Lecornu annonce la rupture avec Palantir, que la DGSI confiera à ChapsVision
Six mois après avoir renouvelé le contrat américain pour trois ans, la France annonce un divorce dont nul ne connaît le calendrier
Sébastien Lecornu annonce la rupture du contrat DGSI-Palantir au profit de la française ChapsVision. Le contrat américain, renouvelé en décembre 2025, courait jusqu'en 2028.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une rupture sans calendrier
Aucune modalité concrète de passation n'a été communiquée, alors que le contrat Palantir courait jusqu'en 2028.
La contradiction Palantir
Palantir affirme que son contrat reste pleinement en vigueur, le jour même où Lecornu annonce sa rupture.
Le risque du Cloud Act
Palantir est soumis au Cloud Act (2018), qui permet à Washington d'exiger des données stockées à l'étranger.
Un plan IA de 655 millions
L'annonce s'accompagne de 655 millions d'euros via France 2030 et d'un assistant souverain pour un million d'agents publics.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lecornu annonce le 16 juin 2026 la rupture du contrat DGSI-Palantir au profit de ChapsVision.
- Le contrat Palantir avait été renouvelé en décembre 2025 pour trois ans, jusqu'en 2028.
- Palantir affirme le même jour que son contrat reste pleinement en vigueur.
- ChapsVision, fondée en 2019, avait déjà été choisie par le renseignement allemand BfV en mai 2026.
- Aucune modalité concrète de transition, ni aucune position de la CNIL, n'a été communiquée.
Le mardi 16 juin 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) mettait fin à son contrat avec Palantir [1] [2]. La société française ChapsVision le remplacera [3]. « Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique », a justifié le Premier ministre [4].
L’annonce intervient à la veille de l’ouverture à Paris du salon VivaTech [5]. Elle s’accompagne d’un plan de 655 millions d’euros supplémentaires consacrés à l’intelligence artificielle via le programme France 2030 [6] [7].
Dix ans, quatre contrats, aucun successeur: la décennie Palantir
La chronologie raconte une autre histoire que celle du divorce assumé. Pour comprendre ce que rompt l’annonce de Lecornu, il faut remonter la décennie entière. Tout commence dans l’urgence: au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, la DGSI installe en catastrophe l’outil de Palantir [10] [11]. La collaboration officielle débute en 2016 [12]. L’outil, baptisé OTDH (outil de traitement des données hétérogènes), devait alors rester « transitoire » [13] [14].
Dès 2018, le directeur de la DGSI d’alors, Laurent Nuñez, annonçait vouloir « développer une offre française ou européenne afin de mettre un outil à disposition de tous les services de renseignement » [15] [16]. Le chantier s’est ouvert mais n’a pas abouti. Le contrat américain a été reconduit en 2019, puis en 2022 [17] [18]. Et le 15 décembre 2025, Palantir officialisait un troisième renouvellement, pour trois ans, jusqu’en 2028 [19] [20] [21] [22]. Dix ans, quatre contrats, aucun successeur validé: c’est ce bilan que l’annonce du 16 juin prétend clore. La même promesse de souveraineté, formulée en 2018, réitérée en 2021 [23] [24], n’avait jamais débouché sur un remplaçant opérationnel.
Devant les députés, Laurent Nuñez, désormais ministre de l’Intérieur, a expliqué pourquoi le contrat américain avait été reconduit en décembre: « Ce n’est absolument pas une question de crédits. C’est vraiment un problème technique, qu’on a rencontré dès l’origine » [25] [26] [27]. Dès 2022, la DGSI avait lancé un appel d’offres OTDH pour remplacer Palantir par un acteur français [8] [28]. Trois ans plus tard, aucun candidat n’avait atteint le niveau de l’Américain [9]. OpexNews résumait l’exigence propre au secteur: « dans le renseignement, l’exigence n’est pas seulement d’être souverain. Elle est d’être souverain sans rupture, sans régression, et à un niveau de confiance quasi absolu » [29].
La contradiction Palantir: que signifie « pleinement en vigueur »?
Les deux versions ne concordent pas. Le jour de l’annonce de Lecornu, Palantir a affirmé que son contrat avec la DGSI « reste pleinement en vigueur » et que la coopération « se poursuit conformément aux engagements contractuels existants » [30]. L’entreprise dit partager « l’ambition des autorités françaises de renforcer les capacités technologiques nationales et européennes » [31]. Six mois plus tôt, le CEO de Palantir Alex Karp saluait pourtant ce même renouvellement: « Ce renouvellement souligne le rôle critique que nos plateformes pilotées par l’IA continuent de jouer pour soutenir la mission de la DGSI » [32] [33].
Comment réconcilier ces deux affirmations? Trois lectures juridiques coexistent. La première: Lecornu aurait posé un acte politique sans résiliation formelle encore notifiée - auquel cas le contrat reste effectivement « en vigueur » tant que la DGSI ne l’a pas dénoncé. La deuxième: l’État activerait une résiliation pour motif d’intérêt général. L’article L. 2195-4 du Code de la commande publique reconnaît en effet à l’acheteur public la faculté de résilier un marché en cours pour un tel motif, moyennant l’indemnisation du cocontractant pour le préjudice subi. La troisième: une clause de sortie contractuelle, négociée dès la reconduction « dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain » [34]. Numerama souligne qu’aucune précision n’a été donnée sur les modalités concrètes de la passation [22]: ni montant d’indemnité, ni date de notification, ni fondement juridique invoqué. La déclaration politique d’un côté, la position juridique de l’autre - et personne ne tranche publiquement.
Du côté de l’État, l’argument demeure celui de la technique, non du budget. C’est ce qu’a martelé Laurent Nuñez: si Palantir avait été reconduit, c’était faute d’un remplaçant français à la hauteur, pas par souci d’économie [25]. Le ministre assurait alors que « la sécurité des outils est garantie » [35], et fixait le cap: « L’ambition, c’est bien de parvenir à l’utilisation d’outils souverains » [36]. La rupture annoncée par Lecornu prétend faire de cette ambition une décision - quand bien même le calendrier reste à écrire.
Un plan IA de 655 millions adossé au virage souverain
La rupture n’est pas isolée: elle s’inscrit dans une enveloppe globale. Le même 16 juin, le gouvernement a annoncé 655 millions d’euros supplémentaires pour l’IA, mobilisés via le programme France 2030 [6] [7] [37]. Ces fonds doivent financer le déploiement d’outils souverains dans l’administration plutôt que l’achat de solutions extra-européennes. « Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire », a résumé le Premier ministre [38].
Le volet le plus concret est un assistant conversationnel souverain destiné à environ un million d’agents publics, après une phase de test menée auprès de 10 000 fonctionnaires [39] [40] [41] [42]. Il reposera sur les modèles développés par la start-up française Mistral [43] [44]. David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, le décrit comme « l’équivalent de ChatGPT mais en version souveraine et sécurisée pour pouvoir faire de la recherche documentaire, des synthèses, de l’analyse des résumés » [45] [46]. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur bénéficieront dès cette année d’outils d’IA avancés via la plateforme GenIAl [47] [48]. La même logique irrigue l’ensemble: ne pas « risque[r] d’être dépendant de ces technologies extra-européennes », avertit David Amiel [49] [50].
ChapsVision, la pépite qui suit l’Allemagne
ChapsVision a été fondée en 2019 à Suresnes par le polytechnicien Olivier Dellenbach [51] [52]. L’entreprise réalise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires et revendique 2 000 clients [53] [54]. Son produit phare, ArgonOS, est un logiciel d’analyse de données structurées et non structurées [55]. Depuis 2022, elle est déjà impliquée dans un partenariat avec les services de sécurité français [56].
La France n’est pas la première. En mai 2026, l’Office fédéral de protection de la Constitution allemand (BfV), dirigé par Sinan Selen, avait choisi ArgonOS au détriment de Palantir [57] [58] [59]. ChapsVision devient ainsi le fournisseur cité face à Palantir des deux côtés du Rhin. Marc Henrichmann, président de la commission parlementaire de contrôle des services de renseignement allemands, posait alors une réserve qui vaut aussi pour Paris: « En choisissant ArgonOS, le BfV envoie un signal clair pour la souveraineté numérique européenne. Sa capacité à tenir dans la durée devra être démontrée par son usage opérationnel. La performance doit rester le critère premier, pas seulement l’origine » [60] [61].
Pourquoi maintenant: le robinet que Washington peut couper
Le timing s’explique par un contexte américain. Lecornu affiche la volonté de « construire une véritable autonomie » pour ne « pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires, capables de couper le robinet d’accès » à l’IA [62]. Palantir est soumis au Cloud Act, la législation américaine permettant le transfert de données vers les États-Unis si l’exécutif l’exige [63] [64]. Adopté en 2018, ce Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act autorise les autorités américaines à contraindre un opérateur de droit américain à livrer des données qu’il détient, y compris lorsqu’elles sont stockées hors des États-Unis.
Cette extraterritorialité n’est pas une crainte théorique. On se souvient des révélations d’Edward Snowden, en 2013, qui avaient exposé l’ampleur de la collecte de la NSA sur les données européennes. Et en 2020, la Cour de justice de l’Union européenne, dans son arrêt dit Schrems II, avait invalidé le « Privacy Shield » au motif que les lois de surveillance américaines ne garantissaient pas un niveau de protection équivalent à celui du droit européen. Plusieurs services de sécurité européens ont depuis cherché à réduire leur exposition aux prestataires soumis au droit américain.
Pierre Gastineau, co-auteur avec Antoine Izambard du livre-enquête Les espions du président (Albin Michel, 2025), expose le risque: « À partir du moment où on voit, notamment depuis l’élection de Trump, par exemple en Ukraine, qu’ils ont pu vouloir débrancher des systèmes de traitement de données comme Palantir, ça veut dire qu’un jour, ils peuvent nous le faire aussi » [65] [66].
L’angle mort: un divorce sans calendrier, et sans CNIL
Ce que l’annonce ne dit pas: comment et quand la transition s’opérera. Aucune modalité concrète de passation n’a été communiquée, alors que le contrat Palantir courait jusqu’en 2028 [22]. Six mois plus tôt, l’État avait justement reconduit Palantir « dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain » [34]. Laurent Nuñez assurait alors que « la sécurité des outils est garantie » [35].
Autre silence notable: aucune des sources consultées ne mentionne de prise de position de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur les conditions de traitement des données de la DGSI par Palantir, ni sur les garanties exigées de ChapsVision. Dans une affaire qui touche pourtant au cœur du traitement de données sensibles par un opérateur soumis à une loi extraterritoriale américaine, l’absence de l’autorité de contrôle nationale reste un angle mort.
OpexNews prévenait dès décembre: « Tant qu’elle restera présentée comme une transition sans calendrier lisible, le transitoire continuera d’être très durable » [67]. Le même média rappelait que « la souveraineté n’est pas un slogan, c’est une trajectoire industrielle, longue, coûteuse, et souvent ingrate » [68]. La France compte parmi les marchés majeurs de Palantir, l’entreprise revendiquant au moins 15 % des entreprises du CAC 40 comme clients [69].
Les deux annonces sont publiques. L’une proclame la rupture. L’autre affirme la continuité. Le calendrier de transition, lui, reste introuvable.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (69)
« Prime Minister Sébastien Lecornu said in an online video »
politico.eu ↗ ↩
« Ce mardi 16 juin 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui-même confirmé que la Direction générale de la Sécurité intérieur (DGSI) allait cesser de collaborer avec Palantir. »
clubic.com ↗ ↩
« The General Directorate for Internal Security (DGSI) picked French firm ChapsVision to "replace the American giant Palantir," »
politico.eu ↗ ↩
« « Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances dans le numérique », a justifié Sébastien Lecornu. »
numerama.com ↗ ↩
« Une annonce qui survient à la veille de l'ouverture à Paris du salon VivaTech, dédié aux nouvelles technologies »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Cette bascule s’accompagne d’un effort budgétaire du gouvernement: 655 millions d’euros supplémentaires seront consacrés au développement de l’IA via le programme France 2030. »
numerama.com ↗ ↩
«.655 millions d’euros supplémentaires seront consacrés au développement de l’IA via le programme France 2030. »
numerama.com ↗ ↩
« Dès 2022, consciente des problématiques de souveraineté, la DGSI a lancé un appel d’offres OTDH »
lcp.fr ↗ ↩
« trois ans plus tard, qu'aucun des candidats n'a réussi à se hisser au niveau de Palantir Technologies »
lcp.fr ↗ ↩
« Tout a commencé en 2015, au lendemain du 13 novembre. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« L’outil a été installé dans l’urgence après les attentats du 13 novembre 2015. »
opexnews.fr ↗ ↩
« The DGSI has worked with Palantir since 2016. »
politico.eu ↗ ↩
« « OTDH », outil de traitement des données hétérogènes »
opexnews.fr ↗ ↩
« Depuis, il devait rester « transitoire ». »
opexnews.fr ↗ ↩
« Dès 2018, le directeur de la DGSI de l'époque, Laurent Nuñez, annonce donc vouloir changer pour des raisons de souveraineté »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Nous travaillons à développer une offre française ou européenne afin de mettre un outil à disposition de tous les services de renseignement. Et de nombreuses entreprises se sont proposées. » »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le contrat avec Palantir en est à son troisième renouvellement, après ceux de 2019 et 2022 »
lcp.fr ↗ ↩
« après ceux de 2019 et 2022 »
lcp.fr ↗ ↩
« L'entreprise américaine Palantir [.] a officialisé lundi 15 décembre le renouvellement pour trois ans de son contrat avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) française. »
bfmtv.com ↗ ↩
« It renewed its contract in December 2025, which was due to run until 2028. »
politico.eu ↗ ↩
« It renewed its contract in December 2025, which was due to run until 2028. »
politico.eu ↗ ↩
« Aucune précision n’a en revanche été donnée sur les modalités concrètes de cette passation au sein de la DGSI, alors que le contrat avec Palantir courait théoriquement jusqu’en 2028. »
numerama.com ↗ ↩
« jusqu'à une déclaration en commission en 2021 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Depuis 2018, nous voulons disposer d'un outil souverain produit par des industriels français ou éventuellement européens. Ce chantier est en cours », indiquait encore Laurent Nuñez. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Ce n'est absolument pas une question de crédits. C'est vraiment un problème technique, qu'on a rencontré dès l'origine" »
lcp.fr ↗ ↩
« le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez »
lcp.fr ↗ ↩
« ce mercredi 27 mai »
lcp.fr ↗ ↩
« la DGSI a lancé un appel d’offres OTDH (outil de traitement de données hétérogènes) afin de remplacer l'entreprise de services et d'édition logicielle par un acteur français »
lcp.fr ↗ ↩
« dans le renseignement, l’exigence n’est pas seulement d’être « souverain ». Elle est d’être souverain sans rupture, sans régression, et à un niveau de confiance quasi absolu. »
opexnews.fr ↗ ↩
« the contract with DGSI "remains fully in force" and the cooperation with French authorities "continues under the existing contractual commitments" »
politico.eu ↗ ↩
« Palantir "shares the French authorities’ ambition to strengthen national and European technological capabilities," »
politico.eu ↗ ↩
« "This renewal underscores the critical role that our AI-driven platforms continue to play in supporting the DGSI's mission to safeguard national security." »
investors.palantir.com ↗ ↩
« Alex Karp, co-founder and Chief Executive Officer of Palantir »
investors.palantir.com ↗ ↩
« s'effectue "dans l'attente du déploiement d'un nouvel outil souverain", a précisé le renseignement intérieur français. »
bfmtv.com ↗ ↩
« "La sécurité des outils est garantie", a martelé le ministre »
lcp.fr ↗ ↩
« "L'ambition, c'est bien de parvenir à l'utilisation d'outils souverains", a affirmé Laurent Nuñez »
lcp.fr ↗ ↩
« 655 millions d’euros. C’est l’enveloppe annoncée par le gouvernement pour accélérer le développement de l’IA française. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« « Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire », a déclaré ce mardi le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
«.la généralisation de l’Assistant, son outil conversationnel propulsé par les modèles de Mistral AI, à environ un million d’agents publics. »
numerama.com ↗ ↩
«.après une phase de test menée auprès de 10 000 fonctionnaires des ministères de l’Intérieur, de la Justice et de Bercy. »
numerama.com ↗ ↩
« Après une phase pilote menée auprès de 10 000 agents, l’outil sera généralisé à environ un million de fonctionnaires. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« l’outil sera généralisé à environ un million de fonctionnaires. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
«.son outil conversationnel propulsé par les modèles de Mistral AI. »
numerama.com ↗ ↩
« Il reposera sur les modèles développés par la start-up française Mistral. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« L’agent conversationnel sera donc «l’équivalent de ChatGPT mais en version souveraine et sécurisée pour pouvoir faire de la recherche documentaire, des synthèses, de l’analyse des résumés», selon David Amiel. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« a détaillé le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, dans un point presse. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« Les ministères de la Justice et de l’Intérieur bénéficieront dès cette année d’outils d’IA avancés via la plateforme GenIAl. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« via la plateforme GenIAl. »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« mettant en garde contre le «risque d’être dépendant de ces technologies extra-européennes». »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« «Il est évident que l’IA est une opportunité comme elle est une menace», a alerté David Amiel »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« Fondée en 2019 par le polytechnicien Olivier Dellenbach »
bfmtv.com ↗ ↩
« ChapsVision, fondée à Suresnes en 2019 »
lemagit.fr ↗ ↩
« 200 millions de chiffres d’affaires »
bfmtv.com ↗ ↩
« 2.000 clients »
bfmtv.com ↗ ↩
« ChapsVision’s ArgonOS software »
politico.eu ↗ ↩
« ChapsVision was already involved in a partnership launched in 2022 to support security services including intelligence, customs and law enforcement. »
politico.eu ↗ ↩
« The Federal Office for the Protection of the Constitution, known as the BfV »
politico.eu ↗ ↩
« BfV President Sinan Selen »
politico.eu ↗ ↩
« ChapsVision, déjà sélectionnée par Berlin en mai dernier pour assurer des missions similaires au profit du renseignement intérieur allemand, le BfV. »
numerama.com ↗ ↩
« “By choosing ArgonOS, the BfV is sending a clear signal for European digital sovereignty,” Marc Henrichmann, chair of the parliamentary oversight committee for the German intelligence services, told POLITICO. “Whether ArgonOS can keep up in the long run will have to be demonstrated by its operational use. Performance must remain the primary criterion, not just the origin.” »
politico.eu ↗ ↩
« Marc Henrichmann, chair of the parliamentary oversight committee for the German intelligence services »
politico.eu ↗ ↩
«.affichant la volonté de « construire une véritable autonomie » pour ne « pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires, capables (…) de couper le robinet d’accès » à l’IA. »
numerama.com ↗ ↩
« ce qui pose de nombreuses questions concernant le Cloud Act, le dispositif de la législation américaine qui permet le transfert des données vers les États-Unis si l’exécutif l’exige. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« une firme californienne soumise aux lois extraterritoriales du Cloud Act américain »
clubic.com ↗ ↩
« « À partir du moment où on voit, notamment depuis l'élection de Trump, par exemple en Ukraine, qu'ils ont pu vouloir débrancher les systèmes de renseignement géospatial, de débrancher des systèmes de traitement de données comme Palantir, ça veut dire qu'un jour, ils peuvent nous le faire aussi. Donc ce n'est pas tant que, lorsque vous êtes aligné et que vous avez un agenda politique aligné que c'est un problème, c'est plutôt quand vous commencez à avoir des jeux de rivalité commercialo-politique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Un livre-enquête, *Les espions du président* (Albin Michel, 2025) raconte que ce changement a été décidé face à la nouvelle doctrine de la Maison-Blanche, qui n'est plus considérée comme un allié fiable, selon son auteur, le journaliste Pierre Gastineau »
franceinfo.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source (franceinfo.fr) décrit Pierre Gastineau comme simple 'auteur', mais l'ouvrage 'Les espions du président' (Albin Michel, 2025) est co-écrit avec Antoine Izambard (confirmé par Albin Michel, Fnac, Amazon). ↩
« Tant qu’elle restera présentée comme une « transition » sans calendrier lisible, le transitoire continuera d’être très durable. »
opexnews.fr ↗ ↩
« La souveraineté n’est pas un slogan, c’est une trajectoire industrielle, longue, coûteuse, et souvent ingrate. »
opexnews.fr ↗ ↩
« L'entreprise compte parmi ses clients au moins 15% des entreprises du CAC 40 comme Airbus, Stellantis ou encore la Société Générale. »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- French spy service drops Palantir
- IA : Sébastien Lecornu annonce 655 millions d’euros d’investissements
- Palantir IR
- Germany’s spy agency picks French AI firm over Palantir
- 200 millions de chiffres d’affaires, 2.000 clients et désormais, un de plus, la DGSI: qui est ChapsVision, l’entreprise française spécialisée dans l’IA, appelée à remplacer le géant américain Palantir
- Le renseignement français divorce de l'Américain Palantir : la DGSI choisit l'éditeur tricolore ChapsVision
- Enterprise Search : le Français ChapsVision s’empare de Sinequa
- DGSI: pourquoi le contrat de Palantir, géant américain controversé de la surveillance, a été reconduit | LCP
- ChapsVision peut-elle vraiment remplacer Palantir auprès des services de renseignement ?
- En attendant un éventuel outil français, les services de renseignement choisissent de nouveau la décriée entreprise américaine Palantir pour assurer l'analyse critique de gros volumes de données
- Quand la DGSI récidive et se réengage avec le sulfureux Palantir
- La DGSI renouvelle son contrat avec Palantir pour trois ans
- La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires pour le développement de l'intelligence artificielle, annonce Sébastien Lecornu
- La France coupe les ponts avec Palantir : la DGSI bascule vers cette alternative tricolore
