Lozère : plus de 2 300 brebis ont entamé leur estive historique sur le mont Lozère
La transhumance du groupement pastoral de Finiels a rassemblé 2 374 brebis dimanche 21 juin sur le mont Lozère, une tradition classée à l'UNESCO.
Dimanche 21 juin, la traditionnelle montée à l'estive du groupement pastoral de Finiels a marqué le début de la saison estivale sur le mont Lozère. 2 374 brebis venues de plusieurs élevages locaux ont rejoint les 700 hectares de crêtes sommitales pour pâturer jusqu'à fin août. Un événement ancré dans le patrimoine cévenol.
L’essentiel
- 2 374 brebis ont rejoint l’estive du mont Lozère le dimanche 21 juin 2026.
- Le troupeau provient du groupement pastoral de Finiels, avec des bêtes du Gaec Maurin et du Gaec de la Régordane.
- La zone d’estive couvre environ 700 hectares sur les crêtes, à plus de 1 500 mètres d’altitude.
- La transhumance est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis décembre 2023.
- Chaque année, près de 20 000 brebis transhument dans le Parc national des Cévennes.
Un départ sous le signe de la tradition
Dimanche 21 juin 2026, le long des pentes du mont Lozère, un troupeau de 2 374 brebis a entamé la montée vers les estives. La fête de la transhumance, organisée par l’Office de tourisme des Cévennes au Mont Lozère, a rythmé cette journée. Les animaux, issus du groupement pastoral de Finiels, proviennent d’exploitations locales telles que le Gaec Maurin, géré par Florent et Rémi Maurin, et le Gaec de la Régordane. Selon les organisateurs, cette transhumance est l’une des plus importantes du département.
2 374 brebis sur 700 hectares de crêtes
Le groupement pastoral du Sommet de Finiels gère une zone d’estive d’environ 700 hectares sur les hauteurs du mont Lozère, qui culmine à 1 699 mètres. Les brebis y séjourneront jusqu’à la fin du mois d’août, comme l’a précisé Midi Libre. Cette année, le troupeau comptait exactement 2 374 bêtes, un chiffre confirmé par la chaîne KWZ tv Lozère. Chaque été, près de 20 000 brebis rejoignent les estives du Parc national des Cévennes, en provenance du Gard, de la Lozère et de l’Hérault.
Un événement inscrit à l’UNESCO
La transhumance et l’agropastoralisme sur ce territoire sont officiellement inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis décembre 2023. Cette reconnaissance donne une dimension nationale et internationale à cette pratique séculaire. Les festivités du 21 juin ont inclus un marché de producteurs, une démonstration d’extraction de miel traditionnel par l’apiculteur Erik Verscheure, et un concert de l’ensemble « La Chapelle Harmonique » intitulé « Le Souffle du Berger » dans la chapelle locale.
Contexte dans la Lozère
La Lozère, département le moins peuplé de France, compte environ 76 000 habitants. L’agriculture, et en particulier l’élevage ovin, reste un pilier économique. Avec ses vastes espaces naturels et le Parc national des Cévennes, le territoire est un haut lieu de la transhumance. Ce mouvement saisonnier des troupeaux contribue à l’entretien des paysages ouverts et à la biodiversité des pelouses sommitales. Alors que la transhumance se déroulait, la préfecture de la Lozère a également ouvert une salle de fraîcheur à Mende pour faire face à la canicule annoncée. Par ailleurs, un incendie virulent à Nant a mobilisé plusieurs canadairs et hélicoptères, rappelant les risques estivaux dans la région.
Une tradition qui attire les visiteurs
La fête de la transhumance sur le mont Lozère est devenue un rendez-vous incontournable pour les habitants et les touristes. Elle permet de valoriser le métier d’éleveur et de sensibiliser le public à l’importance du pastoralisme. Les organisateurs espèrent que cette édition 2026 contribuera à pérenniser la pratique, alors que les défis climatiques et économiques se multiplient. Le troupeau restera sur les hauteurs jusqu’à la fin de l’été, avant de redescendre pour la transhumance inverse.