Marseille commémore l’abolition de l’esclavage sous la présidence de la préfète Epaillard

La préfète déléguée pour l'égalité des chances a présidé le 10 mai la cérémonie annuelle incluant dépôt de gerbe et discours officiels.

Marseille commémore l'abolition de l'esclavage sous la présidence de la préfète Epaillard
Illustration Alexandre Santini / info.fr

Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône, a présidé le 10 mai 2026 à Marseille la cérémonie commémorative de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. L'édition 2026 marque deux anniversaires symboliques les 25 ans de la loi Taubira et les 20 ans de l'instauration de la journée nationale.

Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône, a présidé le 10 mai 2026 à Marseille la cérémonie commémorative de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. L’édition 2026 marque deux anniversaires symboliques : les 25 ans de la loi Taubira et les 20 ans de l’instauration de la journée nationale.

L’essentiel

  • 10 mai 2026 : cérémonie commémorative présidée à Marseille par Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances.
  • 25e anniversaire : la loi Taubira du 21 mai 2001, reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, fête son quart de siècle.
  • 20e anniversaire : la journée nationale a été instaurée par décret du 30 janvier 2006, signé par le président Jacques Chirac.
  • Nommée le 23 octobre 2024 par décret présidentiel, Isabelle Epaillard occupe ce poste après avoir dirigé le cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, ancienne ministre déléguée.
  • 23 mai 2026 : prochaine étape commémorative, journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage, avec des cérémonies prévues à Marseille et Aix-en-Provence.

Dépôt de gerbe et présence officielle

La cérémonie du 10 mai s’est tenue conformément au protocole annuel, avec dépôt de gerbe et discours officiels, selon les photos partagées par la préfecture sur le compte X comme lors d’autres commémorations présidées par des représentants de l’État en ce mois de mai.

La présence d’Isabelle Epaillard à la tête de la délégation n’est pas anodine. En tant que préfète déléguée pour l’égalité des chances, son portefeuille recoupe directement les thématiques mémorielles liées aux discriminations héritées de l’histoire coloniale et esclavagiste, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Deux abolitions dans la mémoire française

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La journée du 10 mai rappelle deux dates charnières. La première abolition de l’esclavage date du 4 février 1794, votée par la Convention nationale. Elle fut suivie d’un rétablissement sous Napoléon en 1802. La seconde abolition, définitive, intervint le 27 avril 1848 sous la IIe République, à l’initiative de Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d’État à la Marine.

La loi Taubira, adoptée le 21 mai 2001, a posé un cadre juridique en reconnaissant la traite négrière transatlantique et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Cette reconnaissance a ouvert la voie à l’organisation de commémorations officielles, selon le site Vie-publique.fr.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Marseille entretient un rapport direct avec cette histoire. Grand port méditerranéen, la ville a été un nœud du commerce colonial et, dans une moindre mesure, de la traite atlantique. Des commémorations officielles s’y tiennent chaque 10 mai depuis l’instauration de la journée nationale en 2006, souvent au Vieux-Port ou près de monuments dédiés, selon La Provence et Marsactu.

Le département compte une population d’origine africaine et antillaise significative. La question mémorielle s’y articule régulièrement avec les politiques d’égalité des chances portées par la préfecture déléguée, poste créé précisément pour traiter les inégalités territoriales et sociales dans un département marqué par des écarts de développement importants entre ses communes.

Isabelle Epaillard avait été nommée à ce poste le 23 octobre 2024. Avant cette nomination, elle avait exercé comme directrice de cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, ancienne ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale, selon GoMet’ et MesInfos.

Une cérémonie nationale au Jardin du Luxembourg

À Paris, la cérémonie nationale 2026 s’est tenue au Jardin du Luxembourg en présence du Premier ministre, avec une diffusion en direct sur France.tv et La 1ère, selon franceinfo. La déclinaison marseillaise s’inscrit dans ce cadre national, chaque préfecture étant invitée à organiser un événement local le même jour.

L’édition 2026 revêtait une dimension supplémentaire : le double anniversaire des 25 ans de la loi Taubira et des 20 ans de la journée nationale rendait la commémoration particulièrement soulignée dans les discours officiels, selon la couverture de La 1ère franceinfo.

Prochaine étape : le 23 mai

Une seconde journée commémorative est prévue le 23 mai 2026 : la journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage. Des cérémonies locales sont annoncées à Marseille et à Aix-en-Provence, selon la mairie d’Aix-en-Provence et l’académie d’Aix-Marseille. Ce cycle mémoriel printanier implique régulièrement les représentants de l’État en région, de mai à juin.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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