Manche : 607 amendes pour stupéfiants depuis janvier et 7 interdictions de paraître prononcées

Le préfet Marc Chappuis a activé pour la première fois la loi narcotrafic du 13 juin 2025, un an après son adoption.

Manche : 607 amendes pour stupéfiants depuis janvier et 7 interdictions de paraître prononcées
Illustration Benoît Lecomte / info.fr

Depuis le 1er janvier 2026, 607 amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées dans la Manche à des consommateurs de stupéfiants. Le 13 juin, le préfet a prononcé 7 interdictions administratives de paraître sur des points de deal, première application locale de la loi narcotrafic.

L’essentiel

  • 607 AFD : amendes forfaitaires délictuelles délivrées dans la Manche depuis le 1er janvier 2026 pour usage de stupéfiants, selon la préfecture.
  • 7 interdictions de paraître : prononcées le 13 juin 2026 par le préfet Marc Chappuis sur des points de deal du département.
  • Loi du 13 juin 2025 : premier anniversaire de la loi narcotrafic (n° 2025-532), qui autorise ces interdictions administratives pour une durée maximale d’un mois.
  • 854 AFD en 2025 : chiffre annuel de référence dans la Manche, selon actu.fr.
  • Multiples sites ciblés : établissements scolaires, quartiers de Cherbourg, Granville, Saint-Lô, Coutances, Barfleur, Lessay, gare maritime de Barneville et aires de l’A84.

607 amendes en cinq mois et demi

Les chiffres ont été publiés samedi 14 juin par la préfecture de la Manche. Depuis le 1er janvier 2026, les forces de l’ordre ont délivré 607 amendes forfaitaires délictuelles (AFD) à des consommateurs de stupéfiants dans le département. L’AFD, fixée à 200 euros pour usage de cannabis ou d’autres drogues, permet une réponse pénale immédiate sans passage obligatoire devant le tribunal.

À titre de comparaison, selon actu.fr, 854 AFD avaient été dressées sur l’ensemble de l’année 2025 dans la Manche. Au rythme actuel, le département pourrait dépasser ce total avant la fin de l’été.

Première activation de la loi narcotrafic dans la Manche

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Le 13 juin 2026, jour du premier anniversaire de la loi n° 2025-532, le préfet Marc Chappuis a prononcé 7 interdictions administratives de paraître sur des points de deal identifiés dans le département. C’est la première fois que cet outil est utilisé dans la Manche.

La préfecture a communiqué sur X :

La loi du 13 juin 2025, publiée au Journal officiel le 14 juin 2025, autorise les préfets à interdire à une personne de se rendre sur un point de deal pour une durée maximale d’un mois. Elle a été adoptée à l’unanimité par le Sénat et définitivement votée par l’Assemblée nationale le 29 avril 2025, selon Légifrance. La violation de cette interdiction est passible de poursuites pénales.

Dans le cadre du bilan national du premier anniversaire de cette loi, d’autres préfectures ont publié des résultats similaires le week-end du 13-14 juin 2026 : selon info.fr, on compte notamment 4 interdictions de paraître dans l’Ain, 10 dans le Maine-et-Loire, 14 dans la Sarthe et 67 dans le Tarn.

Des opérations dans tout le département

Les contrôles à l’origine de ces amendes ont couvert un large territoire manchois. La préfecture cite des interventions dans des établissements scolaires, dans plusieurs quartiers de Cherbourg, Granville, Saint-Lô, Coutances, Barfleur et Lessay, ainsi qu’à la gare maritime de Barneville-Carteret et sur les aires de repos de l’A84.

Ces opérations associent police nationale, gendarmerie et, selon les lieux, douanes et police aux frontières. La préfecture ne détaille pas le nombre d’interventions ni leur calendrier précis.

Contexte dans la Manche

La Manche compte environ 498 000 habitants, selon les estimations INSEE pour 2026. Le département, majoritairement rural, n’est pas épargné par les trafics de stupéfiants. Le 6 mai 2026, le tribunal correctionnel de Coutances a condamné deux hommes à de la prison ferme pour un trafic de drogues s’étendant de Saint-Lô à Caen, selon Ouest-France.

À Cherbourg, les opérations de contrôle dans les quartiers s’inscrivent dans un dispositif plus large de lutte contre l’économie souterraine liée aux stupéfiants. La ville, première agglomération du département, concentre une part significative des faits constatés, même si la préfecture ne ventile pas les 607 AFD par commune.

Le recours aux interdictions administratives de paraître représente un tournant : jusqu’à la loi de 2025, seul le juge judiciaire pouvait ordonner ce type de mesure. L’outil préfectoral permet désormais une réponse plus rapide, sans attendre une condamnation. Sur les 7 interdictions prononcées dans la Manche, la préfecture n’a pas précisé les communes concernées ni le profil des personnes visées.

Un outil sous surveillance judiciaire

La loi narcotrafic du 13 juin 2025 fait l’objet d’un suivi attentif des juridictions administratives. Une interdiction de paraître peut être contestée devant le tribunal administratif. À ce stade, aucun recours n’a été signalé dans la Manche concernant les 7 mesures prononcées vendredi.

La préfecture n’a pas indiqué si de nouvelles interdictions étaient envisagées dans les prochaines semaines. Le bilan à mi-année sera un indicateur pour évaluer l’efficacité du dispositif dans le département.

Benoît
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Sources

Benoît Lecomte

Benoît Lecomte

Benoît est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Manche (50), avec Saint-Lô pour chef-lieu. Spécialité du département : chantier naval Cherbourg (Naval Group, sous-marins) et Mont-Saint-Michel. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Normandie.

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