Mesnil-le-Roi : la justice autorise les cloches de l’église Saint-Vincent à continuer de sonner
Le tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de riverains qui contestaient les sonneries religieuses et civiles de l'édifice, validant un usage local ancien.
Le tribunal administratif de Versailles a rejeté le 30 juin la demande de riverains du Mesnil-le-Roi qui réclamaient l’arrêt des cloches de l’église Saint-Vincent. Les juges ont considéré que ces sonneries reposent sur un usage local ancien et régulier, et que les interruptions temporaires dues à des travaux ne remettaient pas en cause cette tradition.
L’essentiel
- 30 juin 2026 : le tribunal administratif de Versailles rejette la plainte de riverains contre les sonneries de l’église Saint-Vincent du Mesnil-le-Roi.
- Usage local ancien : les magistrats estiment que les sonneries civiles marquant les heures reposent sur une pratique régulière et durable, non interrompue malgré des travaux de restauration.
- Pas d’arrêté municipal : l’absence de décision du maire ne justifie pas l’arrêt immédiat des cloches, selon le tribunal.
Ce que la justice a décidé
Le tribunal administratif de Versailles a débouté, mardi 30 juin, plusieurs riverains de l’église Saint-Vincent du Mesnil-le-Roi (Yvelines). Ceux-ci demandaient la cessation des sonneries religieuses liées aux offices ainsi que des sons civils marquant les heures et les quarts d’heure. Saisie après que le maire de la commune n’a pas répondu à leur demande écrite, la juridiction a considéré que l’absence d’un arrêté municipal réglementant les cloches n’obligeait pas la mairie à y mettre fin immédiatement.
Un usage local reconnu
Dans son jugement, le tribunal s’est appuyé sur le caractère ancien et régulier des sonneries civiles. Selon la décision, ces dernières « reposent sur un usage local ancien, régulier et durable » dans la commune. Les interruptions survenues en 2008 puis entre 2017 et 2019, lors de chantiers de restauration de l’édifice, n’ont pas été jugées suffisantes pour considérer que cette tradition était abandonnée.
La réaction de la mairie
La maire du Mesnil-le-Roi, Aline Billet, a salué la décision. Dans une déclaration rapportée par nos confrères de La Tribune Chrétienne, elle a rappelé la « dimension patrimoniale » de l’église, consacrée en 1587. Le maintien des sonneries est perçu comme une protection d’un élément identitaire du village, qui compte un peu plus de 6 300 habitants.
Contexte dans les Yvelines
Le Mesnil-le-Roi, commune résidentielle de l’ouest francilien, fait partie des 259 communes des Yvelines. Plusieurs d’entre elles connaissent des conflits de voisinage liés au patrimoine sonore des édifices religieux, rappelle le service documentation du tribunal administratif. Mais la jurisprudence tend à préserver les usages établis, sauf abus avéré. Dans d’autres actualités du département, on peut noter le transfert record d’Ismaël Saibari au Bayern Munich ou encore l’adaptation du Tour de France 2026 face à la canicule.
Prochaine étape
Les riverains disposent d’un délai de deux mois à compter de la notification du jugement pour former un éventuel appel devant la cour administrative d’appel de Versailles. La mairie n’a pas indiqué si elle prendra un arrêté pour formaliser l’usage actuel des cloches.