Kourou : le groupe équestre de la gendarmerie renforce le contact avec la population
Relancé début 2024 après la pandémie, l'unique poste monté de Guyane multiplie les patrouilles de proximité et les actions de sensibilisation auprès des jeunes.
Depuis le 1er janvier 2024, le groupe équestre de la gendarmerie de Kourou patrouille à nouveau dans les quartiers sensibles et sur la plage de la Cocoteraie. Ce dispositif, unique en Guyane, associe prévention, accès aux zones difficiles et lien social.
L’essentiel
- Fait 1 : Le groupe équestre de la gendarmerie de Kourou a repris ses patrouilles le 1er janvier 2024, après trois ans de suspension liée au Covid-19.
- Fait 2 : Un dispositif encadré par une convention quadripartite signée entre la préfecture, la mairie, le club hippique et la gendarmerie.
- Fait 3 : En avril-mai 2026, l’unité a accueilli en stage des lycéens de la filière sécurité du LPO Élie Castor.
- Fait 4 : Quatre chevaux ont été sélectionnés et formés par la Garde républicaine pour cette mission.
Une reprise encadrée et financée
Le groupe équestre de la gendarmerie départementale de Kourou a officiellement repris ses patrouilles le 1er janvier 2024, après une interruption due à la pandémie de Covid-19, selon Gendinfo. Il s’agit de l’unique poste monté de la gendarmerie en Guyane.
Le fonctionnement du dispositif est régi par une convention quadripartite associant la préfecture de Guyane, la mairie de Kourou, le club hippique local et la gendarmerie nationale. Le financement est assuré conjointement par la préfecture et la municipalité.
Le centre équestre de Kourou met à disposition ses chevaux et ses infrastructures. Quatre de ces chevaux ont été sélectionnés et entraînés par des gendarmes du régiment de cavalerie de la Garde républicaine.
Des patrouilles dans les zones sensibles
Le chef d’escadron Nicolas Millery, commandant de la compagnie de gendarmerie de Kourou, supervise le groupe. La convention prévoit deux patrouilles d’une demi-journée par mois, composées d’au moins deux gendarmes.
Ces patrouilles couvrent des secteurs précis : le bidonville du squat Chili, la plage de la Cocoteraie et la pointe Charlotte. Le cheval permet d’accéder à des zones difficiles d’accès pour un véhicule et facilite le contact avec les habitants.
Selon la gendarmerie, la présence équestre favorise les échanges informels et rassure la population. Le groupe effectue également des missions de prévention et de sécurisation des événements locaux.
Un volet éducatif et social
En avril et mai 2026, le groupe équestre a mené des actions de sensibilisation auprès des élèves du lycée polyvalent Élie Castor de Kourou. Des lycéens de la filière sécurité ont effectué un stage d’observation au sein de l’unité.
Cette immersion visait à leur faire découvrir les missions de la gendarmerie de proximité et les spécificités du travail à cheval. L’opération a été organisée en partenariat avec l’établissement scolaire, selon le rectorat de Guyane.
Contexte en Guyane
Avec une population estimée à environ 24 000 habitants, Kourou est une des principales villes du département, mais non la deuxième. La gendarmerie y est implantée via une compagnie et plusieurs brigades. Le groupe équestre constitue une réponse adaptée aux quartiers informels difficiles d’accès et aux zones de loisirs fréquentées, comme la plage de la Cocoteraie.
La Guyane compte peu de cavaliers en uniforme : seuls quelques gendarmes sont formés au cheval. Ce dispositif fait écho à d’autres expériences de police montée en outre-mer, mais reste unique sur le plateau des Guyanes.
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Prochaine étape : la pérennisation du dispositif au-delà de la convention actuelle. La mairie de Kourou et la préfecture n’ont pas encore communiqué sur une éventuelle extension des patrouilles.