Kostiantynivka, ville fantôme : sous les drones russes, les derniers civils enterrent leurs morts dans les jardins
Dans le verrou stratégique du Donbass, 2 500 habitants survivent sous le contrôle des drones FPV. Les routes sont coupées, les pompiers absents, les enterrements se font à la pelle entre deux frappes.
À Kostiantynivka, 2 500 civils restent piégés dans une ville que l'armée russe a verrouillée. Les évacuations ne se font plus qu'à pied ou en camionnette blindée, sous l'œil des drones.
- 2 500 civils restent piégés à Kostiantynivka, dans la région de Donetsk (avril 2026).
- L'armée russe contrôle toutes les routes d'accès. Aucun véhicule civil ne passe.
- Les évacuations se font à pied ou en camionnette blindée par des volontaires armés.
- Le ciblage délibéré des civils tombe sous le coup de l'article 8(2)(b)(i) du Statut de Rome (crime de guerre, perpétuité).
- Bakhmout, à 20 km, est tombée au printemps 2023 après 224 jours de siège selon le même schéma d'encerclement.
- Plus de 708 civils ont été tués en Ukraine entre juillet et septembre 2025.
La cour de l’immeuble construit du temps de Staline est envahie par les éclats de verre, les ordures et la végétation [1][2]. Une voiture dépasse du feuillage. Il reste donc des habitants [3]. Eugène, volontaire, hurle « Evacuation! Evacuation! » à côté d’une camionnette blindée [4][5]. Son compère, un colosse aux mains gantées, frappe les portes métalliques des allées [6][7]. Au deuxième étage, un vieil homme en pyjama entrebâille la porte: « Non, non, nous ne sommes pas prêts, ce n’est pas possible » [8][9].
Bienvenue à Kostiantynivka, verrou stratégique sur la route de Kramatorsk, dernière grande ville du Donbass encore aux mains de Kiev [10][11].
Une ville coupée du monde
Le chiffre vient de Vadym Filachkin, chef de l’administration militaire de la région de Donetsk [12][13]. « Environ 2 500 personnes se trouvent toujours au sein de la communauté et il est presque impossible de les atteindre » [12]. La raison est militaire: « l’ennemi pilonne toutes les routes d’accès » [14]. L’armée russe contrôle désormais la totalité des voies menant à la ville [15].
Ni la police, ni les autorités civiles ne peuvent plus pénétrer dans Kostiantynivka [16]. « L’accès ne peut se faire qu’à pied » [17]. Chaque mouvement est surveillé par drone [18]. Seuls les militaires ukrainiens parviennent encore à acheminer aide humanitaire, eau potable et médicaments [19]. Et à évacuer ceux qui veulent partir [20].
La fonte démographique est vertigineuse. La ville comptait 67 350 habitants avant l’invasion russe à grande échelle de 2022 [21][22]. En septembre 2025, elle abritait encore quelque 6 000 habitants selon l’administration militaire de Donetsk, citée par RFI [23][24]. La même administration en dénombre désormais 2 500 [12][13]. Soit une chute de plus de 58 % en quelques mois. Environ 180 personnes avaient été évacuées la semaine précédant cette déclaration, indiquait Dmytro Petlin, responsable du service opérationnel et des communications du département de la protection civile de l’administration régionale de Donetsk [25][26].
« Aucun mur ne nous sauvera »
À Lozova, dans la région de Kharkiv, un centre d’enregistrement accueille les déplacés du Donbass [27]. Irina y montre sur son téléphone ce qui reste de sa maison, touchée par deux bombardements à deux jours d’intervalle [28][29]. « Il n’y a plus de toit, ni cuisinière, ni frigo, il n’y a plus rien », souffle-t-elle [30]. Quand les bombardements commencent, des incendies se déclarent, mais il n’y a plus ni pompiers ni ambulance [31]. Un soudeur a fabriqué une coupole: il tape dessus avec une barre métallique pour alerter, et les voisins accourent avec des seaux d’eau [32].
« C’est la meilleure des décisions. Il faut évacuer pour se mettre en sécurité, parce qu’aucun mur, aucune maison ne pourra nous sauver », tranche Irina [33]. Pavel, 33 ans, partage le constat [34]. Les frappes incessantes l’ont convaincu d’appeler une équipe d’évacuation [35]. « C’est terrifiant de se trouver là-bas, avec ces drones, ces Shahed, ces drones FPV. C’est dur, c’est effrayant de se dire qu’un beau matin ta vie peut s’arrêter » [36].
Le drone, arme du quotidien
L’armée russe cible délibérément les civils et les missions d’évacuation à Kostiantynivka avec des drones, dont des FPV, écrivait Serhii Horbunov, chef de l’administration de la ville, sur Facebook [37][38]. « Les troupes russes attaquent intentionnellement les quartiers résidentiels, les véhicules civils et les bénévoles qui évacuent les habitants des zones de front » [39]. L’administration militaire de la ville l’écrit: il n’existe plus de lieu sûr dans la municipalité [40]. « Les forces russes chassent activement les véhicules civils et les piétons » [41].
Les images de Reuters racontent ce quotidien: des filets anti-drones tendus au-dessus des rues le 1er novembre 2025, des fenêtres de rez-de-chaussée bardées de planches contre les éclats, un soldat ukrainien scrutant le ciel un fusil de chasse à la main [42][43][44]. Une résidente fait chauffer de l’eau sur un feu près de son immeuble [45]. Une voiture s’engage sur une rue intégralement recouverte d’un filet anti-drone [46]. Et, le 1er novembre 2025, des voisins comblent à la pelle une tombe creusée à côté d’un immeuble éventré par une frappe russe [47]. L’enterrement se fait là, parce qu’il ne peut pas se faire ailleurs.
En décembre 2025, la Police nationale ukrainienne rapportait l’histoire d’un homme blessé par un drone FPV alors qu’il rentrait chez lui après les funérailles de son frère, lui-même tué dans une précédente attaque de drone [48][49][50][51][52]. « J’ai entendu le son d’un FPV derrière moi et je me suis mis à courir. Si je n’avais pas sauté, je ne serais plus là » [53]. Jambe cassée, blessures par éclats [54]. Des soldats de la brigade Khyzhak l’ont entendu crier et l’ont porté jusqu’à un abri [55][56][57][58]. « Cet incident est une preuve supplémentaire que les Russes frappent délibérément les civils, transformant les zones de front en terrain de chasse », commente la police [59].
Ce que dit le droit: crime de guerre, peine perpétuelle
Ces accusations ne relèvent pas de la rhétorique. Elles ont un nom dans le droit international. L’article 8(2)(b)(i) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qualifie de crime de guerre « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des personnes civiles qui ne participent pas directement aux hostilités ». La peine maximale prévue par le Statut est la réclusion à perpétuité. L’article 51§2 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève est plus lapidaire encore: « Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. » Les actes de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile y sont expressément prohibés.
On se souvient que la Cour pénale internationale a déjà émis, en mars 2023, un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour la déportation illégale d’enfants ukrainiens. La documentation des frappes ciblées sur les civils de Kostiantynivka - véhicules d’évacuation, piétons, missions humanitaires - alimente, depuis bientôt deux ans, les dossiers des enquêteurs ukrainiens et internationaux. Les forces de l’ordre ukrainiennes l’écrivent en toutes lettres: elles continuent de documenter les crimes de guerre commis contre les civils [60].
Bakhmout, le précédent qui hante Kostiantynivka
Le précédent le plus immédiat est à une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau [61]. Bakhmout est tombée au printemps 2023 [62][63], après des mois de siège qui en firent l’une des plus longues batailles urbaines de la guerre. Le schéma est aujourd’hui rejoué pas à pas à Kostiantynivka: encerclement par le nord, l’est et le sud, coupure progressive des axes logistiques vers Kramatorsk et Sloviansk, pilonnage par bombes planantes KAB chargées de centaines de kilos d’explosifs, capables de détruire un bâtiment entier [64][65][66][67][68][69]. À Sloviansk, qui abrite encore 48 000 habitants, des bombes aériennes tombent presque un jour sur deux [70][71].
Roman Gontcha, pompier d’une cinquantaine d’années aux yeux tristes, en a fait l’expérience [72]. Il travaillait dans une autre cité du Donbass avant d’être basé à Kostiantynivka [73]. Il glisse qu’il y « flotte aujourd’hui un autre drapeau » [74]. Le front, qui se trouvait à une dizaine de kilomètres de Kostiantynivka en juin 2025 [75][76], est désormais sur les routes mêmes de la ville. Le siège n’est plus virtuel: il est là.
On se souvient aussi de Marioupol, dans le même oblast, encerclée et écrasée au printemps 2022 selon le même schéma de coupure totale des couloirs humanitaires. Et plus loin dans le temps, d’Alep ou de Grozny - sièges urbains documentés par les Nations unies et plusieurs commissions internationales pour le ciblage délibéré des civils et des infrastructures vitales. Kostiantynivka s’inscrit dans cette longue histoire des villes-pièges.
Une « chasse aux civils » à l’échelle nationale
Kostiantynivka n’est pas un cas isolé. C’est la pointe avancée d’une stratégie. Entre juillet et septembre 2025, plus de 708 civils ont été tués et 3 131 blessés en Ukraine, dans plus de 20 régions, selon Humanity and Inclusion [77][78][79][80][81]. Juillet 2025 a enregistré 286 civils tués et 1 388 blessés, le bilan mensuel le plus lourd depuis mai 2022 [82][83][84]. En septembre, la Russie a tiré environ 5 638 drones longue portée et 185 missiles dans des attaques nocturnes, soit 36 % de plus qu’en août [85][86][87]. Et 97 % des victimes civiles vérifiées se trouvaient dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien [88].
Ces chiffres dessinent un mécanisme. À l’échelle des villes du front comme Kostiantynivka, la chasse au véhicule civil et au piéton, dénoncée par l’administration militaire locale [41], poursuit un objectif simple: rendre la vie quotidienne impossible pour pousser les derniers habitants à partir. À l’échelle nationale, les vagues de drones Shahed et de missiles sur les infrastructures civiles, énergétiques, médicales, scolaires, étendent ce calcul à tout le pays. Les analystes ukrainiens et occidentaux parlent d’une doctrine de « terreur démographique »: épuiser psychologiquement la population, vider les villes-tampons, forcer Kiev à des concessions politiques en échange d’un répit. Humanity and Inclusion dénonce un coût « incommensurable » sur les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées [89]. Le ciblage est délibéré, répété, documenté. Il vise un effet politique par un moyen militaire prohibé.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise combien de ces 2 500 personnes sont des personnes âgées isolées, ni combien refusent encore l’évacuation par attachement, par fatalisme ou par absence de famille en zone sûre. Aucune ne donne le bilan civil cumulé sur la ville depuis 2022. Aucune ne dit ce que deviendront les corps enterrés dans les cours d’immeubles si la ligne de front recule encore. Le silence sur ces points n’est pas un détail. Il signale que la documentation s’effondre en même temps que la ville. Quand le Donbass cède territoire après territoire, ce sont aussi les archives du quotidien qui disparaissent.
Le communiqué officiel parle d’évacuation. La carte, elle, raconte une ville déjà encerclée par les drones. Vadym Filachkin l’a résumé: « La situation dans la région est d’une extrême gravité » [90]. Pour les 2 500 qui restent, le mur n’a jamais existé.
► Lire aussi: Drones FPV: comment la guerre russe a transformé le Donbass en terrain de chasse
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
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La cour de l'immeuble est envahie par les éclats de verre, les ordures et la végétation - État des lieux dans le quartier «Métallurgie»
« La cour de l’immeuble construit du temps de Staline est envahie par les éclats de verre, les ordures et la végétation. »
letemps.ch ↗ ↩ -
L'immeuble du quartier «Métallurgie» a été construit du temps de Staline - Origine historique de l'immeuble mentionné
« La cour de l’immeuble construit du temps de Staline »
letemps.ch ↗ ↩ -
Une voiture garée dépasse du feuillage, indiquant la présence d'habitants - Preuve de la présence de résidents malgré l'apparence abandonnée
« A l’autre bout de la cour, une voiture garée dépasse du feuillage. Il reste donc des habitants. »
letemps.ch ↗ ↩ -
Eugène, volontaire pour l'évacuation des habitants de Kostiantynivka - Personne appelant à l'évacuation dans le quartier «Métallurgie»
« «Evacuation! Evacuation!» hurle Eugène, à côté de la camionnette blindée dans laquelle il embarque ceux qui ont décidé de tout abandonner pour fuir la guerre… »
letemps.ch ↗ ↩ -
Eugène embarque dans une camionnette blindée ceux qui décident de fuir la guerre - Moyen d'évacuation utilisé par les volontaires
« à côté de la camionnette blindée dans laquelle il embarque ceux qui ont décidé de tout abandonner pour fuir la guerre… »
letemps.ch ↗ ↩ -
Eugène et un compère frappent violemment les portes métalliques des allées pour évacuer les habitants - Action menée pour alerter les résidents cachés
« «Evacuation!» continue Eugène alors que son compère, un colosse aux mains gantées, frappe violemment les portes métalliques des allées. »
letemps.ch ↗ ↩ -
un colosse aux mains gantées, compère d'Eugène - Personne accompagnant Eugène lors des évacuations
« son compère, un colosse aux mains gantées, frappe violemment les portes métalliques des allées. »
letemps.ch ↗ ↩ -
un vieil homme en pyjama, habitant de Kostiantynivka - Personne refusant l'évacuation
« Un vieil homme en pyjama entrebâille la porte. »
letemps.ch ↗ ↩ -
«Non, non, nous ne sommes pas prêts, ce n’est pas possible.» - Refus d'évacuation par un habitant
« «Non, non, nous ne sommes pas prêts, ce n’est pas possible.» »
letemps.ch ↗ ↩ -
Kostiantynivka, verrou sur la route de Kramatorsk dans la région de Donetsk - Ville ciblée par les bombardements russes et considérée comme stratégique.
« Elles ont marqué une progression vers Kostiantynivka, un verrou sur la route de Kramatorsk - considérée comme la « capitale » du Donbass encore aux mains de Kiev. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Kramatorsk, ville considérée comme la « capitale » du Donbass encore aux mains de Kiev - Ville mentionnée comme objectif des forces russes.
« Kramatorsk - considérée comme la « capitale » du Donbass encore aux mains de Kiev. »
rfi.fr ↗ ↩ -
2 500 - Nombre de civils piégés à Kostiantynivka selon Vadym Filachkin
« « Environ 2 500 personnes se trouvent toujours au sein de la communauté et il est presque impossible de les atteindre » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Vadym Filachkin, chef de l’administration militaire de la région de Donetsk - Responsable régional ayant décrit la situation à Kostiantynivka
« a annoncé Vadym Filachkin, chef de l’administration militaire de la région de Donetsk, lors d'une intervention télévisée. »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
L’ennemi pilonne toutes les routes d'accès à Kostiantynivka - Obstacle à l'évacuation des civils selon Vadym Filachkin
« « l’ennemi pilonne toutes les routes d'accès » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
L’armée russe contrôle désormais la totalité des voies d'accès à Kostiantynivka - Contrôle des voies d'accès par les forces russes
« l’armée russe contrôle désormais la totalité des voies d'accès. »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Ni les unités de police ni les autorités ne peuvent plus pénétrer dans Kostiantynivka - Impossibilité pour les autorités civiles d'accéder à Kostiantynivka
« « ni les unités de police ni les autorités ne peuvent plus pénétrer dans Kostiantynivka » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
L'accès à Kostiantynivka ne peut se faire qu'à pied - Condition d'accès à la ville selon Vadym Filachkin
« « L'accès ne peut se faire qu'à pied » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Chaque mouvement à Kostiantynivka est surveillé par l'ennemi via des drones - Surveillance des mouvements par les forces russes
« « chaque mouvement est surveillé par l'ennemi qui maintient un contrôle constant par drones » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Seuls les militaires ukrainiens permettent d'acheminer de l'aide humanitaire, de l'eau potable et des médicaments à Kostiantynivka - Rôle des militaires ukrainiens dans l'aide humanitaire
« « Seul le concours des militaires ukrainiens permet encore d'acheminer de l'aide humanitaire, de l'eau potable et des médicaments. » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Seuls les défenseurs ukrainiens sont en mesure d'évacuer les habitants souhaitant quitter Kostiantynivka - Capacité d'évacuation limitée aux militaires ukrainiens
« « Seuls nos défenseurs sont en mesure d'évacuer les habitants qui souhaitent quitter la ville. » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
67 350 - Nombre d'habitants à Kostiantynivka avant l'invasion russe de 2022
« Kostiantynivka comptait 67 350 habitants »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
2022 - Année de l'invasion russe à grande échelle en Ukraine
« avant l’invasion russe à grande échelle, en 2022 »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
quelque 6 000 habitants - Nombre d'habitants encore présents à Kostiantynivka selon l'administration militaire de Donetsk.
« quelque 6 000 habitants y résideraient encore. »
rfi.fr ↗ ↩ -
l'administration militaire de Donetsk, citée par plusieurs médias ukrainiens - Source du chiffre sur les habitants restant à Kostiantynivka.
« selon l’administration militaire de Donetsk, citée par plusieurs médias ukrainiens, quelque 6 000 habitants y résideraient encore. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Dmytro Petlin, responsable du service opérationnel et des communications du département de la protection civile de l’administration régionale de Donetsk - Fonction et rôle de Dmytro Petlin dans l'administration régionale
« a indiqué Dmytro Petlin, responsable du service opérationnel et des communications du département de la protection civile de l’administration régionale »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
« La semaine dernière, environ 180 personnes ont été évacuées » - Déclaration sur le nombre de personnes évacuées récemment
« « La semaine dernière, environ 180 personnes ont été évacuées » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Lozova, ville dans la région de Kharkiv abritant un centre d'enregistrement des déplacés - Lieu où certains habitants de Kostiantynivka fuient.
« certains gagnant un centre d'enregistrement des déplacés à Lozova, dans la région de Kharkiv. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Irina, déplacée du Donbass enregistrée dans un centre à Lozova - Témoin dont la maison a été détruite par des bombardements.
« Dans ce centre d’enregistrement des déplacés du Donbass, Irina tient à montrer sur son téléphone la vidéo de ce qui reste de sa maison »
rfi.fr ↗ ↩ -
La maison d'Irina a été touchée par deux bombardements à deux jours d'intervalle - Détails des dommages subis par la maison d'Irina.
« la vidéo de ce qui reste de sa maison, touchée par deux bombardements à deux jours d’intervalle. »
rfi.fr ↗ ↩ -
« Il n’y a plus de toit, ni cuisinière, ni frigo, il n’y a plus rien » - Déclaration d'Irina sur l'état de sa maison après les bombardements.
« « Il n’y a plus de toit, ni cuisinière, ni frigo, il n’y a plus rien », souffle-t-elle. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Des incendies se déclarent lors des bombardements à Kostiantynivka, sans pompiers ni ambulance disponibles - Conséquences des bombardements sur les services d'urgence.
« Quand ça commence à bombarder sérieusement, des incendies se déclarent, mais il n’a plus ni pompiers, ni ambulance. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Un soudeur a fabriqué une coupole pour alerter en cas d'incendie, en tapant dessus avec une barre métallique - Solution improvisée pour gérer les incendies.
« On a un soudeur qui a fabriqué une sorte de coupole: il tape dessus avec une barre métallique quand il y a le feu et les gens accourent avec des seaux d’eau. »
rfi.fr ↗ ↩ -
« C’est la meilleure des décisions. Il faut évacuer pour se mettre en sécurité, parce qu’aucun mur, aucune maison ne pourra nous sauver. » - Déclaration d'Irina sur sa décision de fuir.
« « C’est la meilleure des décisions. Il faut évacuer pour se mettre en sécurité, parce qu’aucun mur, aucune maison ne pourra nous sauver. » »
rfi.fr ↗ ↩ -
Pavel, 33 ans, déplacé de Kostiantynivka - Témoin ayant fui les bombardements incessants.
« Pavel, 33 ans, s’apprête à passer la nuit dans le centre pour déplacés avant de rejoindre l’ouest du pays. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Pavel a quitté sa ville après des frappes devenues incessantes - Raison de la fuite de Pavel.
« Lui non plus ne voulait pas quitter sa ville, où il travaillait encore. Mais les frappes, devenues incessantes, ont fini par le convaincre d’appeler une équipe chargée des évacuations. »
rfi.fr ↗ ↩ -
« C’est terrifiant de se trouver là-bas, avec ces drones, ces Shahed, ces drones FPV. C’est dur, c’est effrayant de se dire qu’un beau matin ta vie peut s’arrêter » - Déclaration de Pavel sur les conditions de vie sous les bombardements.
« « C’est terrifiant de se trouver là-bas, avec ces drones, ces Shahed, ces drones FPV. C’est dur, c’est effrayant de se dire qu’un beau matin ta vie peut s’arrêter », raconte-t-il. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Serhii Horbunov, head of Kostyantynivka's administration - Auteur de la déclaration sur les attaques russes ciblant les civils et les missions d'évacuation.
« Serhii Horbunov, head of the town's administration, wrote on Facebook on Dec. 25. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
Russian forces are deliberately targeting civilians and evacuation missions in Kostyantynivka using attack drones, including FPVs - Nature des attaques russes dans la ville.
« Russian forces are deliberately targeting civilians and even evacuation missions in the city of Kostyantynivka, Donetsk Oblast, using attack drones, including FPVs. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
Russian troops intentionally attack residential neighborhoods, civilian vehicles, and volunteers evacuating people from frontline areas in Kostyantynivka - Cibles des attaques russes quotidiennes.
« Kostyantynivka comes under daily, intense shelling, with Russian troops intentionally attacking residential neighborhoods, civilian vehicles, and volunteers evacuating people from frontline areas. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
Kostyantynivka City Military Administration highlighted that there are no longer any safe locations within the municipality - Avis des autorités locales sur la sécurité dans la ville.
« Kostyantynivka City Military Administration highlighted that there are no longer any safe locations within the municipality. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
Russian forces are actively hunting civilian vehicles and pedestrians in Kostyantynivka - Comportement des forces russes dans la ville.
« Russian forces are actively hunting civilian vehicles and pedestrians. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
November 1 - Date à laquelle des filets anti-drones ont été installés sur une route à Kostiantynivka.
« Anti-drone nets installed over a road in the frontline town of Kostiantynivka in the Donetsk region, Ukraine, November 1. »
reuters.com ↗ ↩ -
Des planches couvrent les fenêtres du rez-de-chaussée d'un immeuble pour les protéger des éclats d'obus à Kramatorsk le 10 septembre 2025 - Mesure de protection civile documentée par Reuters.
« Boards cover the ground floor windows of an apartment building to protect them from shrapnel, in the frontline city of Kramatorsk, Ukraine, September 10. »
reuters.com ↗ ↩ -
Un soldat ukrainien tient un fusil de chasse tout en scrutant le ciel pour repérer des drones de combat russes à Kostiantynivka le 29 septembre 2025 - Scène de défense anti-drones documentée par Reuters.
« A Ukrainian serviceman holds a shotgun as he scans the sky for Russian combat drones, in the frontline town of Kostiantynivka in Donetsk region, Ukraine, September 29. »
reuters.com ↗ ↩ -
Une résidente chauffe de l'eau sur un feu près de son immeuble à Kostiantynivka le 29 septembre 2025 - Scène de vie quotidienne en zone de guerre.
« A resident sits on a bench as she heats water over a fire, near her apartment building, in the frontline town of Kostiantynivka in Donetsk region, Ukraine, September 29. »
reuters.com ↗ ↩ -
Une voiture roule sur une rue couverte d'un filet anti-drone à Kostiantynivka le 29 septembre 2025 - Scène illustrant les mesures de protection contre les drones.
« A car drives along a street covered with an anti-drone net in the frontline town of Kostiantynivka, in Donetsk region, Ukraine, September 29. »
reuters.com ↗ ↩ -
Enterrement d'un voisin près d'un immeuble endommagé par une frappe militaire russe à Kostiantynivka le 1er novembre 2025 - Scène de funérailles après une frappe russe.
« People fill up the grave as they bury their neighbor near an apartment building damaged by a Russian military strike in the frontline town of Kostiantynivka in Donetsk region, Ukraine, November 1. »
reuters.com ↗ ↩ -
Un homme civil a été blessé dans une frappe de drone FPV russe sur la ville de Kostiantynivka - Attaque sur un civil par un drone russe
« A civilian man has been injured in a Russian first-person view (FPV) drone strike on the city of Kostiantynivka in Donetsk Oblast. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
décembre 2025 - Période de l'incident (mentionnée dans le titre et l'URL)
« Man in Kostiantynivka attacked by Russian FPV drone on his way back from brother's funeral (URL: 2025/12/7) »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
L'incident s'est produit alors que l'homme rentrait chez lui après les funérailles de son frère - Circonstances de l'attaque
« The incident occurred as he was returning home after the funeral of his brother, who had earlier been killed in another Russian drone attack. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
Le frère de l'homme avait été tué plus tôt dans une autre attaque de drone russe - Cause du décès du frère de la victime
« the funeral of his brother, who had earlier been killed in another Russian drone attack. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
Police nationale d'Ukraine - Source de la déclaration sur l'attaque
« the National Police said. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
I heard the sound of an FPV behind me and immediately started to run. If I hadn't jumped, I would not be here now - Déclaration de la victime sur l'attaque
« "I heard the sound of an FPV behind me and immediately started to run. If I hadn't jumped, I would not be here now," he explained. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
une jambe cassée et des blessures par éclats d'obus - Blessures subies par la victime
« The man was found to have a broken leg and shrapnel wounds. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
soldats d'un groupe mobile de tir de la brigade Khyzhak de l'Ukraine - Unité militaire ayant secouru la victime
« soldiers from a mobile fire group from Ukraine's Khyzhak brigade. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
L'explosion et les cris à l'aide ont été entendus par des soldats de la brigade Khyzhak - Intervention des soldats après l'attaque
« The blast and cry for help were heard by soldiers from a mobile fire group from Ukraine's Khyzhak brigade. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
Les soldats ont prodigué les premiers soins à l'homme - Assistance médicale sur place
« The soldiers provided first aid and the man was carried to a shelter. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
L'homme a été transporté dans un abri après les premiers soins - Évacuation partielle de la victime
« the man was carried to a shelter. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
This incident is further evidence that the Russians are deliberately striking civilians, turning frontline areas into a hunting ground - Déclaration de la Police nationale d'Ukraine
« "This incident is further evidence that the Russians are deliberately striking civilians, turning frontline areas into a hunting ground," the National Police said. »
pravda.com.ua ↗ ↩ -
Law enforcement agencies continue to document war crimes committed by Russia against civilians - Action des autorités ukrainiennes concernant les attaques russes.
« Law enforcement agencies continue to document war crimes committed by Russia against civilians. »
english.nv.ua ↗ ↩ -
vingtaine de kilomètres - Distance entre Bakhmout et Kostiantynivka à vol d'oiseau.
« à une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau »
lemonde.fr ↗ ↩ -
printemps 2023 - Période de la chute de Bakhmout après une bataille.
« tombée après une longue et sanglante bataille, au printemps 2023 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Bakhmout, ville du Donbass occupée par la Fédération de Russie - Ville d'origine d'une partie des pompiers et du chien évacué.
« villes désormais occupées par la Fédération de Russie, comme Bakhmout »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L'ennemi tente de verrouiller les axes logistiques menant à Kramatorsk et Sloviansk - Objectif des forces russes concernant les axes logistiques
« « tout en tentant de verrouiller les axes logistiques menant à Kramatorsk et Sloviansk » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Russes, forces armées de la Fédération de Russie - Acteurs intensifiant leurs assauts sur Kostiantynivka.
« les Russes ont intensifié leurs assauts sur Kostiantynivka »
lemonde.fr ↗ ↩ -
centaines de kilos - Quantité d'explosifs dans les bombes KAB.
« chargées de centaines de kilos d’explosifs »
lemonde.fr ↗ ↩ -
KAB, bombes planantes guidées lancées depuis des avions russes - Type de bombes utilisées par les Russes.
« Les KAB, ces bombes planantes guidées lancées depuis des avions russes »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les KAB peuvent détruire un bâtiment entier - Effet potentiel des bombes KAB.
« peuvent détruire un bâtiment entier »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les Russes forment une pince par le nord, l’est et le sud de Kostiantynivka - Stratégie militaire russe autour de Kostiantynivka.
« afin de former une pince par le nord, l’est et le sud »
lemonde.fr ↗ ↩ -
48 000 - Nombre de personnes actuellement à Sloviansk selon Vadym Filachkin
« « la situation humanitaire à Sloviansk, qui abrite actuellement 48 000 personnes » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Des bombes aériennes sont larguées presque un jour sur deux sur Sloviansk - Fréquence des bombardements aériens sur Sloviansk
« « des bombes aériennes sont larguées presque un jour sur deux sur la ville » »
ukrinform.fr ↗ ↩ -
Roman Gontcha, pompier de la cinquantaine aux yeux tristes - Pompier évoquant l'évacuation du chien de Bakhmout.
« s’amuse Roman Gontcha, la cinquantaine, solide gaillard aux yeux tristes »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Roman Gontcha travaillait dans une autre cité du Donbass avant d'être basé à Kostiantynivka - Ancienne affectation de Roman Gontcha.
« Lui-même travaillait jusque-là dans une autre cité du Donbass. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« flotte aujourd’hui un autre drapeau » - Déclaration de Roman Gontcha sur une ville du Donbass.
« se contente de glisser qu’il y « flotte aujourd’hui un autre drapeau » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
14 juin - Date d'une journée de travail ordinaire pour les pompiers de Kostiantynivka.
« Ce samedi 14 juin est une journée de travail ordinaire pour les pompiers de Kostiantynivka »
lemonde.fr ↗ ↩ -
dizaine de kilomètres - Distance entre Kostiantynivka et le front.
« Le front n’est plus qu’à une dizaine de kilomètres. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
juillet à septembre 2025 - Période couverte par le rapport sur les victimes civiles
« Between July and September 2025 »
reliefweb.int ↗ ↩ -
plus de 708 tués - Nombre de civils tués entre juillet et septembre 2025
« over 708 killed »
reliefweb.int ↗ ↩ -
3131 blessés - Nombre de civils blessés entre juillet et septembre 2025
« 3131 injured »
reliefweb.int ↗ ↩ -
plus de 20 régions - Nombre de régions ukrainiennes touchées par les attaques
« across more than 20 regions »
reliefweb.int ↗ ↩ -
Humanity and Inclusion, organisation humanitaire opérant en Ukraine - Organisation signataire du communiqué
« We, Humanity and Inclusion, operating in Ukraine »
reliefweb.int ↗ ↩ -
juillet 2025 - Mois avec le bilan mensuel le plus élevé depuis mai 2022
« July 2025 recorded at least 286 civilians killed and 1,388 injured, the highest monthly toll since May 2022 »
reliefweb.int ↗ ↩ -
286 civils tués - Nombre de civils tués en juillet 2025
« July 2025 recorded at least 286 civilians killed »
reliefweb.int ↗ ↩ -
1 388 blessés - Nombre de civils blessés en juillet 2025
« 1,388 injured »
reliefweb.int ↗ ↩ -
5 638 drones à longue portée - Nombre de drones tirés par la Russie en septembre 2025
« Russia fired some 5,638 long-range drones »
reliefweb.int ↗ ↩ -
185 missiles - Nombre de missiles tirés par la Russie en septembre 2025
« 185 missiles in overnight attacks throughout the month »
reliefweb.int ↗ ↩ -
36% - Augmentation des frappes de drones et missiles en septembre 2025 par rapport à août 2025
« up 36 percent compared with August »
reliefweb.int ↗ ↩ -
97% - Part des victimes civiles et des dégâts dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien
« the vast majority (97%) of reported civilian casualties and damage to civilian infrastructures and humanitarian »
reliefweb.int ↗ ↩ -
The psychological and physical toll on civilians - especially children, older people, and people with disabilities - is immeasurable. - Impact des attaques sur les civils vulnérables
« The psychological and physical toll on civilians - especially children, older people, and people with disabilities - is immeasurable. »
reliefweb.int ↗ ↩ -
« La situation dans la région est d'une extrême gravité » - Conclusion de Vadym Filachkin sur la situation dans la région de Donetsk
« « La situation dans la région est d'une extrême gravité » »
ukrinform.fr ↗ ↩
Sources
- Russian drones target civilians and evacuations in Kostyantynivka
- Près de 2 500 civils sont piégés sous les bombardements russes à Kostiantynivka et ne peuvent plus être évacués
- «Aucun mur ne nous sauvera»: à l'est de l'Ukraine, les civils contraints de fuir sous les bombes russes
- Guerre en Ukraine: A Kostiantynivka, des volontaires bravent le danger pour évacuer les habitants apeurés
- Ukraine: Statement on the escalating use of Explosive Weapons in Populated Areas and its devastating impact on civilians (July - September 2025)
- Ravagée par la guerre, Kostiantynivka ne compte plus que 4 300 civils
- Guerre en Ukraine : dans le Donbass, des pompiers sous la menace constante des drones
- Life in Ukraine's frontline cities of Kramatorsk and Sloviansk
- Man in Kostiantynivka attacked by Russian FPV drone on his way back from brother's funeral