La Courneuve hisse le drapeau palestinien : défi frontal à la loi Yadan et au Conseil d’État
Le maire LFI Aly Diouara récidive en plein examen parlementaire du texte sur l'antisémitisme, au mépris d'une ordonnance du Conseil d'État de juillet 2025
Le drapeau palestinien flotte à nouveau sur la mairie de La Courneuve. Le maire LFI défie le Conseil d'État et vise la loi Yadan, examinée le même jour à l'Assemblée.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Neutralité des édifices publics
Le Conseil d'État a posé le principe dès 1950 : pas de signe politique sur un bâtiment public. La Courneuve avait déjà été sanctionnée le 21 juillet 2025. Le maire récidive 273 jours plus tard.
Liberté d'expression vs lutte contre l'antisémitisme
La loi Yadan prévoit cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende pour apologie du terrorisme, cinq ans et 45 000 euros pour appel à la destruction d'un État. L'ONU et le Syndicat de la magistrature jugent le texte liberticide.
707 957 signatures ignorées
La pétition contre la loi Yadan a recueilli 707 957 signatures, deuxième record historique sur le site de l'Assemblée. L'article 147-1 du Règlement de l'AN oblige la commission à se réunir au-delà de 100 000 signatures — pas à donner suite. Le classement est légal. C'est ce qui le rend révélateur.
Front transpartisan inédit
LFI (71 députés), PS (69), Écologistes (38), GDR (17), MoDem (37) et Liot (22) s'opposent au texte. Le gouvernement perd ses propres alliés centristes.
Impuissance administrative
L'astreinte maximale prononcée contre une mairie récalcitrante est de 150 euros par jour. Le préfet peut suspendre le maire un mois au plus (art. L. 2122-16 CGCT). Le référé-liberté (art. L. 521-2 CJA) produit des ordonnances, pas des exécutions forcées. L'écart avec les peines prévues par la loi Yadan est vertigineux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le maire LFI Aly Diouara a hissé le drapeau palestinien sur la mairie de La Courneuve le 16 avril, 273 jours après une ordonnance du Conseil d'État lui interdisant ce geste.
- Le timing est calculé : la loi Yadan, qui renforce la répression de l'apologie du terrorisme, est examinée le même jour à l'Assemblée nationale.
- Une pétition de 707 957 signatures contre le texte a été classée sans suite la veille par la commission des Lois - conformément à l'article 147-1 du Règlement de l'AN, qui n'oblige qu'à se réunir, pas à donner suite.
- Le MoDem et Liot, alliés du gouvernement, s'opposent au texte - un front transpartisan inédit.
- L'ONU et le Syndicat de la magistrature dénoncent un texte liberticide qui élargirait dangereusement l'infraction d'apologie du terrorisme.
- L'État dispose de tous les outils pour faire exécuter l'ordonnance du Conseil d'État (référé-liberté, astreinte, suspension préfectorale) mais ne les actionne pas.
Le drapeau est là. Hissé ce jeudi 16 avril [1] sur le fronton de l’hôtel de ville de La Courneuve [2], en Seine-Saint-Denis. Annoncé la veille sur X [3]. Confirmé publiquement sur les réseaux sociaux par Mohamed Awad [4], dont la fonction exacte n’est pas précisée dans les sources consultées: « Ce matin nous avons hissé le drapeau de la Palestine sur la mairie de La Courneuve » [5].
Le maire Aly Diouara [6], LFI, sait exactement ce qu’il fait. Le Conseil d’État lui avait déjà ordonné, par ordonnance du 21 juillet 2025 [7], de retirer une banderole et des fanions palestiniens du même bâtiment. Motif: « Le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques » [8]. La plus haute juridiction administrative avait jugé que « la commune a entendu exprimer une prise de position de nature politique au sujet d’un conflit en cours » [9].
Quelque neuf mois plus tard - environ 273 jours après l’ordonnance du Conseil d’État -, même mairie, même drapeau. C’est une récidive assumée.
Le timing n’est pas un hasard
Le geste coïncide - à l’heure près - avec l’ouverture de l’examen en séance publique de la proposition de loi Yadan [10], portée par Caroline Yadan [11], députée apparentée Renaissance des Français de l’étranger. La municipalité ne s’en cache pas: « En remettant en cause la possibilité de critiquer l’État d’Israël, cette proposition de loi fait peser une menace directe sur la liberté d’expression » [12].
Le texte, adopté en commission des lois le 20 janvier 2026 [13], vise à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » [14]. Il renforce la répression de la provocation et de l’apologie du terrorisme [15] et crée un délit d’appel à la destruction d’un État [16]. Peines prévues: cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende [17] pour l’apologie, cinq ans et 45 000 euros [18] pour l’appel à la destruction. Le vote solennel est fixé au 5 mai [19].
Présenté comme une réponse à la hausse des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023 [20], le texte est un engagement pris par le Premier ministre Sébastien Lecornu [21] devant le Crif en février [22].
Une pétition record balayée en une séance
707 957 signatures [23]. Deuxième pétition la plus signée de l’histoire du site de l’Assemblée nationale, derrière celle contre la loi Duplomb [24]. Classée sans suite mercredi [25] par la commission des Lois. En un vote. La veille de l’examen du texte.
Le chiffre est spectaculaire. La portée juridique, nulle. L’article 147-1 du Règlement de l’Assemblée nationale prévoit qu’une pétition dépassant 100 000 signatures oblige la commission compétente à se réunir pour l’examiner - mais ne l’oblige en rien à y donner suite. La commission des Lois a donc respecté la lettre du règlement: elle s’est réunie, elle a voté, elle a classé. C’est précisément cette mécanique qui révèle la limite du droit pétitionnaire à l’Assemblée: le seuil de 100 000 signatures déclenche une obligation de forme, pas une obligation de fond. Sept fois ce seuil n’y change rien.
« C’est un crachat à la figure des 700 000 signataires » [26], a réagi Gabrielle Cathala [27], députée La France insoumise du Val-d’Oise. Son groupe ne compte pas en rester là: « Nous allons tout faire pour empêcher que l’examen de la PPL Yadan dans l’hémicycle démarre » [28]. Plus d’une centaine d’amendements [29] ont été déposés sur les textes précédents pour ralentir l’arrivée de la proposition. La France insoumise [30] a également appelé à manifester devant l’Assemblée [31].
Un front transpartisan contre le texte
La gauche vote contre. En bloc. Les 71 députés [32] de la France insoumise, les 69 socialistes [33], les 38 Écologistes [34], les 17 du groupe GDR [35]. Le PS [36] dénonce « un flou juridique » [37] et une « essentialisation entre les juifs de France et l’État d’Israël » [38].
Mais le front dépasse la gauche. Le MoDem [39], 37 députés [40], soutien du gouvernement, avait d’abord annoncé qu’il voterait contre [39] avant de nuancer sa position mardi en évoquant également l’abstention [41] - signe d’une indécision interne au groupe. Le groupe Liot [42], 22 députés [43], a demandé le retrait pur et simple [44]. Le RN [45] n’a pas encore arrêté de position définitive.
Côté favorable, la proposition devrait obtenir le soutien de Renaissance, Horizons, Droite républicaine, UDR et Rassemblement national [46]. Détail notable: François Hollande [47] a co-signé le texte avec Jérôme Guedj [48] - à rebours de leur propre groupe socialiste. Le député LR Philippe Juvin [49] estime le texte « nécessaire » mais reconnaît que « certains éléments posent problème ».
Voix contradictoires: le gouvernement contre l’ONU
Aurore Bergé [50], ministre chargée de l’Égalité et de la Lutte contre les discriminations, assure que « tous les obstacles juridiques ont été levés par l’avis du Conseil d’État » [51] et que « chacun est libre de contester la politique du gouvernement de Netanyahou [52], de la critiquer, même le plus fort possible » [53].
Version de l’ONU: cinq experts [54] mandatés pour étudier le texte estiment qu’il « élargirait dangereusement l’infraction déjà vague et excessivement large d’apologie du terrorisme prévue par le droit français » [55].
Le Syndicat de la magistrature [56] a publié un communiqué mercredi soir [57] pour dénoncer un texte « inadapté au travail des juges mais aussi dangereux pour les libertés publiques ». L’organisation rappelle que la circulaire du garde des Sceaux du 10 octobre 2023 [58] donnait déjà instruction aux parquets de poursuivre les propos « qui tendent à inciter autrui à porter un jugement favorable sur une infraction qualifiée de terroriste ou sur son auteur, même prononcés dans le cadre d’un débat d’intérêt général » [59].
L’arsenal juridique existe. La loi du 29 juillet 1881 [60] réprime déjà la diffamation, l’injure et la provocation à la haine raciale ou religieuse - ses articles 24, 29 et 32 sont le socle de toutes les poursuites en la matière. La loi Pleven de 1972 a créé le délit de provocation à la discrimination; la loi Gayssot de 1990 a ajouté la contestation des crimes contre l’humanité. La loi Cazeneuve du 13 novembre 2014 [61] a extrait l’apologie du terrorisme du droit de la presse pour l’inscrire dans le code pénal, avec des peines alourdies. Après les attentats de 2015 [62], ces incriminations ont été appliquées massivement. Tout est déjà là.
Cadre juridique: ce que risque le maire
Le principe est limpide. Le Conseil d’État l’a posé dès 1950 [63] et confirmé en 2005 [64]: pas de drapeau politique sur un édifice public. La jurisprudence récente est abondante. Gennevilliers [65]: suspension ordonnée le 20 juin 2025 [66]. Mitry-Morin [67]: même décision le 21 juin 2025 [68]. Faches-Thumesnil [69]: le 8 août 2025 [70]. Nice [71] a été enjointe de retirer des drapeaux israéliens le 25 juin 2025 [72] dans un délai de cinq jours [73]. La neutralité s’applique dans les deux sens.
Ce n’est pas la première fois qu’un édile municipal brave la neutralité des édifices publics. On se souvient des drapeaux tibétains hissés sur plusieurs mairies françaises au début des années 2000, en soutien au dalaï-lama, sans que des sanctions lourdes ne soient jamais prononcées. Le schéma est toujours le même: un geste symbolique fort, une réponse juridique faible.
Les sanctions sont encadrées par des textes précis. L’article L. 521-2 du code de justice administrative permet au préfet de saisir le tribunal administratif en référé-liberté; le président du tribunal peut prononcer la suspension dans les quarante-huit heures [74]. L’article L. 2122-16 du code général des collectivités territoriales autorise le préfet à suspendre le maire pour une durée d’un mois au plus [75]. À Malakoff [76], une astreinte de 150 euros par jour [77] a été prononcée. Pas de sanction pénale directe.
Quant à la condamnation d’Aly Diouara en première instance le 9 mars 2026 [78] à 4 500 euros d’amende [79] pour diffamation publique - infraction prévue par les articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881, passible d’une amende maximale de 12 000 euros -, aucune des sources consultées ne précise l’identité de la partie civile.
Traduction: le geste coûte peu au maire. Il rapporte beaucoup en visibilité.
Pourquoi l’État ne fait pas exécuter ses propres décisions
C’est l’angle mort de toute l’affaire. En septembre 2025, plus d’une centaine de mairies [80] avaient hissé le drapeau palestinien. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau [81] avait demandé aux préfets d’interdire les pavoisements. Le Conseil d’État avait tranché. Et puis? Rien.
L’ordonnance du 21 juillet 2025 [7] ordonnait au maire de La Courneuve de retirer banderole et fanions. Quelque neuf mois plus tard, le même maire hisse le même drapeau. Le préfet de Seine-Saint-Denis dispose pourtant de tous les outils: saisine en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA, réponse sous quarante-huit heures [74]), demande d’astreinte financière, suspension du maire pour un mois au plus (article L. 2122-16 du CGCT [75]). Mais l’astreinte maximale prononcée à ce jour - 150 euros par jour à Malakoff [77] - n’a même pas été liquidée dans la plupart des cas comparables. Le référé-liberté aboutit à une ordonnance de suspension, pas à une exécution forcée. Et la suspension préfectorale d’un maire, arme politique lourde, n’a jamais été utilisée pour un pavoisement.
Le mécanisme est structurellement faible. L’État produit des décisions de justice. Il ne les fait pas exécuter. Le coût politique d’une intervention préfectorale - envoyer un représentant de l’État décrocher un drapeau sur une mairie de banlieue - est jugé supérieur au coût juridique de l’inaction. Le maire le sait. Il en joue.
Aly Diouara [6], né le 1er mars 1987 [82] à La Courneuve [83], fonctionnaire territorial à Drancy [84], élu député le 7 juillet 2024 [85] avec 60,55 % [86] des voix, puis élu maire en mars 2026 avec 51,5 % [87], ne craint visiblement pas les tribunaux.
Le paradoxe est là. L’État légifère pour durcir la répression de l’apologie du terrorisme - cinq ans de prison [17]. Mais il est incapable de faire respecter une ordonnance du Conseil d’État sur un drapeau. La loi Yadan promet des peines lourdes. La jurisprudence existante promet 150 euros par jour [77]. L’écart entre l’ambition pénale du texte et l’impuissance administrative face à un pavoisement illégal résume tout le débat.
S’il est adopté le 5 mai [19], le texte atterrira le 1er juin au Sénat [88]. D’ici là, le drapeau flottera sur La Courneuve. Personne ne viendra le décrocher.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (88)
« Le maire LFI de La Courneuve a annoncé que le drapeau palestinien serait déployé sur le fronton de l'hôtel de ville ce jeudi 16 avril. »
lejdd.fr ↗ ↩
« maire LFI de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) »
leparisien.fr ↗ ↩
« L'annonce a été faite par un message publié mercredi 15 avril sur le réseau social X. »
leparisien.fr ↗ ↩
« L'information a été confirmée sur les réseaux sociaux par Mohamed Awad »
i24news.tv ↗ ↩
« « Ce matin nous avons hissé le drapeau de la Palestine sur la mairie de La Courneuve » »
i24news.tv ↗ ↩
« Le maire LFI de La Courneuve, Aly Diouara, est passé à l'acte. »
i24news.tv ↗ ↩
« Conseil d'État, ord., 21 juillet 2025, Commune de La Courneuve, n° 506299 »
blog.landot-avocats.net ↗ ↩
« Le principe de neutralité des services publics s'oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d'opinions politiques, religieuses ou philosophiques. »
blog.landot-avocats.net ↗ ↩
« la commune a entendu exprimer, au moyen de ces outils de communication, une prise de position de nature politique au sujet d'un conflit en cours. »
blog.landot-avocats.net ↗ ↩
« sera examinée en séance publique demain et après-demain, 16 et 17 avril 2026 par l'Assemblée nationale »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme » déposée par la députée (apparentée Renaissance) des Français de l'étranger Caroline Yadan »
lemonde.fr ↗ ↩
« En remettant en cause la possibilité de critiquer l'État d'Israël, cette proposition de loi fait peser une menace directe sur la liberté d'expression, pourtant dans un État de droit »
lejdd.fr ↗ ↩
« adoptée par la commission des lois de l'Assemblée nationale le 20 janvier 2026 »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« la proposition de loi dite Yadan visant à «lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme» »
cnews.fr ↗ ↩
« Le texte Yadan prévoit notamment de renforcer la répression des infractions de provocation et d'apologie du terrorisme »
cnews.fr ↗ ↩
« et crée un délit d'appel à la destruction d'un Etat »
cnews.fr ↗ ↩
« sera puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« encourront cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« avec un vote solennel fixé le 5 mai »
france24.com ↗ ↩
« il se veut une réponse à l'explosion des actes antisémites dans le sillage de l'attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas sur le sol israélien »
france24.com ↗ ↩
« un engagement pris par le Premier ministre Sébastien Lecornu devant le Crif en février »
leparisien.fr ↗ ↩
« un engagement pris par le Premier ministre Sébastien Lecornu devant le Crif en février »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le compteur s'est arrêté à 707 957 signatures. »
lemonde.fr ↗ ↩
« deuxième pétition la plus signée de l'histoire du site de l'Assemblée nationale, derrière celle contre la loi Duplomb »
leparisien.fr ↗ ↩
« La commission des Lois a décidé mercredi de classer la pétition »
lejdd.fr ↗ ↩
« « C'est un crachat à la figure des 700 000 signataires », a réagi Gabrielle Cathala »
lemonde.fr ↗ ↩
« a réagi Gabrielle Cathala, députée La France insoumise (LFI, Val-d'Oise) »
lemonde.fr ↗ ↩
« "Nous allons tout faire pour empêcher que l'examen de la PPL Yadan dans l'hémicycle démarre", a prévenu mercredi la députée LFI Gabrielle Cathala »
france24.com ↗ ↩
« Plus d'une centaine d'amendements ont ainsi été déposés sur les textes précédents pour ralentir l'arrivée de la proposition »
france24.com ↗ ↩
« Ce jeudi, La France Insoumise a également appelé à devant l'Assemblée nationale »
leparisien.fr ↗ ↩
« La France Insoumise a appelé à devant l'Assemblée et défend une motion de rejet du texte »
i24news.tv ↗ ↩
« les 71 députés de la France insoumise ont d'ores et déjà indiqué qu'ils voteraient contre le texte »
cnews.fr ↗ ↩
« les 69 députés socialistes voteront contre la proposition de loi Yadan »
cnews.fr ↗ ↩
« tout comme les 38 membres du groupe Ecologiste et social »
cnews.fr ↗ ↩
« et les 17 de la Gauche démocrate et républicaine »
cnews.fr ↗ ↩
« Le PS a de son côté annoncé voter contre »
leparisien.fr ↗ ↩
« dénonçant «un flou juridique» »
cnews.fr ↗ ↩
« et une «essentialisation entre les juifs de France et l'Etat d'Israël» »
cnews.fr ↗ ↩
« Le MoDem annonce qu'il votera contre »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le groupe MoDem, constitué de 37 députés »
cnews.fr ↗ ↩
« a indiqué ce mardi choisir entre l'abstention et le vote contre »
cnews.fr ↗ ↩
« les députés centristes du groupe Liot réclament son retrait »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le groupe LIOT (22 députés) »
cnews.fr ↗ ↩
« a exprimé son malaise face au texte et demandé son retrait pur et simple »
cnews.fr ↗ ↩
« tandis que le RN n'a pas encore arrêté de position définitive »
leparisien.fr ↗ ↩
« la proposition de loi Yadan devrait pouvoir obtenir le soutien des partis Renaissance, Horizons, Droite républicaine, UDR et Rassemblement national »
cnews.fr ↗ ↩
« L'ancien président François Hollande, co-signataire du texte à rebours de son groupe avec Jerôme Guedj »
france24.com ↗ ↩
« L'ancien président François Hollande, co-signataire du texte à rebours de son groupe avec Jerôme Guedj »
france24.com ↗ ↩
« Pour le LR Philippe Juvin, cette proposition de loi est nécessaire, mais "certains éléments posent problème" »
france24.com ↗ ↩
« la ministre chargée de l'Égalité et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé »
leparisien.fr ↗ ↩
« « tous les obstacles juridiques ont été levés par l'avis du Conseil d'État » »
leparisien.fr ↗ ↩
« la liberté de critiquer la politique israélienne, y compris celle du gouvernement de Benjamin Netanyahou »
i24news.tv ↗ ↩
« « chacun est libre de contester la politique du gouvernement de Netanyahou, de la critiquer, même le plus fort possible » »
leparisien.fr ↗ ↩
« l'ONU a mandaté cinq experts pour étudier ce dernier »
cnews.fr ↗ ↩
« cette PPL «élargirait dangereusement l'infraction déjà vague et excessivement large d'apologie du terrorisme prévue par le droit français» »
cnews.fr ↗ ↩
« Le Syndicat de la magistrature tire la sonnette d'alarme face au caractère liberticide de la proposition de loi »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« Mercredi soir, le syndicat de la magistrature a publié un communiqué pour dénoncer un texte "inadapté au travail des juges mais aussi dangereux pour les libertés publiques" »
france24.com ↗ ↩
« la circulaire du garde des Sceaux du 10 octobre 2023, qui donnait instruction aux parquets de poursuivre »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« qui tendent à inciter autrui à porter un jugement favorable sur une infraction qualifiée de terroriste ou sur son auteur, même prononcés dans le cadre d'un débat d'intérêt général et se revendiquant comme participant d'un discours de nature politique »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« La loi du 29 juillet 1881, les lois Pleven et Gayssot mais aussi la loi Cazeneuve »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« La loi Cazeneuve du 13 novembre 2014 »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« Ces incriminations ont été, à la suite des attentats de 2015, appliquées sans nuance »
syndicat-magistrature.fr ↗ ↩
« CE, 3 mai 1950, Dlle Jamet, Rec. 247 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« CE, 27 juil. 2005, Commune de Sainte-Anne, Rec. 347 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« La question du drapeau palestinien de la commune de Gennevilliers également. »
blog.landot-avocats.net ↗ ↩
« TA Cergy-Pontoise, ord., 20 juin 2025, n°2510707 »
blog.landot-avocats.net ↗ ↩
« l'apposition du drapeau palestinien sur la façade de la mairie de Mitry-Morin »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Le Tribunal administratif de Melun a, quant à lui, estimé, le 21 juin 2025 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« l'apposition du drapeau palestinien sur la façade de l'hôtel de ville de Faches-Thumesnil »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le Tribunal administratif de Lille a considéré, le 8 août 2025 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le juge des référés du Tribunal administratif de Nice a suspendu le refus du maire de de la ville »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Par deux ordonnances du 25 juin 2025, le juge des référés du Tribunal administratif de Nice a suspendu le refus du maire »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le maire de Nice a été enjoint de retirer ces drapeaux israéliens dans un délai de cinq jours »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le président du tribunal administratif peut en prononcer la suspension dans les quarante-huit heures »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le préfet a le pouvoir de suspendre le maire pour une durée d'un mois au plus »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« jusqu'au retrait du fronton de l'hôtel-de-ville de Malakoff du drapeau de l'État de Palestine »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« une astreinte de 150 euros par jour de retard jusqu'au retrait du fronton de l'hôtel-de-ville de Malakoff du drapeau de l'État de Palestine »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Aly Diouara est condamné en première instance le 9 mars 2026 à 4 500 € d'amende »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« condamné en première instance le 9 mars 2026 à 4 500 € d'amende pour diffamation publique »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« plus d'une centaine de mairies l'ont hissé ou apposé »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, a demandé aux préfets d'interdire les pavoisements du drapeau palestinien »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Aly Diouara, né le 1er mars 1987 à La Courneuve »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« né le 1er mars 1987 à La Courneuve »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« il est fonctionnaire territorial à la ville de Drancy »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Au second tour, le 7 juillet 2024, Aly Diouara est élu député »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Aly Diouara est élu député de la Seine-Saint-Denis par 60,55 % au second tour »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Aly Diouara remporte l'élection municipale au second tour avec 51,5 % des voix »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« S'il est adopté, le texte atterrira le 1er juin au Sénat »
france24.com ↗ ↩
Sources
- La Courneuve : le drapeau palestinien hissé sur la mairie, défi assumé à la loi Yadan
- « Symbolique » : le maire de La Courneuve va hisser le drapeau palestinien pour défier la loi Yadan
- La Courneuve : le maire LFI Aly Diouara va hisser le drapeau de la Palestine
- Reconnaissance de la Palestine : que risquent les maires qui hissent le drapeau malgré l’interdiction ?
- Antisémitisme : la loi Yadan, indispensable ou liberticide ? Les arguments d’un débat hautement sensible
- La proposition de loi Yadan arrive à l’Assemblée nationale sur fond de contestation
- [Communiqué de presse] Proposition de loi « Yadan » : un blanc-seing à l’arbitraire judiciaire
- Principe de neutralité et communication des collectivités territoriales (notamment drapeaux palestinien ou israéliens en fronton de mairie, tous deux censurés) : un point au 24/7/2025
- À l'Assemblée, l'examen incertain de la proposition de loi Yadan sur l'antisémitisme
- Antisémitisme : votée ce jeudi par les députés, la proposition de loi Yadan suscite des réserves
- Aly Diouara
