Lot : 300 personnes dans la rue contre les fermetures de classes

Parents, enseignants et élus ont battu le pavé devant la préfecture de Cahors pour défendre l'école rurale lotoise.

Lot : 300 personnes dans la rue contre les fermetures de classes
Illustration Marc Delmas / info.fr

Le 31 mars 2026, environ 300 personnes ont manifesté devant la préfecture du Lot à Cahors contre la carte scolaire 2026. Celle-ci prévoit 12 à 13 fermetures de classes dans le premier degré. La mobilisation se poursuit, avec le soutien du Conseil départemental.

Enseignants, parents d’élèves et élus ont convergé le 31 mars 2026 devant la préfecture du Lot, à Cahors. Objectif : faire reculer l’Éducation nationale sur sa carte scolaire 2026. Selon Médialot et Actu.fr, le rassemblement a réuni environ 300 personnes, répondant à un appel unitaire des syndicats CFDT, CGT et FSU, ainsi que de la FCPE.

La mobilisation ne s’est pas arrêtée là. Le lendemain, 1er avril, un campement de tentes s’est installé devant la même préfecture, organisé par des collectifs de parents et d’enseignants, selon La Dépêche du Midi.

Douze communes rurales dans le viseur

Le projet de carte scolaire 2026 prévoit la suppression de 7 postes dans le premier degré, ce qui correspond à 12 ou 13 fermetures de classes effectives. Sont concernées des communes comme Luzech, Pradines, Lalbenque, Gramat, Puy-l’Évêque, Biars ou encore Livernon. La justification avancée par l’administration : une baisse de 312 élèves dans le département, selon La Dépêche du Midi.

Une légère victoire a été enregistrée le 8 avril : une classe a été sauvée à la suite des mobilisations. Mais les syndicats, selon La Dépêche, restent fermement opposés aux 12 fermetures restantes prévues pour la rentrée de septembre 2026.

Le Département entre en scène

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Le 13 avril, le Conseil départemental du Lot a adopté à l’unanimité une motion de soutien aux mobilisations. Selon La Dépêche du Midi, le texte s’accompagnait d’un abécédaire critique visant la directrice académique, Sophie Sarraute. Les élus réclament un moratoire de cinq ans pour geler toute nouvelle suppression de classe. Le Département avait déjà demandé officiellement une révision de la carte scolaire, selon son site institutionnel.

Le député Aurélien Pradié a annoncé une concertation sur le sujet, sans calendrier précisé à ce stade.

Une tendance qui s’inscrit dans la durée

Le Lot n’en est pas à sa première vague de suppressions. En 2025, 9 postes avaient déjà été fermés dans des écoles du département - notamment au Montat, à Sauzet et dans le RPI Saint-Sulpice/Brengues/Marcilhac-sur-Célé - selon Radio Totem. Le département voisin de Lot-et-Garonne est également touché : 13 classes fermées en 2025, et jusqu’à 21 suppressions annoncées pour 2026, selon Actu.fr. À l’échelle nationale, plus de 17 000 écoles ont fermé en France depuis 1985.

La rentrée de septembre 2026 reste l’échéance concrète. D’ici là, l’issue de la concertation annoncée et d’un éventuel moratoire déterminera le sort des classes encore en sursis.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Correspondant à Cahors, suit l'agriculture viticole, les tensions sur l'eau, le tourisme et les fermetures de maternités. Diplômé de l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans le Quercy. Posture éditoriale : connaître les vignerons, les associations de défense des rivières, les élus locaux, vérifier les budgets départementaux avant de publier.

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