Meublés touristiques, plan climat, économies : le conseil métropolitain de Nice acte ses priorités
Le conseil métropolitain du 22 juin a adopté une régulation des locations saisonnières, voté le 3e plan climat et réduit les frais de repas des élus, dans un contexte budgétaire tendu.
La Métropole Nice Côte d'Azur a tenu son conseil ce lundi 22 juin. Plusieurs décisions structurantes ont été adoptées encadrement des meublés touristiques, nouveau plan climat, et mesures d'économies sur le train de vie des élus et le parc automobile.
L’essentiel
- Fait 1 : Location des résidences principales limitée à 120 jours par an pour les meublés touristiques
- Fait 2 : 3e Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) 2026-2032 adopté à l’unanimité
- Fait 3 : Frais de repas des élus réduits de 30 € à 20 € maximum
- Fait 4 : 24 véhicules officiels mis en vente pour une économie de 500 000 €
Le conseil métropolitain de Nice Côte d’Azur s’est réuni lundi 22 juin 2026 sous la présidence d’Eric Ciotti. Plusieurs textes réglementaires et budgétaires ont été votés, dans un climat financier que la majorité décrit comme « sous contrôle », malgré une dette consolidée proche de 2,5 milliards d’euros.
Une nouvelle régulation des meublés touristiques
La métropole a adopté une réglementation inédite pour encadrer les locations de courte durée. Désormais, une résidence principale ne pourra être louée plus de 120 jours par an sur les plateformes type Airbnb. La mesure vise à freiner la pénurie de logements en centre-ville et à favoriser les locations longue durée. « C’est un outil pour préserver le parc locatif permanent », indique la collectivité dans un communiqué.
Plan Climat : une feuille de route jusqu’en 2032
Le troisième Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) pour la période 2026-2032 a été voté à l’unanimité. Il prévoit un objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et le développement de la thalassothermie pour le chauffage urbain. Le plan intègre aussi un volet adaptation au changement climatique, avec la renaturation de certaines zones urbaines.
Économies : moins de frais pour les élus, vente de véhicules
La métropole a réduit le plafond de remboursement des frais de repas des élus, qui passe de 30 € à 20 € par repas. Par ailleurs, 24 véhicules de service seront cédés, permettant une économie totale estimée à 500 000 €. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie de maîtrise des dépenses annoncée par Eric Ciotti lors de son installation en avril. Le président avait alors réduit d’un tiers les indemnités des élus métropolitains, économisant près de 700 000 € par an.
Contexte dans les Alpes-Maritimes
Avec 49 communes et plus de 550 000 habitants, la Métropole Nice Côte d’Azur est l’un des pôles économiques majeurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La pression touristique - 5 millions de visiteurs par an - se heurte à une tension immobilière chronique. La dette consolidée de la métropole (intégrant les régies) atteindrait 2,5 milliards d’euros fin 2026, contre 1,7 milliard en 2024, selon les déclarations d’Eric Ciotti en avril. La chambre régionale des comptes a placé la collectivité en « pré-détection » d’alerte, ce qui a conduit au lancement d’audits indépendants. La vente du siège parisien de la métropole, annoncée en avril, doit rapporter environ 3 millions d’euros, reversés au CCAS de Nice, et économiser 500 000 € par an de fonctionnement.
Transports et grands projets : la ligne 5 sur les rails
Lors du précédent conseil du 8 juin, la métropole avait voté la gratuité des transports en commun pour les seniors de 65 ans et plus, le personnel pénitentiaire et les agents du CHU de Nice. Elle avait également approuvé la déclaration d’utilité publique de la ligne 5 du tramway, qui reliera l’aéroport au quartier Saint-Augustin. Le chantier devrait débuter en 2027. En parallèle, le Plan Local d’Urbanisme métropolitain a été modifié pour permettre la construction de deux collèges : un à Nice (rive gauche du Var) et un à Gattières, avec des logements associés.
Prochaine étape
Le prochain conseil métropolitain est prévu en septembre. Il devra notamment voter le budget primitif 2027, qui intégrera les premières économies liées à la vente des véhicules et à la baisse des indemnités. La révision du Plan de Déplacements Urbains est également attendue.