Mâcon : tas de ferraille abandonné sur les quais après une pêche à l’aimant
Un amas de roues rouillées et de débris métalliques laissé en bord de Saône interpelle les promeneurs. La pêche à l'aimant est interdite dans le département.
Un tas de ferrailles hétéroclites - roues, pédales de vélo, ancien parcmètre - a été abandonné le long des quais de Mâcon. Les objets proviendraient d'une session de pêche à l'aimant dont les auteurs n'ont pas achevé la démarche en évacuant leur récolte vers une déchetterie.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un tas de ferrailles (roues, pédales, parcmètre) a été abandonné le long des quais de Mâcon en bord de Saône.
- Ces objets proviendraient d'une session de pêche à l'aimant dont les auteurs n'ont pas évacué la récolte vers une déchetterie.
- La pêche à l'aimant est interdite dans tout le département de Saône-et-Loire.
- Les recommandations professionnelles imposent l'évacuation des métaux collectés vers des centres de recyclage ou ferrailleurs.
Le spectacle intrigue les promeneurs des quais de Mâcon depuis plusieurs jours. Un amas de ferrailles rouillées - roues de vélo, pédales, morceaux de métal, ancien parcmètre - gît sur les berges de la Saône, sans explication apparente. Selon Le Journal de Saône-et-Loire, ce dépôt sauvage serait le résultat d’une session de pêche à l’aimant dont les auteurs ont omis l’étape finale : l’évacuation des déchets.
Une pratique de loisir controversée
La pêche à l’aimant consiste à sonder les cours d’eau à l’aide d’un aimant puissant pour remonter des objets ferreux immergés. Présentée par ses adeptes comme un geste de dépollution citoyenne, cette activité comporte des risques. Selon l’AFP, les autorités mettent en garde contre la remontée d’objets dangereux, notamment des munitions historiques. Dans le département de Saône-et-Loire, la pratique est interdite.
Les recommandations professionnelles du secteur, relayées par La Boutique Pêcheur de Trésors, insistent sur l’obligation d’évacuer les métaux collectés vers des centres de recyclage ou des ferrailleurs. Le nettoyage des objets avant leur dépôt facilite la gestion par les professionnels.
Un abandon qui contredit la démarche écologique
Laisser les ferrailles sur place contredit l’argument environnemental souvent mis en avant par les pêcheurs à l’aimant. Les objets rouillés, exposés aux intempéries, ne disparaîtront pas d’eux-mêmes et constituent une pollution visuelle sur un espace public fréquenté.
Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur l’identité des auteurs de ce dépôt sauvage ni sur les éventuelles mesures de nettoyage prévues par la municipalité.
Contexte dans la Saône-et-Loire
Mâcon, préfecture de Saône-et-Loire, compte environ 35 000 habitants. La ville est traversée par la Saône, axe historique du département. Les quais aménagés constituent un lieu de promenade prisé des habitants. Le département a connu récemment d’autres incidents liés à la gestion des déchets et à des nuisances environnementales ponctuelles, bien que sans lien direct avec le présent dépôt.
L’affaire rappelle que toute activité de loisir en milieu naturel engage la responsabilité de ses pratiquants, de la collecte à l’évacuation des déchets.