Madoua, 4 ans, disparu dans la Marne : l’ADN confirme le pire

Disparu le 25 février à Neuilly-Plaisance, le petit garçon autiste a été retrouvé mort à Créteil, l'identité confirmée par ADN fin mars.

Madoua, 4 ans, disparu dans la Marne : l'ADN confirme le pire
Illustration Alexandre Martin / info.fr

Madoua Dembélé, 4 ans, avait disparu le 25 février 2026 en bord de Marne à Neuilly-Plaisance. Son corps a été découvert le 19 mars à Créteil. L'analyse ADN a confirmé son identité le 27 mars. L'enquête sur les causes de la mort se poursuit.

C’est une certitude douloureuse. Le corps retrouvé le 19 mars 2026 dans la Marne à Créteil, à hauteur d’une écluse, est bien celui de Madoua Dembélé, 4 ans. L’analyse ADN, dont les résultats ont été communiqués le 27 mars, a levé tout doute. La famille a publié un communiqué : « C’est avec une profonde tristesse que nous confirmons que le corps retrouvé était celui de Madoua Dembélé », tout en remerciant les bénévoles et les secours mobilisés durant les semaines de recherches.

Un enfant échappé à la surveillance de ses parents

Madoua avait disparu le 25 février 2026 vers 14h15, dans un parc de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), au bord de la Marne, après avoir échappé à la surveillance de ses parents. L’enfant était atteint d’un trouble autistique, selon Le Parisien. Les recherches avaient immédiatement mobilisé des bénévoles, la police et des équipes nautiques sur plusieurs kilomètres de berges.

La mairie de Bry-sur-Marne avait relayé l’alerte dès le lendemain, signalant des opérations en cours sur les bords de Marne, côté Neuilly et Perreux, à la limite de sa commune.

Le 5 mars, des images de vidéosurveillance avaient montré un corps d’enfant dériver dans la Marne, accréditant la thèse de la noyade. Les recherches terrestres des bénévoles avaient alors été suspendues. C’est finalement un riverain qui a donné l’alerte le 19 mars vers 14h30, permettant aux pompiers d’intervenir à Créteil. Les vêtements portés par le corps correspondaient à ceux de Madoua, selon Le Figaro.

L’avocat de la famille pointe une enquête défaillante

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La découverte des images de vidéosurveillance dès le 5 mars n’a pas suffi à déclencher une réaction jugée suffisante. Me Bouzrou, avocat de la famille, a dénoncé publiquement des investigations initiales insuffisantes, pointant une enquête policière défaillante dans ses premiers jours, malgré la présence de ces éléments visuels, selon Le Parisien.

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. Les parents ont été informés de la découverte du corps en présence d’un psychologue, précise Le Figaro. Les analyses médico-légales se poursuivaient encore au 13 avril 2026. Aucune date d’audience n’a été annoncée publiquement à ce stade.

Un drame qui s’inscrit dans un contexte préoccupant

En 2024, 38 477 disparitions de mineurs ont été signalées en France, soit 105 par jour en moyenne, selon le rapport annuel de la plateforme 116 000 Enfants Disparus. Si ce chiffre est en baisse de 6,1 % par rapport à 2023, les cas qualifiés d’inquiétants ont progressé de 9 % depuis 2022.

Le Val-de-Marne a été endeuillé une deuxième fois en ce printemps 2026 : Erifine, 11 ans, est décédée à Alfortville en avril 2026, provoquant une vague d’émotion dans la commune, selon Actu.fr. Deux drames distincts, mais qui soulignent les risques liés aux abords de la Marne pour les enfants de la région.

Sources

Alexandre Martin

Alexandre Martin

Correspondant à Créteil, suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris, l'université et les débats sur les transports. Diplômé du CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans le Val-de-Marne. Posture éditoriale : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les budgets du département avant de conclure.

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