Le Puy-en-Velay : la grève reconduite au collège Lafayette pour une troisième classe de cinquième
La quasi-totalité des enseignants du collège Lafayette a reconduit son mouvement de grève ce mardi 23 juin pour réclamer l'ouverture d'une troisième classe de cinquième à la rentrée prochaine.
Débutée lundi 22 juin, la grève des enseignants du collège Lafayette au Puy-en-Velay a été reconduite mardi. Les personnels réclament une troisième classe de cinquième pour éviter des effectifs de près de 30 élèves par section. Une audience d'urgence est demandée à l'inspection académique.
L’essentiel
- Grève depuis le lundi 22 juin 2026 : la quasi-totalité des enseignants du collège Lafayette au Puy-en-Velay a entamé un mouvement social.
- Revendication : les grévistes demandent l’ouverture d’une troisième classe de cinquième pour la rentrée de septembre 2026.
- Effectifs : le collège est passé de 233 élèves en septembre 2025 à 252 en juin 2026 ; sans nouvelle classe, les cinquièmes atteindraient 29 ou 30 élèves, au-delà de la capacité de sécurité de 28 places par salle.
Ce qui s’est passé
Le mouvement de grève entamé lundi 22 juin au collège Lafayette du Puy-en-Velay a été reconduit ce mardi 23 juin. Selon les informations recueillies auprès des syndicats, la quasi-totalité des enseignants de l’établissement poursuit le mouvement pour obtenir l’ouverture d’une troisième classe de cinquième à la rentrée prochaine. Le collège, qui compte déjà deux classes de ce niveau, verrait ses effectifs grimper à 29 ou 30 élèves par division si aucune mesure n’est prise, selon les prévisions des personnels.
Les revendications des enseignants
Les grévistes, soutenus par la représentante du syndicat Force Ouvrière (FO), Agnès Chichereau, pointent un problème de capacité. « Les salles de classe ne sont conçues que pour accueillir 28 personnes maximum pour des raisons de sécurité », explique-t-elle. Avec 252 élèves inscrits au collège en juin 2026, contre 233 en septembre 2025, la pression démographique est réelle. L’absence de troisième classe obligerait à entasser les élèves dans des conditions jugées indignes par les enseignants.
La revendication centrale est simple : ouvrir une troisième classe de cinquième pour répartir les effectifs et respecter les normes de sécurité. Les personnels estiment que le rectorat refuse cette ouverture depuis plusieurs semaines, malgré les alertes répétées. Une audience d’urgence a été sollicitée auprès de l’inspection académique, sans réponse à ce stade.
Une classe de quatrième supprimée
Au-delà de la question des cinquièmes, les grévistes s’inquiètent de la suppression programmée d’une classe de quatrième dès la rentrée 2026. Cette décision, déjà actée par l’administration, réduirait encore la capacité d’accueil du collège. Selon les syndicats, le rectorat pourrait réorienter les nouveaux élèves arrivant en cours d’année vers d’autres établissements du bassin, faute de places disponibles. Un scénario qui inquiète les familles, notamment celles dont les enfants sont inscrits dans la section football d’excellence du collège Lafayette. « Des jeunes joueurs talentueux pourraient être exclus parce qu’il n’y aura simplement pas de place », alerte Agnès Chichereau.
Contexte dans la Haute-Loire
Le collège Lafayette est l’un des principaux établissements du Puy-en-Velay, préfecture de la Haute-Loire (environ 18 500 habitants). Le département, rural et marqué par un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale (14,4 % en 2022 selon l’Insee), voit ses effectifs scolaires fluctuer avec les mouvements de population. Cette grève intervient alors que plusieurs établissements du département avaient déjà alerté sur les difficultés de rentrée liées aux sous-effectifs enseignants et à la vétusté des locaux. La situation du collège Lafayette illustre les tensions récurrentes entre les demandes locales et les arbitrages du rectorat de Clermont-Ferrand.
Prochaine étape
Les enseignants grévistes attendent une réponse de l’inspection académique à leur demande d’audience urgente. La rentrée de septembre 2026 est dans moins de trois mois, et le temps presse pour trouver une solution alternative. Si le rectorat maintient son refus, le mouvement pourrait se prolonger au-delà de cette semaine, perturbant les derniers jours d’école avant les vacances.