Los Chapitos : 10 millions de dollars par tête, et le cartel tient toujours
L'ICE renouvelle sa prime record contre les fils d'El Chapo. Deux frères sont déjà en prison aux États-Unis. Les deux derniers dirigent toujours la faction la plus violente du cartel de Sinaloa.
Washington offre 10 millions de dollars pour chacun des deux fils fugitifs d'El Chapo. Sur quatre frères, deux sont déjà incarcérés - et le Sinaloa brûle toujours.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
500 000 morts du fentanyl aux États-Unis
Los Chapitos sont identifiés comme le principal exportateur de fentanyl vers les États-Unis. Plus de 500 000 Américains sont morts d'empoisonnement au fentanyl.
Guerre civile au Sinaloa : plus de 1 200 morts
La trahison de Joaquín envers El Mayo a déclenché une guerre entre factions. Bilan : environ 1 200 morts et quelque 1 400 disparus selon les chiffres officiels.
Doctrine de décapitation : 50 ans d'échec ?
Depuis les années 1970, Washington multiplie les primes et les arrestations de chefs de cartel. D'Escobar à El Chapo, chaque décapitation a été suivie d'une restructuration du trafic. Jusqu'à 20 % des informations clés proviennent de récompenses financières.
Escalade Trump : du terrorisme à la menace militaire
Le cartel de Sinaloa a été classé organisation terroriste étrangère en février 2025. Michael Waltz veut autoriser l'usage des forces militaires contre les cartels mexicains.
Le CJNG en embuscade
La guerre interne du Sinaloa profite au Cartel Jalisco Nueva Generación d'El Mencho, qui dispute désormais le contrôle des routes vers les États-Unis, notamment à Ciudad Juárez.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'ICE offre 10 millions de dollars pour chacun des deux fils fugitifs d'El Chapo, Iván Archivaldo et Jesús Alfredo Guzmán Salazar.
- Deux autres frères - Joaquín et Ovidio - sont déjà incarcérés aux États-Unis et coopèrent avec la justice.
- La guerre entre Los Chapitos et La Mayiza a fait environ 1 200 morts et 1 400 disparus au Mexique.
- L'administration Trump a classé le cartel de Sinaloa comme organisation terroriste étrangère en février 2025.
- Plus de 500 000 Américains sont morts d'empoisonnement au fentanyl, drogue massivement exportée par Los Chapitos.
- Le CJNG d'El Mencho profite de l'affaiblissement du Sinaloa pour étendre son territoire.
L’ICE [1] a renouvelé le 14 avril [2] sa prime de 10 millions de dollars [3] pour toute information menant à la capture d’Iván Archivaldo Guzmán Salazar [4], chef opérationnel de la faction Los Chapitos [5] du cartel de Sinaloa [6]. La récompense, soutenue par le Département d’État et la DEA [7], avait été doublée - passant de 5 millions [8] à 10 millions de dollars [9] - à mesure que la crise du fentanyl s’aggravait. Les autorités décrivent la cible comme « armed and extremely dangerous » [10].
La même somme est offerte pour son frère Jesús Alfredo Guzmán Salazar [11], soit un total de 20 millions de dollars [12] pour les deux fugitifs. La DEA a même créé une adresse dédiée: ChapitosTips@dea.gov [13].
Quatre frères, deux en prison, deux en fuite
Les Chapitos sont quatre [14]: Iván Archivaldo [15], Jesús Alfredo [16], Ovidio [17] et Joaquín [18]. Tous fils de Joaquín « El Chapo » Guzmán [19], ex-chef du cartel de Sinaloa [20], condamné en 2019 [21] à la prison à vie [22] et incarcéré à ADX Florence [23], prison fédérale de haute sécurité dans le Colorado [24].
Joaquín Guzmán López [25], 39 ans [26], a été arrêté en juillet 2024 [27] à son arrivée au Texas [28]. Il avait attiré sous un faux prétexte le cofondateur du cartel, Ismael « Mayo » Zambada [29], dans un avion privé [30]. Les deux hommes ont été interpellés à l’atterrissage à El Paso [31]. Joaquín a plaidé coupable à Chicago [32] pour trafic de drogue et participation à une entreprise criminelle [33]. Il encourt au moins dix ans de prison [34] et risque la prison à vie [35]. Il s’est engagé à « coopérer pleinement et sincèrement dans toute affaire pour laquelle il sera sollicité » [36].
Ovidio Guzmán López [37], capturé le 5 janvier 2023 [38], a plaidé coupable en juillet 2025 [39] à deux chefs d’accusation de conspiration en matière de drogue et deux chefs de participation à une entreprise criminelle continue [40]. En mai 2025 [41], il avait accepté de coopérer avec les procureurs américains. Ismael « Mayo » Zambada [42] a lui aussi plaidé coupable [43].
Ce que dit le droit fédéral américain
Les chefs d’accusation retenus contre les frères Guzmán s’inscrivent dans l’arsenal juridique le plus sévère du droit fédéral américain en matière de stupéfiants. Le 21 U.S.C. § 841 (trafic de substances contrôlées) prévoit une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité lorsque les quantités en jeu dépassent certains seuils - ce qui est systématiquement le cas pour des organisations de l’envergure du cartel de Sinaloa. Le 21 U.S.C. § 848, dit « Continuing Criminal Enterprise » (CCE), vise spécifiquement les dirigeants d’entreprises criminelles continues: la peine minimale est de vingt ans de prison, la maximale la perpétuité. C’est sous ce chef que les plaidoyers d’Ovidio [40] et de Joaquín [33] prennent tout leur poids: en reconnaissant leur rôle de dirigeants, ils s’exposent aux peines les plus lourdes, sauf à obtenir une réduction en échange de leur coopération. Enfin, depuis la désignation du cartel de Sinaloa comme organisation terroriste étrangère en février 2025 [44], le 18 U.S.C. § 2339B (soutien matériel à une organisation terroriste étrangère, peine maximale de quinze ans) pourrait théoriquement s’appliquer à tout individu fournissant un appui logistique ou financier au cartel sur le sol américain.

Le Sinaloa en guerre ouverte
La trahison de Joaquín envers El Mayo [47] a déclenché une guerre intestine. Le conflit a débuté en septembre 2024 [48] entre Los Chapitos et La Mayiza [49], la faction des fils de Zambada. Selon un décompte du quotidien mexicain La Jornada, 651 personnes sont mortes et 513 ont disparu entre septembre et décembre 2024 [50]. Les chiffres officiels, qui couvrent une période plus longue - incluant les premiers mois de 2025 après huit mois de combats [51] -, font état, selon certaines estimations, d’environ 1 200 morts [52] et de quelque 1 400 disparus [53]. L’écart entre les deux bilans s’explique donc principalement par la différence de périmètre temporel, mais aussi par des méthodologies de comptage divergentes entre la presse et les autorités.
La violence ne faiblit pas. Le 30 juin [54], 20 cadavres [55] ont été retrouvés le long d’une route du Sinaloa [56]: 4 corps décapités [57] sur la chaussée, 16 autres [58] dans une camionnette. À Culiacán [59], capitale de l’État, les deux factions s’affrontent dans les rues. Les Chapitos sont affaiblis dans des zones qu’ils contrôlaient avant le conflit, comme Culiacán et Mazatlán [60].
L’arsenal Trump: sanctions, terrorisme, menace militaire
L’administration Trump [61] a classé le cartel de Sinaloa comme organisation terroriste étrangère en février 2025 [44]. Le secrétaire du Trésor Scott Bessent [62] a déclaré: « Los Chapitos is a powerful, hyperviolent faction of the Sinaloa Cartel at the forefront of fentanyl trafficking into the United States » [63]. Il a ajouté: « At the Department of the Treasury, we are executing on President Trump’s mandate to completely eliminate drug cartels and take on violent leaders like ‘El Chapo’s’ children » [64].
Le Trésor a aussi sanctionné plusieurs entreprises contrôlées par Jose Raul Nunez Rios [65] et son épouse Sheila Paola Urias Vazquez [66], accusés de financer une cellule importante des Chapitos à Mazatlán [67]. Michael Waltz [68], nommé conseiller à la Sécurité nationale par Donald Trump lors de la transition de fin 2024, avait déclaré vouloir introduire une législation autorisant l’utilisation des forces militaires américaines pour cibler les cartels mexicains.
La doctrine de décapitation en question
La « War on Drugs » a été lancée par Richard Nixon en 1971 [69]. Depuis plus d’un demi-siècle, la stratégie américaine repose sur un principe simple: couper la tête de l’organisation pour la faire tomber. On identifie le chef, on offre une prime, on l’arrête ou on l’élimine. Puis on recommence avec son successeur. C’est la doctrine dite de « décapitation » (kingpin strategy), appliquée méthodiquement de la Colombie au Mexique.
On se souvient de Pablo Escobar, abattu en décembre 1993 sur un toit de Medellín. Sa mort devait porter un coup fatal au trafic colombien. En quelques mois, les routes de la cocaïne s’étaient restructurées: le cartel de Cali avait pris le relais, puis les « baby cartels » avaient essaimé. On se souvient aussi de l’arrestation d’El Chapo lui-même, capturé en 2014, évadé en 2015, repris en janvier 2016 [70], extradé, condamné à la perpétuité en 2019 [21]. Le cartel de Sinaloa, fondé à la fin des années 1980 [71], n’a pas cessé d’opérer un seul jour. Ses fils ont pris le relais [72] et étendu l’empire aux drogues synthétiques [73] - fentanyl et méthamphétamine - plus rentables et plus meurtrières que la cocaïne ou l’héroïne.
Le bilan est accablant: selon les autorités américaines, plus de 500 000 Américains sont morts d’empoisonnement au fentanyl [74], le cartel de Sinaloa reste le plus ancien groupe criminel actif du Mexique [71], et les Chapitos sont toujours identifiés comme le principal exportateur de fentanyl vers les États-Unis [75]. David Saucedo [76], analyste mexicain de la sécurité, rappelle selon CBS News que dans certains cas clés, jusqu’à 20 % [77] des informations obtenues par les forces de l’ordre américaines provenaient de récompenses financières. C’est un aveu: la première puissance mondiale dépend de la délation pour attraper des narcos dont la dernière localisation connue - Culiacán [78] - est un secret de polichinelle.
Le CJNG en embuscade
Chaque affaiblissement du Sinaloa profite à son rival le plus dangereux: le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG) [79], fondé à la fin des années 2000 [80] et dirigé par Nemesio Oseguera Cervantes, dit « El Mencho ». Le CJNG avait déjà montré sa capacité de nuisance en kidnappant Iván Archivaldo dans un restaurant de Puerto Vallarta en août 2016 [81] [82] - un affront spectaculaire au cœur du territoire ennemi. Depuis, l’organisation n’a cessé de s’étendre.
La guerre interne entre Los Chapitos et La Mayiza [49], qui a paralysé l’État de Sinaloa [83] pendant huit mois [51], a créé un appel d’air. Les combats récents à Ciudad Juárez [84] reflètent un changement du paysage criminel: là où le Sinaloa régnait sans partage, le CJNG dispute désormais le contrôle des routes vers les États-Unis. On se souvient qu’après la chute des Zetas, au début des années 2010, le CJNG avait déjà absorbé une partie de leurs territoires. Le schéma se répète: la décapitation d’un cartel ne crée pas un vide - elle redistribue les cartes au profit du concurrent le mieux organisé.
Le Mexique face au même dilemme
Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum [85] se trouve face au même dilemme que ses prédécesseurs. Felipe Calderón avait lancé en 2006 [86] une guerre ouverte aux cartels; Enrique Peña Nieto [87] avait poursuivi dans la même voie. Andrés Manuel López Obrador [88] avait choisi une autre stratégie - jusqu’à libérer Ovidio en 2019 [45] pour éviter un bain de sang à Culiacán [89]. Aucune de ces approches n’a fonctionné.
L’angle mort: la machine tourne sans ses chefs
Ce que personne ne dit: deux Chapitos sur quatre sont déjà en prison américaine. El Mayo aussi [43]. El Chapo [90] purge sa peine à vie depuis 2019 [21]. Le cartel a perdu ses fondateurs et la moitié de sa relève dynastique. Et pourtant, les Chapitos restent identifiés comme le principal exportateur de fentanyl vers les États-Unis [75]. Ils ont étendu l’empire hérité de leur père aux drogues synthétiques [73]. Leurs méthodes de terreur - torture au tire-bouchon, électrocution, victimes « nourries vivantes ou mortes à des tigres » [91] - continuent de soumettre le Sinaloa.
Les primes montent. Les chefs tombent. Et le fentanyl continue de traverser la frontière. Les chiffres racontent cette histoire mieux que n’importe quel communiqué du Trésor.
Aucune des sources consultées ne précise le volume de fentanyl saisi depuis la désignation terroriste de février 2025 [44], ni l’impact concret des sanctions financières sur les flux de drogue. Le calendrier de cette offensive - primes, sanctions, rhétorique militaire - coïncide avec la montée en puissance du discours sécuritaire de l’administration Trump à l’approche des échéances politiques américaines. Le timing n’est pas un hasard.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« U.S. Immigration and Customs Enforcement posted a wanted notice »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« ICE reiterated on April 14 the validity of the up to $10 million reward »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« the up to $10 million reward for information leading to the capture of Iván Archivaldo Guzmán Salazar »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« the capture of Iván Archivaldo Guzmán Salazar »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« Archivaldo Ivan Guzman and Jesus Alfredo Guzman run the "Los Chapitos" faction of Mexico's Sinaloa Cartel »
nypost.com ↗ ↩
« actuel chef de la faction los chapitos du Cartel de Sinaloa »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« The reward is backed by the U.S. State Department and the DEA »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« doubled from an original $5 million as the fentanyl crisis deepened »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« offre une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« the agency warned citizens against attempting to approach him, describing him as "armed and extremely dangerous." »
voiceofemirates.com ↗ ↩
« The U.S. Treasury Department announced sanctions on Archivaldo Ivan Guzman Salazar and Jesus Alfredo Guzman Salazar »
cbsnews.com ↗ ↩
« with a $20 million reward from the United States for information about them »
insightcrime.org ↗ ↩
« The DEA has a dedicated email address - ChapitosTips@dea.gov - for tips on his whereabouts. »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« Iván Archivaldo, Jesús Alfredo, Ovidio, and Joaquín - known collectively as the Chapitos »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« Joaquín Guzmán López; Ovidio Guzmán López; Iván Archivaldo Guzmán Salazar; and Jesús Alfredo Guzmán Salazar »
insightcrime.org ↗ ↩
« Joaquín Guzmán López; Ovidio Guzmán López; Iván Archivaldo Guzmán Salazar; and Jesús Alfredo Guzmán Salazar »
insightcrime.org ↗ ↩
« Joaquín Guzmán López; Ovidio Guzmán López; Iván Archivaldo Guzmán Salazar; and Jesús Alfredo Guzmán Salazar »
insightcrime.org ↗ ↩
« Joaquín Guzmán López; Ovidio Guzmán López; Iván Archivaldo Guzmán Salazar; and Jesús Alfredo Guzmán Salazar »
insightcrime.org ↗ ↩
« Il est le fils du célèbre baron de la drogue mexicain Joaquín « El Chapo » Guzmán »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Joaquin «Chapo» Guzman, ex-chef du cartel de Sinaloa »
lefigaro.fr ↗ ↩
« El Chapo was convicted in 2019 on multiple conspiracy counts »
nypost.com ↗ ↩
« El Chapo was convicted in 2019 on multiple conspiracy counts and sentenced to life in prison »
nypost.com ↗ ↩
« He is serving his sentence at ADX Florence, a federal supermax prison in Colorado »
nypost.com ↗ ↩
« purge actuellement une peine de prison à vie dans l'un des établissements les plus sécurisés du pays, dans le Colorado »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquin Guzman Lopez, fils du célèbre baron mexicain de la drogue incarcéré aux États-Unis «El Chapo», a plaidé coupable lundi lors d'une audience judiciaire à Chicago »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquin Guzman Lopez, 39 ans, avait été arrêté en juillet 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquin Guzman Lopez, 39 ans, avait été arrêté en juillet 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avait été arrêté en juillet 2024 à son arrivée au Texas »
lefigaro.fr ↗ ↩
« en compagnie du cofondateur du cartel de Sinaloa, Ismael «Mayo» Zambada »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquín Guzmán López flew to the United States on a private plane alongside El Mayo, whom Joaquín had allegedly lured into the trip under false pretenses. Both were arrested on landing. »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« à la descente d'un avion privé à El Paso au Texas »
rfi.fr ↗ ↩
« audience judiciaire à Chicago »
lefigaro.fr ↗ ↩
« a plaidé coupable lundi lors d'une audience judiciaire à Chicago pour des faits de trafic de drogue et participation à une entreprise criminelle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquim Guzmán López encourt au moins dix ans de prison pour le chef d'accusation lié à sa participation à une entreprise criminelle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« S'agissant du trafic de drogue, pour lequel il risque la prison à vie »
lefigaro.fr ↗ ↩
« s'engage en effet à «coopérer pleinement et sincèrement dans toute affaire pour laquelle il sera sollicité» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Joaquin Guzman Lopez and Ovidio Guzman Lopez - are currently incarcerated in the United States »
cbsnews.com ↗ ↩
« Ovidio Guzmán López a été arrêté le 5 janvier 2023 »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« In July 2025, Ovidio Guzmán López pleaded guilty to two counts of drug conspiracy »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« Ovidio Guzmán López pleaded guilty to two counts of drug conspiracy and two counts of knowingly engaging in a continuing criminal enterprise »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« In May 2025, Ovidio agreed to cooperate with U.S. Prosecutors. »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« en compagnie du cofondateur du cartel de Sinaloa, Ismael «Mayo» Zambada »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Lui aussi a depuis lors plaidé coupable »
lefigaro.fr ↗ ↩
« The Trump administration's designation of the Sinaloa Cartel as a foreign terrorist organization in February 2025 »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« On the order of then-President Andrés Manuel López Obrador, Ovidio was soon released. »
insightcrime.org ↗ ↩
« selon l'acte d'inculpation rendu public en avril 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Fast forward five years, and it was Joaquín Guzmán López, one of El Chapo's sons, who betrayed El Mayo and tricked him into being captured. »
insightcrime.org ↗ ↩
« The conflict began in September 2024 and has not stopped. »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« The Mayiza, as that faction is known, is vying for many of the same territories and criminal profits. »
insightcrime.org ↗ ↩
« Selon un décompte du quotidien mexicain La Jornada, au total, 651 personnes sont mortes et 513 disparus entre septembre et décembre 2024. »
rfi.fr ↗ ↩
« After eight months of relentless fighting between rival Sinaloa Cartel factions »
insightcrime.org ↗ ↩
« faisant environ 1200 morts au Mexique et quelque 1400 disparus, selon des chiffres officiels »
lefigaro.fr ↗ ↩
« faisant environ 1200 morts au Mexique et quelque 1400 disparus, selon des chiffres officiels »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Vingt cadavres ont été retrouvés lundi 30 juin le long d'une route du Sinaloa »
la-croix.com ↗ ↩
« Vingt cadavres ont été retrouvés lundi 30 juin le long d'une route du Sinaloa »
la-croix.com ↗ ↩
« Vingt cadavres ont été retrouvés lundi 30 juin le long d'une route du Sinaloa, État de l'ouest du pays »
la-croix.com ↗ ↩
« Quatre corps décapités ont été découverts sur la chaussée »
la-croix.com ↗ ↩
« 16 autres, dont un décapité également, dans une camionnette »
la-croix.com ↗ ↩
« s'affrontent dans les rues de Culiacan, la capitale de Sinaloa »
rfi.fr ↗ ↩
« Les Chapitos sont affaiblis dans des zones importantes qu'ils avaient sous contrôle avant le conflit, comme à Culiacan, capitale de l'État de Sinaloa et Mazatlan, importante ville côtière de l'État. »
rfi.fr ↗ ↩
« À Washington, cette violence exacerbée sert le discours de Donald Trump sur les cartels. Le président élu souhaite à nouveau désigner les cartels comme « groupes terroristes » »
rfi.fr ↗ ↩
« Treasury Secretary Scott Bessent said in a statement announcing the sanctions »
nypost.com ↗ ↩
« "Los Chapitos is a powerful, hyperviolent faction of the Sinaloa Cartel at the forefront of fentanyl trafficking into the United States," Treasury Secretary Scott Bessent said »
nypost.com ↗ ↩
« "At the Department of the Treasury, we are executing on President Trump's mandate to completely eliminate drug cartels and take on violent leaders like 'El Chapo's' children," Bessent added »
nypost.com ↗ ↩
« the Treasury Department sanctioned several businesses controlled by Mexican businessman Jose Raul Nunez Rios »
nypost.com ↗ ↩
« Mexican businessman Jose Raul Nunez Rios and his make-up artist wife, Sheila Paola Urias Vazquez »
nypost.com ↗ ↩
« financing an important Los Chapitos cell in Mazatlan, Mexico »
nypost.com ↗ ↩
« Il a nommé notamment Michael Waltz comme conseiller à la Sécurité nationale qui voudrait introduire une législation pour autoriser l'utilisation des forces militaires pour cibler les cartels mexicains. »
rfi.fr ↗ ↩
« de nombreuses administrations à Washington ont lancé des opérations anti-drogue depuis la « War on Drugs » prônée par le président Richard Nixon dans les années 1970. »
rfi.fr ↗ ↩
« hundreds even protested his 2016 arrest and extradition to the United States »
insightcrime.org ↗ ↩
« Fondé à la fin des années 1980, le cartel de Sinaloa est une fédération de barons de la drogue »
rfi.fr ↗ ↩
« Ivan Guzman Salazar and his brothers, known as "Los Chapitos," took over the organization's leadership after their father. »
voiceofemirates.com ↗ ↩
« The Chapitos have also expanded the drug trafficking empire that they inherited to include synthetic drugs, becoming one of the main suppliers of illicit fentanyl and methamphetamine to the United States. »
insightcrime.org ↗ ↩
« Over 500,000 Americans have died of fentanyl poisoning »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« which has been identified as a main exporter of fentanyl to the U.S. »
cbsnews.com ↗ ↩
« David Saucedo, a Mexican security analyst, said »
cbsnews.com ↗ ↩
« In some key cases against cartel leaders, up to 20% of the U.S. Law enforcement have obtained has been through such payouts »
cbsnews.com ↗ ↩
« Iván's last known location is Culiacán, Sinaloa State »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« La faiblesse du cartel de Sinaloa nourrit notamment les ambitions du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), dirigé par « El Mencho ». »
rfi.fr ↗ ↩
« Le Cartel Jalisco Nueva Generacion, fondé à la fin des années 2000 dans les États de Michoacan et de Jalisco »
rfi.fr ↗ ↩
« Le 15 août 2016, des membres du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) ont kidnappé Iván Archivaldo Guzmán Salazar »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« des membres du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) ont kidnappé »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Since then, a blood feud between the two crime families has paralyzed the state of Sinaloa. »
insightcrime.org ↗ ↩
« Recent fighting in Ciudad Juárez appears to be a reflection of a criminal terrain in flux »
insightcrime.org ↗ ↩
« The Mexican government, under President Claudia Sheinbaum, has conducted operations »
sociedadmedia.com ↗ ↩
« confronté depuis le début de la guerre contre la drogue de Felipe Calderón en 2006 à une insécurité chronique »
rfi.fr ↗ ↩
« discours de ces prédécesseurs de droite comme Felipe Calderón et Enrique Peña Nieto qui, eux, déclaraient une guerre ouverte et frontale au cartel de la drogue »
rfi.fr ↗ ↩
« Cette dernière, dans la droite lignée d'Andrés Manuel López Obrador (AMLO) à qui elle succède »
rfi.fr ↗ ↩
« El Chapo was a major power figure in farming communities surrounding Culiacán »
insightcrime.org ↗ ↩
« jailed Sinaloa Cartel boss Joaquin "El Chapo" Guzman »
nypost.com ↗ ↩
« some of their victims were "fed dead or alive to tigers" »
cbsnews.com ↗ ↩
Sources
- Narcotrafic : un des fils du célèbre trafiquant mexicain «El Chapo» plaide coupable devant la justice américaine
- Trump admin sanctions El Chapo’s sons and offers $10 million reward for their capture
- U.S. offers $10 million reward for capture of notorious cartel leader's sons who led faction accused of feeding rivals to tigers
- ICE Renews $10M Bounty on Sinaloa Cartel Boss & El Chapo Son
- $10 Million US Reward for the Arrest of "El Chapo's" Son
- Au Mexique, les fils d’El Chapo au cœur de la violence du narcotrafic dans le Sinaloa
- Drogue: la guerre au sein du cartel de Sinaloa ravage le nord du Mexique
- Iván Archivaldo Guzmán Salazar
- The Chapitos: Bloodlines and Battlefields in Mexico’s Sinaloa Cartel