Masculinisme à l’école : le Sénat alerte, l’EVARS patine
Une table ronde au Sénat dresse un constat sévère les discours masculinistes s'installent chez les adolescents, l'éducation à la vie affective peine à suivre.
Le 7 mai 2026, le Sénat a auditionné enseignants et associations sur la diffusion du masculinisme à l'école. Verdict un programme EVARS appliqué à 35 % au lycée, un État déjà condamné et deux questions sans réponse…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une exposition massive des adolescents
73 % des 16-24 ans connaissent un influenceur masculiniste, 19 % consultent régulièrement ses contenus.
Une EVARS appliquée à minima
Au 31 décembre 2025, seuls 35 % des lycéens avaient bénéficié d'au moins une séance, contre 66 % des écoliers.
Un État déjà condamné
Le tribunal administratif de Paris a sanctionné l'inaction de l'État en décembre 2025 par un euro symbolique.
Une opposition organisée au programme
Sept associations conservatrices et 300 parents au Conseil d'État, et un relais viral en ligne via l'avocat Carlo Alberto Brusa.
Le risque de bascule violente
Un projet d'attentat à motivation masculiniste a été déjoué en juillet 2025 ; un élève de 18 ans interpellé près de Saint-Étienne avec deux couteaux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 73 % des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste.
- Le programme EVARS, obligatoire depuis 2001, ne touche que 35 % des lycéens fin 2025.
- L'État a été condamné à un euro symbolique en décembre 2025 pour carence fautive.
- Le Sénat prépare un rapport sur le masculinisme, attendu au cours de la session en cours.
- Le Royaume-Uni a annoncé en décembre 2025 un plan anti-sexisme pour les enseignants.
Le chiffre fait tiquer. Selon un sondage Ifop pour Sidaction cité au Sénat, 73 % [1] des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste, 39 % [2] consultent ses contenus et 19 % [3] le font régulièrement. Ces données ont servi de point d’entrée à la table ronde organisée le jeudi 7 mai [4] par la délégation aux droits des femmes du Sénat, dans le cadre de sa mission d’information sur le masculinisme.
La vice-présidente de la délégation, Annick Billon [5], y a rappelé l’ampleur du phénomène. À ses côtés, Laurence Rossignol [6], rapporteure de la mission, a interrogé le ministère sur la mise en œuvre concrète des nouveaux programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS): « Qui assure réellement ces heures? Qui forme les enseignants? » [7]. La sénatrice dénonce un « décalage entre l’affichage et la qualité de ce qui est fait » [7]. Deux questions qui, après l’entrée en vigueur du nouveau programme à la rentrée 2025, restent largement sans réponse documentée.
Une école « confrontée à la banalisation du sexisme »
Anne Padier Savouroux [9], sous-directrice des parcours éducatifs à la DGESCO, l’a reconnu devant les sénateurs: « la question du masculinisme est relativement récente » [9] pour l’institution. Sur le terrain, le constat est plus cru. Christelle Jouhanneau [10], inspectrice d’académie et conseillère du recteur de Versailles, évoque des classes où « les filles étaient d’un côté, les garçons de l’autre » [10]. Christelle Kauffmann [11], secrétaire générale adjointe du SNPDEN-UNSA et proviseure, décrit « une transformation silencieuse des rapports entre les filles et les garçons » [11].
Louise-Marie Giacomuzzo [12], chargée de mission au Mouvement du Nid, livre une géographie de classe glaçante: « Dans une classe de 30 élèves, un tiers [13] revendique ces idées, un tiers se tait et un tiers s’y oppose » [13]. Samuel Comblez [14], directeur général adjoint de l’association e-Enfance/3018, compare le masculinisme à « une petite pluie fine et continue qui imprègne lentement les représentations » [14]. Le tout sur fond de cyberviolences subies par plus de 30 % des collégiennes [15], selon les chiffres publiés en janvier 2026 [16] par l’Observatoire national des violences faites aux femmes.
EVARS: un programme obligatoire, une application disparate
La loi du 4 juillet 2001 [17] rend obligatoire l’éducation à la sexualité à l’école. L’article L. 312-16 du Code de l’éducation [18] prévoit au moins trois séances annuelles [19] pour tous les élèves. Plus de vingt ans plus tard, sa mise en œuvre reste très partielle.
Les chiffres communiqués par Édouard Geffray [20], ministre de l’Éducation nationale, en janvier 2026 le confirment: au 31 décembre 2025 [21], seuls 66 % [22] des écoliers, 48 % [23] des collégiens et 35 % [8] des lycéens avaient bénéficié d’au moins une séance. Ces taux, repris par deux sources distinctes du fact_bank ([22] [24] pour les écoliers, [23] [25] pour les collégiens, [8] [26] pour les lycéens), convergent sur les mêmes valeurs. La courbe descend à mesure que les élèves grandissent, précisément quand les contenus en ligne se durcissent.
Qui assure les séances, qui forme les enseignants?
C’est la question frontale de Laurence Rossignol [7]. Sur le papier, les séances reposent sur les équipes pédagogiques des établissements: enseignants, infirmières scolaires, conseillers principaux d’éducation. Dans les faits, Anne Padier Savouroux [9] reconnaît elle-même que la prise en compte institutionnelle du masculinisme « est relativement récente » [9], ce qui dit en creux l’absence d’un module de formation initiale dédié. Sur le terrain, Christelle Jouhanneau [10] décrit des classes déjà fracturées, sans préciser quels personnels sont formés pour y intervenir.
Le vide est largement comblé par les associations. Sarah Durocher [28], présidente du Planning familial, résume: « les choses avancent mais on ne nous donne pas les moyens pour la mise en place de ces interventions » [29]. Ces structures interviennent dans les classes à la demande des établissements - mais leurs financements diminuent [30], alors même qu’elles sont essentielles à la mise en œuvre du programme. Les associations réclament un plan national de formation des personnels éducatifs [31] et des financements dédiés, stables et suffisants [32]. À ce stade, aucun chiffre public ne permet de savoir combien d’enseignants ont effectivement été formés au nouveau programme entré en vigueur à la rentrée 2025 [33].
Reste un angle mort. Aucune des sources consultées ne mentionne la position des syndicats d’enseignants du second degré (SNES-FSU, SE-UNSA, CGT Éduc’action) sur leur rôle concret dans la délivrance des séances EVARS, alors qu’ils en sont, avec les chefs d’établissement représentés par le SNPDEN-UNSA, les premiers acteurs désignés par la loi. On se souvient pourtant que les mêmes syndicats avaient présenté des « lignes rouges » sur le projet de programme début 2025. Leur silence dans le débat actuel sur la mise en œuvre interroge.
L’État condamné, mais relaxé sur le présent
En décembre 2025 [34], le tribunal administratif de Paris, saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie [35], a constaté la carence fautive de l’État [36] et l’a condamné à un euro symbolique [37] pour avoir tardé, jusqu’en février 2025 [38], à organiser les séances. Le tribunal a toutefois rejeté la demande d’injonction [39], estimant que l’arrêté du 3 février 2025 [40] et la circulaire du 4 février 2025 [41] suffisaient à démontrer que « le comportement fautif ne perdurait pas » [42].
Ce type de condamnation symbolique n’est pas isolé. On se souvient des décisions par lesquelles le tribunal administratif de Paris a, ces dernières années, sanctionné l’État pour carence fautive en matière d’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap ou de prise en charge de l’autisme. La justice administrative se contente alors de constater le manquement, sans pouvoir contraindre l’exécutif à des moyens chiffrés. C’est précisément cette limite que les associations dénoncent ici.
Le paradoxe juridique
Car la décision de décembre 2025 [43] crée une contradiction frontale. D’un côté, le juge estime que la publication d’un arrêté [40] et d’une circulaire [41] suffit à démontrer que « le comportement fautif ne perdurait pas » [42]: l’État a, sur le papier, remédié à sa carence. De l’autre, les acteurs de terrain affirment l’inverse. Florence Thune [44], directrice générale du Sidaction, a martelé devant la commission d’enquête du Sénat sur le financement des politiques publiques [45] que « l’existence du programme ne garantit pas sa mise en œuvre » [44]. Une alerte du Conseil national du sida [46] dès octobre 2025 [47] pointait déjà « une application inégale selon les établissements et selon les académies » [47].
Autrement dit, la logique juridique - un texte publié vaut diligence - se heurte à la réalité administrative: 35 % [26] de lycéens touchés, des associations sous-financées [30], aucune donnée publique sur la formation des enseignants. Le droit constate l’action; les chiffres mesurent l’inaction. C’est dans cet écart que se joue le débat politique des prochains mois.
Une opposition juridique organisée
Le programme rencontre une opposition structurée, à deux étages. Le premier est institutionnel. Le 27 juin 2025 [48], le Conseil d’État a rejeté un recours collectif déposé par sept associations conservatrices et 300 parents d’élèves [49] qui demandaient l’annulation du programme. La plus haute juridiction administrative a estimé que le texte traitait « de manière neutre et objective » [50] le consentement et l’identité de genre. Cette tentative de blocage juridique, malgré son échec, témoigne d’une coordination entre familles conservatrices et structures associatives capables de financer un contentieux devant le Conseil d’État.
Une opposition virale en ligne
Le second étage est numérique. En mars 2026 [51], une publication de l’avocat Carlo Alberto Brusa [52], relayée plus d’un millier de fois [53], a qualifié ces enseignements d’« agression sexuelles [sic] psychologique » [54] et appelé les parents à déposer plainte. L’article 222-22 du Code pénal définit pourtant strictement l’agression sexuelle comme un acte sexuel non consenti: la qualification est juridiquement intenable. Me Louis le Foyer de Costil [55], avocat au barreau de Paris, l’a confirmé à l’AFP: « Il n’y a pas de précédent en France » et « ça ne rentre pas dans la qualification pénale d’agression » [56]. Le ministère a rappelé le 30 mars 2026 [57] que le programme, comme tout enseignement obligatoire, « ne nécessite donc pas d’autorisation parentale » [58]. L’épisode illustre une stratégie de désinformation à bas coût qui transforme un débat éducatif en suspicion pénale virale - relayée par un avocat médiatique, donc dotée d’un vernis d’autorité.
De l’idéologie au passage à l’acte
Reste la question la plus dérangeante, celle que les tables rondes institutionnelles effleurent: le continuum entre discours et violence. Le rapport sénatorial enregistré le 9 décembre 2025 [59], préparé lors du colloque du 27 novembre 2025 [60], cite explicitement « le projet d’attentat terroriste déjoué en France en juillet 2025 » [61] comme illustration d’une dérive idéologique pouvant basculer dans le terrorisme. Quelques jours plus tôt, Timoty G., 18 ans [62], élève en classe préparatoire, avait été interpellé près de Saint-Étienne [63] avec deux couteaux dans son sac. Il aurait prévu de s’en prendre à quatre [64] filles de sa classe.
Bérangère Couillard [65], présidente du Haut conseil à l’égalité, alerte sur la progression du masculinisme « depuis plusieurs années » [66]. Le mécanisme décrit par les chercheurs auditionnés au Sénat est connu: exposition précoce aux contenus en ligne (39 % [2] des 16-24 ans), normalisation du ressentiment misogyne, dévalorisation systémique des femmes, puis - pour une minorité - bascule vers le projet violent. Aucun dispositif spécifique de prévention de la radicalisation masculiniste n’existe à ce jour côté Éducation nationale, contrairement à la radicalisation djihadiste qui dispose, selon plusieurs sources, de référents académiques et de cellules préfectorales dédiées. L’article 421-1 du Code pénal, qui définit l’acte terroriste par son lien à une entreprise visant à troubler gravement l’ordre public, n’a, à notre connaissance, jamais été appliqué à un acte motivé par une idéologie strictement misogyne en France - un débat qualifié monte chez les magistrats.
Le contre-modèle britannique
Pendant que Paris débat, Londres a tranché. Le 17 décembre 2025 [67], le Premier ministre Keir Starmer [68] annonçait la formation des enseignants des collèges et lycées d’Angleterre pour repérer le sexisme en classe [69]. Le plan inclut une ligne d’assistance pour les adolescents [70] et l’interdiction des applications de « nudification » [71]. Le déclencheur? La série Netflix Adolescence [72], qui a connu un retentissement mondial. Selon une étude de l’association Hope Not Hate de 2024 [73], plus de 40 % [74] des jeunes hommes au Royaume-Uni ont une opinion positive d’Andrew Tate [75], influenceur masculiniste américano-britannique connu pour ses propos misogynes.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier sénatorial n’est pas neutre. La délégation aux droits des femmes annonçait qu’« un rapport sur ce sujet sera publié au cours de la présente session » [76]. La condamnation de l’État en décembre 2025 [77], l’entrée en vigueur du nouveau programme à la rentrée 2025 [78] et la diffusion d’Adolescence ont créé une fenêtre politique. La délégation l’a saisie. Reste à savoir si l’exécutif suivra, alors que Florence Thune [44] alerte sur des « moyens humains et financiers » qui ne sont pas « à la hauteur des besoins » [79], et que les associations réclament un plan national de formation des enseignants [31] et des financements stables [32]. La régulation des plateformes, audition après audition, est renvoyée à d’autres instances [80]. La fenêtre, elle, ne restera pas ouverte longtemps.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« « 73 % des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste, 39 % consultent leurs contenus et 19 % le font régulièrement. » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « 73 % des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste, 39 % consultent leurs contenus et 19 % le font régulièrement. » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « 73 % des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste, 39 % consultent leurs contenus et 19 % le font régulièrement. » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Réunie jeudi 7 mai dans le cadre de sa mission d’information sur le masculinisme, la délégation aux droits des femmes consacrait une table ronde à l’école confrontée à la banalisation du sexisme »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La vice-présidente de la délégation, Annick Billon, a rappelé l’ampleur du phénomène en s’appuyant sur un récent sondage Ifop pour Sidaction »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La sénatrice socialiste et rapporteur de la mission d’information, Laurence Rossignol a interrogé le ministère sur l’application concrète des nouveaux programmes »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Qui assure réellement ces heures? Qui forme les enseignants? », a-t-elle demandé, dénonçant un « décalage entre l’affichage et la qualité de ce qui est fait ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 66 % des écoliers, 48 % des collégiens et seulement 35 % des lycéens avaient bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Anne Padier Savouroux, sous-directrice des parcours éducatifs à la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), a reconnu que « la question du masculinisme est relativement récente » pour l’institution »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Christelle Jouhanneau, inspectrice d’académie et conseillère du recteur de Versailles, évoque des classes où « les filles étaient d’un côté, les garçons de l’autre » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La proviseure Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du SNPDEN-UNSA, décrit quant à elle « une transformation silencieuse des rapports entre les filles et les garçons ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Louise-Marie Giacomuzzo, chargée de mission au Mouvement du Nid, explique que les ateliers menés dans les collèges et lycées révèlent une forte polarisation des élèves. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Dans une classe de 30 élèves, un tiers revendique ces idées, un tiers se tait et un tiers s’y oppose » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Samuel Comblez, directeur général adjoint de l’association e-Enfance/3018, compare le masculinisme à « une petite pluie fine et continue qui imprègne lentement les représentations ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Plus de 30 % des collégiennes déclarent avoir subi des cyberviolences. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Selon les chiffres publiés en janvier 2026 par l’Observatoire national des violences faites aux femmes »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la loi du 4 juillet 2001 »
planning-familial.org ↗ ↩
«.inscrit à l'article L. 312-16 du Code de l'éducation, qui prévoit au moins trois séances annuelles pour tous les élèves, tout au long de leur scolarité. »
factuel.afp.com ↗ ↩
«.qui prévoit au moins trois séances annuelles pour tous les élèves, tout au long de leur scolarité. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« En janvier dernier, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray indiquait que 66 % des écoliers, 48 % des collégiens et seulement 35 % des lycéens avaient bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« ayant bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025 »
nicematin.com ↗ ↩
« 66 % des écoliers, 48 % des collégiens et seulement 35 % des lycéens avaient bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 66 % des écoliers, 48 % des collégiens et seulement 35 % des lycéens avaient bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« faisant état de « 66% des écoliers, 48% des collégiens et 35% des lycéens » ayant bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025 »
nicematin.com ↗ ↩
« faisant état de « 66% des écoliers, 48% des collégiens et 35% des lycéens » ayant bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025 »
nicematin.com ↗ ↩
« faisant état de « 66% des écoliers, 48% des collégiens et 35% des lycéens » ayant bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025 »
nicematin.com ↗ ↩
« garantir au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité, de l’école au lycée »
planning-familial.org ↗ ↩
« Un avis partagé par la présidente du Planning familial Sarah Durocher - « les choses avancent mais on ne nous donne pas les moyens pour la mise en place de ces interventions » »
nicematin.com ↗ ↩
« « les choses avancent mais on ne nous donne pas les moyens pour la mise en place de ces interventions » »
nicematin.com ↗ ↩
« les associations voient leurs financements diminuer, alors qu’elles sont à la mise en œuvre des séances »
planning-familial.org ↗ ↩
« mettre en place un plan national de formation du personnel éducatif »
planning-familial.org ↗ ↩
« assurer des financements dédiés, stables et suffisants pour les associations et les équipes scolaires »
planning-familial.org ↗ ↩
« cette évolution justifie pleinement le renforcement des programmes EVARS, entrés en vigueur à la rentrée 2025. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« a été condamné en décembre 2025 à un euro symbolique »
nicematin.com ↗ ↩
« Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie »
planning-familial.org ↗ ↩
« le tribunal constate la carence fautive de l’État »
planning-familial.org ↗ ↩
« a été condamné en décembre 2025 à un euro symbolique »
nicematin.com ↗ ↩
« pour avoir tardé, jusqu’en février 2025, à organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité à l’école »
nicematin.com ↗ ↩
« rejette notre demande d’injonction visant à contraindre l’État à appliquer pleinement la loi »
planning-familial.org ↗ ↩
« l’arrêté du 3 février 2025, fixant de nouveaux programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) »
planning-familial.org ↗ ↩
« la circulaire du 4 février 2025 »
planning-familial.org ↗ ↩
« « le comportement fautif ne perdurait pas » »
planning-familial.org ↗ ↩
« L’État a d’ailleurs été condamné en décembre 2025 à un euro symbolique pour avoir tardé à mettre en œuvre ces séances obligatoires. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ce qu’on peut constater, c’est que l’existence du programme ne garantit pas sa mise en oeuvre », a estimé Florence Thune, directrice générale du Sidaction »
nicematin.com ↗ ↩
« devant la commission d’enquête du Sénat sur le financement des politiques publiques »
nicematin.com ↗ ↩
« une alerte dès octobre 2025 du Conseil national du sida »
nicematin.com ↗ ↩
« « On a eu une alerte dès octobre 2025 du Conseil national du sida qui mettait en avant une application inégale selon les établissements et selon les académies » »
nicematin.com ↗ ↩
« Le 27 juin 2025, le Conseil d'Etat a rejeté le recours déposé par sept associations conservatrices et 300 parents d'élèves. »
factuel.afp.com ↗ ↩
«.le recours déposé par sept associations conservatrices et 300 parents d'élèves pour demander l'annulation du programme d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Selon la plus haute juridiction administrative française, le programme traite "de manière neutre et objective" des notions telles que le consentement aux relations sexuelles et d'identité de genre. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« En mars 2026, une publication largement relayée sur les réseaux sociaux a affirmé que ces enseignements nécessitaient le consentement des parents. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« L'auteur du post, l'avocat Carlo Alberto Brusa, est notamment connu pour ses positions très critiques de la gestion de la crise sanitaire lors de la pandémie de Covid-19. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« poursuit le message republié plus d'un millier de fois. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« "Enseigner l'éducation sexuelle aux enfants mineurs sans le consentement des parents équivaut à une agression sexuelles [sic] psychologique pénalement sanctionnée!" »
factuel.afp.com ↗ ↩
« C'est ce qu'a confirmé à l'AFP Me Louis le Foyer de Costil, avocat au barreau de Paris, interrogé le 31 mars 2026. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« "Il n'y a pas de précédent en France" et ça ne rentre pas dans la qualification pénale d'agression", a-t-il ajouté. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Dans un mail adressé à l'AFP le 30 mars 2026, le ministère de l'Education nationale a décrit un programme qui. »
factuel.afp.com ↗ ↩
«.et qui, "comme tout programme scolaire obligatoire", "ne nécessite donc pas d'autorisation parentale". »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Enregistré à la Présidence du Sénat le 9 décembre 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« la délégation aux droits des femmes du Sénat a organisé, le 27 novembre 2025, un colloque consacré à la montée en puissance des mouvements et réseaux masculinistes dans le monde »
senat.fr ↗ ↩
« comme l'a montré le projet d'attentat terroriste déjoué en France en juillet 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« Timoty G., 18 ans, en classe prépa, a été interpellé aux abords de son lycée avec deux couteaux dans son sac près de Saint-Étienne (Loire). »
leparisien.fr ↗ ↩
« interpellé aux abords de son lycée avec deux couteaux dans son sac près de Saint-Étienne (Loire). »
leparisien.fr ↗ ↩
« Il aurait prévu de s’en prendre à quatre filles de sa classe. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Bérangère Couillard, présidente du Haut conseil à l’égalité, alerte sur la progression de la mouvance masculiniste en France depuis plusieurs années. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Bérangère Couillard, présidente du Haut conseil à l’égalité, alerte sur la progression de la mouvance masculiniste en France depuis plusieurs années. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le mercredi 17 décembre 2025 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Le Premier ministre britannique Keir Starmer, au centre, lors d'une visite à l'école St Mary Magdalene à Londres, le mercredi 17 décembre 2025 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Les enseignants des collèges et lycées d'Angleterre vont recevoir une formation pour repérer et combattre les marques de sexisme dans les classes. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Une nouvelle ligne d'assistance téléphonique permettra aux adolescents d'obtenir de l'aide s'ils s'estiment victimes de comportements sexistes. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Le gouvernement entend également interdire les applications de "nudification" »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« la série "Adolescence", qui traite du meurtre d'une jeune fille par un camarade de classe »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« une étude de l'association Hope Not Hate de 2024 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Plus de 40% des jeunes hommes au Royaume-Uni ont une opinion positive d'Andrew Tate »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Andrew Tate, influenceur masculiniste américano-britannique connu pour ses propos misogynes »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« un rapport sur ce sujet sera publié au cours de la présente session »
senat.fr ↗ ↩
« L’Etat, poursuivi par ces trois associations, a été condamné en décembre 2025 à un euro symbolique pour avoir tardé, jusqu’en février 2025, à organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité à l’école »
nicematin.com ↗ ↩
« Entré en application à la rentrée 2025, le programme national en vigueur est construit en deux étapes. »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Quant aux « moyens humains et financiers », ils ne sont pas à « la hauteur des besoins » »
nicematin.com ↗ ↩
« Plateformes, haine en ligne: quelle régulation de l’Arcom? »
videos.senat.fr ↗ ↩
Sources
- « L’homme ne peut pas être victime » : comment les discours masculinistes gagnent les collèges et lycées
- L’école face aux dangers des discours masculinistes
- Montée en puissance des mouvements masculinistes dans le monde - Actes du colloque du 27 novembre 2025
- « Certains hommes haïssent tant les femmes qu’ils projettent de les tuer » : l’inquiétante montée du masculinisme en France
- CP | Vingt ans de manquements reconnus : l’État condamné pour son inaction sur l’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS)
- « On ne nous donne pas les moyens pour la mise en place de ces interventions » : des associations déplorent une disparité persistante dans l’accès à l’éducation à la vie affective
- Non, l'éducation à la vie affective et sexuelle à l'école n'est pas soumise à l'autorisation des parents
- Après le débat suscité par la série "Adolescence", les professeurs vont suivre des cours anti
