La Vespière : suspension de 3 mois des structures gonflables du Paradis des enfants
La préfecture du Calvados a interdit l'exploitation de 15 structures gonflables et d'un trampoline après avoir constaté de graves manquements à la sécurité
Le paradis des enfants à La Vespière ne peut plus accueillir de jeunes visiteurs pour trois mois. La préfecture a suspendu l'exploitation de ses 15 structures gonflables et de son trampoline après des contrôles révélant des défauts d'ancrage et d'autres manquements à la sécurité.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 15 structures gonflables et un trampoline suspendus pour trois mois à La Vespière par arrêté préfectoral
- La DDPP du Calvados a constaté des ancrages au sol insuffisants et inadaptés lors des contrôles
- Plus de 70% des sites inspectés en France en 2024 présentaient des non-conformités de sécurité
- La norme NF EN 14960 exige une résistance de 1600 newtons par point d'ancrage
La préfecture du Calvados a prononcé une suspension administrative de trois mois à l’encontre du site « le paradis des enfants » situé à La Vespière-Friardel. La décision, notifiée fin juillet 2026, interdit la mise à disposition du public de 15 structures gonflables et d’un équipement de type trampoline.
Ce qu’ont constaté les agents de la DDPP
Les inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Calvados ont contrôlé le site après un signalement faisant état du mauvais état général de plusieurs structures. Selon le préfet, de nombreux manquements ont été relevés.
Les agents ont notamment identifié des systèmes d’ancrage au sol insuffisants ou inadaptés. Ces défaillances présentent des risques de basculement ou d’envol des installations, particulièrement dangereux pour les enfants qui les utilisent.
La norme NF EN 14960, qui encadre ces équipements, impose une résistance minimale de 1600 newtons (environ 160 kg) par point d’ancrage. Les contrôles ont révélé que ces exigences n’étaient pas respectées sur le site de La Vespière.
Des risques récurrents sur ce type d’équipements
Au-delà des problèmes d’ancrage, les autorités pointent régulièrement d’autres défaillances sur les structures gonflables : absence de mesure de la vitesse du vent, branchements électriques mal sécurisés, défaut de surveillance. Ces manquements peuvent avoir des conséquences graves, notamment en cas de conditions météorologiques dégradées.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) mène depuis plusieurs années des campagnes de contrôle ciblées sur ces équipements ludiques. En 2024, une enquête nationale a révélé que plus de 70% des sites inspectés présentaient des non-conformités de sécurité.
Une suspension administrative immédiate
Face à la gravité des manquements constatés, le préfet du Calvados a opté pour une mesure radicale. La suspension administrative prend effet immédiatement et s’étend sur une durée de trois mois. Durant cette période, aucune des 15 structures gonflables ni le trampoline ne peuvent être mis à disposition du public.
Cette décision permet aux autorités de s’assurer que l’exploitant effectue les travaux de mise en conformité nécessaires avant toute remise en service. Le site devra démontrer que l’ensemble des installations respecte les normes de sécurité en vigueur.
Contexte dans le Calvados
La Vespière-Friardel, commune de 1 181 habitants selon les dernières données INSEE, est située dans le Calvados, département de 718 525 habitants où les structures de loisirs pour enfants font l’objet d’une surveillance accrue. Le département, comme le reste de la région normande, compte plusieurs parcs de jeux et centres de loisirs soumis à des contrôles réguliers de la DDPP.
Cette suspension s’inscrit dans un contexte national de vigilance renforcée. Les services de l’État multiplient les inspections sur ces équipements après plusieurs accidents survenus ces dernières années. La préfecture rappelle régulièrement aux exploitants leurs obligations en matière de sécurité du public.
Prochaines étapes
L’exploitant du paradis des enfants dispose des trois prochains mois pour effectuer les travaux de mise en conformité. Une nouvelle inspection de la DDPP sera nécessaire avant toute autorisation de réouverture. Les familles qui avaient prévu de fréquenter le site durant l’été devront se tourner vers d’autres structures de loisirs du secteur.