Val-de-Marne : un budget 2026 en légère hausse, mais toujours sous tension

Le conseil départemental a adopté un budget de 1,839 milliard d'euros, porté par un rebond des droits de mutation immobiliers.

Val-de-Marne : un budget 2026 en légère hausse, mais toujours sous tension
Illustration Alexandre Martin / info.fr

Le 7 avril 2026, le conseil départemental du Val-de-Marne a voté son budget à Créteil. Total : 1,839 milliard d'euros, en hausse de 1,6 % par rapport à 2025. Le redressement reste fragile.

Le conseil départemental du Val-de-Marne s’est réuni le 7 avril à Créteil pour voter son budget 2026. Le document, présenté par le président Olivier Capitanio (LR), s’établit à 1,839 milliard d’euros, contre 1,811 milliard en 2025, selon Les Echos. Une progression de 1,6 %, modeste, mais qui traduit un début de stabilisation après plusieurs années difficiles.

Les droits de mutation, moteur du rebond

L’amélioration repose essentiellement sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), ces taxes perçues à chaque transaction immobilière. Le département en attend 278 millions d’euros en 2026, contre 263 millions l’année précédente, soit une hausse de 5,7 %. Un signal encourageant : au premier trimestre 2026, les DMTO ont progressé de 14 % par rapport à la même période en 2025, toujours selon Les Echos.

Pour soutenir ces recettes, le Val-de-Marne avait relevé son taux de taxe de publicité foncière à 5 % dès le 1er mai 2025, conformément à la loi de finances 2025, rappelle MyNotary. Une décision rendue nécessaire par les pertes cumulées en DMTO : entre 2021 et 2025, le département a subi un manque à gagner de 451 millions d’euros, soit 11 % de ses recettes, d’après les chiffres publiés par le conseil départemental lui-même.

Des dépenses sociales qui ne fléchissent pas

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L’autre réalité du budget : les dépenses sociales absorbent plus de la moitié des crédits et continuent de croître. Aide sociale à l’enfance, personnes âgées, personnes handicapées - ces postes pèsent structurellement sur les finances du département, et ne laissent que peu de marge de manœuvre.

Les investissements sont néanmoins maintenus, notamment pour les collèges et la qualité de vie sur le territoire. Capitanio a résumé l’état d’esprit général avec une formule laconique : « Sans surprise, mais sans aucune visibilité », citée par Les Echos. En juin 2024, le même élu parlait de situation « ingérable », selon Le Parisien.

Selon Le Journal Toulousain, le retour à une épargne reconstituée et à un ratio de désendettement maîtrisé devrait prendre deux à trois ans, à condition que les DMTO se stabilisent et que les dépenses de fonctionnement restent sous contrôle. Un calendrier conditionnel, dans un contexte économique qui reste incertain.

Sources

Alexandre Martin

Alexandre Martin

Correspondant à Créteil, suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris, l'université et les débats sur les transports. Diplômé du CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans le Val-de-Marne. Posture éditoriale : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les budgets du département avant de conclure.

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