Lot : cinq communes intègrent la zone d’aide anti-loup pour protéger les éleveurs

La préfecture du Lot élargit son dispositif de prévention lupine à cinq communes du nord-est du département, en lien avec des attaques suspectes dans le Cantal voisin.

Lot : cinq communes intègrent la zone d'aide anti-loup pour protéger les éleveurs
Illustration Marc Delmas / info.fr

La préfecture du Lot a étendu, le 27 avril 2026, la zone éligible aux aides pour la protection des troupeaux contre la prédation lupine. Cinq communes rejoignent le dispositif. Les éleveurs concernés peuvent déposer leur dossier jusqu'au 31 juillet 2026.

La préfecture du Lot a étendu, le 27 avril 2026, la zone éligible aux aides pour la protection des troupeaux contre la prédation lupine. Cinq communes rejoignent le dispositif. Les éleveurs concernés peuvent déposer leur dossier jusqu’au 31 juillet 2026.

L’essentiel

  • 5 communes intégrées : Sousceyrac-en-Quercy, Labastide-du-Haut-Mont, Sénaillac-Latronquière, Bessonies et Saint-Hilaire rejoignent la zone éligible.
  • Arrêté préfectoral E-2026-98 : l’extension est formalisée par un arrêté signé et publié le 27 avril 2026.
  • Date limite de dépôt : les demandes d’aides doivent être soumises via le téléservice SAFRAN avant le 31 juillet 2026.
  • Déclencheur : des dommages sur troupeaux ovins signalés dans deux communes cantalaises limitrophes (Siran et Saint-Saury), où la responsabilité du loup n’est pas écartée.
  • Précédent local : la présence du loup dans le Lot est confirmée depuis juin 2022, avec sept attaques recensées - 22 animaux morts et 20 blessés.

Cinq communes du nord-est dans le dispositif

L’arrêté préfectoral E-2026-98 intègre Sousceyrac-en-Quercy, Labastide-du-Haut-Mont, Sénaillac-Latronquière, Bessonies et Saint-Hilaire dans la zone éligible aux aides à la protection des troupeaux, selon la préfecture du Lot. Ces cinq communes sont situées dans le nord-est du département, en bordure du Cantal.

La décision a été publiée le 27 avril 2026 sur le site de la préfecture, accompagnée d’une carte de délimitation des zones.

Une mesure préventive, pas de prédation confirmée dans le Lot

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L’extension n’est pas consécutive à une attaque dans le Lot. Selon Le Journal Toulousain et La Dépêche, aucune prédation attribuée au loup n’a été recensée dans le département en 2025. La préfecture justifie l’élargissement par des dommages constatés sur des troupeaux ovins dans les communes cantalaises de Siran et Saint-Saury, où la responsabilité du loup n’est pas écartée. La mesure a été prise en coordination avec la préfecture du Cantal.

La démarche relève donc de l’anticipation. Des tirs de défense restent autorisés dans le cadre réglementaire pour les éleveurs situés dans les zones concernées, précise la préfecture.

Quelles aides pour les éleveurs ?

Les éleveurs des communes désormais éligibles peuvent solliciter des subventions pour plusieurs types de mesures de protection : clôtures électrifiées, acquisition de chiens de protection, études de vulnérabilité des exploitations et accompagnement technique.

Les demandes doivent être déposées via le téléservice SAFRAN avant le 31 juillet 2026. Les actions financées doivent être réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026. Pour les éleveurs ayant bénéficié d’aides en 2025, les demandes de paiement doivent parvenir avant le 30 juin 2026, selon le site de la préfecture du Lot.

Ce dispositif s’inscrit dans un contexte national difficile pour l’élevage ovin : selon l’INSEE, la production de bétail ovins et caprins en France a reculé de 4,6 % en 2025 par rapport à 2024. Dans un département où l’élevage pastoral reste une activité structurante, la pression sur les éleveurs s’accumule depuis plusieurs années.

Contexte dans le Lot

La présence du loup dans le Lot est confirmée depuis juin 2022. Sept attaques avaient alors été recensées, causant la mort de 22 animaux et en blessant 20 autres, selon un communiqué de presse de la préfecture du Lot. Un comité départemental loup avait été convoqué pour analyser la vulnérabilité des élevages lotois.

Le retour du loup en Occitanie remonte aux années 1990. Selon France 3 Occitanie, l’animal était implanté dans huit zones de la région dès 2021, dont des départements limitrophes du Lot comme l’Aveyron et le Cantal. Le Lot fait figure de département tampon, entre zones de prédation avérée et territoires encore préservés.

Des extensions similaires de zones éligibles aux aides ont déjà eu lieu dans le Cantal, notamment en 2021 et 2025, via des arrêtés préfectoraux délimitant les communes concernées, selon la préfecture du Cantal.

À l’échelle nationale, les dispositifs de protection des troupeaux mobilisent chaque année des financements importants. D’autres départements expérimentent également des mécanismes incitatifs pour accompagner les acteurs ruraux face aux risques émergents.

Prochaines étapes

Les éleveurs des cinq communes concernées disposent jusqu’au 31 juillet 2026 pour soumettre leur dossier via SAFRAN. La préfecture du Lot met à disposition sur son site le détail des critères d’éligibilité et la carte des zones délimitées par l’arrêté E-2026-98.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot (46), avec Cahors pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC cahors et tourisme rural quercynois. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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