La Châtaigneraie : début des travaux de consolidation des voûtes de l’église Saint-Jean-Baptiste
La municipalité de La Châtaigneraie a lancé le 26 juin les travaux de restauration des voûtes en briques de l’église Saint-Jean-Baptiste, pour écarter tout risque d’effondrement. Un chantier de 1,4 million d’euros.
Plus de douze ans après l’effondrement d’un pied de voûte, l’église néo-gothique de La Châtaigneraie entre dans une phase décisive de sa restauration. La consolidation des voûtes en briques a débuté le 26 juin, a annoncé la mairie. Le chantier global, soutenu par la Fondation du Patrimoine, s’élève à 1,4 million d’euros.
L’essentiel
- 26 juin 2026 : lancement officiel des travaux de consolidation des voûtes en briques de l’église Saint-Jean-Baptiste de La Châtaigneraie.
- 1,4 million d’euros : coût total du chantier de restauration, soutenu par une souscription avec la Fondation du Patrimoine.
- 12 ans d’attente : les travaux font suite à l’effondrement d’un pied de voûte sur le bas-côté nord en février 2014.
- Phase en cours : après la réfection du bas-côté nord (octobre 2025) et la pose d’une charpente neuve (mai 2026), la consolidation des voûtes conjugue nettoyage des pierres et comblement des fissures.
Les échafaudages grimpent sous les voûtes de l’église Saint-Jean-Baptiste. Depuis le vendredi 26 juin, la municipalité de La Châtaigneraie a donné le coup d’envoi des travaux de consolidation des voûtes en briques de l’édifice néo-gothique, construit entre 1869 et 1874 par l’architecte Victor Clair. L’objectif : écarter définitivement tout risque d’effondrement, douze ans après l’incident de 2014.
Un chantier attendu depuis 2014
Le 6 février 2014, un pied de voûte du bas-côté nord s’effondre, contraignant la commune à fermer partiellement l’église. Un diagnostic réalisé en décembre 2015 pointe des désordres structurels liés à des infiltrations d’eau. Il préconise des travaux d’urgence. « La priorité était de sécuriser l’édifice et d’empêcher que la situation ne se dégrade davantage », résume la municipalité.
Après plusieurs années de diagnostics et de recherches de financement, une convention de souscription est signée avec la Fondation du Patrimoine. Le montant total des opérations est évalué à 1,4 million d’euros. La restauration est engagée par phases successives.
Des échafaudages à la charpente : l’avancement des travaux
En octobre 2025, les ouvriers débutent la réfection complète du bas-côté nord, avec un délai prévisionnel de huit à dix mois. En février 2026, ils poursuivent le remplacement des pierres abîmées sur la façade nord et déposent les vitraux pour les restaurer en atelier. En mai 2026, la charpente de la moitié du toit nord est démontée et reconstruite à l’identique, tandis qu’une nouvelle couverture en zinc est posée.
La phase lancée le 26 juin 2026 concerne la consolidation des voûtes en brique proprement dite. Selon la mairie, le chantier prévoit le nettoyage des maçonneries intérieures en pierre apparente et le comblement des fissures à l’aide de mortiers traditionnels. Les photographies publiées par la commune montrent des échafaudages serrés sous les arcs en ogive et un important volume de gravats évacué.
« Nicolas Maupetit, élu maire en mars 2026, dirige la commune durant cette phase clé », rappelle la municipalité. Le nouveau maire a fait du dossier de l’église une priorité de son mandat.
Contexte dans la Vendée
La Châtaigneraie, commune de 2 700 habitants située au sud-est de la Vendée, compte plusieurs édifices religieux, mais l’église Saint-Jean-Baptiste en est le principal monument. Les églises rurales du département connaissent des travaux de restauration récurrents, souvent soutenus par la Fondation du Patrimoine et le conseil départemental. À titre de comparaison, d’autres communes vendéennes ont engagé des opérations similaires sur des bâtiments cultuels du XIXe siècle ces dernières années. La spécificité de ce chantier tient à la fois à son coût - 1,4 million d’euros - et à l’antériorité du sinistre de 2014.
Plus largement, la préservation du patrimoine local est un enjeu qui dépasse le département. Dans d’autres régions, des polémiques ou accidents ont récemment marqué l’actualité des édifices religieux, comme la retransmission d’un match dans une église à Ligny-en-Barrois ou l’incendie du fonds ancien d’une médiathèque à Condom.
Prochaine étape : après la consolidation des voûtes, le chantier se poursuivra par le ravalement des façades et la repose des vitraux restaurés. La date de fin des opérations n’a pas encore été communiquée par la mairie.