Mali : 82 citernes nigerianes a Bamako, un geste symbolique face a un blocus jihadiste intact
Premier convoi escorte par l'Alliance des Etats du Sahel apres deux mois et demi d'embargo du JNIM, mais loin de couvrir les besoins reels de la capitale
Un convoi de 82 camions-citernes offerts par le Niger est arrive a Bamako le 22 novembre 2025 sous escorte militaire conjointe. Premiere operation coordonnee de l'AES, l'episode revele autant la solidarite affichee…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Premiere operation militaire conjointe de l'AES
Les armees du Niger, du Mali et du Burkina Faso se sont coordonnees pour escorter le convoi sur 1 400 km. L'acte de naissance operationnel d'une confederation jusqu'ici essentiellement politique.
Une capitale de 4,3 millions d'habitants asphyxiee
Depuis septembre 2025, Bamako vit au rythme des penuries. En octobre et novembre, plus aucune goutte n'entrait dans la ville.
Dependance structurelle aux corridors routiers
Le Mali ne raffine pas, n'a jamais investi dans des reserves strategiques dignes de ce nom et depend a 100 % des ports d'Abidjan, Dakar, Lome et Conakry. 53 853 m³ de stockage, soit un mois de consommation.
Marche noir et inflation
Le litre d'essence officiel a 725 FCFA s'ecoule a 2 000 FCFA au noir. L'huile de cuisson a augmente d'un tiers en une semaine, oignons et tomates ont double.
Strategie d'asphyxie economique du JNIM
Le groupe ne cherche pas la victoire militaire mais la rupture du contrat social entre la junte et la population, sur le modele du blocus de Mossoul ou des coupures d'axes au Burkina Faso.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 82 camions-citernes offerts par le Niger arrives a Bamako le 22 novembre 2025.
- Premiere operation conjointe de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) face au blocus.
- Le JNIM impose un embargo sur le carburant depuis septembre 2025.
- Bamako consomme environ 60 % des 3,5 millions de litres quotidiens du pays.
- Les besoins sont estimes a 150 citernes par jour rien que pour la capitale, soit pres de deux fois la livraison totale du Niger.
Le convoi a parcouru pres de 1 400 kilometres [1] entre Niamey et Bamako. A l’arrivee, le 22 novembre 2025 [2], 82 citernes [3] de carburant offertes par le Niger [4] franchissent les portes de la capitale malienne sous escorte militaire conjointe. Plus de deux mois et demi [5] apres le debut de l’embargo impose par le JNIM [5], c’est la premiere operation de ce type menee a l’echelle de l’Alliance des Etats du Sahel [6].
Briser le blocus, vraiment? Le chiffre, mis en regard des besoins reels, dit l’inverse. Les besoins de la seule capitale sont estimes a au moins 150 citernes par jour [7]: les 82 citernes nigeriennes ne couvrent donc meme pas une demi-journee de consommation de Bamako. Dans les rues, le scepticisme l’emporte. « Il n’y a rien », « c’est du folklore » [8], reagissent plusieurs habitants. « Tout est a l’arret dans le pays et eux, ils font de la theatralisation » [9], poursuit l’un d’eux. Les attaques, elles, ont continue: le 29 janvier 2026 [10], un nouveau convoi de plusieurs dizaines [11] de camions-citernes etait incendie sur l’axe senegalais.
Une dette payee, un message politique
Le geste nigerien n’est pas neutre. « On n’a pas oublie ce que le Mali a fait pour le Niger quand le Niger a ete menace d’etre agresse par la Cedeao » [12], a rappele Abdou Adamou, ambassadeur du Niger a Bamako [13]. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont quitte la Cedeao [14] pour fonder l’Alliance des Etats du Sahel [15] apres le coup d’Etat du general Abdourahamane Tiani [16].
Sur le terrain, les trois armees des pays de l’AES se sont coordonnees pour acheminer le convoi: depuis Niamey, en passant par Tera dans la zone de Tillaberi, puis le Sahel burkinabe, jusqu’a Bamako [17]. « Ces citernes vont contribuer certainement a ameliorer l’approvisionnement de notre pays en produits petroliers, mais surtout a reduire les souffrances de nos populations » [18], a declare devant les cameras Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l’Industrie et du commerce [19].
Premiere operation conjointe de l’AES: ce que cela signifie
L’episode marque davantage qu’un ravitaillement. C’est le premier acte operationnel de l’AES depuis sa fondation: trois armees nationales ont coordonne une escorte armee sur 1 400 kilometres a travers trois territoires souverains, avec un protocole de relais aux frontieres, une chaine de commandement partagee de fait et une couverture sur les zones les plus exposees du Liptako-Gourma. Pour Boubacar Ba, directeur a Bamako du Centre d’analyse sur la gouvernance et la securite au Sahel [20], cette operation « est un acte symbolique de solidarite, mais aussi qui prefigure d’une possibilite d’un declenchement eventuel d’une action militaire d’accompagnement du Mali par les deux pays » [21].
L’enjeu institutionnel est de taille. L’Alliance des Etats du Sahel prevoyait une defense mutuelle dont les contours restaient flous: pas de doctrine commune publiee, pas de quartier general permanent, pas de regle d’engagement ecrite. Le convoi du 22 novembre transforme un texte en pratique. Si une force conjointe AES devait emerger, c’est sur ce type de mission de securisation des corridors logistiques qu’elle serait probablement testee en premier, avant toute action offensive contre le JNIM lui-meme.
Le blocus qui etouffe une capitale de 4,3 millions d’habitants
Depuis septembre 2025 [22], le JNIM a decrete qu’aucun camion-citerne ne penetrerait au Mali en provenance d’un Etat voisin [23]. Depuis, les camions incendies venant d’Abidjan ou de Dakar se comptent par centaines [24]. La capitale, avec ses 4,3 millions d’habitants [25], est soumise a un blocus economique [26] qui paralyse le pays.
Au plus fort de la crise, en octobre et novembre 2025 [27], pas une goutte de carburant n’entrait dans Bamako [27]. Les autorites ont ordonne la fermeture des ecoles et des universites pendant deux semaines [28]. Le 26 octobre [29], le ministre de l’Education Amadou Sy Savane [30] a annonce la suspension des cours dans l’ensemble du pays.
Les chiffres parlent d’eux-memes. Le litre d’essence, vendu a la pompe a 725 francs CFA [31], s’ecoulait sur le marche noir a 2 000 francs CFA [32]. Dans la localite d’Oulara, entre Kita et Keniaba, des stations affichaient un prix officiel de 775 francs CFA [33] mais facturaient 1 050 francs CFA [34] au moment du paiement.
Un pays sans raffinerie, condamne a ses corridors
L’arithmetique de la dependance n’est pas un accident, c’est un choix. Le Mali brule environ 1,3 milliard de litres de carburant par an [35], soit 3,5 millions de litres par jour [36], dont environ 60 % absorbes rien que par le district de Bamako [37]. Le pays ne dispose que d’environ 53 853 m³ de stockage [38], soit a peine l’equivalent d’un mois de consommation nationale [39]. Tout repose sur les corridors routiers depuis les ports d’Abidjan, Dakar, Lome ou Conakry [40].
Pourquoi un pays enclave, regulierement confronte a des crises diplomatiques avec ses voisins, n’a-t-il jamais construit de raffinerie nationale ni de reserves strategiques dignes de ce nom? La reponse tient en trois mots: sous-investissement chronique. Aucun gouvernement, civil ou militaire, n’a fait du stockage strategique une priorite budgetaire. Les majors petrolieres ont prefere des modeles importateurs a faible immobilisation de capital; TotalEnergies a meme quitte le pays debut 2025, cedant ses stations-service a un acteur regional [41]. Le Mali pese pourtant plus de 700 milliards de FCFA [42] d’achats de produits petroliers ivoiriens, et en 2023 [43] plus de la moitie [44] des produits petroliers exportes par la Cote d’Ivoire etaient destines au Mali. Le pays est un client massif sans aucune capacite de resilience. Quand les corridors se ferment, le pays s’arrete.
Les chauffeurs ivoiriens, premiere ligne d’une guerre economique
Sur l’axe ivoirien, principal couloir d’importation, la peur s’est installee. Souleymane Traore, chauffeur ivoirien depuis sept ans [45] sur l’axe malien, se souvient avoir compte « 52 citernes calcinees » [46] et « six autres brulees plus loin » [47] entre Kadiana et Tingrela. Avec un salaire mensuel d’a peine 100 000 francs CFA (152 euros) [48] et un bonus de 50 000 francs CFA [49] par voyage, les chauffeurs continuent. « Si on meurt, c’est pour la bonne cause » [50], dit Mamadou Diallo, 55 ans [50].
A Boundiali, dans le nord-est de la Cote d’Ivoire, Broulaye Konate, gestionnaire d’un parc de 45 camions [51], a prefere immobiliser sa flotte. Le premier ministre malien Abdoulaye Maiga [52] a qualifie le carburant ravitaillant le Mali de « sang humain » [53].
Le cadre legal des exactions: ce que dit le droit
Les exactions documentees relevent de qualifications juridiques precises. L’article 3 commun aux quatre Conventions de Geneve de 1949, applicable aux conflits armes non internationaux comme celui qui oppose au Mali les forces gouvernementales aux groupes armes organises, prohibe absolument « les atteintes portees a la vie et a l’integrite corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes » a l’egard des personnes ne participant pas directement aux hostilites - categorie qui couvre les chauffeurs civils. Les executions sommaires constituent un crime de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome de la Cour penale internationale, dont le Mali est Etat partie. Cote droit interne, la loi malienne reprime le terrorisme et prevoit des peines de reclusion criminelle pour les actes terroristes ayant entraine la mort, ainsi que pour la destruction par incendie de moyens de transport.
Human Rights Watch a documente l’execution sommaire de dix chauffeurs routiers [54] et de deux apprentis [55] adolescents fin janvier 2026, dans le sud-ouest du Mali. « L’execution sommaire de 12 chauffeurs de camions par le GSIM est le dernier exemple en date de la depravation de ce groupe arme », a declare Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel a Human Rights Watch [56]. La qualification juridique de ces faits, en droit international comme en droit malien, n’est pas symbolique: elle conditionne d’eventuelles poursuites, y compris a l’etranger sous le regime de la competence universelle.
L’angle mort: une guerre economique methodique
Ce que les communiques officiels ne disent pas, l’analyse strategique le revele. Le JNIM ne cherche pas la victoire militaire. Il vise le portefeuille. « En asphyxiant economiquement le pays, le JNIM cherche a gagner le soutien populaire en accusant le gouvernement militaire d’incapacite » [57], note Bakary Sambe, directeur regional du Timbuktu Institute, etabli au Senegal [57]. Herve Wendyam Lankouande, analyste a l’Institut de recherche sur la paix, la securite et le developpement en Afrique [58], complete: le JNIM a decide de « s’attaquer aux poches des Maliens, a leur pouvoir d’achat, parce qu’une fois qu’on a le probleme du carburant, tout flambe » [59].
Cette strategie d’asphyxie economique n’est pas inedite. On se souvient du blocus impose par l’Etat islamique autour de Mossoul entre 2014 et 2017, qui combinait controle des axes routiers, taxation des marchandises et coupures ciblees pour epuiser les capacites de l’Etat irakien. La nouveaute malienne, c’est l’echelle: ce n’est plus une ville secondaire qui est ciblee, c’est la capitale.
Le blocus est aussi une reponse. Selon le JNIM, il s’agit de represailles a l’interdiction par les autorites maliennes de la vente de carburant hors stations en milieu rural [60], mesure censee assecher les moyens d’approvisionnement des jihadistes [61].
Negocier et combattre: la double posture de la junte
Une contradiction traverse pourtant le discours officiel. D’un cote, la junte presente le blocus comme une agression a combattre militairement: escortes armees, surveillance aerienne, soutien des paramilitaires russes de l’Africa Corps [62]. De l’autre, une treve a ete negociee avec ce meme JNIM, contre la liberation de plus d’une centaine [63] de presumes jihadistes, et devrait rester en vigueur jusqu’a la Tabaski, fin mai [64].
Les autorites maliennes n’ont jamais reconnu officiellement ces tractations. Aucun communique de Koulouba n’evoque de canal de discussion, alors meme que la liberation de detenus suppose un contact, des intermediaires et un accord sur des modalites. Cette double posture - combattre publiquement, negocier discretement - n’est pas propre au Mali, mais elle interroge la coherence d’un pouvoir qui qualifie le carburant ravitaille de « sang humain » tout en libererant des combattants du groupe qui le repand. Aucune source consultee ne mentionne de reaction officielle de la Cedeao face au blocus jihadiste frappant Bamako, malgre les liens economiques persistants entre le Mali et les Etats membres de l’organisation.
Cinq ans apres les promesses, la capitale asphyxiee
On se souvient de l’operation Barkhane, l’intervention militaire francaise au Sahel [65], soldee par un echec retentissant [66]. Cinq ans apres [67] les promesses d’Assimi Goita [68] qui assurait, apres son second coup d’Etat, que les militaires allaient restaurer la securite [69], la capitale est asphyxiee. Malgre le soutien des paramilitaires russes de l’Africa Corps [62], avec surveillance aerienne [70], les escortes ne suffisent plus.
Les avertissements occidentaux se multiplient. Le Quai d’Orsay a recommande aux ressortissants francais « de prevoir un depart temporaire du Mali des que possible par les vols commerciaux encore disponibles » [71]. Les Etats-Unis ont demande a leurs ressortissants de quitter « immediatement, par vol commercial, le Mali » [72].
Sur l’axe Senegal-Mali, ou les escortes militaires avaient ete suspendues depuis quelques mois pour etre concentrees sur l’axe ivoirien [73], les attaques se sont intensifiees. Le 29 janvier 2026 [10], trois militaires maliens [74] et quatre assaillants [75] ont ete tues lors de l’incendie d’un convoi attribue au JNIM [76].
L’arrivee des 82 citernes nigeriennes [3] est un soulagement ponctuel, pas une solution. Elle marque l’acte de naissance operationnel de l’AES et la solidarite affichee de Niamey envers Bamako. Elle ne resout ni le sous-investissement chronique du secteur petrolier malien, ni la double posture de la junte face au JNIM, ni le silence regional autour d’une capitale de 4,3 millions d’habitants [25] prise en etau. Apres la Tabaski, personne ne sait.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
« les 82 camions citernes et leur escorte militaire sont arrivés à Bamako après un périple de près de 1 400 kilomètres. »
rfi.fr ↗ ↩
« 82 citernes de carburant sont arrivées le 22 novembre 2025 à Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« 82 citernes de carburant sont arrivées le 22 novembre 2025 à Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« Elles ont été offertes et convoyées par le Niger. »
rfi.fr ↗ ↩
« Plus de deux mois et demi après le début de l'embargo imposé par le Jnim »
rfi.fr ↗ ↩
« c'est la première opération, face à ce blocus jihadiste, menée à l'échelle de l'Alliance des États du Sahel (AES). »
rfi.fr ↗ ↩
« les besoins sont estimés à au moins 150 citernes par jour, rien que pour Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« « Il n'y a rien », « c'est du folklore », réagissent avec moins d'enthousiasme plusieurs habitants de Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« « Tout est à l'arrêt dans le pays et eux, ils font de la théâtralisation », poursuit l'un d'entre eux. »
rfi.fr ↗ ↩
« Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié, jeudi 29 janvier, au Mali lors d’une attaque attribuée aux djihadistes »
lemonde.fr ↗ ↩
« Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié »
lemonde.fr ↗ ↩
« « On n'a pas oublié ce que le Mali a fait pour le Niger quand le Niger a été menacé d'être agressé par la Cédéao », a d'ailleurs déclaré l'ambassadeur du Niger à Bamako, Abdou Adamou »
rfi.fr ↗ ↩
« a d'ailleurs déclaré l'ambassadeur du Niger à Bamako, Abdou Adamou »
rfi.fr ↗ ↩
« l'organisation régionale imposait des sanctions économiques au Niger et menaçait d'y intervenir militairement, à la suite du coup d'État du général Abdourahamane Tiani. »
rfi.fr ↗ ↩
« Depuis, le Niger, le Mali, et leur allié burkinabè ont quitté la Cédéao et fondé l'Alliance des États du Sahel (AES). »
rfi.fr ↗ ↩
« à la suite du coup d'État du général Abdourahamane Tiani. »
rfi.fr ↗ ↩
« ce sont les trois armées des trois pays qui se sont mises ensemble, de Niamey en passant par Téra, dans la zone de Tillabéri, en passant par le Sahel burkinabè, et jusqu'à Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« « Ces citernes vont contribuer certainement à améliorer l'approvisionnement de notre pays en produits pétroliers, a déclaré devant les caméras, Moussa Alassane Diallo, mais surtout à réduire les souffrances de nos populations ». »
rfi.fr ↗ ↩
« Le ministre malien de l'Industrie et du commerce [.] Moussa Alassane Diallo »
rfi.fr ↗ ↩
« Pour Boubacar Ba, directeur à Bamako du Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel »
rfi.fr ↗ ↩
« « C'est un acte symbolique de solidarité, mais aussi qui préfigure d'une possibilité d'un déclenchement éventuel d'une action militaire d'accompagnement du Mali par les deux pays. »
rfi.fr ↗ ↩
« Depuis septembre 2025, la capitale malienne, dépendante des importations de produits pétroliers, vit au rythme des pénuries de carburant. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Un acronyme fait trembler tous les chauffeurs routiers: le JNIM, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans-, du nom de ce groupe djihadiste affilié à Al-Qaida qui a décrété, en septembre, que plus aucun camion-citerne ne pénétrerait au Mali en provenance d’un Etat voisin. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Depuis, les camions incendiés venant d’Abidjan ou de Dakar se comptent par centaines »
lemonde.fr ↗ ↩
« La capitale Bamako, avec ses 4,3 millions d’habitants, est soumise à un blocus économique »
humanite.fr ↗ ↩
« est soumise à un blocus économique de la part du JNIM »
humanite.fr ↗ ↩
« Au plus fort de la crise, en octobre et en novembre 2025, pas une goutte de carburant n’entrait dans Bamako. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Les autorités avaient ordonné la fermeture des écoles et des universités pendant deux semaines à cette période. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le pouvoir militaire au Mali a annoncé la suspension des cours dans l’ensemble du pays ce dimanche 26 octobre. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« a annoncé le ministre de l'Éducation, Amadou Sy Savane, à la télévision d’État. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« À Bamako, le litre d’essence, vendu à la pompe à 725 francs CFA »
afrik.com ↗ ↩
« s’écoulait sur le marché noir à 2 000 francs CFA, soit près du triple »
afrik.com ↗ ↩
« dans la localité d’Oulara, entre Kita et Kéniéba, des stations affichaient un prix officiel de 775 francs CFA »
afrik.com ↗ ↩
« mais facturaient 1 050 francs CFA au moment du paiement »
afrik.com ↗ ↩
« Nous brûlons environ 1,3 milliard de litres de carburant par an »
bamada.net ↗ ↩
« Cela revient à peu près à 3,5 millions de litres par jour pour l’ensemble du pays »
bamada.net ↗ ↩
« dont environ 60 % absorbés rien que par le district de Bamako »
bamada.net ↗ ↩
« Le Mali ne dispose que d’environ 53 853 m³ de stockage »
bamada.net ↗ ↩
« soit à peine l’équivalent d’un mois de consommation nationale »
bamada.net ↗ ↩
« entièrement dépendant des importations de carburants raffinés acheminés par voie terrestre depuis les ports d’Abidjan, de Dakar, de Lomé ou de Conakry »
afrik.com ↗ ↩
« TotalEnergies a officiellement quitté le Mali en cédant sa filiale locale à un groupe régional mené par ColiEnergy et Bénin Petro. Les nouveaux propriétaires ont repris près de 80 stations-service, en promettant de maintenir l’emploi d’environ 1 000 salariés »
bamada.net ↗ ↩
« le Mali pèse plus de 700 milliards de FCFA d’achats de produits pétroliers ivoiriens »
bamada.net ↗ ↩
« En 2023, plus de la moitié des produits pétroliers exportés par la Côte d’Ivoire étaient destinés au Mali. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2023, plus de la moitié des produits pétroliers exportés par la Côte d’Ivoire étaient destinés au Mali. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Souleymane Traoré, chauffeur ivoirien depuis sept ans sur l’axe malien »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il se souvient avoir récemment compté, alors qu’il rentrait en Côte d’Ivoire, « 52 citernes calcinées. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Et six autres brûlées plus loin », entre Kadiana et Tingrela. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Avec un salaire mensuel d’à peine 100 000 francs CFA (152 euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« et un bonus de 50 000 francs CFA par voyage »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Si on meurt, c’est pour la bonne cause », dit d’un air grave Mamadou Diallo, 55 ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« A Boundiali, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, Broulaye Konaté, gestionnaire d’un parc de 45 camions, a préféré immobiliser sa flotte. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a récemment qualifié le carburant que le Mali reçoit ces derniers temps de « sang humain » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le carburant que le Mali reçoit ces derniers temps de « sang humain » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Un groupe armé lié à Al-Qaïda a sommairement exécuté dix chauffeurs routiers longue distance et deux apprentis chauffeurs routiers adolescents fin janvier 2026 dans le sud-ouest du Mali »
hrw.org ↗ ↩
« Un groupe armé lié à Al-Qaïda a sommairement exécuté dix chauffeurs routiers longue distance et deux apprentis chauffeurs routiers adolescents fin janvier 2026 dans le sud-ouest du Mali »
hrw.org ↗ ↩
« « L'exécution sommaire de 12 chauffeurs de camions par le GSIM est le dernier exemple en date de la dépravation de ce groupe armé et de son mépris pour les principes juridiques de base », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. »
hrw.org ↗ ↩
« « En asphyxiant économiquement le pays, le JNIM cherche à gagner le soutien populaire en accusant le gouvernement militaire d’incapacité », note Bakary Sambe, directeur régional du groupe de réflexion Timbuktu Institute, établi au Sénégal »
lemonde.fr ↗ ↩
« Hervé Wendyam Lankouande, Analyste et spécialiste de l'Institut de recherche sur la paix, la sécurité et le développement en Afrique, Think tank basé en Hollande »
bbc.com ↗ ↩
« le JNIM a décidé de « s'attaquer aux poches des Maliens, à leur pouvoir d'achat, parce qu'une fois qu'on a le problème du carburant, tout flambe. C'est le pouvoir d'achat qui est attaqué d'une manière indirecte. Et par là aussi, la survie du régime » »
bbc.com ↗ ↩
« Selon le JNIM, le blocus est une mesure de représailles à l'interdiction par les autorités maliennes de la vente de carburant hors stations en milieu rural »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« La mesure avait pour but d'assécher les moyens d'approvisionnement des jihadistes, selon les autorités maliennes. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Des escortes de l’armée et de paramilitaires russes de l’Africa Corps, avec surveillance aérienne »
lemonde.fr ↗ ↩
« la junte malienne a libéré plus d’une centaine de présumés jihadistes en échange d’un corridor de ravitaillement vers Bamako »
afrik.com ↗ ↩
« la trêve devrait rester en vigueur jusqu’à la Tabaski, la grande fête musulmane prévue fin mai »
afrik.com ↗ ↩
« avec l’intervention militaire française, Barkhane, soldée par un échec retentissant. »
humanite.fr ↗ ↩
« avec l’intervention militaire française, Barkhane, soldée par un échec retentissant. »
humanite.fr ↗ ↩
« Cinq ans plus tard, et malgré l’appui du nouvel allié russe. »
humanite.fr ↗ ↩
« Son chef, Assimi Goïta, semble impuissant. »
humanite.fr ↗ ↩
« Les promesses de 2021 semblent bien loin, lorsqu’Assimi Goïta, parvenu au pouvoir après un second coup d’État, assurait que les militaires allaient restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire. »
humanite.fr ↗ ↩
« Des escortes de l’armée et de paramilitaires russes de l’Africa Corps, avec surveillance aérienne, avaient permis l’arrivée de convois de carburant en novembre dans la capitale, entraînant une accalmie de la pénurie. »
lemonde.fr ↗ ↩
« ''Il est recommandé aux ressortissants français de prévoir un départ temporaire du Mali dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles'' a déclaré le Quai-d'Orsay »
bbc.com ↗ ↩
« les Etats-Unis avaient lancé le même appel, demandant à leurs ressortissants de quitter « immédiatement, par vol commercial, le Mali » »
bbc.com ↗ ↩
« les escortes militaires des camions-citernes avaient été suspendues depuis quelques mois sur cet axe Sénégal-Mali, se concentrant sur l’axe venant de Côte d’Ivoire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués »
lemonde.fr ↗ ↩
« Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués »
lemonde.fr ↗ ↩
« une attaque attribuée aux djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Au Mali, ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako en carburant
- Au Mali, des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de djihadistes présumés
- Blocus du JNIM au Mali : comment la stratégie multifrontale du groupe djihadiste a paralysé une nation
- Mali: le Niger offre et convoie 82 citernes de carburant à Bamako
- Mali: les écoles et les universités fermées à cause du blocus djihadiste et de la crise des carburants
- Au Mali, les djihadistes du JNIM étouffent Bamako et font tanguer le régime
- Hydrocarbures : Le nerf vital du Mali sous escorte armée
- Le Mali sous emprise djihadiste : comment le GSIM asphyxie Bamako et menace la sécurité au Sahel
- Mali : la junte coincée entre le blocus du JNIM et la crise pétrolière d’Ormuz
- Mali : Un groupe armé islamiste a exécuté des chauffeurs routiers
