais avec précision. En 2024, l’ADEME [26] recense 352 centres de données actifs en France [27], qui consomment 8,16 TWh d’électricité [28]. En ajoutant les salles informatiques diffuses, le total atteint 10 TWh [29], soit près de 2 % de la consommation électrique nationale [30].
La projection de l’ADEME est sans ambiguïté: « Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être x3,7 en France d’ici 2035 et x4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français » [31]. Traduit en valeur absolue: 37 TWh par an en 2035 [32], et plus de 100 TWh en intégrant les centres situés à l’étranger [33]. À l’horizon 2050, la consommation totale liée aux usages numériques français pourrait atteindre 250 TWh par an [34].
L’IA, accélérateur silencieux
L’explosion des usages numériques est portée principalement par le développement de l’IA [35]. Avec 2,5 milliards de requêtes envoyées chaque jour à ChatGPT [36], la pression sur les infrastructures est sans précédent. Selon l’Agence internationale de l’énergie [37], une requête adressée à ChatGPT utilise environ 10 fois plus d’électricité qu’une recherche classique sur Google [38]. Le ministère de la transition écologique [39] indique que Google a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de 13 % en un an [40] du fait des besoins en calcul liés à l’IA.
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement [41], les infrastructures liées à l’IA pourraient consommer jusqu’à six fois plus d’eau que le Danemark [42]. À peine 22 % des déchets numériques sont aujourd’hui recyclés dans des conditions conformes [43]. Les estimations évoquent une multiplication par dix de la consommation énergétique des infrastructures d’IA d’ici 2030 [44].
Pour ne rien arranger, la loi de simplification de la vie économique adoptée en 2025 [45] a qualifié certains projets de centres de données de « projets d’intérêt national majeurs », facilitant leurs implantations malgré leurs impacts environnementaux [46]. Une tribune publiée par Libération en avril 2025 a réuni l’Union syndicale Solidaires [47], la Quadrature du Net [48], des chercheurs de l’IRIS [49] et plusieurs collectifs [50] contre ce dispositif.
Les limites d’un indicateur érigé en symbole
Le jour du dépassement n’est pas une science exacte, et ses promoteurs eux-mêmes le reconnaissent. Jean-Louis Bergey, coordinateur de la prospective à l’Ademe [51], le qualifie de « concept qui présente bien sûr des limites théoriques et scientifiques, mais [qu’il est] surtout un outil de communication puissant » [52].
Mathis Wackernagel, cofondateur de Footprint Network [53], va plus loin: « L’empreinte écologique, comme on la calcule, est sous-estimée car beaucoup de critères ne sont pas inclus dans les données des Nations unies » [54]. Concrètement, plusieurs angles morts persistent dans la méthode. Les pollutions chimiques diffuses, l’érosion de la biodiversité au-delà des seules surfaces forestières, l’épuisement des stocks de matières premières non renouvelables ou encore l’acidification des océans ne sont que partiellement reflétés dans les comptes nationaux fournis par l’ONU. Tout repose sur une conversion en « hectares globaux », unité qui agrège des réalités hétérogènes (forêts, terres cultivées, océans) en une seule métrique critiquée par une partie du monde académique pour son caractère réducteur.
L’organisation prévient d’ailleurs que la date du 24 avril 2026 reste une estimation susceptible d’être révisée - et de devenir plus précoce une fois les données 2024 consolidées [55]. D’où le statut paradoxal de l’indicateur: trop simplificateur pour les chercheurs, trop précieux comme outil pédagogique pour être abandonné.
Une trajectoire historique sans inflexion
L’amélioration de cinq jours par rapport à 2025 [56][57] doit être lue à l’aune d’une tendance longue. Depuis une vingtaine d’années que cet indicateur est calculé [58], la date n’a cessé de remonter dans le calendrier pour la France comme pour la moyenne mondiale. À l’échelle planétaire, le jour du dépassement intervient désormais aux alentours du mois de juillet [59]: en 2025, il est tombé le 24 juillet [60]. Une inflexion supposerait des choix structurels, et non des ajustements à la marge.
Ce que les entreprises ne font pas
Le 17 février 2026 [61], le WWF France [62] a publié son premier indice NAT 40 [63]: la moyenne générale du CAC 40 s’établit à 32 sur 100 [64]. Une seule entreprise franchit la moyenne - Kering, à 52 sur 100 [65][66] - suivie de LVMH (49) [67][68] et Carrefour (48) [69][70]. Si 80 % des entreprises ont adopté des objectifs climatiques compatibles avec l’Accord de Paris [71], 68 % n’intègrent aucun critère lié à la biodiversité dans la rémunération variable de leurs dirigeants [72]. Les institutions bancaires (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale) affichent les scores les plus faibles [73][74][75].
Un point mérite cependant d’être signalé. Aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne l’effet, sur les pratiques évaluées, de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), entrée en application progressive depuis 2024 et qui impose aux grandes entreprises un reporting extra-financier détaillé incluant la biodiversité. Le cadre TNFD, recommandation internationale qui structure le reporting nature des multinationales, n’est pas davantage évoqué dans l’évaluation NAT 40. Or ces deux dispositifs sont censés transformer en profondeur les obligations des sociétés cotées. Leur absence du débat public mériterait une analyse à part entière.
► Lire aussi: Les 5 scénarios de l'ADEME sur la consommation des data centers d'ici 2060
Une amélioration, mais relative
Cette année, une légère amélioration de cinq jours est à noter [56]: en 2025, la France avait atteint son jour du dépassement le 19 avril [57]. Le WWF [76] alerte néanmoins: « Le Jour du dépassement n’est pas une fatalité. Il constitue un signal d’alarme » [77]. À l’échelle mondiale, l’indicateur sera dévoilé le 5 juin 2026 [78], lors de la Journée mondiale de l’environnement.
C’est un fait. La France vit huit mois sur douze à crédit écologique [3]. Le numérique, présenté comme immatériel, s’apprête à multiplier par 3,7 la consommation des data centers en une décennie [79]. Les trajectoires actuelles ne sont pas compatibles avec les objectifs affichés. C’est mesurable.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (79)
-
24 avril 2026 - Date du jour du dépassement écologique pour la France en 2026.
« elle l’est en revanche pour la France, à la date du vendredi 24 avril. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Si l’ensemble de l’humanité adoptait le mode de vie d’un·e Français·e moyen·ne, elle aurait épuisé un an de ressources de la Terre dès le 24 avril 2026 - Conséquence du mode de vie français sur les ressources planétaires
« si l’ensemble de l’humanité adoptait le mode de vie d’un·e Français·e moyen·ne, nous aurions déjà épuisé un an de ressources de la Terre. »
vert.eco ↗ ↩ -
huit mois - Durée restante de l'année 2026 pendant laquelle la France vivra à crédit écologique.
« cette exploitation se poursuivra au cours des huit mois restants »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
10 mai 2026 - Date du jour du dépassement écologique pour l’Allemagne en 2026.
« Il aura lieu le 10 mai pour l’Allemagne »
lemonde.fr ↗ ↩ -
22 mai 2026 - Date du jour du dépassement écologique pour le Royaume-Uni en 2026.
« le 22 mai pour le Royaume-Uni »
lemonde.fr ↗ ↩ -
4 juin 2026 - Date du jour du dépassement écologique pour l’Espagne en 2026.
« ou encore le 4 juin pour l’Espagne. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La différence entre la France et l’Allemagne concernant le jour du dépassement s’est réalisée sur les deux dernières années - Évolution récente de l'écart entre la France et l'Allemagne.
« Cette différence avec l’Allemagne s’est réalisée sur les deux dernières années. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Jusqu’alors, les Allemands précédaient les Français d’un ou deux jours pour le jour du dépassement écologique - Situation antérieure à 2024 concernant l'écart France-Allemagne.
« Jusqu’alors, les Allemands précédaient les Français d’un ou deux jours. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
563 Mt CO2 éq - Empreinte carbone de la France en 2024
« l’empreinte carbone de la France s’élève à 563 Mt CO2 éq »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
8,2 tonnes par personne - Empreinte carbone par habitant en France en 2024
« soit 8,2 tonnes par personne »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
L'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne ont une part assez importante d'énergies renouvelables pour faire de l'électricité. La France en a un peu moins, et surtout elle a aussi des centrales nucléaires qui produisent de l'électricité - Explication des différences de mix énergétique entre la France et ses voisins.
« "L'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne ont une part assez importante d'énergies renouvelables pour faire de l'électricité. La France en a un peu moins, et surtout elle a aussi des centrales nucléaires qui produisent de l'électricité", indique Inès Bouacida »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Inès Bouacida, chercheuse, spécialiste des questions énergie-climat à l'IDDRI (Institut du développement et des relations internationales) - Experte analysant les différences de jour du dépassement entre pays européens.
« indique Inès Bouacida, chercheuse, spécialiste des questions énergie-climat à l'IDDRI (l'Institut du développement et des relations internationales) »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Footprint Network, ONG américaine à l'origine de l'indicateur mondial du jour du dépassement - Organisation développant la méthodologie du jour du dépassement.
« méthodologie scientifique de l'ONG américaine Footprint Network, à l'origine de la l'indicateur mondial du "jour du dépassement" »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
17 février - Date du jour du dépassement écologique pour le Luxembourg en 2026.
« Le Luxembourg affiche le pire "jour du dépassement" au niveau européen, le 17 février »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
près de deux mois - Avance du Luxembourg sur la France pour le jour du dépassement.
« avec près de deux mois d'avance sur la France »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Pour le Luxembourg, cela tient à la faiblesse de ses ressources propres et à une population très riche qui consomme énormément - Explication des causes du jour du dépassement précoce au Luxembourg.
« "Pour le Luxembourg, cela tient à la faiblesse de ses ressources propres et à une population très riche qui consomme énormément", explique Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF France »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF France - Expert expliquant les causes du jour du dépassement au Luxembourg.
« explique Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF France »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
près de huit Terres - Nombre de Terres nécessaires pour absorber la consommation luxembourgeoise.
« près de huit Terres pour la consommation luxembourgeoise »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
entre deux et trois Terres - Nombre de Terres nécessaires pour absorber la consommation française.
« Il faudrait entre deux et trois Terres pour absorber la consommation française »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
-34 % - Réduction des émissions intérieures (y compris ménages) depuis 1990
« sous l’effet de la réduction des émissions intérieures (- 34 %, y compris celles des ménages) »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
+2 % - Augmentation des émissions associées aux importations depuis 1990
« tandis que celles associées aux importations se sont légèrement accrues (+ 2 %) »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
20 % - Baisse de l’empreinte carbone de la France depuis 1990
« L’empreinte carbone de la France a diminué de 20 % depuis 1990 »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
33 % - Écart entre l’empreinte carbone de la demande finale française et les émissions territoriales
« L’empreinte carbone de la demande finale française est supérieure de 33 % à la quantité de CO2 émise en France »
statistiques.developpement-durable.gouv.fr ↗ ↩ -
De nombreux services utilisés en France reposent sur des data centers physiquement situés à l'étranger - Localisation des data centers utilisés pour les services numériques en France
« De nombreux services utilisés en France reposent sur des data centers physiquement situés à l’étranger. »
infos.ademe.fr ↗ ↩ -
Les consommations et émissions des data centers situés à l'étranger pour des usages français ne apparaissent pas directement dans les bilans nationaux - Enjeu des émissions importées liées aux data centers étrangers
« ces consommations et ces émissions dites « importées » n’apparaissent pas directement dans les bilans nationaux. »
infos.ademe.fr ↗ ↩ -
Agence de la transition écologique (ADEME) - Organisation ayant publié le rapport sur les consommations des centres de données en France.
« Dans un rapport de prospective publié en janvier 2026, l’Agence de la transition écologique (ADEME) dresse un état des lieux inédit. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
352 - Nombre de centres de données actifs en France en 2024.
« En 2024, l’ADEME recense 352 centres de données actifs en France. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
8,16 TWh - Consommation électrique des centres de données en France en 2024.
« En 2024, l’ADEME recense 352 centres de données actifs en France, consommant à eux seuls 8,16 TWh d’électricité. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
10 TWh - Consommation électrique totale incluant les salles informatiques diffuses du tertiaire en France en 2024.
« En y ajoutant les salles informatiques diffuses du tertiaire, la consommation totale atteint environ 10 TWh. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
près de 2 % - Part de la consommation électrique nationale représentée par les centres de données et salles informatiques en 2024.
«.soit près de 2 % de la consommation électrique nationale. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être x3,7 en France d’ici 2035 et x4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français. - Projection de l'ADEME sur l'évolution de la consommation électrique des centres de données.
« « Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être x3,7 en France d’ici 2035 et x4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français. » »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
37 TWh - Consommation électrique annuelle des centres de données en France en 2035 dans le scénario tendanciel.
«.pour atteindre près de 37 TWh par an. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
100 TWh - Seuil de consommation électrique totale dépassé en 2035 incluant les centres de données étrangers.
«.dépassant les 100 TWh dès 2035. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
250 TWh - Consommation totale liée aux usages numériques français projetée pour 2050.
« En 2050, la consommation totale liée aux usages numériques français pourrait atteindre près de 250 TWh par an. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
L'explosion des usages numériques, portée principalement par le développement de l'IA, entraîne une augmentation rapide des besoins en capacités de calcul et de stockage - Impact de l'IA sur les besoins en infrastructures numériques
« L’explosion des usages numériques, portée principalement par le développement de l’IA, entraîne une augmentation rapide des besoins en capacités de calcul et de stockage. »
infos.ademe.fr ↗ ↩ -
2,5 milliards de requêtes - Nombre quotidien de requêtes envoyées par les utilisateurs de ChatGPT.
« Avec 2,5 milliards de requêtes envoyées par ses utilisateurs chaque jour, ChatGPT - comme les autres outils d’IA générative - a bouleversé notre société. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Agence internationale de l’énergie - Source de la comparaison de consommation électrique entre ChatGPT et Google.
« Selon l’Agence internationale de l’énergie, une requête adressée à ChatGPT utiliserait environ 10 fois plus d’électricité qu’une recherche classique sur Google »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
10 fois plus d’électricité - Consommation électrique d’une requête ChatGPT comparée à une recherche Google.
« une requête adressée à ChatGPT utiliserait environ 10 fois plus d’électricité qu’une recherche classique sur Google »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
ministère de la transition écologique - Source de l’information sur l’augmentation des émissions de Google.
« le ministère de la transition écologique révèle que Google a réalisé une augmentation de 13% de ses émissions de gaz à effet de serre en un an »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
13% - Augmentation des émissions de gaz à effet de serre de Google en un an.
« Google a réalisé une augmentation de 13% de ses émissions de gaz à effet de serre en un an du fait de l’augmentation des besoins en calcul informatique pour l’IA »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) - Organisation citant les impacts environnementaux de l’IA.
« selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les impacts directs sont considérables »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
six fois plus d’eau que le Danemark - Consommation hydrique projetée des infrastructures liées à l’IA.
« les infrastructures liées à l’IA pourraient prochainement consommer jusqu’à six fois plus d’eau que le Danemark, pays de six millions d’habitants »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
22 % - Part des déchets numériques recyclés dans des conditions conformes selon le PNUE.
« l’augmentation des déchets numériques dont à peine 22 % sont aujourd’hui recyclés dans des conditions conformes »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
multiplication par dix - Projection de la consommation énergétique des infrastructures d’IA d’ici 2030.
« De récentes estimations évoquent une multiplication par dix de la consommation énergétique des infrastructures d’IA d’ici 2030. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
2025 - Année d'adoption de la loi de simplification de la vie économique.
« La loi de simplification de la vie économique adoptée en 2025 en fournit une illustration. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
La loi de simplification de la vie économique adoptée en 2025 qualifie certains projets de centres de données de projets d’intérêt national majeurs - Facilitation des implantations de centres de données malgré leurs impacts environnementaux.
« La loi de simplification de la vie économique adoptée en 2025 en fournit une illustration: certains projets de centres de données peuvent désormais être qualifiés de projets d’intérêt national majeurs, facilitant leurs implantations et ce malgré leurs impacts sur le plan environnemental. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
Union syndicale Solidaires - Premier signataire d'une tribune contre la loi de simplification.
« publiée par Libération en avril 2025 et dont les premiers signataires étaient l’Union syndicale Solidaires, la Quadrature du Net. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
la Quadrature du Net - Organisation signataire d'une tribune contre la loi de simplification.
« publiée par Libération en avril 2025 et dont les premiers signataires étaient l’Union syndicale Solidaires, la Quadrature du Net. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) - Organisation dont des chercheuses et chercheurs ont signé une tribune contre la loi de simplification.
« des chercheuses et chercheurs de l’Institut de relations internationales et (Iris), du Centre Internet et Société. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
collectif le Nuage était sous nos pieds - Collectif signataire d'une tribune contre la loi de simplification.
« le collectif le Nuage était sous nos pieds, le collectif TuNubeSecaMiRío, Data for Good, GreenIt, etc. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩ -
Jean-Louis Bergey, coordinateur de la prospective à l’Agence de la transition écologique (Ademe) - Expert ayant commenté le concept du jour du dépassement
« Jean-Louis Bergey, coordinateur de la prospective à l’Agence de la transition écologique (Ademe), expliquait à Vert que le jour du dépassement est «un concept qui présente bien sûr des limites théoriques et scientifiques, mais [qu’il est] surtout un outil de communication puissant». »
vert.eco ↗ ↩ -
«un concept qui présente bien sûr des limites théoriques et scientifiques, mais [qu’il est] surtout un outil de communication puissant» - Avis de Jean-Louis Bergey sur le jour du dépassement
« Jean-Louis Bergey, coordinateur de la prospective à l’Agence de la transition écologique (Ademe), expliquait à Vert que le jour du dépassement est «un concept qui présente bien sûr des limites théoriques et scientifiques, mais [qu’il est] surtout un outil de communication puissant». »
vert.eco ↗ ↩ -
Mathis Wackernagel, cofondateur de l'ONG américaine Footprint Network - Expert alertant sur les limites du calcul de l'empreinte écologique.
« prévient Mathis Wackernagel, cofondateur de l'ONG américaine Footprint Network »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
L'empreinte écologique, comme on la calcule, est sous-estimée car beaucoup de critères ne sont pas inclus dans les données des Nations unies - Alerte sur les limites méthodologiques du calcul de l'empreinte écologique.
« "L'empreinte écologique, comme on la calcule, est sous-estimée car beaucoup de critères ne sont pas inclus dans les données des Nations unies", prévient Mathis Wackernagel »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La date du jour du dépassement pour la France en 2026 est une estimation qui pourrait être mise à jour et devenir plus précoce - Incertitude sur la date définitive du jour du dépassement 2026
« cette date est pour l’instant une estimation, elle est le fruit d’un calcul complexe et sera mise à jour au cours de l’année. Elle pourrait donc finalement être plus précoce que ce 24 avril. »
vert.eco ↗ ↩ -
cinq jours - Amélioration de la date du « Jour du dépassement » entre 2025 et 2026.
« Cette année, une légère amélioration de cinq jours est toutefois à noter. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
19 avril 2025 - Date du « Jour du dépassement » écologique de la France en 2025.
« En 2025, la France avait atteint son « Jour du dépassement » le 19 avril. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
vingt ans - Durée depuis laquelle Footprint Network calcule le jour du dépassement écologique.
« à l’origine de ces jours symboliques depuis vingt ans. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
aux alentours du mois de juillet - Période approximative du jour du dépassement écologique mondial.
« Désormais situé aux alentours du mois de juillet, le « jour du dépassement » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
24 juillet 2025 - Date du « Jour du dépassement » planétaire en 2025.
« En 2025, il avait été atteint le 24 juillet. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
17 février 2026 - Date de publication du premier indice NAT 40 par le WWF France.
« Ce mardi 17 février 2026, le WWF France publie son tout premier indice « NAT 40 » »
presseagence.fr ↗ ↩ -
WWF France, organisation non gouvernementale (ONG) de protection de l'environnement - Auteur de l'indice NAT 40 et du rapport sur les lacunes écologiques des entreprises du CAC 40.
« Le WWF France dévoile l’indice NAT 40 et pointe le retard critique des grandes entreprises françaises face à l’urgence de la préservation du vivant. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
indice NAT 40, évaluation indépendante de la prise en compte des enjeux naturels par les entreprises du CAC 40 - Nom de l'indice publié par le WWF France.
« le WWF France publie son tout premier indice « NAT 40 », une évaluation indépendante et sans concession de la prise en compte des enjeux naturels par les entreprises du CAC 40. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
32 sur 100 - Moyenne générale du NAT 40.
« La moyenne générale du NAT 40 s’établit à un faible 32 sur 100. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
Kering, groupe de luxe - Entreprise obtenant la meilleure note dans l'indice NAT 40.
« le groupe de luxe Kering, qui obtient la note de 52 sur 100 »
presseagence.fr ↗ ↩ -
52 sur 100 - Note obtenue par Kering dans l'indice NAT 40.
« le groupe de luxe Kering, qui obtient la note de 52 sur 100 »
presseagence.fr ↗ ↩ -
LVMH, groupe de luxe - Entreprise classée deuxième dans l'indice NAT 40.
« suivi de près par LVMH (49) »
presseagence.fr ↗ ↩ -
49 sur 100 - Note obtenue par LVMH dans l'indice NAT 40.
« suivi de près par LVMH (49) »
presseagence.fr ↗ ↩ -
Carrefour, groupe de grande distribution - Entreprise classée troisième dans l'indice NAT 40.
« et Carrefour (48) »
presseagence.fr ↗ ↩ -
48 sur 100 - Note obtenue par Carrefour dans l'indice NAT 40.
« et Carrefour (48) »
presseagence.fr ↗ ↩ -
80 % - Pourcentage des entreprises du CAC 40 ayant adopté des objectifs climatiques compatibles avec l'Accord de Paris (SBTi).
« Si 80 % des entreprises ont adopté des objectifs climatiques compatibles avec l’Accord de Paris (SBTi) »
presseagence.fr ↗ ↩ -
68 % - Pourcentage des entreprises du CAC 40 n'intégrant aucun critère lié à la biodiversité dans la rémunération variable de leurs dirigeants.
« 68 % des entreprises n’intègrent aucun critère lié à la biodiversité dans la rémunération variable de leurs dirigeants »
presseagence.fr ↗ ↩ -
BNP Paribas, institution bancaire - Entreprise citée dans le bas du classement de l'indice NAT 40.
« Des institutions comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale affichent les scores les plus faibles. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
Crédit Agricole, institution bancaire - Entreprise citée dans le bas du classement de l'indice NAT 40.
« Des institutions comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale affichent les scores les plus faibles. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
Société Générale, institution bancaire - Entreprise citée dans le bas du classement de l'indice NAT 40.
« Des institutions comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale affichent les scores les plus faibles. »
presseagence.fr ↗ ↩ -
WWF, organisation non gouvernementale internationale de protection de l'environnement - Organisation ayant alerté sur le jour du dépassement de la France en 2026.
« alerte le WWF ce vendredi 24 avril. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Le Jour du dépassement n’est pas une fatalité. Il constitue un signal d’alarme - Déclaration du WWF sur la signification du jour du dépassement.
« « Le Jour du dépassement n’est pas une fatalité. Il constitue un signal d’alarme » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
5 juin - Date de dévoilement du « Jour du dépassement » planétaire en 2026.
« Le « Jour du dépassement » à l’échelle mondiale sera dévoilé le 5 juin prochain, lors de la journée mondiale de l’environnement »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
x3,7 - Multiplicateur de la consommation électrique des centres de données en France d'ici 2035 dans le scénario tendanciel.
« la consommation électrique des centres de données en France serait multipliée par 3,7 entre 2024 et 2035. »
labo.societenumerique.gouv.fr ↗ ↩
Sources
- La France atteint son « jour du dépassement » écologique avant ses voisins européens
- «Jour du dépassement» : à partir de ce vendredi 24 avril, la France vit à crédit écologique
- "Jour du dépassement" : pourquoi la France épuise ses ressources naturelles avant l'Allemagne, le Royaume
- Avant même le tiers de l’année, la France a déjà atteint son « jour du dépassement »
- Centres de données : la face industrielle du numérique met la transition climatique à l’épreuve
- Consommation électrique des data centers : 5 scénarios pour demain
- La France atteint son « Jour du dépassement » ce vendredi, mais qu’est
- Empreinte carbone
- Intelligence artificielle et défis planétaires : comment concilier IA et durabilité ?
- PARIS : Biodiversité - Le WWF révèle les lacunes écologiques des géants du CAC 40