Le Puy-en-Velay : le préfet interdit le rassemblement pro-Palestine
Le préfet Yvan Cordier a interdit le rassemblement du Collectif Palestine 43 place du Martouret, proposant la place du Théron en alternative.
Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, a pris un arrêté interdisant le rassemblement pro-palestinien prévu le 4 juillet place du Martouret, au Puy-en-Velay. La préfecture invoque le marché estival, des mariages et des impératifs de sécurité. Le Collectif Palestine 43 dénonce une entrave à la liberté de manifester.
L’essentiel
- Fait 1 : le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, a pris un arrêté interdisant le rassemblement du Collectif Palestine 43 prévu le samedi 4 juillet 2026, place du Martouret, au Puy-en-Velay.
- Fait 2 : la préfecture propose la place du Théron comme lieu de repli pour la manifestation.
- Fait 3 : les motifs invoqués sont le marché estival, des mariages célébrés à la mairie et des impératifs de sécurité routière pour les secours.
- Fait 4 : le maire du Puy-en-Velay est à l’origine de la demande de déplacement, selon La Commère 43 et Le Progrès.
- Fait 5 : l’élue municipale Naziha Bouachmir et le Collectif Palestine 43 dénoncent une entrave disproportionnée à la liberté de manifester.
Un arrêté pris avant le rassemblement
Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, a pris un arrêté interdisant le rassemblement pro-palestinien organisé par le Collectif Palestine 43. La manifestation était prévue le samedi 4 juillet 2026, place du Martouret, au cœur du Puy-en-Velay, selon Le Veil et l’information reprise par info.fr.
La préfecture n’a pas prononcé une interdiction pure et simple. Elle propose un repli sur la place du Théron, un autre espace public du Puy-en-Velay, selon les informations rapportées par La Commère 43 et Le Progrès.
Les motifs avancés par la préfecture
Selon l’arrêté cité par ces deux médias, la décision s’appuie sur plusieurs justifications : la tenue du marché estival sur la place du Martouret, des mariages célébrés le même jour à la mairie voisine, et des impératifs de sécurité routière liés au passage des véhicules de secours. Le maintien du rassemblement à cet endroit aurait, selon la préfecture, compliqué la circulation des secours et l’organisation de ces événements simultanés.
Le maire du Puy-en-Velay est à l’origine de la demande de déplacement, selon La Commère 43 et Le Progrès. La préfecture a suivi cette requête en modifiant, par arrêté, le lieu de la manifestation.
La contestation du Collectif Palestine 43
Le Collectif Palestine 43, à l’initiative du rassemblement, conteste cette décision. L’élue municipale Naziha Bouachmir a exprimé son désaccord, dénonçant une entrave disproportionnée à la liberté de manifester, selon les informations relayées par La Commère 43.
Ni le collectif ni l’élue n’ont indiqué, à ce stade, s’ils comptaient contester l’arrêté devant le tribunal administratif. Le déroulement effectif du rassemblement du 4 juillet, notamment son maintien éventuel place du Théron, n’a pas été précisé dans les sources disponibles.
Contexte en Haute-Loire
Le Puy-en-Velay est le chef-lieu de la Haute-Loire. La place du Martouret, devant l’hôtel de ville, est un lieu central de la commune, régulièrement utilisé pour des rassemblements et des marchés. Le pouvoir de restreindre ou de déplacer une manifestation sur la voie publique relève du préfet, chargé de concilier l’exercice de la liberté de manifester avec le maintien de l’ordre public et la continuité des autres usages de l’espace public, comme un marché ou des cérémonies de mariage. Ce type d’arbitrage n’est pas propre à la Haute-Loire, mais l’affaire du Puy-en-Velay illustre la façon dont ces arrêtés peuvent être perçus comme des restrictions ciblées par les organisateurs de rassemblements liés au conflit israélo-palestinien.
La suite dépendra d’un éventuel recours du Collectif Palestine 43 et des prochaines demandes de rassemblement dans le département.