Loi post-Bétharram : adoptée à l’unanimité, vidée de ses mesures phares
Les députés ont voté la proposition de loi par 187 voix contre 0, au prix de l'abandon de la levée du secret de la confession et du fonds d'indemnisation des victimes prescrites.
Adoptée à l'unanimité dans la nuit du 1er au 2 juin 2026, la loi post-Bétharram protège mieux les enfants à l'école. Ses deux mesures les plus disputées ont été supprimées.
- Adoption à l'unanimité, 187 voix pour, 0 contre, dans la nuit du 1er au 2 juin 2026.
- Levée du secret de la confession supprimée par amendement Xavier Breton, avis favorable de la rapporteure.
- Fonds d'indemnisation des victimes prescrites remplacé par un rapport interministériel à six mois.
- Certificat d'honorabilité renouvelable tous les trois ans et liste noire des intervenants dangereux.
- Contrôle quinquennal obligatoire des établissements privés sous contrat, sanctions publiques possibles.
Les députés ont adopté en première lecture, lundi 1er juin 2026 peu avant minuit [1], la proposition de loi n° 2708 [2] « visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » [3]. Le texte a recueilli 187 voix pour, 0 contre [4]. Les 187 députés présents dans l’Hémicycle ont tous voté en sa faveur [5].
La proposition de loi, déposée le 28 avril 2026 [6] et cosignée par plus de 150 députés de différents groupes politiques [7], est rapportée par Violette Spillebout, députée du Nord (Ensemble pour la République) [8], et co-rédigée avec Paul Vannier, député LFI du Val-d’Oise [9]. Les deux élus avaient mené, à partir de février 2025 [10], la commission d’enquête sur les violences dans le milieu scolaire, dite « Bétharram », qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre [11], sur sa connaissance supposée des sévices infligés aux élèves de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau [12].
Une unanimité construite par soustraction
Le 187-0 affiché à l’écran de l’Hémicycle est le résultat arithmétique de trois renoncements successifs. Première soustraction: la levée du secret de la confession, supprimée par un amendement de Xavier Breton (Droite républicaine), avec avis favorable de la rapporteure [13]. Deuxième soustraction: le fonds national d’indemnisation pour les victimes frappées par la prescription, initialement prévu [14], remplacé par un rapport d’inspection à six mois [15]. Troisième soustraction: le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations dans l’enseignement privé, supprimé à l’initiative des élus de droite et d’extrême droite [16] [17]. Cette dernière « ligne rouge » a entraîné le vote « pour » des députés LR [18]. Sans ces trois retraits, la majorité absolue n’était pas certaine.
Ce que le texte adopte
Le texte contient une dizaine d’articles [19]. Il instaure l’obligation, au moment du recrutement puis tous les trois ans [20], de présenter un « certificat d’honorabilité » pour toute personne au contact des élèves, y compris dans le périscolaire [21]. Il crée une « liste noire » des intervenants jugés potentiellement dangereux [22], qui inclura les personnels révoqués de l’Éducation nationale [23] et permettra d’écarter un intervenant non condamné mais présentant « un risque important pour l’intégrité des mineurs » [24]. Une personne exclue dans le champ de la jeunesse et des sports ne pourra plus être employée dans celui de l’Éducation nationale, et inversement [25].
Le texte instaure l’obligation d’un contrôle quinquennal de tous les établissements privés sous contrat, avec des sanctions administratives susceptibles d’être rendues publiques [26]. Il prévoit la création d’un Conseil académique de l’enseignement privé [27]. Une journée d’hommage national aux victimes est fixée au 19 novembre [28]. La nation reconnaît la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises en milieu scolaire et périscolaire [29].
Le secret de la confession contre le Code pénal
Le débat retiré du texte touchait au cœur de l’architecture pénale française. L’article 434-3 du Code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de privations, mauvais traitements ou agressions sexuelles infligés à un mineur, de ne pas en informer les autorités. L’article 226-14 prévoit toutefois une dérogation au secret professionnel pour les personnes astreintes au secret en vertu de l’article 226-13 - lequel sanctionne d’un an de prison et 15 000 euros d’amende la violation du secret professionnel. Toute la question posée à l’Hémicycle revenait à trancher ce conflit de normes pour les ministres du culte. L’amendement de Xavier Breton a refermé le débat en laissant l’équilibre actuel intact [13].
On se souvient que le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (rapport Sauvé), remis en octobre 2021, avait estimé à plus de 330 000 le nombre de victimes de violences sexuelles dans le cadre de l’Église catholique de France depuis 1950, et recommandé une réflexion sur le secret de la confession. Quatre ans plus tard, le législateur a une nouvelle fois renoncé à le lever.
Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et délégué de la Conférence des évêques de France pour l’enseignement catholique [30], a réagi le 2 juin sur franceinfo: « Ce sujet s’était invité de manière un peu parasite dans un texte dont l’objectif était de travailler à la protection des mineurs. Ce n’était pas vraiment le sujet » [31]. Il a ajouté: « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le maintien du secret de la confession peut être un moyen de libération de la parole » [32].
Les victimes prescrites, grandes oubliées du texte
C’est l’angle mort le plus saillant de la loi. Le fonds national d’indemnisation, prévu initialement [14], devait précisément cibler les victimes qui ne peuvent plus saisir la justice. En droit français, l’action publique pour les crimes sexuels commis sur mineurs se prescrit aujourd’hui par trente ans à compter de la majorité de la victime (article 7 du Code de procédure pénale, modifié par la loi du 3 août 2018 dite « loi Schiappa »). Pour les anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram qui ont parlé après plusieurs décennies, ce délai ferme la porte du procès pénal. Le fonds devait ouvrir une voie indemnitaire indépendante de la condamnation. À sa place, le texte adopté prévoit un rapport d’inspection générale interministérielle, à rendre dans les six mois [15].
« Le but n’est pas du tout d’écarter l’idée même [d’un fonds d’indemnisation], mais d’avoir un travail juridique approfondi », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray [33] [34]. « Nous comptons sur vous », lui a répondu Violette Spillebout, « c’est une promesse que nous avons faite aux victimes, il faut qu’elle soit concrétisée » [35]. Un rapport n’engage à rien: il ne crée ni guichet, ni barème, ni provision budgétaire. Aucune des sources consultées ne rapporte de réaction officielle des collectifs de victimes à l’adoption du texte amputé de ce fonds.
La responsabilité de l’État, reformulée
Défendu par Édouard Geffray, un amendement gouvernemental a précisé que les violences « résultent de la responsabilité première de leurs auteurs » et « ont pu être aggravées par l’insuffisance des actions mises en œuvre au sein des établissements » [36]. Un sous-amendement de Violette Spillebout est venu ajouter que ces violences avaient pu être aggravées par « l’insuffisance de contrôle par la puissance publique » [37]. « Cet amendement modifie de façon fondamentale la proposition de loi », a dénoncé Paul Vannier [38].
La rédaction initiale faisait porter la reconnaissance directement par la nation, sans intermédiaire de responsabilité [29]. La version adoptée hiérarchise: auteurs d’abord, établissements ensuite, puissance publique en dernier. La nuance n’est pas neutre dans la perspective d’un éventuel fonds d’indemnisation: plus la responsabilité de l’État est diluée, moins la base juridique d’une indemnisation publique est solide.
Paul Vannier, le co-auteur qui dénonce et vote pour
La position du député LFI tient en une apparente contradiction. Co-rédacteur du texte avec Violette Spillebout [39], Paul Vannier a dénoncé un amendement gouvernemental qui « modifie de façon la proposition de loi » [38] - puis il a voté en faveur du texte ainsi modifié. La clé est dans une déclaration publiée le lendemain: « L’obstruction de la droite et de l’extrême droite qui menaçait l’adoption de notre proposition de loi nous a contraints à un choix difficile. Il était nécessaire pour garantir l’essentiel: son vote dans les délais contraints qui nous étaient impartis » [40]. Autrement dit, voter pour un texte dénaturé valait mieux, à ses yeux, que ne rien voter du tout. Sur le secret de la confession, il a rappelé qu’« en République la loi s’applique à tous et en matière de lutte contre les violences sur les enfants tout doit être fait pour dénoncer le crime » [41]. La concession est actée; le désaccord, conservé pour la suite.
Le calendrier raconte une autre histoire
Les députés n’ont disposé que de six heures et demie pour examiner le texte [42], avec 185 amendements déposés [43]. La cadence tient à une décision politique: le groupe de Gabriel Attal [44] a refusé de soutenir une proposition de loi co-portée avec un député LFI [45]. Le texte a été inscrit dans l’espace parlementaire du seul groupe Renaissance [46], et défendu seule au banc par Violette Spillebout à partir de 16 heures [47]. Les députés n’avaient que jusqu’à minuit pour étudier le texte [48]. Les députés du MoDem, des Républicains et du Rassemblement national avaient multiplié les amendements pour faire échec à la disposition sur la confession [49] [50]. « Légiférer dans de mauvaises conditions », a dénoncé Paul Vannier [51].
Dans la nuit du 1er au 2 juin [52], Spillebout et Vannier sont sortis devant l’Assemblée pour retrouver les représentants des collectifs de victimes de violences en milieu scolaire [53]. Le ministre de l’Éducation nationale a révélé pendant les débats que 255 signalements de violences sexistes et sexuelles ont été recensés dans les milieux scolaire et périscolaire depuis le début de l’année [54].
Le RN dénonce une mise sous tutelle
Roger Chudeau (Rassemblement national) a estimé que les mesures « ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé » [55], dénonçant « des dispositions inquisitoires » et une « mise sous tutelle de l’enseignement privé » [56]. Les chiffres communiqués pendant les débats nourrissent l’argument: plus de 1 100 contrôles ont déjà été réalisés dans le privé depuis le scandale [57], tandis que plus de 1 300 autres sont en cours ou programmés d’ici fin 2026 [58].
Et maintenant
Le gouvernement a engagé la procédure accélérée [59]; Vannier et Spillebout demandent une inscription rapide au Sénat pour une application à la rentrée scolaire 2026 [60]. Le texte doit encore être examiné par le Sénat pour entrer en vigueur en septembre 2026 [61]. La chronologie laisse une trace: commission d’enquête ouverte en février 2025 [10], proposition de loi déposée le 28 avril 2026 [6], adoption en six heures et demie [42], dans une fenêtre parlementaire ouverte par le seul groupe qui refusait de la cosigner [45] [46]. Reste à savoir si le rapport interministériel à six mois sur le fonds d’indemnisation [15] débouchera sur un dispositif opérationnel, ou si la promesse faite aux victimes restera une variable d’ajustement parlementaire.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (61)
-
1er juin - Date d'adoption en première lecture de la proposition de loi par les députés.
« Les députés ont adopté en première lecture, lundi 1er juin peu avant minuit, la proposition de loi visant à mieux protéger les enfants contre les violences à l’école et dans le périscolaire. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
2708 - Numéro de la proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire.
« Proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, n° 2708, déposée le mardi 28 avril 2026. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
la loi « visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » - Intitulé officiel de la loi « Bétarram ».
« la loi « visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » issue des travaux de la commission. »
humanite.fr ↗ ↩ -
187 voix pour, 0 contre - Nombre de voix lors de l'adoption de la loi « Bétarram ».
« les députés venaient d’adopter à l’unanimité (187 voix pour, 0 contre) la loi « visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » »
humanite.fr ↗ ↩ -
187 - Nombre de députés présents ayant voté favorablement la proposition de loi.
« Ce texte [.] a reçu les voix favorables des 187 députés présents dans l'Hémicycle. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
mardi 28 avril 2026 - Date de dépôt de la proposition de loi n° 2708.
« Proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, n° 2708, déposée le mardi 28 avril 2026. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
plus de 150 - Nombre de députés cosignataires de la proposition de loi.
« cosignée par plus de 150 députés de différents groupes politiques »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Violette Spillebout, députée du Nord (Ensemble pour la République) et corapporteure de la proposition de loi - Corapporteure de la proposition de loi et membre de la commission d'enquête.
« la députée du Nord (Ensemble pour la République) Violette Spillebout [.] corapporteure de la proposition de loi »
lexpress.fr ↗ ↩ -
Paul Vannier, député Insoumis du Val-d'Oise et corapporteur de la proposition de loi - Corapporteur de la proposition de loi et membre de la commission d'enquête.
« le député Insoumis du Val-d'Oise Paul Vannier [.] corapporteur de la proposition de loi »
lexpress.fr ↗ ↩ -
février 2025 - Début des travaux de la commission d'enquête sur les violences en milieu scolaire.
« A partir de février 2025, la députée du Nord (Ensemble pour la République) Violette Spillebout et le député Insoumis du Val-d'Oise Paul Vannier avaient mené ensemble la commission d'enquête sur les violences dans le milieu scolaire. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
François Bayrou, alors premier ministre - Fonction de François Bayrou lors de son audition.
« François Bayrou, alors premier ministre, sur sa connaissance supposée des sévices »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Notre-Dame-de-Bétharram, établissement près de Pau - Lieu des sévices mentionnés dans la commission d'enquête.
« l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Un amendement de Xavier Breton a supprimé la levée du secret de la confession prévue initialement dans le texte - Abandon de la mesure sur le secret de la confession.
« la rapporteure a donné un avis favorable à l'amendement de Xavier Breton visant à supprimer la levée du secret de la confession »
lcp.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi crée un fonds national d’indemnisation pour les victimes ne pouvant pas aller en justice en raison des délais de prescription. - Mesure prévue par la proposition de loi pour les victimes de violences.
« ainsi qu’un fonds national d’indemnisation pour ceux qui ne pourraient pas aller en justice du fait des délais de prescription notamment. »
lunion.fr ↗ ↩ -
six mois - Délai pour rendre le rapport sur le fonds d'indemnisation.
« rendu dans les six mois »
lcp.fr ↗ ↩ -
Suppression du dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations dans l’enseignement privé - Compromis adopté pour obtenir le vote des Républicains.
« supprimé le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La suppression du dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations a été faite à l’initiative des élus de droite et de l’extrême droite - Origine de la suppression d’un dispositif dans la proposition de loi.
« supprimé le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations, à l’initiative là aussi des élus de droite et de l’extrême droite »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Le secret de la confession gardé intact et la suppression du renouvellement des contrats d’associations ont entraîné le vote « pour » des députés LR - Raisons du vote favorable des députés LR.
« Cette « ligne rouge », ainsi que le secret de la confession gardé intact, a entraîné le vote « pour » des députés LR »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
une dizaine - Nombre d'articles contenus dans la proposition de loi.
« Ce texte contenant une dizaine d'articles, rédigé dans le sillage de la commission d'enquête sur le scandale de Bétharram »
lexpress.fr ↗ ↩ -
Obligation de présenter un 'certificat d'honorabilité' au moment du recrutement puis tous les trois ans pour les individus au contact des élèves - Mesure de prévention des violences dans le périscolaire.
« L'une des mesures prévoit ainsi l'obligation, au moment du recrutement puis, tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité" pour les individus au contact des élèves, notamment dans le périscolaire. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
Adoption de l’obligation de présenter un « certificat d’honorabilité » pour les personnes au contact des élèves - Mesure adoptée pour renforcer le contrôle des intervenants.
« l’obligation, au moment du recrutement puis tous les trois ans, de présenter un « certificat d’honorabilité » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Création d'une 'liste noire' des intervenants jugés potentiellement dangereux - Mesure adoptée par amendement gouvernemental.
« Le gouvernement a fait adopter par amendement sa mesure visant à mettre en place une 'liste noire' des intervenants jugés potentiellement dangereux. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Les personnels révoqués de l’Éducation nationale figureront dans une 'liste noire' pour empêcher leur recrutement dans un établissement scolaire - Portée de la 'liste noire'.
« Les personnels révoqués de l’Éducation nationale figureront dans cette liste, afin qu’ils ne puissent de nouveau être recrutés dans un établissement scolaire, qu'il soit public ou privé. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Une mesure préventive de police administrative permet d’écarter un intervenant non condamné mais présentant un risque pour les mineurs - Mesure préventive incluse dans l'amendement.
« permettant d’écarter un intervenant non condamné ou sanctionné, mais pour lequel 'il existe des raisons très sérieuses de penser qu’il présente un risque important pour l’intégrité des mineurs'. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Une personne exclue dans le champ de la jeunesse et des sports ne pourra pas être employée dans celui de l’Éducation nationale, et vice versa - Renforcement du contrôle des antécédents dans le secteur périscolaire.
« une personne exclue dans le champ de la jeunesse et des sports ne pourra pas être employée dans celui de l’Éducation nationale, et vice versa. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le texte instaure l'obligation d'un contrôle quinquennal de tous les établissements privés sous contrat, avec des sanctions administratives publiques en cas de manquements - Mesures renforçant les contrôles des établissements privés.
« le texte instaure l'obligation d'un contrôle quinquennal de tous les établissements privés sous contrat avec, en cas de manquements, des sanctions administratives qui pourront être rendues publiques »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le texte prévoit la création d’un Conseil académique de l’enseignement privé pour renforcer le pilotage de l’État - Création d'une nouvelle instance de contrôle.
« Il prévoit également la création d’un Conseil académique de l’enseignement privé afin de renforcer le pilotage de l’État »
lcp.fr ↗ ↩ -
19 novembre - Date fixée pour la journée d'hommage national aux victimes de violences scolaires.
« Une journée d'hommage national aux victimes a été instaurée et fixée à chaque 19 novembre. »
lcp.fr ↗ ↩ -
la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire - Reconnaissance initiale des violences dans la version originale du texte.
« la nation reconnaissait "la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire" »
lcp.fr ↗ ↩ -
Matthieu Rougé, l’évêque de Nanterre et délégué de la Conférence des évêques de France pour l’enseignement catholique - Fonction et rôle de Matthieu Rougé dans l'Église catholique.
« Matthieu Rougé, l’évêque de Nanterre, ce mardi 2 juin sur franceinfo. Pour celui qui est également délégué de la Conférence des évêques de France pour l’enseignement catholique »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Ce sujet s’était invité de manière un peu parasite dans un texte dont l’objectif était de travailler à la protection des mineurs. Ce n’était pas vraiment le sujet - Déclaration de Matthieu Rougé sur l’introduction du secret de la confession dans la proposition de loi.
« « Ce sujet s’était invité de manière un peu parasite dans un texte dont l’objectif était de travailler à la protection des mineurs. Ce n’était pas vraiment le sujet » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le maintien du secret de la confession peut être un moyen de libération de la parole - Déclaration de Matthieu Rougé sur le rôle du secret de la confession.
« « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le maintien du secret de la confession peut être un moyen de libération de la parole » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale - Ministre ayant défendu un amendement gouvernemental.
« Défendu par le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, un amendement a été adopté »
lcp.fr ↗ ↩ -
'Le but n'est pas du tout d'écarter l'idée même [d'un fonds d'indemnisation], mais d'avoir un travail juridique approfondi' - Déclaration d'Édouard Geffray sur le rapport concernant le fonds d'indemnisation.
« 'Le but n'est pas du tout d'écarter l'idée même [d'un fonds d'indemnisation], mais d'avoir un travail juridique approfondi', a assuré Édouard Geffray. »
lcp.fr ↗ ↩ -
'Nous comptons sur vous', 'c'est une promesse que nous avons faite aux victimes, il faut qu'elle soit concrétisée' - Réponse de Violette Spillebout à Édouard Geffray concernant le fonds d'indemnisation.
« 'Nous comptons sur vous', lui a répondu Violette Spillebout, 'c'est une promesse que nous avons faite aux victimes, il faut qu'elle soit concrétisée'. »
lcp.fr ↗ ↩ -
Ces violences 'résultent de la responsabilité première de leurs auteurs', et 'ont pu être aggravées par l’insuffisance des actions mises en œuvre au sein des établissements' - Modification apportée par un amendement gouvernemental à la proposition de loi.
« ces violences 'résultent de la responsabilité première de leurs auteurs', et 'ont pu être aggravées par l’insuffisance des actions mises en œuvre au sein des établissements' »
lcp.fr ↗ ↩ -
Ces violences avaient pu être aggravées par 'l'insuffisance de contrôle par la puissance publique' - Précision apportée par le sous-amendement de la rapporteure.
« ces violences avaient pu être aggravées par 'l'insuffisance de contrôle par la puissance publique' »
lcp.fr ↗ ↩ -
'Cet amendement modifie de façon la proposition de loi' - Déclaration de Paul Vannier sur l'amendement gouvernemental.
« 'Cet amendement modifie de façon la proposition de loi', a dénoncé Paul Vannier »
lcp.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi a été rédigée à quatre mains par Violette Spillebout et Paul Vannier. - Origine de la rédaction de la proposition de loi.
« De ces mois de travaux et d’auditions est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains. »
lunion.fr ↗ ↩ -
L’obstruction de la droite et de l’extrême droite qui menaçait l’adoption de notre proposition de loi nous a contraints à un choix difficile. Il était nécessaire pour garantir l’: son vote dans les délais contraints qui nous étaient impartis - Déclaration de Paul Vannier sur les raisons du renoncement à la mesure controversée.
« « L’obstruction de la droite et de l’extrême droite qui menaçait l’adoption de notre proposition de loi nous a contraints à un choix difficile. Il était nécessaire pour garantir l’: son vote dans les délais contraints qui nous étaient impartis » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
en République la loi s’applique à tous et en matière de lutte contre les violences sur les enfants tout doit être fait pour dénoncer le crime - Déclaration de Paul Vannier sur l’application de la loi.
« L’article décrié « ne rappelait qu’une chose: en République la loi s’applique à tous et en matière de lutte contre les violences sur les enfants tout doit être fait pour dénoncer le crime » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
six heures et demie - Durée allouée pour l'examen de la proposition de loi par les députés.
« les députés n’auront que six heures et demie pour examiner le texte. »
lunion.fr ↗ ↩ -
185 - Nombre d'amendements déposés sur la proposition de loi.
« 185 amendements ayant été déposés (y compris les irrecevables). »
lunion.fr ↗ ↩ -
Gabriel Attal, chef du groupe politique mentionné - Rôle de Gabriel Attal dans le refus de soutien.
« le groupe de Gabriel Attal ayant refusé de soutenir »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le groupe de Gabriel Attal a refusé de soutenir une proposition de loi portée conjointement avec un député LFI - Raison de la cadence rapide d'examen du texte.
« le groupe de Gabriel Attal ayant refusé de soutenir une proposition de loi portée conjointement avec un député LFI »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le groupe Renaissance a placé la proposition de loi visant à lutter contre les violences à l'école à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale - Action du groupe politique concernant la proposition de loi.
« dans l’espace parlementaire du groupe Renaissance qui l’a placée à l’ordre du jour »
la-croix.com ↗ ↩ -
16 heures - Heure à laquelle Violette Spillebout défendra seule la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« elle sera défendue seule au banc par Violette Spillebout à partir de 16 heures. »
lunion.fr ↗ ↩ -
Les députés n’avaient que jusqu’à minuit pour étudier le texte - Délai imparti pour l'adoption de la proposition de loi.
« menacée en raison des délais impartis - les députés n’avaient que jusqu’à minuit pour étudier le texte »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
MoDem, Républicains et Rassemblement national, groupes politiques opposés à la mesure sur le secret de la confession - Groupes politiques ayant déposé des amendements contre la mesure.
« Les derniers articles [.] ont suscité une levée de boucliers des députés du MoDem, des Républicains et du Rassemblement national. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
Les députés de droite et d’extrême droite ont multiplié les amendements lundi soir pour faire échec à la mesure sur le secret de la confession - Actions des députés de droite et d’extrême droite contre la mesure controversée.
« Ces revendications ont été reprises dans l’hémicycle par plusieurs députés de droite et d’extrême droite, qui ont multiplié les amendements lundi soir pour faire échec à la mesure en question »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
« légiférer dans de mauvaises conditions » - Critique de Paul Vannier sur les conditions d'examen du texte.
« Tout en dénonçant « légiférer dans de mauvaises conditions » du fait de la décision de M. Attal »
lemonde.fr ↗ ↩ -
dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin - Période durant laquelle les co-rapporteurs sont sortis devant l'Assemblée nationale.
« Il y avait de la fatigue et de l’émotion, dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin, quand Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (France insoumise). »
humanite.fr ↗ ↩ -
les collectifs de victimes de violences en milieu scolaire - Groupes rencontrés par les co-rapporteurs après l’adoption de la loi.
« pour y retrouver les représentants des collectifs de victimes de violences en milieu scolaire. »
humanite.fr ↗ ↩ -
255 - Nombre de signalements de violences sexistes et sexuelles depuis le début de l'année.
« 255 signalements de violences sexistes et sexuelles ont ainsi été recensés dans les milieux scolaire et périscolaire depuis le début de l’année »
lemonde.fr ↗ ↩ -
ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé - Déclaration de Roger Chudeau sur les mesures de la proposition de loi.
« « ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé » »
lunion.fr ↗ ↩ -
'des dispositions inquisitoires' et une 'mise sous tutelle de l'enseignement privé' - Critique de Roger Chudeau sur les mesures concernant l'enseignement privé.
« dénonçant 'des dispositions inquisitoires' et une 'mise sous tutelle de l'enseignement privé'. »
lcp.fr ↗ ↩ -
plus de 1 100 contrôles - Nombre de contrôles déjà réalisés dans les établissements privés depuis le scandale de Bétharram.
« Plus de 1 100 contrôles ont déjà été réalisés depuis la mise au jour du scandale »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
plus de 1 300 autres [contrôles] - Nombre de contrôles en cours ou programmés d’ici à la fin de l’année 2026.
« tandis que plus de 1 300 autres sont en cours ou programmés d’ici à la fin de l’année 2026. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour la proposition de loi - Procédure législative engagée par le gouvernement.
« Le gouvernement ayant décidé d'engager la procédure accélérée »
lcp.fr ↗ ↩ -
Paul Vannier et Violette Spillebout ont appelé à inscrire le texte à l'ordre du jour du Sénat pour une mise en application dès la prochaine rentrée scolaire - Appel des co-rédacteurs de la proposition de loi.
« Paul Vannier et Violette Spillebout ont tous deux appelé à ce que le texte soit inscrit dans les prochaines semaines à l'ordre du jour du Sénat, pour une mise en application dès la prochaine rentrée scolaire. »
lcp.fr ↗ ↩ -
septembre 2026 - Date prévue pour l'entrée en vigueur de la loi si adoptée par le Sénat.
« afin qu'il puisse entrer en vigueur dès la rentrée prochaine, en septembre 2026. »
lexpress.fr ↗ ↩
Sources
- « La loi Bétharram ouvre une nouvelle période » : le décryptage du député LFI Paul Vannier après lâadoption du texte contre les violences à lâécole
- Violences en milieu scolaire : ce que contient la loi post
- Accès restreint
- Certificat d’honorabilité, contrôles renforcés dans le privé, journée d’hommage... Que prévoit la loi Bétharram contre les violences à l’école ?
- Proposition de loi, n° 2708
- L’Église salue ce renoncement (qui ne fait pas l’unanimité) sur la loi Bétharram
- Proposition de loi post-Bétharram : l’enseignement catholique craint une perte d’indépendance
- Lutte contre les violences scolaires: les députés s'accordent sur un texte de compromis voté à l'unanimité | LCP
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