Kiev sous les drones, Bruxelles sanctionne : la double séquence du 12 mai
À minuit pile, la trêve américaine expire. À l'aube, 216 drones frappent sept régions ukrainiennes. La veille, l'UE, Londres et Ottawa avaient officialisé un paquet inédit de sanctions sur la déportation d'enfants.
Moscou a relancé son offensive dès la fin de la trêve Trump. L'Europe riposte par des sanctions ciblées sur le rapt de 20 500 enfants ukrainiens, un crime explicitement visé par le Statut de Rome.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une trêve de 72 heures sans mécanisme
Cessez-le-feu humanitaire décrété par Trump, sans accord écrit ni vérification. Accusations mutuelles dès le 2e jour, 216 drones russes à minuit pile.
Le double langage du Kremlin
Poutine évoque le 9 mai une guerre qui touche à sa fin. Peskov confirme le 12 mai la poursuite de l'opération militaire spéciale.
Bruxelles vise le rapt d'enfants
16 individus et 7 entités russes sanctionnés pour la déportation systématique de 20 500 enfants ukrainiens vérifiée par Kiev.
Une coalition élargie UE-UK-Canada
Londres ajoute 85 noms, Ottawa 23 individus et 5 institutions. Le périmètre s'étend à la propagande et à la militarisation des mineurs.
L'Europe divisée sur le pétrole
20e paquet bloqué par Budapest et Bratislava autour de l'oléoduc Droujba ; prêt de 90 milliards à Kiev pris en otage par le veto hongrois.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 216 drones russes lancés sur l'Ukraine dans la nuit du 11 au 12 mai 2026, dont 192 neutralisés selon Kiev.
- Un civil tué et quatre blessés à Dnipropetrovsk, cinq districts attaqués plus de vingt fois.
- L'UE sanctionne 16 individus et 7 entités russes pour la déportation de 20 500 enfants ukrainiens vérifiée.
- Royaume-Uni et Canada se joignent au paquet 85 noms à Londres, 23 individus à Ottawa.
- Statut de Rome (art. 8), Convention de Genève (art. 49) et Convention sur le génocide (art. II-e) qualifient déjà ces faits.
- Les négociations Moscou-Kiev sous médiation américaine sont en pause depuis fin février 2026.
À minuit, heure locale, mardi 12 mai 2026 [1], la trêve de trois jours [2] annoncée par Donald Trump [3] expire. Quelques heures plus tard, l’armée de l’air ukrainienne dénombre 216 drones d’attaque et drones leurres [4] lancés sur sept régions du pays. 192 ont été neutralisés [5]. Vingt-quatre drones, soit un sur neuf, ont atteint leur cible. La trêve aura duré soixante-douze heures.
Volodymyr Zelensky [6] parle de « plus de 200 drones d’attaque » [7] lancés dans la nuit. À Kiev, une alerte aérienne retentit pour la première fois depuis le 8 mai [8]. Des débris tombent sur un immeuble de seize étages [9] du district Obolonsky. L’incendie est maîtrisé sans victimes civiles. Le maire Vitali Klitschko [10] documente la scène sur Telegram.
Sur le terrain, la région de Dnipropetrovsk paie le prix le plus lourd. Une personne a été tuée, quatre blessées [11][12]. Cinq districts ont été attaqués à plus de vingt reprises [13] avec des drones, de l’artillerie et des bombes aériennes, selon le gouverneur Oleksandr Ganja [14]. Un immeuble de neuf étages [15] et des véhicules ont été endommagés. Le ministère russe de la Défense, de son côté, revendique l’interception de 27 drones ukrainiens [16] au-dessus des régions de Belgorod, Voronej et Rostov [17].
La trêve Trump, anatomie d’un cessez-le-feu de 72 heures
La trêve qui vient d’expirer avait été annoncée par Donald Trump pour une durée de trois jours [2], du samedi au lundi [18], et a pris fin à minuit, heure locale, mardi 12 mai [1][19]. Aucun accord écrit, aucun mécanisme de vérification: un simple cessez-le-feu humanitaire unilatéralement décrété par Washington et accepté du bout des lèvres par Moscou et Kiev. Dès le lendemain de son entrée en vigueur, Russes et Ukrainiens s’accusaient mutuellement de l’avoir violée [20][21]. « Nous constatons également que la Russie n’a aucune intention de mettre fin à cette guerre. Malheureusement, elle prépare de nouvelles attaques » [22], avertissait Volodymyr Zelensky dès dimanche.
Cette trêve éclair s’inscrit dans un vide diplomatique. Les négociations Moscou-Kiev sous médiation américaine sont en pause depuis fin février [23][24], absorbées par l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient. Les frappes israélo-américaines en cours et l’escalade régionale ont bloqué le processus diplomatique ukrainien [25]. Zelensky a accusé Washington d’avoir levé certaines sanctions sur le pétrole russe [26] - un assouplissement qui, selon lui, « apporte des fonds importants au budget de guerre de Poutine » [27]. À défaut de processus, Trump aura imposé un silence de trois jours. Moscou l’a respecté juste assez longtemps pour ne pas froisser Washington, puis a rouvert le feu à la seconde où l’horloge l’autorisait.
Le double discours du Kremlin
Samedi 9 mai [28], depuis la place Rouge, Vladimir Poutine [29] avait surpris en affirmant que le conflit en Ukraine « touchait à sa fin » [30]. Le défilé de la Victoire s’est tenu sans équipements militaires pour la première fois en près de vingt ans [31]. Dans le même discours, le président russe accusait l’armée ukrainienne d’être soutenue par « des forces agressives » [32] de l’OTAN.
Trois jours plus tard, son porte-parole Dmitri Peskov [33] précise: « Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n’est pas possible pour l’heure d’entrer dans les détails concrets. » [34] Le même jour, il confirme que « le cessez-le-feu humanitaire a pris fin. L’opération militaire spéciale se poursuit. » [35]
Ce double discours n’est pas une dissonance, c’est un dispositif. À l’extérieur, Poutine parle de fin pour séduire Trump et fissurer le soutien européen; à l’intérieur, Peskov entérine la poursuite de « l’opération militaire spéciale » pour rassurer une économie de guerre tendue - le défilé sans chars du 9 mai en témoigne - et préparer l’opinion russe à un effort prolongé. La place Rouge sans matériel lourd et les 216 drones de la nuit suivante envoient le même message à deux publics différents: à l’Occident, on annonce la paix; aux Russes, on prouve que la guerre continue. Les déclarations de paix sont une arme diplomatique, pas un engagement.
Bruxelles frappe par un autre angle
La veille de la reprise des frappes, le Conseil de l’Union européenne officialisait à Bruxelles un paquet inédit. Lundi 11 mai 2026 [36], seize individus et sept entités russes [37][38] entrent sous gel d’avoirs et interdiction de voyager. Le motif: « la déportation illégale systématique de mineurs ukrainiens, leur transfert forcé, leur assimilation forcée, y compris par l’endoctrinement et l’éducation militaire, et leur adoption illégale » [39]. Plus de 130 personnes sont désormais ciblées au total [40]. Notre analyse détaille le périmètre exact de ces sanctions européennes.
L’Ukraine a vérifié l’expulsion de 20 500 enfants [41]. Yale estime que le chiffre pourrait atteindre 35 000 [42]. Moscou évoque 700 000 départs [43]. À ce jour, seuls 2 000 enfants [44] ont pu regagner leur foyer. Les écarts statistiques racontent l’ampleur du brouillard.
Les entités sanctionnées portent des noms qui sonnent comme des colonies de vacances. Orlyonok, Scarlet Sails, Smena [45][46][47]: trois centres fédéraux pour enfants liés au ministère russe de l’Éducation. Le DOSAAF Centre de Sébastopol [48] et la Nakhimov Naval School [49] sont visés pour la militarisation des mineurs ukrainiens. Les sept entités sont accusées de gérer des catalogues d’adoption où les enfants sont filtrés par critères physiques, comme la couleur des yeux [50].
Ce que dit le droit international
Le vocabulaire employé par Bruxelles - « déportation illégale », « transfert forcé », « adoption illégale » - n’est pas rhétorique. Il décalque les qualifications juridiques que la CPI a déjà retenues contre Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits des enfants Maria Lvova-Belova, tous deux sous mandat d’arrêt depuis mars 2023 [51][52]. L’article 8 du Statut de Rome qualifie de crime de guerre, en cas de conflit armé international, le transfert illégal d’une partie de la population civile d’un territoire occupé. L’article 49 de la IVe Convention de Genève de 1949 interdit explicitement « les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé ». Quant à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948), elle range, à son article II-e, « le transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe » parmi les actes constitutifs du génocide. C’est précisément cette clause que la ministre lettone des Affaires étrangères Baiba Braže invoquait en mars en parlant « d’une des caractéristiques du crime de génocide » [53]. Les sanctions du 11 mai ne créent pas le droit: elles activent un cadre vieux de soixante-dix-sept ans.
Une coalition à trois têtes
Les sanctions sont annoncées en marge d’une réunion à Bruxelles de la coalition internationale pour les enfants ukrainiens, coprésidée par l’UE et le Canada [54]. Londres déploie en parallèle un paquet visant 85 personnes et entités [55]: 29 directement liées à la campagne de déportation et de militarisation [56], 56 ciblées pour leur rôle dans la guerre informationnelle [57]. La Social Design Agency [58], pilier de la propagande russe, est dans la liste. Ottawa sanctionne 23 individus et 5 institutions [59][60], qualifiant les déportations de « violations flagrantes du droit international » [61]. Comme l’avait acté la déclaration soutenue par 25 chefs d’État au Conseil européen du 13 mars 2026 [62], l’arme financière s’élargit méthodiquement.
Pour Kaja Kallas [63], cheffe de la diplomatie européenne, « de toutes les horreurs infligées par la guerre en Russie, la déportation et le transfert forcé d’enfants ukrainiens constituent l’un des pires crimes » [64].
L’angle mort: la fracture européenne sur le pétrole
Ce que les communiqués de Bruxelles ne disent pas, c’est qu’à l’étage au-dessus, l’unanimité s’effrite. L’UE a présenté un 20e paquet de sanctions contre la Russie [65], qui reste bloqué par un différend entre la Hongrie et la Slovaquie d’un côté, et Kiev de l’autre, autour de l’oléoduc Droujba [66]. Cet oléoduc soviétique alimente encore les raffineries hongroises et slovaques en pétrole brut russe; Budapest et Bratislava, qui en dépendent fortement, refusent toute mesure qui en couperait le flux, au nom de leur « sécurité énergétique ». Kiev, qui en contrôle physiquement le tronçon traversant son territoire, plaide au contraire pour une fermeture immédiate.
À ce blocage technique s’ajoute un blocage politique: la Hongrie de Viktor Orbán bloque un prêt européen de 90 milliards d’euros [67] destiné à l’Ukraine, ressource que Zelensky qualifie « d’essentielle pour protéger des vies » [68]. Les deux dossiers sont liés: Budapest utilise son veto sur le prêt comme contre-feu à toute concession sur le pétrole. Résultat, le levier financier européen le plus lourd - couper la rente énergétique russe - reste à l’arrêt, pendant que Washington, comme le relève Zelensky, assouplit ses propres sanctions pétrolières en raison de la crise du détroit d’Ormuz [69]. Sanctionner seize directeurs de colonies de vacances militarisées rassemble vingt-cinq capitales. Couper le robinet pétrolier en divise au moins deux. C’est précisément cette asymétrie qui révèle les limites du dispositif occidental.
Le témoignage rapporté par RFI d’Ilya, originaire de Marioupol, emmené à Donetsk à neuf ans, résume l’enjeu humain: « Ils ont essayé de faire de moi un outil de propagande. On m’a appris à écrire le russe, et un jour mon médecin est venu me voir et m’a dit que maintenant, je ne pouvais plus dire ‘Gloire à l’Ukraine’, mais ‘Gloire à l’Ukraine qui fait partie intégrante de la Russie’ » [70]. Sa grand-mère a réussi à le récupérer en 2023 [71]. Mariana Betsa, vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères [72], rappelle l’urgence: « Ces enfants, qui avaient deux ans en 2022 et qui en ont aujourd’hui six, ont vu leurs données personnelles modifiées et ils ne se souviennent plus de l’Ukraine. » [73]
Ce que personne ne dit
Que les sanctions du 11 mai et les frappes du 12 mai s’enchaînent à vingt-quatre heures d’intervalle ne prouve pas une causalité: les paquets de sanctions de l’UE se préparent depuis des mois, et la décision russe de reprendre les frappes était écrite dans la durée même de la trêve - trois jours, pas un de plus. Mais la simultanéité produit, qu’elle soit voulue ou non, un effet politique. Bruxelles, Londres et Ottawa frappent par la sanction; Moscou frappe par les drones. Entre les deux, Poutine fait défiler une armée sans matériel lourd sur la place Rouge tout en proclamant que la fin approche. Les acquis du processus de paix existent dans les déclarations, pas sur les cartes. La diplomatie occidentale, paralysée par la guerre au Moyen-Orient depuis fin février, redirige son énergie vers ce qu’elle peut encore faire: sanctionner les rouages humains de la guerre. Pas l’arrêter.
On se souvient qu’il avait fallu attendre 2009 et le mandat de la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir pour qu’un chef d’État en exercice soit visé par un mandat d’arrêt international pour crimes contre des populations civiles. Avec Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, et désormais avec les sanctions coordonnées UE-UK-Canada qui en démultiplient la portée financière, c’est la première fois depuis lors qu’un tel dispositif vise simultanément un dirigeant en fonction pour des faits centrés sur le sort de mineurs. Les précédents historiques rappellent une constante: ces crimes survivent toujours à la guerre qui les a permis. Le silence des chancelleries, lui, est éloquent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« Celle-ci a expiré à minuit, heure locale, mardi 12 mai (21h GMT lundi 11 mai). »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« à l'issue d'une trêve de trois jours annoncée par le président américain Donald Trump. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« à l'issue d'une trêve de trois jours annoncée par le président américain Donald Trump. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé 216 drones d'attaque et drones leurres contre l'Ukraine. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« dont 192 ont été neutralisés. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky mardi. »
rfi.fr ↗ ↩
« « Dans la nuit, plus de 200 drones d’attaque ont été lancés contre l’Ukraine », a déclaré Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux »
rfi.fr ↗ ↩
« Tôt mardi 12 mai, pour la première fois depuis le vendredi 8, une alerte aérienne a retenti à Kiev en raison de menaces de drones. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Des débris de drones sont retombés sur un immeuble de 16 étages dans le district Obolonsky, provoquant un incendie »
rfi.fr ↗ ↩
« a rapporté le maire de la capitale, Vitali Klitschko, sur Telegram. »
rfi.fr ↗ ↩
« Une personne a été tuée »
rfi.fr ↗ ↩
« quatre ont été blessées »
rfi.fr ↗ ↩
« L’ennemi a attaqué cinq districts de la région »
rfi.fr ↗ ↩
« a écrit sur Telegram le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine, Oleksandr Ganja. »
rfi.fr ↗ ↩
« des logements, un immeuble de neuf étages et des véhicules ont été endommagés. »
rfi.fr ↗ ↩
« 27 drones ukrainiens ont été abattus dans la nuit »
rfi.fr ↗ ↩
« au-dessus des régions russes de Belgorod, Voronej et de Rostov, dans le sud »
rfi.fr ↗ ↩
« de samedi à lundi, annoncé par Donald Trump »
rfi.fr ↗ ↩
« qui a expiré à minuit heure locale mardi (21H00 GMT lundi) »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« Russes et Ukrainiens se sont mutuellement accusés d’avoir violé le cessez-le-feu »
rfi.fr ↗ ↩
« que les deux belligérants se sont mutuellement accusé d'avoir violé. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« « Nous constatons également que la Russie n’a aucune intention de mettre fin à cette guerre. Malheureusement, elle prépare de nouvelles attaques », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky lundi soir. »
rfi.fr ↗ ↩
« Les négociations entre Moscou et Kiev sous médiation américaine [.] sont en pause depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Les négociations entre Moscou et Kiev sous médiation américaine pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont en pause depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« les frappes israélo-américaines en cours et l'escalade régionale qui en résulte ont effectivement bloqué le processus diplomatique ukrainien. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la décision du président américain Donald Trump de lever les sanctions sur le pétrole russe »
fr.euronews.com ↗ ↩
« cet assouplissement "apporte des fonds importants au budget de guerre de Poutine" »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Il était interrogé sur les propos tenus samedi par le président Vladimir Poutine, qui avait surpris en affirmant que le conflit en Ukraine "touchait à sa fin" »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« le président Vladimir Poutine, qui avait surpris en affirmant que le conflit en Ukraine "touchait à sa fin" lors d'une conférence de presse le jour des célébrations de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« le président Vladimir Poutine, qui avait surpris en affirmant que le conflit en Ukraine "touchait à sa fin" lors d'une conférence de presse le jour des célébrations de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« Lors d'un discours sur la place Rouge, à l'issue d'un défilé sans équipements militaires pour la première fois en près de vingt ans et sous haute sécurité, il avait affirmé que l'armée russe affrontait en Ukraine "des forces agressives" soutenues par l'Otan. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« il avait affirmé que l'armée russe affrontait en Ukraine "des forces agressives" soutenues par l'Otan. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« "Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n'est pas possible pour l'heure d'entrer dans les détails ", a indiqué le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov lors de son briefing quotidien. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« "Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n'est pas possible pour l'heure d'entrer dans les détails ", a indiqué le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov lors de son briefing quotidien. »
martinique.franceantilles.fr ↗ ↩
« "Le cessez-le-feu humanitaire a pris fin. L'opération militaire spéciale se poursuit", a déclaré lors de son briefing quotidien le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Ce lundi 11 mai 2026, le Conseil de l'Union européenne a officialisé des sanctions contre 16 individus et 7 entités russes impliqués dans la déportation systématique et l'endoctrinement de mineurs ukrainiens »
ladepeche.fr ↗ ↩
« le Conseil de l'Union européenne a officialisé des sanctions contre 16 individus et 7 entités russes impliqués dans la déportation systématique »
ladepeche.fr ↗ ↩
« le Conseil de l'Union européenne a officialisé des sanctions contre 16 individus et 7 entités russes impliqués dans la déportation systématique »
ladepeche.fr ↗ ↩
« la déportation illégale systématique de mineurs ukrainiens, leur transfert forcé, leur assimilation forcée, y compris par l’endoctrinement et l’éducation militaire, et leur adoption illégale", indique un communiqué de l’UE »
lexpress.fr ↗ ↩
« Plus de 130 personnes sont désormais ciblées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager sur le territoire européen »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Si l'Ukraine a vérifié l'expulsion de 20 500 mineurs »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Yale estime que ce chiffre pourrait atteindre 35 000 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« quand Moscou évoque 700 000 départs »
ladepeche.fr ↗ ↩
« À ce jour, seuls 2 000 enfants ont pu regagner leur foyer »
ladepeche.fr ↗ ↩
« the All-Russian Children's Centres Orlyonok, Scarlet Sails, and Smena. They organise [.] programmes for Ukrainian children »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« the All-Russian Children's Centres Orlyonok, Scarlet Sails, and Smena. »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« the All-Russian Children's Centres Orlyonok, Scarlet Sails, and Smena. »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« The DOSAAF Centre in Sevastopol [.] run the re-education, ideological indoctrination, and militarisation of minors »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« the Nakhimov Naval School [.] run the re-education, ideological indoctrination, and militarisation of minors »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« Les sept entités sanctionnées sont accusées de gérer des catalogues d'adoption où les enfants sont filtrés par critères physiques, comme la couleur des yeux »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Vladimir Poutine et sa commissaire aux Droits des enfants, Maria Lvova Belova, sont recherchés par la cour pénale internationale »
rfi.fr ↗ ↩
« Vladimir Poutine et sa commissaire aux Droits des enfants, Maria Lvova Belova, sont recherchés par la cour pénale internationale »
rfi.fr ↗ ↩
« "si l'on se réfère à la convention sur le génocide, il s'agit de l'une des caractéristiques du crime de génocide" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« à l’occasion d’une réunion à Bruxelles de la coalition internationale pour les enfants ukrainiens coprésidée par l’UE et le Canada »
lexpress.fr ↗ ↩
« le gouvernement britannique a dévoilé un vaste paquet de sanctions frappant 85 personnes et entités »
ukrinform.fr ↗ ↩
« Parmi elles, 29 sont directement liées à la campagne de déportation et de militarisation des enfants »
ukrinform.fr ↗ ↩
« tandis que 56 autres sont sanctionnées pour leur rôle dans la guerre informationnelle menée par le Kremlin »
ukrinform.fr ↗ ↩
« Sont notamment visés les employés de l'entreprise informatique russe Social Design Agency, pilier de la propagande russe »
ukrinform.fr ↗ ↩
« le Canada a également élargi ses mesures de rétorsion en sanctionnant 23 individus et 5 institutions »
ukrinform.fr ↗ ↩
« le Canada a également élargi ses mesures de rétorsion en sanctionnant 23 individus et 5 institutions »
ukrinform.fr ↗ ↩
« Ottawa a fermement condamné ces actes, les qualifiant de violations flagrantes du droit international »
ukrinform.fr ↗ ↩
« As stated in the text supported by 25 heads of state or government at the European Council on 13 March 2026 »
consilium.europa.eu ↗ ↩
« Pour Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, "de toutes les horreurs infligées par la guerre en Russie, la déportation et le transfert forcé d'enfants ukrainiens constituent l'un des pires crimes" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "de toutes les horreurs infligées par la guerre en Russie, la déportation et le transfert forcé d'enfants ukrainiens constituent l'un des pires crimes" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« L'UE a présenté un 20e paquet de sanctions à l'encontre de la Russie »
fr.euronews.com ↗ ↩
« celui-ci reste bloqué en raison d'un différend entre la Hongrie et la Slovaquie, d'une part, et Kyiv, d'autre part, au sujet de l'oléoduc Droujba. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Budapest bloque le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine »
fr.euronews.com ↗ ↩
« que le président ukrainien a qualifié de "ressource pour protéger des vies" »
fr.euronews.com ↗ ↩
« les États-Unis ont assoupli certaines sanctions en raison de la hausse des prix de l'énergie et des perturbations dans le détroit d'Ormuz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « Ils ont essayé de faire de moi un outil de propagande. On m'a appris à écrire le russe, et un jour mon médecin est venu me voir et m'a dit que maintenant, je ne pouvais plus dire "Gloire à l'Ukraine", mais "Gloire à l'Ukraine qui fait partie intégrante de la Russie" » »
rfi.fr ↗ ↩
« Sa grand-mère a réussi à le récupérer en 2023 »
rfi.fr ↗ ↩
« Mariana Betsa, la vice-ministre des Affaires étrangères »
rfi.fr ↗ ↩
« « Il est urgent d'agir. Ces enfants, qui avaient deux ans en 2022 et qui en ont aujourd'hui six, ont vu leurs données personnelles modifiées et ils ne se souviennent plus de l'Ukraine. C'est une tragédie humaine. Le temps presse et nous devons agir au plus vite, par tous les moyens diplomatiques, juridiques et politiques possibles pour récupérer ces enfants » »
rfi.fr ↗ ↩
Sources
- Guerre en Ukraine : endoctrinement, éducation militarisée, adoption illégale... l'UE sanctionne les Russes qui ont déporté plus de 20 000 enfants ukrainiens
- Kiev et Moscou reprennent les frappes après l'expiration de la trêve, au moins un civil tué
- Ukrainian children unlawfully deported and forcibly transferred to Russia: EU sanctions 16 individuals and seven entities
- Guerre en Ukraine: la Russie reprend son offensive après l'expiration du cessez-le
- Enfants ukrainiens enlevés par la Russie : l'UE décrète de nouvelles sanctions
- L’UE, le Royaume-Uni et le Canada durcissent leurs sanctions contre la Russie pour la militarisation et la déportation d’enfants ukrainiens
- En Ukraine, le difficile travail d'identification et de rapatriement des enfants volés par la Russie
- Kyiv relance le processus de paix enrayé par la guerre au Moyen
- Pas de «détails concrets» sur une fin de la guerre en Ukraine, dit le Kremlin
