Laigneville : le maire prévient qu’il ne s’opposera pas aux fermetures de classes
Christophe Dietrich a réaffirmé lors du conseil municipal de juin 2026 sa position, invoquant la baisse démographique et les contraintes budgétaires.
Fermetures de classes en vue à Laigneville. Le maire Christophe Dietrich annonce ne pas vouloir s'y opposer, malgré les inquiétudes des familles. Il évoque une baisse continue des effectifs scolaires.
L’essentiel
- Fait 1 : Le maire Christophe Dietrich a indiqué en juin 2026 qu’il ne s’opposerait pas aux fermetures de classes annoncées.
- Fait 2 : Un projet municipal de fusion des écoles, présenté en février 2024, avait été rejeté par les parents et les enseignants.
- Fait 3 : La baisse démographique constante des effectifs d’élèves est la cause principale des fermetures envisagées.
- Fait 4 : Des modifications d’horaires d’entrée et de sortie ont été mises en place dans deux écoles à la rentrée 2025.
Ce qui s’est passé
Lors du conseil municipal de juin 2026, le maire de Laigneville, Christophe Dietrich, a réaffirmé qu’il ne se battrait pas contre les fermetures de classes à prévoir dans les écoles de la commune. Selon Oise Hebdo, le maire avait déjà tenu un discours similaire en février 2024, en déclarant ne pas vouloir lutter contre des fermetures qu’il juge inévitables.
Cette position s’inscrit dans un contexte de baisse démographique continue. Les effectifs scolaires de Laigneville diminuent régulièrement, ce qui conduit logiquement à une réduction du nombre de classes. Le maire a indiqué ne pas vouloir s’opposer à une évolution dictée par les chiffres.
Un projet de fusion rejeté en 2024
En février 2024, la municipalité avait proposé un projet de fusion des écoles pour rationaliser les coûts et éviter des fermetures imposées par l’État. Ce projet prévoyait de regrouper les trois écoles publiques de la ville : l’école primaire L’Aunois, l’école primaire Georges Brassens et une école élémentaire. Mais il a été massivement rejeté par les parents d’élèves et le corps enseignant.
Christophe Dietrich avait alors expliqué que la commune ne pouvait plus financer seule une offre scolaire trop dispersée. Il avait prévenu que l’alternative à la fusion serait des fermetures de classes subies, sans aucune maîtrise locale. Deux ans plus tard, sa prédiction semble se réaliser.
Conséquences pour les familles
Les fermetures à venir auront un impact direct sur les familles laignevilloises. Les classes supprimées entraîneront des effectifs plus chargés dans les classes restantes et, potentiellement, une réorganisation des secteurs scolaires. La mairie a déjà mis en place des modifications d’horaires d’entrée et de sortie dans deux écoles à la rentrée 2025, signe des ajustements nécessaires.
Par ailleurs, en juin 2026, des fermetures temporaires d’écoles ont été décidées en raison de la canicule, un phénomène qui pourrait se répéter. La commune dépend de la Communauté de communes du Liancourtois (Vallée d’Orée) pour certaines politiques éducatives, ce qui limite sa marge de manœuvre.
Contexte dans l’Oise
Laigneville, commune de 4 700 habitants située dans l’Oise, n’est pas un cas isolé. De nombreuses villes du département connaissent une baisse des effectifs scolaires, liée à un vieillissement de la population et à un solde naturel négatif. Selon les données de l’Insee, la démographie scolaire de l’Oise est en recul, particulièrement dans les zones périurbaines comme le Liancourtois. Cette tendance pousse les maires à faire des choix difficiles entre maintien de l’offre éducative et contraintes budgétaires.
D’autres communes de l’Oise ont déjà connu des fermetures de classes, comme à Albi où l’abattage d’un tilleul dans une école a provoqué la colère, mais les situations restent très diverses. L’offre scolaire dans le département est régulièrement ajustée en fonction des effectifs.
Prochaine étape
Les décisions définitives sur le nombre de classes fermées à Laigneville seront prises à la rentrée 2026, lors de la carte scolaire. La mairie a indiqué qu’elle communiquerait auprès des familles dès que les arbitrages de l’inspection académique seront connus. Les parents d’élèves, déjà mobilisés lors du rejet du projet de fusion en 2024, pourraient se faire entendre à nouveau.