Versailles : le trompe-l’œil de la rue du Vieux Versailles restauré après 30 ans
La fresque réalisée en 1998 par Nicolette Zbinden a retrouvé ses couleurs grâce à l'intervention du muraliste Michel Boudib, mandaté par la Ville.
Le grand trompe-l'œil situé à l'angle de la rue Mazière et de la rue du Vieux Versailles, dans le quartier Saint-Louis, vient d'être restauré. L'œuvre, peinte en 1998, avait subi trente ans d'exposition aux intempéries. La Ville de Versailles a officialisé la fin des travaux sur son site et ses réseaux sociaux.
L’essentiel
- Localisation : angle rue Mazière / rue du Vieux Versailles, quartier Saint-Louis, Versailles (78)
- Création : 1998, par l’artiste peintre Nicolette Zbinden, représentant des « boutiques d’autrefois »
- Durée d’exposition avant travaux : environ 30 ans
- Restaurateur : l’artiste muraliste Michel Boudib, intervention de quelques semaines
Une fresque de 1998 rendue à ses couleurs d’origine
Le trompe-l’œil de la rue du Vieux Versailles fait partie du décor du quartier Saint-Louis depuis vingt-huit ans. Peint en 1998 par Nicolette Zbinden, il représente des façades de boutiques anciennes - un genre de composition illusionniste destiné à animer un pignon aveugle. Trente ans d’exposition aux UV et aux intempéries avaient sensiblement terni les pigments et dégradé les détails de la composition, selon la communication officielle de la Ville de Versailles.
La Ville a confié la restauration à Michel Boudib, artiste muraliste spécialisé dans ce type d’intervention. Les travaux ont duré quelques semaines. Le résultat, documenté en photos avant/après publiées sur le site municipal et les comptes Facebook et Instagram de la ville, montre un retour à la lisibilité des boutiques représentées et une nette restitution des contrastes chromatiques d’origine.
Michel Boudib, un duo déjà rodé avec Zbinden
Michel Boudib n’est pas un inconnu dans ce registre. Selon les informations croisées du site art-illusion.com et de la base trompe-l-oeil.info, il a déjà collaboré avec Nicolette Zbinden sur un mur peint au Chesnay en 1993 - soit cinq ans avant la réalisation de la fresque versaillaise. Cette connaissance préalable de la technique et du style de l’auteure originale constitue un atout pour toute opération de restauration fidèle.
Contexte dans les Yvelines
Versailles (85 000 habitants environ) concentre un patrimoine architectural et artistique d’envergure nationale, principalement centré sur le château et ses abords. Le quartier Saint-Louis, situé à l’écart des circuits touristiques principaux, abrite un tissu de rues commerçantes et résidentielles où plusieurs trompe-l’œil ont été réalisés au fil des années, notamment sur la rue Mazière, selon actu.fr. Ces œuvres relèvent d’une politique d’embellissement des murs aveugles pratiquée dans de nombreuses communes franciliennes depuis les années 1990. Par ailleurs, le secteur est desservi par la ligne L du Transilien, axe structurant entre Paris et Versailles. Dans les Yvelines, la forêt de Rambouillet concentre l’essentiel de l’actualité environnementale du département ces derniers jours.
Le budget de l’opération et les dates précises de démarrage des travaux n’ont pas été communiqués par la Ville à ce stade.
La Ville de Versailles indique que l’œuvre est considérée comme un élément patrimonial apprécié des habitants du quartier. Sa visibilité devrait être accrue à l’issue de la restauration, selon la communication municipale.
Sources
- Ville de Versailles : Le trompe-l'œil de la rue du Vieux Versailles restauré
- Le Parisien 78 : Après 30 ans d'exposition, le grand trompe-l'œil du quartier Saint-Louis de Versailles retrouve ses couleurs
- actu.fr : Quand les murs jouent sur les apparences
- trompe-l-oeil.info : Fiche trompe-l'œil Versailles / Le Chesnay