Le Thillot : des voisins lancent une banque de temps pour s’entraider sans argent

Un groupe d'habitants du Thillot expérimente l'échange de services entre voisins, sans transaction financière.

Le Thillot : des voisins lancent une banque de temps pour s'entraider sans argent
Illustration Marc Humbert / info.fr

À Le Thillot, dans les Vosges, des riverains s'organisent pour créer une banque de temps. Le principe : échanger des services sur la base d'heures, sans argent. Une initiative encore à ses débuts.

Bricolage contre cours de jardinage, garde d’animaux contre transport chez le médecin : à Le Thillot, un groupe de voisins réfléchit à mettre en place une banque de temps locale. Le concept repose sur un échange simple - une heure rendue vaut une heure reçue, quelle que soit la nature du service.

Un modèle qui existe depuis les années 1990

Les banques du temps ne sont pas une nouveauté en France. Selon Wikipedia, on en dénombrait plus de 200 structures actives en 2023, nées pour la plupart dans les années 1990. En Grand Est, des initiatives similaires existent en Lorraine depuis 2010. Entre 2020 et 2025, les associations solidaires de la région ont progressé de 20 %, selon la préfecture de région.

À Le Thillot, aucune date de lancement officielle n’a été communiquée. Aucun financement public ni élu porteur du projet n’ont été identifiés à ce stade. Les contours restent à préciser.

Réponse à l’isolement rural ?

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Dans un territoire rural comme la vallée de la Moselle vosgienne, ce type de réseau peut répondre à un besoin concret : rompre l’isolement, mutualiser des compétences, créer du lien entre générations. Le département des Vosges porte par ailleurs un Plan Vosges Ambitions 2027 incluant des actions communautaires en 2025-2026, sans référence directe à une banque de temps locale, selon vosges.fr.

L’initiative en est à ses prémices. Son développement dépendra de la mobilisation des habitants et d’un éventuel ancrage associatif.

Sources

Marc Humbert

Marc Humbert

Correspondant à Épinal, suit la filière bois, les tensions sur les forêts, l'imagerie et les débats sur les services publics. Diplômé de l'IFP Paris 2, il a travaillé en PQR vosgienne. Conviction : interroger les forestiers, les industriels du bois, les élus, vérifier les rapports de l'ONF avant de conclure.

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